12 conseils pour améliorer sa flottabilité

Quels conseils donner à une personne qui débute en plongée et qui veut améliorer sa flottabilité ?

Si l’ensemble de la communauté des plongeurs et plongeuses s’accorde à dire que la maitrise de sa flottabilité est un élément crucial de la pratique de la plongée (meilleure gestion des gaz, respect de l’environnement, maitrise de sa plongée, …), il n’est pas toujours aisé pour ceux et celles qui éprouvent des difficultés à l’acquérir de trouver des conseils pour s’améliorer.

A la question :

« Quand vous étiez débutant, comment vous êtes-vous entrainés pour améliorer votre flottabilité ? (Pour ceux et celles qui s’en souviennent) En tant qu’instructeur/trice, quels sont vos trucs et astuces pour aider les débutant·e·s ? »

Les membres du groupe Formation de plongée, astuces et autres petits plaisirs ont réfléchi ensemble et vous font 12 suggestions intéressantes :

  1. Travailler l’aquacité en piscine avec tout l’équipement complet : passage dans des cerceaux à différents niveaux, palmage avec changements de direction et de niveau, exercices de stabilisation dans différentes positions (assis, debout, allongé sur le ventre, tête en bas) …
  2. Prendre le temps de répéter plusieurs fois les exercices
  3. Prendre conscience de son corps et de sa respiration
  4. Se diriger vers un bon encadrant (calme et patient)
  5. Essayer d’imiter son instructeur (apprentissage par imitation)
  6. Préférer plonger avec son propre matériel au début ou avec un matériel chaque fois identique pour ne pas devoir se réhabituer au matériel lors de chaque plongée
  7. En milieu extérieur, aller avec son instructeur dans une zone sableuse (où il n’y a rien à abimer) et s’entrainer à ressentir la flottabilité. Il s’agit ici d’arriver à bien faire la différence entre le poumon ballast et la gestion de la flottabilité avec le gilet
  8. Noter tous ses paramètres (équipement, lestage, mer ou eau douce, condition physique). De ces données on peut en tirer des constantes qui permettent d’améliorer dans un premier temps son lestage et l’appropriation de son équipement
  9. Garder sa détermination et sa confiance en soi : vous allez finir par y arriver
  10. Vérifier sa position dans l’eau et essayer de plonger en variant la position du gilet de plongée sur la bouteille (fixé plus ou moins haut)
  11. Vérifier son lestage : ni trop, ni pas assez

12. Et enfin… plonger, plonger et encore plonger

Merci à tous les contributeurs de ce post qui ont pris de leur temps pour échanger positivement et avec respect sur le groupe Formation de plongée, astuces et autres petits plaisirs afin de dégager des pistes d’amélioration de la flottabilité

Si vous avez d’autres conseils et/ou astuces pour améliorer la flottabilité, n’hésitez pas à venir les partager sur le groupe et/ou à poster un commentaire directement à la suite de l’article ci-dessous pour en faire bénéficier le plus grand nombre.

Et surtout… n’oubliez pas d’être heureux/heureuse 🤗

  1. coucou Hélène,
    je reviens sur le point 11: vérifier son lestage: ni trop ni pas assez: c’est parfait !!
    mais que fais tu du coup de tes 1 ou 2 kg en plus pour le confort que tu voulais rajouter dans ton article sur les 3 trois exercices qui a suscité tant de réaction ? (de ma part aussi j’avoue): ils ont disparu ??

    car pour tout ce qui est écrit au-dessus c’est très bien !
    amicalement
    Florent

    1. Bonjour Florent,

      Tout d’abord, pour rendre à César ce qui est à César, je tiens à préciser que cet article des “12 conseils pour améliorer sa flottabilité” est le fruit des réflexions des personnes présentes sur le groupe Formation de plongée, astuces et autres petits plaisirs. De mémoire, tu avais toi même participé à cette discussion et donc à ce résultat sous forme d’article… bravo à toi 😉

      Les 1 à 2 kg de confort de l’article que tu cites étaient bien en réaction à la situation du plongeur sous-lesté que j’avais mentionné plus haut dans le-dit article.
      Comme de nombreuses personnes se sont arrêtées sur les mots “kilos supplémentaires de confort” sans faire le lien, j’en ait déduit que ma communication n’était pas suffisamment claire et j’ai donc ajouté à l’article un NB que je t’invite à lire.

      Ceci dit, en ce qui concerne ma position sur le lestage, elle est très clairement exprimée dans l’article suivant :
      https://www.differentdive.com/plongee-sous-marine-une-question-de-poids/

      En réaction à cette histoire de sur-lestage, j’étais cependant surprise de recevoir en privé de très nombreux messages de plongeurs et plongeuses dont certains médecins parfois spécialisés en médecine hyperbare et la plupart du temps de personnes avec un haut niveau d’encadrement et/ou une longue expérience en plongée. Il était surprenant de voir que dans la quasi totalité des cas, ces personnes me disaient, en coulisse, qu’elles rajoutaient 1 ou 2 kg de lest supplémentaire par rapport à un lestage correct pour augmenter leur confort. Le lestage est-il tabou ?

      Merci de ta participation active et toujours constructive aux discussions

    1. Bonjour Franck,
      L’idée est de dire que la position dans l’eau va influencer ta flottabilité.
      Or, le positionnement de ton gilet (fixé plus ou moins haut sur ton bloc) va modifier cette position. Par exemple, si tu positionnes ton gilet très bas sur le bloc de plongée, tu pourras difficilement relever ta tête pour regarder devant toi sans la cogner au bloc. Et donc, tu auras tendance à mettre chaque fois ton corps en position verticale
      Est-ce plus clair ?
      Ceci dit, les réglages du gilet influencent aussi la flottabilité. J’ai plongé récemment avec un plongeur qui n’arrivait pas à se stabiliser correctement. Après observation je me rends compte qu’en s’équipant, il serre sa sangle pectorale avant de serrer la ventrale et d’ajuster enfin les sangles de côté. De cette manière, les dernières sangles ne pouvaient pas être bien réglées et les poches de lest tombaient vers l’avant sur les hanches du plongeur qui était toujours déséquilibré.
      Nous avons procédé à l’envers de ses habitudes et tout est rentré dans l’ordre.

      1. Mouaisssssssss
        Je sangle la bouteille en position moyenne
        Mon souci est que je dois forcer pour couler dans les premiers mètres ou aux paliers malgré un poumon balast vidé à fond

      2. Franck,
        A mon sens, si tu dois forcer pour t’immerger dans les premiers mètres ou aux paliers malgré un poumon ballast vidé à fond (bien mauvais au palier), c’est tout simplement que tu n’es pas assez lesté.
        Rajoute un, ou mieux, deux kilos de lest sans te soucier de ce que les autres en penseront et tu gagneras très certainement en confort durant tes plongées 😉
        Voici un article qui peut t’intéresser : https://www.differentdive.com/plongee-sous-marine-une-question-de-poids/

  2. Perso pour les positions “sur le ventre” ou “sur le dos” ou “assis” j’explique qu’on a 3 points d appuis 1. palme 2. palme 3. poumons, et pour que ça fonctionne il faut que les palmes soient horizontales afin d’appuyer sur la densité de l eau. Puis j’explique comment y arriver sans etre desiquilibré.
    La maîtrise de la respiration est cruciale aussi, que l’élève comprenne qu il y a 3 secondes de réaction. On inspire on arrête de descendre 3 sec on remonte, on souffle longtemps longtemps on arrête de monter 3 sec on redescend. Il faut aussi comprendre qu’on peut remplir ou vider ses poumons en 1 seconde ou en 20 secondes selon ce qu’on a besoin de faire. Monter, descendre, s’arrêter…
    On reçoit des plongeurs ici en Indonésie qui ont passé leur Niveau 1 en France uniquement en piscine ou leur Open Water en Thailande, ambiance piscine, on sait qu’ils vont avoir du mal ou plutôt que nous allons devoir être très vigilants. Ici nous faisons pas mal de plongées dérivantes où il n’est pas nécessaire de nager, sauf à contre-courant pour s’arrêter. On peut aussi avoir besoin de descendre tout prêt du fond où il y a moins de courant. Au départ ça peut surprendre mais au moins tout le monde progresse ici et puis c’est le courant qui est en grande partie responsable de cette incroyable bio-diversité.
    Le lestage et la qualité des explications du moniteur sont évidemment importants. Par exemple beaucoup pensent avoir une mauvaise flottabilité alors que c’est leur position qui est mauvaise. En fait, la maîtrise de la flottabilité c’est vraiment au cas par cas, il y a beaucoup de techniques pour y arriver, beaucoup de mots clés pour provoquer un déclic. Bon, sans vouloir me faire de la pub, envoyez moi vos pires plongeurs à East Lombok Dive Hotel, en Indonésie, ce sera plus simple, je me ferais un plaisir de prendre soin d’eux, et ils vont étre hyper heureux de progresser autant tout en observant des especes qu’ils n’ont jamais vu auparavant. La flottabilité c’est tellement important pour l’environement, pour observer de tout petits animaux, des animaux cachés etc. mais aussi bien sûr pour être magnifique sur les photos. A plouf, Jérémie.

    1. Bonjour Jérémie,

      Merci pour ton retour d’expérience
      Effectivement, la flottabilité est très importante pour le respect de l’environnement, tu fais bien de le rappeler.
      Par contre, pour la position des palmes à l’horizontale, en ce qui me concerne, je ne pratique quasi que le palmage de type “grenouille” (important là où je plonge habituellement) et je n’ai donc quasi jamais les palmes dans cette position 😉

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