12 conseils pour débuter la photo sous-marine

La photo sous-marine attire et séduit par la démocratisation du matériel et l’ère de l’image dans laquelle nous sommes inévitablement entrés.

Partout dans nos palanquées en club associatifs ou en structures de plongée commerciales tout autour du monde, nous observons des plongeurs munis de leur précieux matériel, prêts à immortaliser la beauté des fonds marins et à ramener en surface leurs plus beaux clichés.

A ce propos, voici 12 conseils ou recommandations formulés par les membres du groupe Formation de plongée, astuces et autres petits plaisirs à la question :

« Quels conseils donneriez-vous à un plongeur (ou une plongeuse 😉 ) qui veut se mettre à la photo sous-marine ? »

  1. Travailler sa flottabilité : c’est le conseil numéro 1 : pas de bonne photo sans bonne stabilité dans l’eau et c’est tout bénéfice pour l’environnement autour qui évitera des écrasements, coups de palmes, …
  2. Apprendre à maitriser la photo hors de l’eau avant d’aller sous l’eau : cela peut paraitre évident mais franchement c’est super important : mise au point, triangle exposition / ouverture / iso. S’entrainer à manipuler l’appareil hors de l’eau, pour apprendre à changer les réglages facilement et connaitre les menus est essentiel. Il faut donc connaitre son matériel photo avant de penser à l’emmener avec soi en plongée.
  3. Préférer évoluer avec un binôme expérimenté en plongée au moins au début
  4. Dans le même ordre d’idées, choisir un binôme très patient : la photo sous-marine prend du temps, autant le savoir
  5. Si on est en vacances, on peut opter pour une ou des plongées guidées afin de ne pas se tracasser de l’itinéraire et pouvoir se concentrer uniquement sur sa plongée et le maniement de l’appareil photo sous l’eau
  6. Faire un stage photo
  7. Réfléchir à l’objectif pour adapter l’investissement : est-ce que je veux des photos souvenirs pour moi ? Mes photos doivent-elles être de très belle qualité pour illustrer un site web ? … Selon la réponse s’orienter vers un type précis d’appareil : compact avec ou sans caisson, reflex, appareil avec ou sans flash, lampe spéciale photo, …
  8. Être prêt à y consacrer un budget : appareil photo, caisson étanche, lampe spéciale photo, flashs, … tout ce matériel représente un réel investissement
  9. S’équiper petit à petit et s’entrainer avec son matériel au fur et à mesure pour bien le connaitre
  10. Lire, regarder, se documenter… Le blog de Pierre-Bernard est une mine d’info pour comprendre les rudiments de la photo sous-marine, mais il existe de nombreuses autres références (n’hésitez pas à les citer dans un commentaire directement dans le blog ci-dessous pour en faire profiter le plus de monde)
  11. Si vos clichés ne sont pas à la hauteur de vos espérances, découvrez des applications comme Dive+ qui permettent de rattraper les photos souvenirs ratées, trop bleues ou vertes, … en réduisant cependant la qualité des images
  12. L‘ultime conseil d’une internaute étant de laisser tomber et de se contenter de photographier avec ses yeux. Il se trouvera toujours bien quelqu’un dans votre palanquée pour vous photographier et les photos de faune et flore marine sont présentes en masse sur internet.

Si vous avez d’autres conseils et/ou astuces, n’hésitez pas à venir les partager sur le groupe et/ou à poster un commentaire directement à la suite de l’article ci-dessous pour en faire bénéficier le plus grand nombre.

Merci à tous les contributeurs et contributrices de cet article qui ont pris de leur temps pour échanger positivement sur le groupe Formation de plongée, astuces et autres petits plaisirs afin de dégager des conseils pour ceux et celles qui veulent débuter en photo sous-marine.

Et surtout… n’oubliez pas d’être heureux/heureuse 🤗

Hélène

  1. J’ajouterai qu’il faut savoir choisir !
    En effet, au lieu de garder 1000 photos banales, il vaut mieux en travailler quelques unes pour obtenir un résultat appréciable.
    La photo sous marine demande plus de travail en post production que la photo terrestre (balance des blancs, recadrage, pétouilles, etc.). Il faut donc savoir utiliser un outil professionnel comme Lightroom pour tirer le meilleur parti des images.
    La méthode de retour d’un séjour plongée :
    1- chargement des images dans Lightroom et ajout des leta données (coordonnées gps, titres, taxonomie des animaux, etc.)
    2- ne pas regarder les images pendant une quinzaine de jours (phase d’élimination de l’auto affectif)
    3- tri sévère des images (j’en garde 2 ou 3 sur 1000)
    4- travail en profondeur des images avec Lightroom
    5- auto-satisfaction : « chouette j’en ai une de bonne ! »

    1. Bonjour Robin,

      Très pertinent ce 13 ème conseil, merci
      Cela n’avait pas été évoqué si précisément mais il est vrai que se retrouver avec plusieurs milliers de photos de plongée et ne pas savoir qu’en faire peut être décourageant.
      Ta méthode est très structurée et un peu dure (2 à 3 photos sur 1000) mais j’aime beaucoup le point 5 😉
      Par contre Ligthroom n’est pas évident à utiliser pour les novices et/ou personnes peu intéressées par l’utilisation de programme de retouche aussi complet.
      C’est peut-être pour cela que l’option Dive+ avait été citée 😉

      1. J’ai essayé quasiment tous les logiciels photo, et comme tous les photographes sous-marins, je pense, j’ai gardé Lightroom. Photoshop est plus puissant, mais il gère les images « une par une », alors que l,’aspect « traitement par lots » est quasiment indispensable en photo sub. Sans parler de la gestion de la photothèque qui grossit très vite, des meta donnés, des positions GPS, exports pour les galléries, etc.
        Lightroom est sans concurrent, il faut bien le dire.
        Quand au tri, il doit être particulièrement drastique, sinon on tombe dans la complaisance…

      2. En cherchant un peu, je me suis rendue compte qu’il existe de très nombreux nouveaux programmes bien plus simples que Photoshop ou Ligthroom et offrant de belles possibilités pour retravailler ses photos sous-marines sans nécessairement arriver aux mêmes résultats qu’avec Ligthroom
        L’avantage étant surtout qu’ils sont faciles d’utilisation et accessibles de ce fait à un plus grand nombre de personnes 😉

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.