Plonger au NITROX : 5 bonnes raisons de s’y mettre

Plonger au NITROX présente-t-il des avantages ?

Lorsque j’ai débuté la plongée, comme pour beaucoup d’autres plongeurs et plongeurs, je me suis légitimement posé cette question. Est-il nécessaire voir utile de plonger au NITROX ?

Le NITROX (contraction de nitrogène et oxygène) est un mélange gazeux dont le pourcentage en oxygène est plus élevé que l’air respiré en surface (donc plus de 21% d’Oxygène).

La formation de plongée au NITROX vous est régulièrement proposée dans les centres de plongée. C’est le cas notamment en Egypte où elle est vivement encouragée.

Quelles sont les bonnes raisons de plonger au NITROX ?

1 Plus de sécurité

Comme le gaz respiré est plus riche en oxygène et plus pauvre en azote, vous réduisez vos risques d’accident de décompression. C’est l’effet positif majeur de la plongée au NITROX.

2 Réduction de la narcose

L’azote produit une réaction chimique dans votre sang en milieu hyperbare et vient perturber vos réactions et sensations. Ce phénomène de modification de vos perceptions est appelé narcose à l’azote. S’il est parfois recherché par les plongeurs, n’en reste pas moins dangereux puisqu’il aura une incidence sur vos réactions et réflexes. En plongeant au NITROX, vous réduirez votre sensibilité à la narcose.

3 Moins de fatigue

En plongée, l’azote agresse votre corps et le met à rude épreuve. Grâce au NITROX après des plongées multiples vous serez moins fatigués et apprécierez mieux vos plongées. Dès lors, vous pourrez également effectuer des plongées plus longues tout en restant dans la courbe de sécurité.

4  Matériel classique

A part la bouteille qui doit être spécifique, vous pouvez continuer à utiliser tout votre matériel actuel pour des plongées NITROX récréatives.

5 Qualité du gaz respiré

Comme les bouteilles sont spécifique et exemptes de graisse ou d’huile même alimentaire, vous n’aurez plus jamais de goût en bouche. De ce fait, vous respirez un gaz insipide et inodore.

=> Finalement, que des bonnes raisons de vous former à la plongée au NITROX 😉

Vous aimez les questions de prévention des accidents en plongée ? Vous apprécierez surement CETTE section 

Plonger au NITROX, aimeriez-vous tenter cette expérience ?

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Hélène

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    1. Tu sais conduire….
      Si tu veux te mettre au volant d’un camion il va te falloir une formation en plus….

    1. Bonjour Robby
      C’est vrai, en voilà un qui n’est pas d’accord… pas d’accord sur quoi ?
      Ceci dit, je ne suis pas non plus d’accord avec lui.
      L’histoire de “glisser de 30 à 35m” avec un débutant. Bon… habituellement les débutants ne vont pas à -30m, mais soit. Tu peux toujours glisser de 30 à 35 de 60 à 65, pas de différence. Soit tu t’y tiens soit tu ne respectes pas ta planification et/ou ton ordinateur qui va se mettre à bien bipper si tu “suis une tortue” (qui ont plutôt tendance à monter qu’à descendre quand on les suit).
      Et puis cette diabolisation des « américains profiteurs qui ne cherchent qu’à vendre » versus ces « français géniaux qui ont tout inventés »… bof, très peu pour moi. Il y a des personnes sympas et intéressantes des deux côtés de l’océan.
      Après, que l’on soit d’accord ou pas d’accord, le NITROX 32 par exemple contient moins d’azote que le NITROX 21 (ou air). Il est dès lors facile d’en comprendre le bénéfice lorsque l’on comprend les mécanismes de la compression/décompression. Dans son article, Francis Le Guen admet que le NITROX réduit la fatigue (même si les études se contredisent parfois sur ce point), permet de moins saturer et de réduire les accidents. Ce qu’il n’aime pas c’est le NITROX pour tous en plongée loisir. Soit, c’est un point de vue. Moi je trouve cela très bien notamment avec les nouveaux profils de plongeurs. Après, en Egypte sur des spots de toute manière interdit à plus de 40m en plongée loisir, avec ou sans paliers (on peut faire des paliers en plongée loisir), le NITROX presque imposé permet aux personnes qui plongent 2 voir 3 fois par jour d’être moins saturées à la fin de la semaine. Et bien oui, c’est juste évident.

  1. Bon alors pour le sourire par rapport à la fatigue.
    Ma femme ne plonge pas. Nous partons tous les ans en Égypte où nous nous éclatons, elle en snork et moi en plongée. Je peux vous assurer qu’elle a grandement apprécié que je passe ma certif Nitrox. Je m’endors beaucoup moins comme une masse le soir …….

  2. Bonjour,

    je me permets de commenter vos 5 raisons.
    à mon sens, il n’y en a qu’une et une seule que vous citez en premier : la réduction du risque d’accident de décompression.

    parce que pour le reste, j’ai de forts doutes.
    prenons les un par un :

    “2 – le nitrox permet de réduire la sensibilité à l’azote”.
    Ceci est vrai. Toutefois vous faites un lien avec la réduction de la narcose.
    Et pour le coup, il y a deux raisons pour lesquelles le nitrox ne réduit pas la narcose :
    a – les profondeurs d’utilisation du nitrox (en général jusqu’à 40m) font que les risques narcotiques sont faibles, et quand ils apparaissent, ils sont de faible ampleur
    b – l’oxygène qui remplace l’azote a lui aussi des propriétés narcotiques dont les plongeurs trimix tiennent compte pour établir leur mélange.
    C’est la différence de calcul entre un EAD (Equivalent Air Depth) qui ne tient compte que de l’azote et un END (Equivalent Nartcotic Depth) qui tient compte de l’azote et de l’oxygène, les deux supposés avoir avec un effet narcotique équivalent.
    Remplacer de l’azote narcotique par de l’oxygène lui aussi narcotique n’apporte donc que peu de changement à la narcose lors d’une plongée nitrox.

    “3 – la plongée nitrox fatigue moins que la plongée à l’air”.
    C’est effectivement un sentiment perçu.
    Mais les scientifiques sont beaucoup moins persuadés de cela.
    DAN a publié un article en 2014 sur le sujet : les deux experts (et pas des moindres) doutent d’un réel effet sur la fatigue, comme le montrent les études qui mettent en lumière un effet placebo.
    https://alertdiver.eu/fr_FR/articles/air-nitrox-et-fatigue
    Si cet effet placebo fonctionne, tant mieux, c’est parfait.
    Mais de là écrire que c’est une effet physiologique du nitrox, il y a un grand pas !

    ‘4 – vous pouvez utiliser votre matériel, à part la bouteille”.
    Pourquoi la bouteille est-elle à part ? N’importe quelle bouteille gonflée à l’air peut être utilisée pour plongée avec un mélange inférieur à 40% d’oxygène (voire 50% pour certains). Tout dépend de la méthode de gonflage.

    ‘5 – le nitrox ne pue pas (je simplifie :D).”
    Là aussi, tout dépend de la méthode de gonflage. J’ai eu droit à un nitrox pas terrible gonflé avec un compresseur à membrane.

    Le nitrox est un excellent mélange et j’encourage, comme vous le faites, tous les plongeurs à l’utiliser quand ils le peuvent.
    Il a d’énormes avantages et quelques inconvénients mineurs en plongée loisir (dommages potentiels sur l’endothelium de nos vaisseaux sanguins).
    Toutefois, restons mesurés pour ne pas attribuer au nitrox des qualités qu’il n’a pas forcément.

    1. Bonjour Bardassier et merci pour ta réponse et pour le temps que tu y as consacré.

      C’est intéressant de pouvoir croiser les avis et finalement ça l’est encore plus lorsque les avis divergent afin de pouvoir réfléchir sur les différents points de vue. Et il se fait que je ne suis pas d’accord avec toi sur les points que tu exposes.

      Tout d’abord, je ne suis pas d’accord lorsque tu dis que le NITROX ne réduit pas la narcose et cela pour les deux raisons que tu cites. La première lorsque tu dis que « les risques narcotiques sont faibles (jusque 40m) » tu n’es pas sans savoir que l’apparition de la narcose est très individuel/personnel et des gens peuvent déjà en ressentir les effets bien moins profonds que 40 mètre en respirant de l’air. Avec le NITROX, l’idée est de tendre vers le zéro effet de narcose pour tout le monde, donc réduire la quantité d’azote pour la remplacer par de l’oxygène est donc une bonne idée. Dire que les risques narcotiques s’ils apparaissent sont de faible ampleur me parait un peu rapide comme conclusion, sauf erreur de ma part il n’existe pas d’échelle de mesure de la narcose et il serait sans doute prudent de nuancer cette affirmation.
      Pour la deuxième raison que tu exposes concernant les propriétés narcotiques de l’oxygène, je crois tout simplement qu’il ne faut pas transposer in extenso des considérations valables pour des mélanges trimix utilisés à des profondeurs normalement plus basse que 40 mètres à des plongées loisir au NITROX. L’effet Narcotique de l’oxygène est prouvé dans certains cas, mais je n’ai encore vu aucune étude scientifique représentative à ce sujet concernant l’évolution loisir avec un mélange NITROX. Si tu en as je suis preneuse 😉

      En ce qui concerne l’effet sur la fatigue, l’article de DAN en 2014 ne met pas en lumière un effet placebo. Les deux scientifiques interrogés disent qu’il s’agit « peut-être » d’un effet placebo, ce qui est très différent. Ils reconnaissent néanmoins que trois études vont dans ce sens (même s’ils ne sont pas convaincus par les résultats) et que les plongeurs rapportent une fatigue moins élevée lors de leurs plongées au NITROX.
      Perso, quand je lis cet article, je me demande si, au final, ils ne disent pas tout simplement qu’ils ne savent pas et je préfère me fier aux études existantes (même si imparfaites) et aux ressentis de très nombreux plongeurs (même si dû à un éventuel effet placebo)

      C’est un peu le même problème avec le « risque » parfois évoqué sur l’endothélium. Une étude belge semble avoir mis cela en lumière en 2015 au travers d’une recherche qui veut évaluer l’effet à long terme sur le corps des utilisateurs réguliers de mélange enrichi en oxygène. L’info a circulée avec grand bruit sur les réseaux sociaux l’année passée. Cette étude préliminaire exploratoire portait sur… 10 plongeurs militaires. Peut-on lui donner du crédit ? Est-ce représentatif ?
      Qu’en penses-tu ?

      Par contre, lorsque tu dis : « N’importe quelle bouteille gonflée à l’air peut être utilisée pour plonger avec un mélange inférieur à 40% d’oxygène (voire 50% pour certains). Tout dépend de la méthode de gonflage. », je me dis que c’est dangereux d’écrire cela.
      Une bouteille de plongée vit et évolue.
      Es-tu TOUJOURS sur qu’une bouteille « air » ne contient aucune trace de matière grasse ? Si tu gonfles avec une membrane ce n’est pas grave d’injecter du 32% dans une bouteille contaminée, mais si tu utilises un autre système de gonflage les conséquences peuvent être catastrophiques. Donc il faut éviter à tout prix de dire aux gens « pas de soucis vous pouvez utiliser votre bouteille air » car le risque est grand que les gens oublient le « tout dépend de la méthode de gonflage »
      Que se passera-t-il si quelqu’un qui lit cela sans faire attention à la méthode de gonflage gonfle une bouteille de plongée « polluée » sans utiliser le système avec membrane et qu’il injecte directement de l’oxygène à 100% dans la bouteille avant de compléter avec de l’air ? Perso, je préfèrerais être bien loin à ce moment-là.
      Et donc, je pense qu’il est utile d’insister sur l’importance d’utiliser une bouteille spécifique pour le NITROX. En feuilletant les notes de cours de différentes agences de formations, je vois que je ne suis pas la seule à insister sur ce point 😉

      Pour l’odeur du NITROX, c’est très étrange si ton NITROX n’était pas si terrible que ça, et que c’est dû à une contamination grasse, je crains que ladite membrane ne vive pas longtemps car j’imagine que tu sais que les membranes sont sensibles au « gras » De toute façon, je te suggèrerais de changer d’endroit de gonflage Par contre si c’est du nitrox 32 provenant d’une membrane et injecté dans une bouteille air, alors cela m’étonne moins, mais à nouveau change d’endroit de gonflage

      Cependant, quoiqu’il en soit, je partage la même conclusion que toi : « Le nitrox est un excellent mélange et j’encourage, comme vous le faites, tous les plongeurs à l’utiliser quand ils le peuvent »

      Bonnes plongées à l’air ou au NITROX 😉

      1. Plutot d’accord avec Bardassier

        1. Plus de sécurité? oui seulement si tu plonges au NITROX avec un ordi (ou des tables) réglées sur air, sinon ca ne t’apporte pas vraiment de sécurité en plus, juste du temps en plus avant d’entrer en déco obligatoire.

        2. J’ai toujours entendu que le potentiel narcotique du nitrox était le meme que l’air
        par ex https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25329945
        Le seul moyen de diminuer ce potentiel est l’ajout d’un autre gaz type helium dans le mix (trimix)

        3. 4. pas trop d’avis

        5. étrange comme point premiere fois que j’entends ca! En tout cas ca ne m’a jamais choqué, d’autant que pour du nitrox <40% tu utilises le meme matériel qu'avec de l'air…

      2. 1 – Je me souviens d’un cours plutôt poussé que j’ai eu sur les principes de mesures, la collecte des résultats des mesures et de l’utilisation de ces résultats. La première règle est d’utiliser le bon outil pour effectuer la bonne mesure de sorte à capturer la grandeur de façon la plus précise possible. Après, extrapoler ou « chipoter » la mesure c’est une autre histoire mais au moins on sait avec précision d’où on part. Donc si j’ai un ordinateur Nitrox et que je plonge au Nitrox il me parait totalement incongru de le régler sur air !!! mais c’est sans doute une déformation héritée de mes études et de mon expérience professionnelle.
        De toute façon ce n’est pas parce que j’utilise du Nitrox au lieu d’air que je deviens soudainement inconscient ! Ma plongée que je planifie pour effectuer par exemple 50 minutes en passant par 30 mètre ne changera pas ; j’aurai juste un mélange contenant plus d’O² et moins de N² que la même plongée précédente effectuée par exemple à l’air et ce sera tout bénéfice pour moi, j’augmente ma sécurité.

        2 – Le potentiel narcotique du gaz qui nous concerne en plongée loisir dépend de l’Azote, si tu as moins d’azote, forcement ton « risque « de narcose à l’azote va diminuer, c’est mathématique. Et tu ne sais pas à priori à quelle profondeur (à quelle PpN²) l’effet pervers de la narcose à l’azote va te toucher. Ajouter de l’hélium doit se faire pour remplacer l’azote mais apporte d’autres inconvénients. Cela peut faire l’objet d’une autre discussion qui n’a pas sa place ici pour le moment. Mais avant d’ajouter un 3eme gaz qui rendra les calculs et l’interprétation des effets physiologiques réels ou perçus plus complexes autant tout faire pour optimiser avec deux gaz.
        L’étude que tu cites est certes intéressante mais bien incomplètement documentée, ou alors je n’ai pas trouvé l’information. Elle cite 20 plongeurs mais pas le nombre de plongées effectuées. J’avoue que 20 plongeurs sur une population de 7,5 milliards d’habitants et de plus de 5 millions de plongeurs me parait un peu léger, j’y reviens plus loin. De plus cette étude ne donne pas d’unités de profondeur, elle parle de milieu peu profond et de milieu profond. L’étude porte uniquement sur l’effet sur la mémoire et sur l’auto évaluation du plongeur. L’étude ne définit pas le plongeur, homme, femme, quel âge, quelle condition physique ?
        Je reviens avec un exemple simple de choix d’échantillon
        La taille d’échantillon en statistique de base se calcule avec la formule suivante :
        n = t² × p × (1-p) / e²
        • n : Taille d’échantillon minimale pour l’obtention de résultats significatifs pour un événement et un niveau de risque fixé. C’est ce qui nous intéresse ici.
        • t : Niveau de confiance, la valeur type du niveau de confiance de 95 %
        • p : proportion estimée de la population qui présente la caractéristique, quand on n’a aucune idée on utilise 50% en première approche.
        • e : Marge d’erreur, généralement fixée à 5 % et pratiquement acceptable.
        Ainsi, pour un événement ayant une probabilité de réalisation de 50 %, en prenant un niveau de confiance de 95 % et une marge d’erreur de 5 %, la taille d’échantillon devra être de
        n = 1,96² × 0,5 × 0,6 / 0,05² = 460,99 soit 461 individus.

        Mais avoir seulement 50% de probabilité de réalisation, donc pour faire simple, dire que seulement 50% des plongeurs sont potentiellement sujet à la narcose me parait léger.
        Montons ce chiffre à 70% (d’accord, c’est arbitraire) cela nous donne un échantillon minimum de 645 individus.
        Les études statistiques cela coute cher et elles peuvent parfois dépendre de ce qu’on veut démonter (je sais je ne devrais pas dire cela, mea-culpa) et donc on peut en conclure que cette étude a au moins le mérite de faire en sorte que les gens se posent des questions, tout cela nécessite plus de recherche……..

        3 – La réduction de fatigue peut en effet être le résultat d’un effet « placébo » il n’y a pas vraiment d’étude représentative qui sous tende cela ou l’inverse (si tu as je suis preneur). Quand j’écoute les plongeurs Nitrox, il arrive très fréquemment de les entendre affirmer cette réduction de fatigue, mais à nouveau il n’y a pas d’étude probante en la matière. Mais s’ils se sentent mieux alors….tant mieux
        4 – En ce qui concerne la bouteille les cours de différents organismes de certification que j’ai pu lire disent clairement que la bouteille doit être spécifique pour le Nitrox. C’est très facile à comprendre à partir du moment où on connait les différentes façons de fabriquer du Nitrox. Si tu prends une bouteille non propre, par exemple une bouteille qui contient de la paraffine permettant d’avoir une couche de protection contre la parois interne de la bouteille pour réduire ou éviter la corrosion cela posera de très gros problèmes. Si tu gonfles cette bouteille en injectant de l’O2, c’est l’accident garanti, mais si tu ne me crois pas tu peux essayer……

        5 – Le gout/odeur est très caractéristique d’une bouteille qui a été gonflée avec un compresseur ayant un problème, ou mal entretenu ou dont la bouteille contient une paraffine alimentaire « usée » qui a subi de nombreux cycles de compression. Pour le Nitrox comme la bouteille est propre, exempte de toute substance et en partant du principe que le coté compresseur est OK l’air sera sans odeur/gout. Tu serais surpris de voir tout ce qu’on peut retrouver dans une bouteille de plongée…..

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