Formation de plongée : ces exercices que vous ne devriez plus apprendre ou enseigner

Le monde de la plongée sous-marine évolue et son enseignement aussi… et c’est très bien comme cela

Nos connaissances portant sur les immersions sont meilleures et le matériel de plongée incomparablement plus performant et fiable qu’au début de la plongée. Pourtant, il est surprenant de voir que certains exercices de plongée sont encore enseignés dans les formations de plongée loisir.

Au risque de brusquer ceux et celles qui restent attachés aux valeurs anciennes et aux pratiques qu’ils ont toujours connues, voici trois exercices que je considère comme désuets et/ ou dangereux au regard des pratiques et des outils de plongée sous-marine d’aujourd’hui

La remontée sans embout

La remontée sans embout a été supprimée des cursus partout dans le monde. De plus, elle est reconnue comme accidentogène par le monde médical et/ou scientifique (voir DAN). Pourtant, enFrance, elle est encore d’actualité (à nouveau suspendue depuis peu) pour obtenir le niveau 4.  Cela même si les responsables de formation eux-mêmes ont parfois du mal à comprendre pourquoi elle est au programme, puis elle ne l’est plus, puis elle est remise pour être ensuite retirée avant d’être à nouveau ajoutée… c’est à n’y rien comprendre.

Quand certains vantent ses vertus de mise en confiance, que d’autres la voient comme le seul bon moyen de se préparer à la gestion de la panne d’air,… Je ne peux m’empêcher de considérer la remontée sans embout comme un exercice dangereux. Mais aussi d’un autre temps révolu où le matériel était rudimentaire, les planifications de plongée moins précises (il n’y avait pas d’ordinateur de plongée, pas de manomètre mais une tige de réserve d’air,…) et la condition physique des pratiquants très certainement bien meilleure que celle d’une bonne partie du public de la plongée d’aujourd’hui.

Actuellement il me semble de loin plus pertinent d’enseigner l’importance de la redondance du matériel. Et d’y rajouter la planification des plongées et du respect de celle-ci notamment au travers d’un briefing complet mais concis et de qualité.

Un plongeur enlève son détendeur sous l'eau
© DifferentDive | DDIVE

Le canard

C’est une technique d’immersion consistant à descendre la tête en première enseignée dès le tout début de la plongée. Force est de constater que, dans la pratique, les plongeurs et plongeuses ne l’utilisent pas (ou si peu).

Cette technique est très difficilement réalisable (et tout à fait inutile voir dangereuse) pour les plongeurs en combinaison étanche. Finalement, l’immersion par la technique du canard ne présente un avantage que pour les plongeurs très/trop faiblement lestés. (Qui finiront parfois par tenir leur palier en fin de plongée avec beaucoup d’effort).

Pour les autres, je n’y vois aucun avantage. Il est bien plus confortable et sécurisant (et moins stressant pour certains) de descendre calmement à la verticale tête en haut en vidant l’air de son gilet de plongée. De cette manière, pas de soucis pour équilibrer ses oreilles en prenant le temps qu’il faut pour le faire. Pas de soucis non plus pour garder en visuel les membres de sa palanquée (et donc meilleur temps de réaction en cas de problème). Descendre à la verticale tête en haut permet aussi : La réduction de risque de peur ou panique,  la possibilité de rester en surface pour récupérer son appareil photo ou sa caméra que celui ou celle resté-e sur le bateau vous tendra et de descendre confortablement avec votre précieux matériel, etc…

Aujourd’hui, les gilets de plongée étant très performants, il vaut dès lors mieux mettre un ou deux kilos de lest supplémentaires pour assurer son confort et gonfler si besoin un petit peu plus son gilet.

Je vous encourage à lire cet article sur le lestage pour comprendre l’importance de ne pas être sous-lesté.

De ce fait, l’immersion à la verticale pied vers le bas sera bien plus confortable et simple. Ceci, en veillant toutefois à reprendre une position horizontale rapidement après l’immersion. Car il faut éviter d’abîmer les fonds marins si vous vous immergez à faible profondeur.

Oubliez donc les mises à l’eau de type canard, phoque ou autre bestioles sympathiques. Et prenez le temps (votre temps) pour vous immerger

NB: vous avez été nombreux et nombreuses à réagir suite à ce point sur la question de sur-lestage. Mon propos des “1 à 2 kg supplémentaires” n’est certainement pas d’encourager un sur-lestage. Il veut permettre à chacun et chacune d’avoir un lestage correct et confortable. Ceci, en opposition au sous-lestage évoqué un peu plus haut qui ne permet pas de tenir un palier (obligatoire et de sécurité). De mon point de vue, un bon lestage doit permettre de s’immerger sans effort, d’évoluer sans effort ET de tenir son palier sans effort également. Et cela passe parfois par 1 ou 2 kg de lest additionnel.

Une plongeuse l'entrée du cénote de Dos Ojos
© DifferentDive | DDIVE

Les exercices de tables en but de les utiliser comme outil de décompression pendant la  plongée

Vaste débat entamé dans mon article Pourquoi j’ai décidé de ne plus enseigner l’utilisation des tables de plongée. Les exercices à rallonge portant sur les tables comme moyen de décompression PENDANT les plongées sont, à mon sens, inutiles en plongée loisir. Je n’ai personnellement jamais vu aucun plongeur sortir ses tables en fin de plongée pour calculer son temps de palier (heureusement !) et je souris quand les plongeurs ou plongeuses me disent ne jamais plonger sans leur tables alors qu’ils n’ont ni profondimètre ni montre de plongée en plus de leur ordinateur.

Bien sûr, comme tous les plongeurs et plongeuses loisir, ils se réfèrent à leur(s) ordinateur(s) 😉

Cependant, cette vieille idée des tables qui seraient « plus sécurisantes » circule encore. Et je suis désolée de lire parfois que plutôt que de s’équiper d’un ordinateur en backup ou redondance, de très (trop ?) nombreux plongeurs privilégient encore les tables de plongées dans leur gilet (tables qu’ils n’utilisent JAMAIS) avec un profondimètre et une montre qu’il n’ont souvent pas avec eux-elles.

Plutôt qu’un ordinateur ils utilisent trois accessoires et multiplient de ce fait le risque de panne. L’argument invoqué étant souvent : et si mon ordinateur tombe en panne ? Sans que jamais ils ne s’interrogent sur : et si ma montre tombe en panne ? Et si mon profondimètre me lache ?

Une personne étende devant elle ses tables de plongée
© DifferentDive | DDIVE

Cette liste d’exercices que vous ne devriez plus apprendre aujourd’hui n’est évidemment pas exhaustive. Je suis convaincue qu’en réfléchissant un peu, vous trouverez vous aussi des exemples d’exercices de plongée qui n’ont plus de sens aujourd’hui. Je vous encourage à en parler dans un commentaire directement ci-dessous sur le blog pour en faire profiter tout le monde.

Vous êtes engagé·e dans une formation de plongée ? N’hésitez pas à interroger vos moniteurs sur la pertinence d’effectuer des exercices qui n’offrent parfois plus aucune utilité dans le monde actuel de la plongée loisir. Et si vous êtes moniteur, rien ne vous empêche de prendre du recul sur ce que vous avez l’habitude d’enseigner.

Et surtout… n’oubliez pas d’être heureux / heureuse 🤗

Hélène

[ Pour d’autres articles de réflexion, inscrivez-vous ICI]

NB: cet article a suscité de nombreuses réactions car il touche au moins trois sujets sensibles. Certains d’entre vous se sont étonnés de le voir publié dans une rubrique intitulée “Je débute, je veux apprendre”. Ils ont eu raison car on peut réfléchir à n’importe quel moment de notre parcours. Aussi, j’ai décidé de réorganiser quelque peu mon site et de créer une nouvelle rubrique “Réfléchir ensemble” pour nous permettre de prendre du recul sur notre pratique de la plongée et de “Réfléchir ensemble” sur ce qui a du sens pour nous (et ce qui en a moins) dans une idée de partages positifs et constructifs.

  1. Bonjour.
    La RSE pour moi c’est ce qui m’a peut être retenu de faire le N4 étant N3. Chaque année je lis qu’il y a des personnes qui se blessent gravement en faisant cette exercise ( reanimation, décès). Je refuse de me mettre en danger de manière inutile pour une certification. Je comprend pas pourquoi qu’on maintien cette exercise , dans la vrai plongée on a très peu de chance de devoir sans servir. A par des récits de Rambo moniteur a niveau très élevé qui récupère un N4 en malaise et le remonte en faisant une RSE car il y a un givrage. Il me semble que chaque plongeur a 2 détendeurs ( en plus encadrants 2 systèmes complets premier et deuxième étage), je comprend pas?. Bon un MF2 ou 3 idem pour Beess qui enseigne au futur N4 depuis un moment est aguerri a l’exercice,il peut s’en sortir. Un N4 qui a juste fait ça pour sa certif je suis moins sûre .
    Par contre c’est ces mêmes Rambo dinosore moniteur de la fédé qui empêche le changement . Comme il en on chier, hors de question de changer . En plus la compétition avec “PADI” alimente cela aussi.
    Le canard je m’ en sert quand il faut s’ immerger vite que le guide n’ attend pas.
    Les tables je penses que ça aide a comprendre la saturation , la décompression et a pas faire n’ importe quoi avec son ordi. Par contre passé des heures à faire des exercises de tables ça me semble inutile ( surtout que certain son inutile

    1. Comme d’autres Sonia, la RSE a été un obstacle pour que tu continues ton parcours formatif de plongée, dommage.
      Je pense que maintenant elle est suspendue ou supprimée. Je n’ai plus suivi. Il y a eu tellement de changement en très peu de temps que c’était quasi impossible de savoir ce qu’il en était.
      En ce qui concerne le canard, si le guide va trop vite, je le laisse partir et je prend mon temps.
      A lui de m’attendre plus loin. Mais la plupart du temps je plonge sans guide 😉

  2. La RSE n’est qu’une fuite vers le haut. Cet exercice date de l’époque du Royal-Mistral ou un simple passage d’embout était loin d’être facile. Donc complète obsolète avec le matériel actuel surtout avec une redondance bien étudiée.

    La mise en place de redondances doit être reliée à une analyse de risque (What-if), ce qui est rarement fait. De même que les notions de « défauts en mode commun » d’un système redondant n’est pratiquement jamais abordé dans les cours et ce y compris dans les cours tec de haut niveau.

    Savoir utiliser un table et comprendre comment elle a été établie fait partie des fondamentaux de même que l’utilisation du sextant en navigation hauturière et ce malgré le GPS et le SatNav ou l’apprentissage du calcul alors que les machines à calculer existent.

    1. C’est vrai que l’analyse du risque… on en parle jamais.
      Merci Jean-Luc d’avoir soulevé ce point

  3. Bonjour
    Bravo Helene pour ce coup de pied dans la fourmilière des vieux monos acariâtres!!!
    Je suis E2. Voila plusieurs années que je peste contre:
    -La RSE: Mon exercice le plus compliqué à appliquer au N4. Trop rapide ou trop lent t’es éliminé. Trop d’apnée, tu finis dans la boite! C’est cool comme exercice!!! Non sérieux, à bannir. (je l’ai bien réussi toutefois mais je le trouve effectivement très très dangereux)
    -Le canard: Quelle imbécilité. Ca vous rappelle l’immersion de l’apnéïste, le gars qui part poumons plein. Bravo pour quitter la surface! J’émets toutefois une remarque sur le sur-lestage. En effet, oui il peut sauver un palier mais nous devons enseigner la plongée poumons vides, réelle avancée à l’équilibrage.
    -Les tables! Bientôt on va plonger avec les 10 commandements en marbre! ils ont tous 2 ordi par poignés. Dans une palanquée de 3, il y a 6 ordis!!! Alors même si un tombe en panne (ca m’est arrivé à Bormes sur une profonde dès le départ, j’en ai taxé un sous l’eau , car je n’en ai qu’un, et les autres suivaient le leur). Par contre, on ferait mieux d’enseigner les ordis car bon nombre de débutant ne lisent pas leur manuel et te montre leur ordi sous l’eau pour que tu l’interprète à leur place!!! Bonjour le danger.
    David

    1. Bonjour David,
      Merci pour ton compliment sur l’article
      Pour parler vrai, mon intention n’est pas vraiment de donner un coup de pied dans la fourmilière mais plutôt de proposer une vision pour susciter le débat et la réflexion : “voilà comme je vois les choses, et vous ?”
      Après chacun et chacune prendra ou pas ce qui lui convient.
      Il est vrai que le canard est une méthode d’immersion tout à fait adaptée à l’apnée, mais à la plongée à mon sens plus/pas du tout, mais c’est juste mon point de vue.
      Par contre, je suis surprise de lire régulièrement cette idée de “plonger poumons vides”. Peut-on vraiment avoir les poumons vides ?
      Pour ma part je préfère de loin inciter les plongeurs et plongeuses à respirer normalement et calmement dans leurs détendeurs durant leurs plongées que de parler de “poumons vides” (ils ne peuvent jamais être vides en vrai puisque sur tes +/- 6 litres d’air, lors d’une expiration non-forcée il reste +/- 2,7 litres dans tes poumons 😉 )
      Qu’en penses-tu ?

  4. Salut, j’ai commencé la plongée en 2014 et je suis N3, je n’ai donc jamais fait l’exercice du sans embout. On m’en a parlé pas mal de fois entre ceux qui trouvent cela “magique” mais surtout beaucoup de moniteurs qui trouvent cela dangereux (dont celui qui m’a formé jusqu’au N3). Je ne peux donc que penser que cet exercice est dangereux et pas forcement des plus utiles.

    Concernant le plongeon en canard, On ne m’a jamais appris cela, encore une fois cela est peut-être du fait que je ne suis qu’un plongeur relativement récent. Il me viendrait pas à l’idée de faire cela.

    Et enfin sur le dernier point, je suis partagé, je m’explique. à mon sens, apprendre à calculer avec les tables permet de comprendre un peu mieux les mécanismes de temps de plongée / profondeur / palier et ainsi aide à planifier appréhender sa plongée. par contre pour son utilisation en condition de plongée en cas de panne d’ordi, C’est vrai que d’avoir un ordi est finalement mieux. La panne de l’ordi m’est arrivé et je me suis fié à l’ordi de ma concubine et j’ai rajouté le palier de sécu. Bon après, il faut faire très attention à cela surtout si la personne avec qui vous plongée n’a pas fait les mêmes plongées dans les dernières 24h. Cet article me fait réfléchir sur la nécessité d’une deuxième montre ! 😉

    merci

    1. Bonjour Erwan,

      Merci pour ton retour.
      Le plongeon en canard est ce que tu fais pour descendre en apnée par exemple. C’est sympa mais à mon sens inutile en plongée.
      Les tables permettent de visualiser et donc elles peuvent être intéressantes à montrer dans le cadre d’un apprentissage. De là à en faire d’interminables calculs rébarbatifs qui ne serviront jamais dans la pratique…
      N’hésite pas à faire l’acquisition d’un deuxième ordinateur en back up et à toujours faire, si les conditions le permettent, ton palier de sécurité
      Bonnes plongées

  5. salut , j ai survolé ton ecrit et je suis entierement d’accord avec toi pour la remontée sans embout comme pour la panne d’ordi ne sommes nous pas sensés être en bis nome au minimum avec octo ? donc pour la remontée avec sont bis nome pour ce qui es de la panne d’ ordi ce refférer a l’ordi de sont bis nome qui est sensé avoir les même mesure que toi ! tu rajoute 3 min a 3 m en secu ! alors certain vont me dire oui mais si tu te pers moi personnellement si cela venais a ce produire remontée lente ( pour une plongée profonde ) et comme je ne sais pas compter (lol) je vide mon bloc a trois mètres pour avoir toutes les chances de mon coté ! par contre moi je trouve imbécile 1 parachute par palanquée panne d’air avec mon bis nome qui n’a pas de parachute comment faisons nous pour le signaler au bateau avec un seul parachute ? et je reviens sur le fait de me perdre c’est mon bis nome qui a le parachute comment je me signale moi en retour surface ? je suis un petit plongeur N3 les tables je ne les ai pas et je ne les maitrise pas non plus je me fis a mon ordi et en cas de problémes j’ ai ces solutions sont elles bonne ? pour ce qui es du canard il faut l’apprendre et libre a chacun de l’utiliser ou pas et si une personne ne le maitrise pas que cela ne le pénalise pas pour sont passage de niveau ! voilà bonne bulles

    1. Bonjour Renaud,
      Merci pour ton retour
      Tu dis quelque chose dans ton commentaire que tu fais bien de mettre en avant : avoir un parachute par palanquée n’est-ce pas un non sens ? Ne vaut-il pas mieux avoir un parachute par personne ?
      Tout comme toi, je trouve de loin mieux d’avoir chacun son parachute notamment pour les raisons de sécurité que tu cites.
      Bonnes bulles à toi et merci de ta participation

  6. Bonjour, avant de vouloir enlever ou ajouter des exercices d’aisance et de technicité, il vaudrait mieux apprendre aux débutant comment respirer et comment bouger Dans l’eau. Aujourd’hui encore beaucoup de moniteur ne se sont pas posé cette question essentiel de pédagogie préparatoire. Chacun aura un avis différent selon son expérience au sujet de la RSE, , Du canard, ou de l’utilisation des tables ou l’ enseignement des tables, mais combien de fois a-t-on vu remonter des photographe ou vidéaste sans expiration, combien de plongeurs ont raté une plongée de passe ou une épave pour n’être pas descendu rapidement dans le courant et combien de fois a-t-on vu des plongeurs perdus parce que l’ordinateur les a lâché ( tout le monde n’a pas les moyens d’avoir deux ordinateurs ). La pédagogie est quelque chose de très propre a chaque encadrant mais les raisons de son enseignement doivent être motivées. Ex le canard, exercice d’aisance uniquement ? Et bien non, car après un saut droit quel est le mouvement naturel pour descendre, (regardez les enfants) pour rattraper une caméra qui coule, quel est le mouvement instinctif… un autre exemple pourrait être le sauvetage en surface, pourquoi l’enseigner sans palme alors qu’un plongeur les a porté de mains ? Quid s’il doit aller sauver un noyé à la plage …

    1. Bonjour Daniel,

      Je comprends ton point de vue et te rejoins sur le fait qu’un minimum d’aquacité rendra l’apprentissage du reste de la plongée bien plus aisé.
      Par contre je ne suis pas en accord avec toi notamment sur les questions que tu poses : tu dis « combien ? Combien ? Combien ? »… et bien justement oui, combien ? Personnellement dans tous tes exemples cités, je n’ai vu qu’une fois des plongeurs rater une épave alors qu’ils avaient effectués un saut droit gilets vides dans une mer sans trop de courant mais où, manifestement, le capitaine les avaient dropés au mauvais endroit. Avoue que ce n’est pas bien dramatique, ils n’ont pas vu l’épave mais on vu d’autres choses. Je n’ai jamais rencontré les autres cas, mais je conçois qu’il est possible que cela arrive.
      Pour tes exemples de réflexions sur l’apprentissage, si le mouvement naturel de l’enfant en apnée va être un mouvement qui ressemble plus ou moins au canard, on parle d’apnée sans matériel sur le dos, pas de plongée.
      Par contre pour le sauvetage je ne suis pas du tout d’accord avec toi si tu préconises d’apprendre le sauvetage sans palmes par exemple pour agir en cas de sauvetage au départ de la plage.
      Je ne crois pas que chaque personne qui s’engage dans l’activité de plongée sous-marine doit devenir sauveteur. Pour avoir suivi cette formation et obtenu ce brevet, je pense que ce sont deux choses très différentes. A l’impossible nul n’est tenu.
      Un plongeur n’est pas un sauveteur en mer et s’il n’est pas entrainé au sauvetage en mer au départ de la plage, il y a fort à parier qu’il arrivera près de la victime soit trop tard soit suffisamment fatigué que pour mettre sa propre vie en danger. En effet, quelqu’un qui se noie va vouloir s’agripper très vite au sauveteur qui, s’il ne connait ni les techniques d’approches ni les prises particulières, risque bien vite de se mettre en danger.
      Bien sûr on peut tout apprendre. On pourrait aussi demander à chaque personne qui part plonger en bateau d’avoir le permis de naviguer (si jamais le DP est sous l’eau et qu’il faut d’urgence déplacer le bateau).
      Mais à un moment, ne doit-on pas s’arrêter ?

  7. Ha j ai oublié de parler du lestage ! Sur ce point je crois qu’il faut prendre un peu de recul. C est vrai que plonger sur lesté va entraîner un effort plus important, un gilet plus gonflé et donc une glisse moins facile, et au final ça peut participer à augmenter sa consommation d’air et parfois favoriser un essoufflement. Mais combien de fois est-ce que j ai vu des gens qui avaient du mal à tenir leur palier ? Trop souvent ! Si parfois c est sans conséquences parce que le profil de plongée n entraine pas de paliers obligatoires, ça peut être très dangereux dans d autres circonstances. Par exemple sur une épave bien connue et très fréquentée entre Port cros et porquerolles, les paliers se font en général dans le bleu, sans l aide du bout qui est réservé aux plongeurs qui descendent. Un sous lestage dans ces conditions peut avoir de très fâcheuses conséquences… Le mieux c’est d apprendre à bien se connaître et à connaître son matériel. Changer de combi, de détendeurs, de stab ou autre devrait nous obliger à refaire des tests de lestage en début de plongée, et on devrait se forcer à faire ces tests aussi en fin de plongée : vider son bloc et vérifier qu on tient sereinement entre 3 et 6m. Et il faut se rappeler aussi qu on n est pas à l abri d un événement anxiogène qui va modifier notre ventilation ! Par exemple un direct system qui se met à fuir très fort sur la remontée, ou un ordi qui lâche, ou une mer qui s est levée pendant qu’on était sous l eau… Et du coup le lestage qui était parfait peut être un peu juste. Dans ces conditions le fameux kg en trop rend le palier plus confortable et je crois que ça va dans le sens de la sécurité ! Le bon lestage c est celui avec lequel on se sent bien ! Et oui ça peut changer au cours du temps, parce qu’on se sent plus à l aise avec l habitude, parce qu on a trop mangé pendant les fêtes ou parce que ça fait un moment qu on se s’est pas mis à l eau !

    1. Tu sais, beaucoup de personnes se sont énervées avec cette histoire de lestage alors qu’en réalité ce n’est surement pas un kilo en trop qui va provoquer un essoufflement mais surement par exemple une plongée trop rapide nécessitant un palmage trop vigoureux au regard de la condition physique des plongeurs et plongeuses, des conditions angoissantes, une reprise de plongée après un temps long sans plonger directement sur une plongée engagée,…
      Le bon lestage est celui avec lequel on se sent bien… Je suis d’accord et je rajouterais : avec lequel on tient sans effort ses paliers obligatoires ET de sécurité.

  8. Bonjour Hélène 🙂

    Article très intéressant ! Qui met le doigt à mon avis sur le véritable soucis : pourquoi apprend-on à plonger aujourd’hui ? Je crois que le fond du problème vient du fait que le public a changé petit à petit, et en effet on peut se demander parfois si nos cursus sont bien adaptés. Les moniteurs qui ont eux-mêmes appris à plonger il y a longtemps peuvent avoir du mal à s’adapter à ce nouveau public “loisir”, qui en réalité trouvera peut être davantage chaussure à son pied dans des cursus de type PADI, qui sont techniquement peut être moins exigeants, parce que les prérogatives de plongée accordées par ces cursus les emmènent également moins loin dans les espaces profonds. C’est également un public à mon sens qui ne prendra pas plaisir à plonger dans des conditions difficiles, et qui préférera tout simplement annuler sa plongée si le temps est dégradé. J’ai rencontré par exemple en mer rouge un couple de français qui a préféré apprendre avec le cursus PADI plutôt que celui de la fédé, et qui s en porte très bien, ils plongent tous les ans en mer chaude, dans la zone des 20m, et pour avoir discuté avec eux (sans les avoir vus dans l’eau en revanche) semblent à l’aise avec leur stabilisation et la gestion de leurs paramètres. S’ils ont fait le choix d’un cursus PADI c’est bien parce que l approche fédé leur a semblé trop “abrupte” voire agressive. Il est dommage de perdre ces gens je trouve.

    En revanche je crois aussi qu’il faut tenir compte de l autre partie du public, celui qui a envie d’évoluer en espace profond, ou qui prendra plaisir à plonger l hiver dans des conditions météo exigeantes. Et pour ce public dont je pense faire partie, les cursus fede me semblent plus complets. Par exemple concernant la rse (que je n ai pas apprise du coup) un ami s est trouvé un jour dans l obligation de l utiliser. Il plongeait sur une épave et a coincé son bloc dans les cales. Même en décapelant il n a pas réussi à se dégager, son binôme n était pas en vue (on est d accord ça ne devrait pas arriver) et il a finalement abandonner son bloc pour remonter sur une rse. Par chance il a retrouvé son binôme sur la remontée et a fini sa plongée en sécurité avec lui. Mais cette histoire m a marquée, et je regrette de n avoir jamais appris à faire une rse. J ai par contre bien compris pourquoi on ne doit jamais perdre son binôme de vue 🙂

    Concernant le canard je n ai pas trop d avis. Je l utilise parfois, parfois non, mais c est vrai que vu du bateau les canards ont souvent l air de se noyer

    Pour les tables en revanche je crois que c est important d apprendre comment elles fonctionnent, ça permet déjà de comprendre la base de calcul de son ordi, mais aussi de comprendre ce qui change quand on plonge en altitude par exemple. Et pour ceux qui iront sur une formation nitrox, je crois que ça permet de bien comprendre comment la proportion d azote et d oxygène dans le bloc change complètement les paramètres de plongée. En fait je crois qu’il manque à cette base théorique la partie pratique : maintenant que je sais toust ça comment je paramètre mon ordi avant la plongée et comment je retrouve les infos importantes à l affichage. J ai par exemple très souvent rencontrés des N2, parfois N3, qui ne savent pas dire si les paliers de mi profondeurs de leur ordi peuvent se désactiver, s’ils sont pénalisés s’ils ne les font pas, ou encore si leur temps de palier affiché comprend ou pas les 3 min de secu.

    Pour conclure je trouve que c est toujours très intéressant de se poser toutes ces questions. Il faut rester tolérant et accepter que nous n’avons pas tous la même vision des choses, il n y a pas d un côté ceux qui ont raison et ceux qui ont tort, bien souvent il y a simplement des gens qui n’attendent pas la même chose de leurs immersions.

    Merci pour cet article 🙂

    1. Bonjour Stéphanie,

      D’abord te dire merci pour ton commentaire. En effet, ton commentaire à cet article m’a vraiment fait plaisir car, malgré que tu ne sois pas nécessairement d’accord sur tout ou partie de l’article, tu prends le temps de partager ton opinion et ton retour d’expérience avec énormément de respect et d’ouverture d’esprit… MERCI

      Je trouve que ton approche des cursus PADI vs FFESSM est intéressante d’autant qu’elle ouvre vers une plongée pour toutes et tous mais je me demande tout de même si ce n’est pas une vision très française du monde de la plongée.
      Je m’explique : je ne suis pas convaincue que les cursus de style PADI soient réservés à la plongée loisir en mer chaude et le cursus FFESSM à la plongée toute l’année, plus profonde, plus technique,…
      Je connais de très nombreuses personnes qui évoluent dans nos contrées du Nord toute l’année (j’en fais partie) sans jamais avoir suivi de cursus FFESSM ou autre cursus « fédéral » (j’en fais encore partie)
      Je pense tout particulièrement à un ami qui plonge au minimum trois fois par semaine dans nos eaux froides et sombres sans être affilié à une quelconque fédération de type FFESSM.
      Maintenant, je ne connais pas particulièrement le cursus PADI non plus il est vrai.

      Néanmoins, là où je te rejoins tout particulièrement c’est lorsque tu dis que l’on ne doit pas perdre les plongeurs et plongeuses qui souhaitent profiter du monde marin en mer chaude pendant leurs vacances : la plongée doit s’ouvrir ET s’adapter à toutes et tous et ne pas être réservée à une sorte d’élite.

      Pour ce qui est de la RSE, je comprends ton avis au vu de l’histoire que tu relates mais très clairement, le plongeur n’aurait pas du être éloigné de son binôme (surtout dans une épave) ni s’engager dans un endroit tellement étroit qu’il ne pouvait plus en sortir même son bloc. Mais l’erreur est humaine. Là où je perds un peu le fil c’est quand il retrouve son binôme pendant la remontée… c’est étrange mais heureusement l’histoire s’est bien terminée.
      Ton opinion et partage d’expérience me fait revenir toujours à la même interrogation : parce que cela pourrait éventuellement un jour servir pour l’un ou l’autre plongeur qui aurait mal planifié et/ou effectué sa plongée, doit-on remettre dans les cursus un exercice qui a clairement été identifié comme accidentogène par l’ensemble de la communauté scientifique ? Un exercice qui a réellement eu des conséquences graves du style… la mort ?
      Ne devrait-on pas plutôt porter un accent plus fort encore sur les bonnes pratiques de planification et de gestion de sa plongée ?
      La réflexion m’intéresse 😉

      Concernant les tables, je sais bien que de très nombreuses personnes pensent qu’elles permettent de comprendre son ordinateur mais, à mon sens, ce n’est pas exact mais cette idée est profondément ancrée dans l’esprit des gens sans doute comme une relique de l’époque où l’on plongeait aux tables. Si le sujet t’intéresse, je te suggère de lire l’article que je mentionne dans l’article plus haut dans le point concernant les tables de plongée.
      Et je te rejoins une fois de plus sur l’intérêt de comprendre le fonctionnement de son ordinateur. En anglais nous dirions « read the book »

      Merci beaucoup Stéphanie pour ce partage intéressant, ouvert et instructif

  9. Bonjour
    Je crois qu’il est du devoir d’un instructeur Ffessm PADI SDI ou autre … d’avoir avec soi 2 Kgs de l’est :
    Pour assurer les récupérations de « remontées » intempestives d’eleves Débutants
    Pour pouvoir corriger les perceptions de ces élèves débutants dans l’instant ….

    Quant aux descriptions de certaines remontées faites dans ces commentaires ….. ????

    Bonnes plongées

    1. Bonjour Divejja,
      Tu fais bien de rappeler que les instructeurs en plongée devraient idéalement avoir un peu plus de lest sur eux pour aider ceux et celles qui sont en difficulté.
      Chez moi nous appelons ça le “plomb pédagogique”
      Il m’est arrivé de voir un responsable de centre partir plonger avec des clients au large en donnant le stricte minimum à chacun et arrivé sur place, en fin de plongée, voir des plongeurs s’accrocher aux roches pour tenir leur palier…
      Bonnes plongées

  10. Je suis completement cideré apres la lecture de cet article.

    Non pas par l’article lui meme, mais par quelques commentaires qui viennent ensuite. Bonjour Francois, enchanté!

    je suis d’accord avec les trois exercices evoqués par Helene.

    – De memoire, la RSE du N4, c’est gilet vide. c’est 20m a la palme. c’est avec un fort appuis sur le fond souvent trop rapide, c’est archaique!
    La RCE, c’est 10m sans detendeur en bouche, avec une reprise d’air tous les deux metres, c’est anxiogene.

    Comment ca, c’est formateur? C’est comme apprendre les joies de l’orientation et de la balade en foret a son gamin en le laissant au milieu des Carnutes avec un Opinel, une aiguille magnetisée et une gourde, en lui disant qu’il a 6 heures pour rejoindre l’orée avant le crepuscule. La, au moins on est sur d’en faire un survivant!

    Pour ca, je prefere la philosophie de PADI avec son exercice en piscine de nage sous l’eau en expirant histoire de prouver qu’il est possible de nager 10m en sifflant de petites bulles. Et de confirmer sur quelques metres en mer qu’il n’est pas surhumain de nager vers le haut, avec un peu d’air dans le gilet, tout en soufflant.

    – Le canard. Ha….. Quel plaisir j’ai de voir les plongeurs anatidés chercher a descendre, palmes hors de l’eau, brasser de l’air tellement fort qu’ils finissent en essoufflement, a cramer leur air les fesses a l’air, tout ca parce qu’ils ne savent pas vider un gilet. Voila une merveilleuse methode pour flinguer 40 bars avant meme d’avoir vu le moindre gobi.
    Si le probleme est de descendre rapidement parce que la mer est mauvaise, ou qu’il y a du courant, essayez plutot de sauter a l’eau gilet vide, et de se laisser glisser. Vous ne comptiez pas rester en surface pour papoter de toute facon, rappelez vous, il y a du courant et des vagues.

    – Le lestage…. halala, les integristes de l’apesanteur… Essayez un peu de fou*** la paix aux plongeurs qui prennent toujours un ou 2 kilos en plus. C’est surement ce meme plongeur qui va vous aider quand vous serez trop leger pendant votre plongée. Qui va vous aider a marquer votre palier. etc.
    A mon sens, le vrai plongeur dangereux, c’est le moniteur qui ne prend pas de plomb supplementaire, pour aider au cas ou.

    Pour finir, Francois, vous me faites terriblement penser a la video qu’on trouve sur Youtube , FFESSM La Chute.
    Regardez la, rigolez un peu, et demandez vous pourquoi certaines personnes pensent encore que la plongée est difficile, elitiste.

    A vous aussi je vous demanderai de faire attention aux positions que vous prennez qui ne sont pas toujours lues par un public averti. Vous pourriez les decourager de plonger.

    Pierre (instructeur de plongée pour clients contents, sans avoir a deballer mes references)

    1. Pierre,
      Merci pour ce bon moment de rire 🙂
      Je ne sais pas trancher sur ce que j’ai le plus apprécié : l’orientation en forêt avec le gamin, les anatidés fesses en l’air et essoufflés, les papotes en surface dans une mer à courant avec des vagues, le plongeur qui aidera avec ses deux kilos de lest son binôme à pouvoir tenir un palier,… la chute
      Un instructeur pour clients contents ? Je n’en doute pas un seul instant
      Au plaisir de se croiser au détour d’une plongée 😉

  11. Salut Hélène,

    Je suis divemaster Padi 150 plongées.
    Voici mon petit commentaire.

    Le canard est enseigné chez Padi mais seulement comme technique de free diving pas en plongée scaphandre. Je n est jamais pratiqué ce genre d immersion avec des bouteilles.

    Le RSE est appelé RUC ( remontée d urgence contrôlée ) avec Padi. Pratiqué en piscine et en milieu naturel le jour de la certification à 8 ou 10 mètres, l’exercice est fait avec l’embout en place donc très sécuritaire et par conséquent pas inutile puisque sécuritaire finalement en sachant qu ‘elle a ses limites. “Une RSE à -46 mètres” .

    Le surlestage,
    Au début de sa vie de plongeur, on est très souvent surlesté et on s’améliore avec le temps, parfois on plonge surlesté pour s’adapter aux conditions du site. (Courant avec franchissement d’obstacle).

    Les tables.
    Intéressantes pour comprendre la saturation à l azote, les intervalles de surface et le temps de plongée et la planification lorsque on a pas son ordi avec soit.
    Pas de plongée deco avec Padi.

    Merci pour ton Blog.

    1. Bonjour Damien,

      Merci pour ton point de vue et de cet éclairage par rapport à ce qui se passe chez PADI

      Concernant le lestage, il est vrai qu’un débutant va souvent avoir besoin d’un peu plus de lest. Mais cela va diminuer avec l’expérience, l’aisance sous l’eau…

      On ne plonge jamais avec déco chez PADI ou cela demande une spécialisation particulière ?

      1. Chez PADI la plongée avec déco se fait à partir de formation PADI tec. Pour ce qui est de la plongée loisir et même un divemaster n’est pas formé à la plongée avec déco.

  12. – Savoir faire un phoque ou un canard sert a gagner en aquaticite. C’est aussi savoir gérer son poumon ballast. Si les techniques d’immersion que tu plébiscites se resument à savoir descendre le long d’un mouillage en étant surlesté, et sans connaître un minimum de techniques, on a pas la même vision de la plongée.

    – La RSE : on l’apprend pour savoir gérer des situations merdiques. Savoir en faire une au N4 est il me semble une démonstration technique de ton aisance qui reste bienvenue.

    – les tables restent une base fondamentale lorsqu’on parle de déco. L’enseigner et Savoir fonctionner en mode dégradé est vital surtout lorsqu’on veut acquérir son autonomie.

    Je suis très circonspect par tes conseils adressés à tes lecteurs.

    1. Bonjour Frédéric,

      Merci pour ton retour sur mon article.

      Effectivement tu as raison, l’on pourrait dire qu’apprendre la technique du canard ou du phoque permettrait de travailler son aisance dans l’eau et/ou son poumon ballast. Il existe d’autres manières de travailler aussi cela mais j’admets qu’en piscine, dans cette optique, ça peut être ludique même si dans la pratique la plupart des gens ne l’utilisera pas.
      Par contre, je ne sais pas d’où tu conclus que pour moi s’immerger se résume à descendre sur-lesté le long d’un mouillage. Il me semble que c’est un raccourci saisissant pas nécessairement sympathique, mais bon…

      Pour la RSE, comme dit plus bas, force est de constater que le monde médical et/ou scientifique (DAN) la considère comme dangereuse. Qui sommes nous pour passer outre ces recommandations de ne plus la pratiquer sous quelques prétextes que ce soit ?
      C’est tout de même une grosse responsabilités d’aller à contre sens des recommandations des spécialistes de la santé, ne penses-tu pas ?
      Peut-être qu’il existe d’autres manière de faire preuve de son aisance ?

      Maintenant, chacun et chacune fera comme il voudra/pourra
      Comme pour les tables que l’on peut bien sur continuer à enseigner mais, à mon sens pas comme outil de décompression PENDANT les plongées.
      En même temps, certaines personnes s’énervent sur ce point mais dans la pratique, nous plongeons toutes et tous en nous référant à nos ordinateurs depuis bien longtemps … 😉

      Je te souhaite de très belles plongées à venir

  13. A partir du moment où tu rajoutes du plomb pour le confort, tu es en surlestage. Et c’est ce que tu préconises.

    Quant à mon niveau, je ne suis que moniteur CMAS 3* (MF2 FFESSM #1798 – je te laisse le soin de vérifier)… Donc comme un inconscient que je suis, j’ai sauvé un N4 qui a narcosé à la descente, je me suis retourné à -35m mais pas lui, et ce n’est pas à -46m que je l´ai récupéré… Je pense que tu te doutes de ce que je fais de tes commentaires, sur cet incident, je l’ai géré avec mon club Suisse de l’époque.

    Beaucoup de commentaires te reprennent sur tes affirmations, je ne suis pas le seul à être surpris de tes positions.

    J’ai découvert ton blog suite à une alarme par une amie monitrice. Ayant pourtant été licencié NELOS et FEBRAS, je ne retrouve pas ce que j’y ai vu / pratiqué dans tes positions.

    Attention aux positions que tu prends qui ne sont pas toujours lues par un public averti. En tous les cas, si le but de l´article était de provoquer: c’est gagné !

    1. Bonjour François,

      En réalité… je ne comprends pas la colère ou autre qui t’anime à mon encontre (c’est comme cela que je ressens tes propos)

      Que les gens soient ou pas d’accord avec moi relèvent de leur liberté individuelle.
      Je n’impose rien à personne et souhaite non pas provoquer mais susciter la réflexion

      Je n’ai rien dit d’exceptionnel ni de dangereux :
      La RSE est considérée comme dangereuse par le corps médical depuis de nombreuses années.

      Qui sommes nous, plongeurs ou moniteurs pour se positionner contre cela ?

      La FFESSM elle même est en réflexion depuis des années et n’arrive pas à trancher clairement par rapport à ce point. En Belgique, la LIFRAS (pendant francophone de la NELOS au sein de la FEBRAS) a supprimé cet exercice depuis un bon bout de temps.
      Certaines personnes s’accrochent à cet exercice… moi j’ai un avis qui va dans le sens du monde médical, de la position de DAN,… de la sécurité. En quoi mes propos sont-ils dangereux ?

      Concernant l’utilisation des tables comme outils de décompression PENDANT la plongée, pédagogiquement je ne vois aucun intérêt d’apprendre cela. S’il existe un intérêt d’enseigner ce que sont les tables et comment les lire, dans la pratique, nous utilisons toutes et tous nos ordinateurs de plongée depuis longtemps. Adaptons donc notre enseignement à cette réalité pour qu’il soit plus efficient. Je ne propose rien de plus

      Enfin, pour l’immersion en canard, j’avoue que je la trouve désuète et inutile (et finalement peu ou pas pratiquée… je ne vois jamais personne la faire).
      C’est mon avis et je ne pense pas que ce soit “dangereux” de s’immerger d’une autre façon. Libre à chacun de la pratiquer, de l’enseigner,…

      Par contre, là où le débat est parti dans une certaine incompréhension (peut-être due à une mauvaise formulation de ma part, d’ou le NB ajouté à l’article), c’est sur la question du sur-lestage.

      Je crois fermement qu’il est déconseillé d’être sous-lesté et donc les plongeurs et plongeuses doivent pouvoir tenir leur palier (obligatoire ou pas) sans difficulté en respirant calmement et profondément à ce moment important du processus de décompression sans devoir passer par des subterfuges (se tenir au bout, se mettre sur le dos, se tenir à une roche, … si si on voit ça ). Cela demande parfois l’ajout d’un ou deux kilos pour ceux et celles qui sont sous-lesté·e·s. Ce n’est pas dangereux, c’est juste pour plonger de manière confortable en toute sécurité.

      Si parmi les commentaires, certaines personnes se sont exprimées en désaccord par rapport à cet article directement sur le blog ou au travers des réseaux sociaux, force est de constater que j’ai reçu également en messages privés de nombreux remerciements, félicitations et/ou encouragements.

  14. Bonjour Hélène,

    Merci pour ton blog très intéressant !

    Puisque je peux laisser mon avis, je me permets…

    Je vais reprendre point par point.

    -La RSE: l’exercice est très intéressant mais a causé de nombreux accidents. Son utilité est toujours justifiée (voir commentaire précédent sur le givrage) mais sa mise en place doit être adaptée (comme ces dernières années) pour pouvoir être réalisée avec plus de sécurité pour éviter ces accidents.
    On voit bien d’année en année que des modifications ont été effectuées pour trouver la bonne méthode. La suspension de cet exercice est révélateur du débat. Tout n’est pas blanc ou noir, il faut trouver le bon compromis. Il est sûr qu’il y a eu des accidents mais cela a aussi permis dans certains cas de sauver des vies.
    Cette technique n’est pas enseignée sans embout dans le monde mais prend une autre forme: la RUC chez PADI par exemple…

    -le canard a toute sa justification dans des conditions de plongée dégradées (fort courant de surface par exemple).

    – les tables, leur apprentissage a 2 objectif : d’une part pouvoir se servir de cet équipement obligatoire (les tables) à bord d’un bateau de plongée en France. Et aussi mieux comprendre la desaturation et le principe sur lequel peut fonctionner votre ordinateur. Cela permet d’éviter d’utiliser “bêtement” son ordinateur en se fiant trop a lui. Un ordinateur peut se planter aussi et comprendre ces principes permet de prévenir les problèmes.

    Ça m’a fait plaisir de participer à cette discussion avec vous 🙂

    Bonnes plongées !

    1. Bonjour Nicolas,

      Bien sur que tu peux laisser un commentaire et participer à la discussion. C’est d’ailleurs un plaisir de lire une intervention positive, constructive… et non agressive 😉

      En ce qui me concerne, je crois que le point qui m’interpelle le plus dans la question de la RSE est : mais si le monde médicale français, belge, international (DAN par exemple),… au travers de recommandations et/ou de recherches déconseille vivement la RSE, qui sommes nous, nous les plongeurs, instructeurs et autres pour continuer à trouver une justification à cet exercice clairement identifié comme accidentogène ?
      Ceci dit, je suis loin d’être la seule à avoir cet avis puisque la FFESSM elle-même grande défenderesse de l’exercice n’arrive pas (plus?) à décider de la maintenir dans son programme (et elle à à mon avis bien raison)
      Je ne connais pas les standards de PADI mais j’ai cru comprendre que l’exercice dont tu parles se déroule entre -6m et -9m avec le détendeur en bouche, ce qui, j’imagine enlève du stress aux élèves.

      Les questions pédagogiques sont souvent difficiles à trancher : que mettre au programme ? Comment faire les exercices ? Pourquoi enlever des exercices que d’autres ont bien réalisés dans le passé ?…
      A mon avis, pour y répondre, il faut toujours aller dans le sens du moins de risque possible en tenant compte aussi des évolutions en termes de connaissances, en termes de matériel de plongée et en termes de profils des pratiquants et comme tu le souligne, d’adapter les choses.
      Je me rappelle une petite dame de 70 ans croisée un jour dans un vestiaire d’un plan d’eau qui avait commencé la plongée à 60 ans. Elle essayait désespérément de passer son niveau 2 depuis quelques années pour pouvoir (me disait-elle) plonger en autonomie dans la zone des 20 mètres en vacances. Mais, avait-elle ajouté, son instructeur lui donnait l’impression d’être un commandant de l’armée et les exercices purement physiques lui posaient des difficultés alors qu’elle plongeait toute l’année dans nos eaux froides du Nord. Je lui ait dit qu’il devait surement y avoir d’autres clubs dans son coin qui offraient une pédagogie différente. J’ignore ce qu’elle est devenue.
      Je crois cependant que cette discussion avait renforcé mon sentiment que la plongée et son apprentissage devait être adaptée aux personnes pour plus de plaisir en toute sécurité.

      En ce qui concerne les tables, je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il faille savoir ce qu’elles représentent. Dans l’article ci-dessus ET dans celui dont je mets le lien, je précise bien que c’est l’utilisation des tables comme moyen de décompression PENDANT la plongée qui me pose problème 😉
      Pour comprendre le fonctionnement de son ordinateur, je n’ai pas encore trouvé de meilleur moyen que de lire le mode d’emploi. Ce weekend, je testais du nouveau matériel dont un nouvel ordinateur en backup. Comme je n’avais pas encore pris le temps de lire le mode d’emploi, je me suis surtout référée à mon ordinateur principal… me promettant de lire le mode d’emploi de l’autre pour la plongée suivante
      Souvent la solution est dans ce conseil simple : “read the book”

      Merci beaucoup Nicolas pour ta participation à cette discussion
      Bonnes plongées

  15. Bonjour Helene,

    Tous d’abord, comme toujours cette article est très intéressant.
    A mon avis l’utilisation des tables ( plongée simple, plongée successive, et consécutive ) doivent continuer à être enseigner ( pour simuler des conso, planifier des plongée et comme lu plus haut pour l’histoire de la plongée , je sais qu’il y a un mode plan sur l’ordi mais je trouve ça plus parlant pour la planification ) ensuite tous ce qui est procédure anormal (remontée rapide, etc..) ne sert plus à rien. De nos jours on plonge à l’ordi et dans chaque manuel il y a des procédures pour ces situations.
    Un cours sur l’utilisation d’un ordi serrait plus pertinent ( et pour ceux qui vont dire on peux pas connaitre tous les ordi, regardez les ordi qu’on vos élèves, en général il y a 3 modèles qui ressortent.

    Pour le canard je suis pas d’accord il faut continuer à l’enseigner pour montrer à nos élèves qu’il y a différentes façon de s’immerger et cette technique et surtout très efficace.
    Pour le sur lestage , 1 kg en plus et à mon avis un confort, 2 kg en plus et un manque de technique donc je comprends la polémique lu dans les post plus haut , la limite est mince.

    Pour la RSE c’est simple trop dangereux, et ne sert à rien. La fédé ou je suis l’a abandonné depuis quelque temps et c’est bien. Si un exercice est mis puis supprimé puis remis et re supprimé c’est qu’il ne sert à rien.

    Pour conclure je pense que votre article est intéressant car vous nous incitez à nous remettre en question sur notre péda ( du moins c’est ce que j’en ai compris) et ça malheureusement c’est trop souvent oublié.
    Merci encore de nous faire partager vos idée et à nous forcer à réfléchir.

    1. Bonjour Crazyscubadiver (ton pseudo me fait sourire, il est sympa 😉 )

      Merci beaucoup pour ton retour positif et constructif

      Effectivement, comme tu le soulignes, cet article n’a pas d’autre objectif que de faire réfléchir les plongeurs (tous niveaux de plongée et/ou d’instruction confondus) sur ce qu’ils font en plongée.

      Nous avons trop souvent tendance (c’est humain) à nous reposer sur ce que nous connaissons et ce que nous avons toujours fait sans toujours nous rendre compte des évolutions du secteur de la plongée en termes de matériel, de connaissances et de public.

      Pédagogiquement, à mes yeux, il est important que les enseignements aient du sens pour les plongeurs et plongeuses bien entendu mais également pour les instructeurs.
      Je propose juste une autre vision des choses en faisant l’hypothèse que chacun de nous est capable de raisonner peu importe son niveau.
      Concernant les tables par exemple, dans la pratique, nous savons bien que les plongeurs et plongeuses loisirs vont se référer à leur ordinateur de plongée et n’utiliseront jamais les tables en plongée.
      Si apprendre ce que sont les tables et comment les utiliser à un intérêt pédagogique, baser un enseignement long et fastidieux dont l’objectif est de les utiliser en plongée me semble inutile et dépassé en plongée loisir. Mais c’est juste mon point de vue.
      Pour faire un cours sur les ordinateurs, ce n’est pas très compliqué et il n’est pas indispensable de connaitre les ordinateurs de chacun. Nous pouvons par exemple réunir le groupe d’élèves et leur demander d’expliquer en 5 minutes ce qui fait la spécificité de leurs ordinateurs respectifs (ils vont devoir un minimum le connaitre pour cela). Ensuite, tu fais tourner les ordinateurs dans les mains des personnes et chacun et chacune, après l’avoir manipulé, doit poser une question au propriétaire de l’ordinateur. Si le propriétaire ne connait pas la réponse, on cherche ensemble dans le manuel qu’il aura pris soin d’imprimer et d’apporter (ou télécharger sur un pc, tablette,…)
      A la fin du cours, les plongeurs et plongeuses présent·e·s auront très certainement appris beaucoup de choses sur leur ordinateur mais également pris conscience que d’autres utilisent des outils différents et qu’il est utile d’en tenir compte.
      C’est une idée comme une autre parce que, comme toi, je trouve aussi qu’apprendre à utiliser ses instruments c’est important.

      Merci pour ton partage et tes propos concernant mon blog que je prend pour des encouragements
      Bonnes plongées

  16. Quand je lis qu’un moniteur promeut le surlestage, désolé, toute la crédibilité disparaît. Le surlestage est accidentogène, j’espère que ce point est acquis.

    Le canard est une technique d’immersion qui a toute son importance comme le phoque, surtout pour savoir où l’on se dirige sans ravager le milieu.

    J’ai givré avec du matériel prêté par -46m dans le lac de Neuchâtel en récupérant un N4 narcosé. À ce moment, tu ne te poses pas la question de la pertinence ou pas de la RSE: tu la fais !

    Je suis d’accord que trop de moniteurs ont du mal à justifier les exercices à faire. La solution n’est pas alors d’arrêter de les enseigner mais de reprendre la justification et voir si c’est toujours d’actualité.

    La bouée de cochon, par exemple, c’est depuis la disparition des frenzy complètement inutile et oui, le collège national à pris son temps pour l’enlever. Mais tout n’est pas à jeter non plus….

    1. Bonjour François,

      Merci pour ton retour et pour ton avis sur ma qualité de monitrice.
      Avant de crier au loup, il serait peut-être utile de définir ce qu’est le sur-lestage, ne penses-tu pas ?
      Comme dit dans les commentaires plus bas, il ne s’agit pas ici de faire apologie d’un quelconque sur-lestage mais d’encourager chacun et chacune à se lester de manière à pouvoir s’immerger sans effort ET tenir son palier sans effort. Rajouter 1 ou 2 kg de lest supplémentaire peut parfois être utile pour éviter de grosses difficultés en fin de plongée.
      Si un sur-lestage de 4/6 kg peut éventuellement poser des problèmes, un kilo supplémentaire n’influera certainement pas sur le déroulement d’une plongée. Par contre, un guide allant trop vite, une mauvaise condition physique, une fatigue intense avant plongée, un stress (pour des tas de raison), un manque de préparation, une mauvaise évaluation de ses compétences, un mauvais briefing,… seront surement accidentogène.

      Je partage tout à fait ton avis sur le fait de réfléchir et de voir si les exercices sont toujours d’actualité. C’est ce que j’ai fait pour les trois plus haut qui me semble désuets et inutiles au regard de la plongée aujourd’hui.

      Enfin, perso, si je givre, je remonte en respirant sur mon détendeur qui fusse mais il est vrai aussi qu’en amont je ne plongerais surement pas avec du matériel prêté à cette profondeur.
      Mais là, chacun fait comme il peut/veut.

      1. A partir où tu mets ne serait-ce qu’un kilo pour le comfort et si tu commences ta plongee en gonflant le gilet, tu es en surlestage…
        Bloc plein en début de plongée, tu es en surlestage (Poids de l’air, 2-3kgd). Le lestage, c’est l’equilibre au palier en fin de plongée.

        Respirer sur un détendeur qui fuse, je t´en prie, essaye, tu as 2min avant que le bloc ne soit vide. Mais tu as raison, j’aurai du laisser le binome à 50m, ne pas le remonter et dire à ses proches pour son enterrement: « oh vous savez, la RSE, je ne sais plus trop à quoi ça sert au final »

        Je vais etre clair: ton blog est dangereux dans les « conseils » que tu dispenses.

      2. Bonjour François,

        Tu dis de mon blog qu’il est dangereux pour les « conseils » que je dispense
        C’est tout de même une affirmation/accusation forte

        Comme tu as pris le temps et l’énergie de répondre à mon message, je vais me permettre de te donner une autre lecture de ton histoire:

        Tu vas plonger dans un lac froid à -46m ou -50m on ne sait pas trop bien.
        L’histoire ne dit pas ton niveau ni votre habitude à toi et ton binôme de ce genre de situation ni même si tu connais ce binôme.
        Pour effectuer cette plongée profonde, tu utilises du matériel prêté ce qui est de base imprudent (voir inconscient) pour une plongée dans ces conditions. Des plongées à cette profondeur et dans ces conditions (froid, lumière fort réduite, visibilité parfois très mauvaise selon les lacs,…) doivent être bien préparées. Si tu n’avais pas ton matériel, tu aurais clairement du adapter la plongée ne serait-ce qu’en profondeur ou la reporter à un autre moment. Une plongée profonde ne s’improvise pas, elle se prépare et se planifie et on respecte la planification !
        A -46m ou -50m selon tes messages, tu observes le N4 comme étant narcosé. A cet instant tu givres peut-être à cause de l’accélération de ta respiration dû au stress provoqué par la situation, peut-être car tu utilises du matériel non-entretenu ou mal entretenu ? en tout cas que tu ne dois pas bien connaitre car ce n’est pas le tien,…
        Tu portes assistance à ton binôme et remonte en RSE car la contenance de ta bouteille (que l’on ne connait pas : 12l ? – en fait pas possible pour une telle plongée – 15l ? 18l ? Bi ? ) ne te donne que deux minutes de temps à partir du moment ou ton détendeur fuse pour se vider complètement.
        Toute personne qui a déjà été narcosée et/ou qui a déjà assisté quelqu’un de narcosé sait qu’il suffit de remonter de quelques mètres pour que la narcose s’en aille aussi subitement qu’elle est apparue (même si la personne peut continuer à être stressée,…) et donc il est inutile de faire une remontée d’urgence sur la totalité des 50m qui vous séparent de la surface mais bien une remontée assistée la plus calme possible.
        Comme ton binôme est N4, j’imagine au moins que pour une telle plongée vous aviez une redondance du matériel et qu’il avait au minimum un octopus. Il aurait donc été très largement plus prudent d’effectuer la remontée le plus calmement possible en respirant si besoin sur son octopus (si ta bouteille était vide) plutôt que de faire une RSE en catastrophe interrompant d’emblée vos paliers (il est plus que probable que vous ayez eu des paliers obligatoires avec une plongée à cette profondeur).
        Une succession d’erreurs et d’imprudences a donc conduit à cette situation (c’est souvent comme cela qu’un accident arrive) et le stress, l’inexpérience ou le manque d’habitude t’a amené à faire le choix d’une RSE à mon sens aussi inutile que dangereuse selon les indications que tu donnes plutôt que de remonter calmement sur l’octopus de ton binôme.
        Là où tu décris cette histoire comme un succès, je la vois comme une successions d’erreurs qui aurait pu avoir de très lourdes conséquences.
        Mais peut-être que cette histoire n’est jamais arrivée. Peut-être n’as-tu jamais fait une RSE de -50m à la surface en assistant ton binôme ??… Peu importe, cela nous aura fait réfléchir 😉

        Pour revenir sur le point qui nous intéresse, je ne pense pas que parce que tu n’es pas d’accord avec ma vision des choses cela fait de moi une personne diffusant des conseils dangereux.

        Chacun voit midi à sa porte.

        Quoiqu’il en soit et malgré tes accusations, je te remercie très sincèrement car les échanges que nous venons d’avoir toi et moi m’ont inspirée une chouette idée
        N’est-ce pas à cela aussi que servent les partages d’expériences ?

        Bonnes plongées à toi

  17. Je regarde de temps à autre et là c’est vraiment dommage d’annoncer un titre sympathique qui peut mener à la réflexion et finalement identifier quelque(s) anomalie(s) …
    Le lestage : non au surlestage !!!!! et tout a été dit avant … mauvaise ventilation, mauvaise position dans l’eau donc plus d’effort pour se déplacer et consommation air (ou nitrox…) élévée etc …
    Du coup, la technique d’immersion annoncée me semble être une coulée en vidant doucement le gilet pour le confort … car cela impose un surlestage dangereux
    Pour info, je me souvient d’un accident ou une plongeuses s’est noyée du fait d’un surlestage et avec une stab qui s’est bloquée purge ouverte lors de la mise à l’eau … elle a coulée …
    La photo du gamin dans l’eau : bah s’il faut avoir un octopus, pourquoi il n’en a pas ? parce que c’est un gamin ?
    Les tables ne sont qu’un outil pédagogique pour expliquer le fonctionnement d’un ordinateur, il a, comme les tables des limites d’utilisation …
    Quand à la RSE, il y a du pour et du contre, chacun voit midi à sa porte … Néanmoins une remontée se fait toujours en expiration contrôlée … 😉 quelque part …
    Un plongeur d’une autre époque mais encore jeune 🙂

    1. Bonjour Lc,
      Tout d’abord merci pour tes visites régulières sur mon site et désolée que le titre de cet article ne réponde pas à tes attentes. Il me paraissait pourtant assez explicite. Qu’aurais-tu souhaité trouver à la place ?
      Attention que les tables n’expliquent pas le fonctionnement d’un ordinateur de plongée. Seuls les modes d’emploi le font.
      Pour la photo, je ne suis pas responsable de l’équipement des personnes. Pour sa défense, ce jeune homme était dans une piscine n’excédant pas 1m20 et testait un détendeur. Il a accepté de poser pour moi 😉

  18. Bonjour Helene,
    L’idée de base est excellente: indiquer à des “élèves” et “enseignants” des méthodes qui ne devraient plus exister.

    Par contre, j’ai la sensation que l’article a été fait à la va-vite.

    Oui la RSE est anxiogène, surement du à des explications imprécises conduisant à un manque de technique. Il est vrai qu’il y a eu quelques accidents sur combien de RSE réalisées. Mais oui, son enseignement n’a plus aucun sens du fait de l’évolution du matériel (octopus).

    Le canard, accidentogène : NON ! le canard a son utilité !
    se surlester de 1 à 2 kg de lest : SUREMENT PAS ! pour info, nous sommes déjà surlesté par la quantité d’air contenu dans le bloc (150b généralement)

    Les tables, un outils visuel pour comprendre la désaturation grâce à des exercices qui doivent rester réalistes.

    Par contre les images illustratrices de l’article me semble discutables … maintien du détendeur, serrage des stab, les manchons de combi non repliés…. donc une utilisation du matos non maitrisée

    Surtout Helene, ne te décourage pas et continue 😉 nous sommes des pinailleurs 😀

    1. Bonjour Florent,

      Non l’article n’a pas été fait à la va vite.
      C’est le fruit d’observations, de nombreuses discussions et de réflexion.
      J’entends bien que tu opposes un avis différent du mien et c’est ton droit
      Dans l’article ci-dessus, je mentionne trois exercices qui, selon moi, n’ont plus de sens aujourd’hui.
      Libre à chacun et chacune de continuer à les faire et/ou à les enseigner.
      Pour ce qui est du sur-lestage, c’est à mon avis plus une interprétation de ta part que le message transmit… mais peut-être me suis-je mal exprimée si tu as mal compris.
      Par contre je remarque que ce sujet du lestage semble être un point très sensible en France, je n’imaginais pas à quel point.

      Les images sont là pour illustrer l’article. D’habitude, j’e n’en mets pas dans le contenu
      Contente qu’elles aient pu te permettre de pinailler si telle était ton envie 😉

  19. Bonjour à toi jeune padawan… pour commencer ton entrainement en piscine tu achètes un masque une paire de palme premier prix et une ceinture avec 2 Kg de plomb pour mieux tenir les apnées en piscine…
    Cette phrase n’est pas de moi mais sort d’un manuel d’accueil des jeunes plongeurs dans un club du nord…
    Très honnêtement je n’ai pas poursuivi avec cette équipe…

    Je plonge depuis 1983… J’ai donc appris la plongée en mistral puis avec un Aquilon et une bouée collerette avant les stabs, les ordinateurs et autres plaisirs. Ce n’était pas mieux mais différent. Ce que je retiens de cette époque c’est certainement le besoin d’un ajustage aussi fin que possible de son lestage… et éviter tant que faire se peut le surlestage.
    Adepte de la belle nage j’évite autant que possible et dès le prépa N1 d’avoir des hippocampes incapables d’avancer avec une stab pleine et le cul de plomb en bas… Sans forcément vouloir un trim parfait j’insiste dès ce stade sur cette notion… c’est bizarre ça fonctionne pas mal… (petite astuce si vous avez des stabs avec poches arrières à plomb 1/3 du lestage dedans c’est pas mal pour améliorer le trim)

    Pour la table… bien entendu je plonge avec un ordi…………… effectivement ça fait 20 ans mais je reste fidèle en enseignement aux tables ne dit-on pas “qu’un peuple sans histoire et sans mémoire reproduit toujours les erreurs du passé???” Il suffit de voir l’accidentologie générée (par) (pardon sous couvert de..) les ordinateurs en mer rouge par exemple pour comprendre le besoin d’expliquer les limites de ces machines… et de la décompression…

    Enfin les méthodes d’immersion:
    je plonge aussi bien en semi qu’en étanche… le canard bien exécuté en étanche n’est pas une difficulté suffit de vider la bulle au départ avant le canard par exemple en profitant du temps nécessaire pour acclimater son visage à l’eau froide et faire son check de valve de vidange???…
    Je reviens encore une fois sur l’apprentissage de la belle nage… peut être pour aller plus vite certains en font l’impasse… je le vis au quotidien de plongeur avec mon épouse plongeuse récente formée à une école rapide en mer internationale… qui si elle maîtrise très bien l’art du tuba à poste et du parachute est incapable de se déplacer correctement. Vous savez comme moi que les proches ne sont pas des bons élèves et qu’il est terriblement difficile de corriger un défaut acquis…

    Bref et comme cela a été dit dans les commentaires planification, progression, en sachant d’où l’on vient pour savoir où l’on va… Je rajouterai enfin toute l’humilité qu’il faut pour transmettre ( c’est absolument volontairement que je n’utilise pas le terme d’enseigner!!) ce savoir et transmettre surtout les éléments nécessaires pour que la plongée reste un plaisir…

    Alain plongeur depuis 33 ans et MF1 depuis 11 ans…

    1. Bonjour Alain,
      Merci pour ce partage de ton expérience passée et présente sur la plongée, c’est toujours très intéressant
      Je comprend bien l’importance du “lestage fin” pour toi qui a commencé la plongée à une époque où il n’y avait pas de stab. Aujourd’hui, le matériel est différent et le public de la plongée aussi. Dès lors, il m’apparait indispensable de s’adapter et de prendre en compte l’évolution.
      En ce qui concerne l’immersion en étanche avec la technique du canard, je t’avoue que je n’en vois aucun intérêt et qu’il ne me viendrait pas à l’idée de la pratiquer. Surprise par la lecture des commentaires sur cet article, j’ai interrogé dans mon entourage des plongeurs et moniteurs (dont certains ont aussi de très longues années de pratique) pour savoir s’ils avaient déjà vu quelqu’un s’immerger en étanche avec la technique du canard. Ces personnes m’ont regardée d’un air franchement interrogateur, pensant que je devais avoir un problème avant de me répondre “non, évidemment”… toutes ces personnes plongent, comme moi, la plupart du temps en étanche.
      Il faut croire que nous ne plongeons pas aux mêmes endroits 😉
      Tu parles d’un taux d’accident de plongée en Mer Rouge, pourrais-tu me transmettre tes sources car cela m’intéresse ?
      En attendant, je te souhaite de continuer à transmettre pour de très longues années encore ton amour de la plongée pour qu’elle reste (là nous sommes bien d’accord) un plaisir.

      1. Bonsoir Hélène,
        Tu disposes de mon mail par le biais du site contacte moi et je te raconterai 2 histoires… Ce n’est pas le sujet direct du post ici mais une extension. Libre à toi ensuite de l’exploiter.
        Amitiés

  20. Je ne pense que ne plus travailler les tables soit une bonne chose. Même si ce n’est pas forcément simple ça permet de comprendre comment ton ordinateur fonctionne et évite d’apprendre la courbe de sécurité sans savoir d’où ça sort.
    Pour le canard, c’est une technique comme une autre d’immersion. C’est d’ailleurs pour certaines personnes la seule technique pour réussir à passer leur oreilles. Je ne vois pas en quoi elle est dangereuse.
    Pour le surlestage, c’etait la spécialité du dernier club que j’ai fais. Pour eux plongeur surlesté = zéro problème = guide qui “se trimballe 15 gugus” heureux. Personnellement moins j’ai de plomb sur ma ceinture mieux mon dos se porte.

    1. Bonjour Léa,
      Merci pour ce retour intéressant.
      A mon sens, pour comprendre comment ton ordinateur fonctionne, le mieux est de lire le mode d’emploi (mais je sais que la grande majorité des plongeurs ne le font jamais, il faut dire que c’est fastidieux)
      Pour le reste il est utile d’apprendre comment fonctionne la compression-décompression et les tables pour le concept théorique de base. Mais il me semble encore plus important d’inciter les plongeurs et plongeuses à connaitre et comprendre le fonctionnement de leurs ordinateurs (qui seront leurs vrais outils durant la plongée) en ce compris le mode planification. Combien de plongeurs et plongeuses planifient vraiment leurs plongées ? Qui sort ses tables et/ou le mode planification de son ordinateur de plongée avant une immersion ?
      Enfin, pour le sur-lestage, tout est question de point de vue. Perso je veux un lestage adapté pour m’immerger sans effort et tenir mon palier sans effort également. Parce que la plongée doit avant tout être à mes yeux un plaisir en toute sécurité.
      PS : si tu veux éviter d’avoir mal au dos, tu pourrais essayer les poches à plombs bien plus sympas notamment pour les hanches féminines 😉

  21. Même si je suis plus que réticent sur bon nombre d’exercice encore enseignés par des moniteurs que je connais (décalage recaplage au fond) de ceux présentés ici me surprennent.
    S’il est évident que l’on utilise plus les tables sous l’eau, avoir un minimum conscience des délais de désaturationet du travail effectué par l’ordinateur me semble nécessaire et cela passe par la connaissance des procédures tables et de leur fonctionnement.
    De même,s’il est tout aussi évident qu’en début de plongée une immersion forcée type canard ou phoque est inutile, en fin de plongée lorsque le bloc est presque vide, il faut savoir se ré immergé sans être surlesté, un surlestage de 1 à 2 kg en fin de plongée, c’est un surlestage de 5 à 7 kg en début de plongée et là, c’est vraiment dangereux, et ça le sera d’autant plus pour des plongeurs débutants pour lesquels le stress nécessite généralement encore 1ou 2kg supplémentaire.
    Donc phoque et canard font toujours parti de mon enseignement, il ne présente aucun risque dans aucune situation (même en étanche) et c’est généralement assez amusant, divertissant comme séance !

    1. Bonjour Binouzeur,
      Ce qui fait la richesse de l’enseignement est surement aussi sa variété et c’est tant mieux si tu impulses des exercices sous formes divertissantes.
      Comme dit dans l’article sur les tables, il reste intéressant de les enseigner ne serait-ce que pour l’intérêt du concept de base même si dans la pratique, les plongeurs et plongeuses ne les utiliseront plus par la suite pour la toute grande majorité.
      Par contre, je ne comprends pas bien pourquoi les plongeurs doivent se ré-immerger en fin de plongée ?
      Comme dit plus haut et/ou plus bas (dans un autre commentaire), je ne prêche pas le sur-lestage (je ne prêche rien en réalité 😉 ) mais bien un bon lestage confortable permettant de s’immerger sans forcer et de tenir son palier sans difficulté, ce qui passe parfois par l’ajout d’un ou deux kilos

  22. Se surlester..?? heu, pas d’accord Hélène, à faire cela, çà indique que le plongeur ne maîtrise pas le poumon/ballast, qu’il respire certainement poumon “haut” également.
    Autre exercice encore pratiquer par les “anciens”: le tuba enchanteur qui n’a d’enchanteur que de voir les yeux explosés des élèves après 50 m de nage.
    La plongée à évolué oui, beaucoup de moniteurs ont arrêté de consulter le MFT (pour la 2F) dès l’obtention de leur initiateur.
    Aller voir ce qu’il se passe dans d’autres club me paraît être une bonne chose aussi, échanger entre moniteur sur les exercices que nous voulons faire, rester ouvert à la critique tant qu’elle est constructive bien sur…

    1. Merci Jean-Jacques pour ton retour,
      Il ne s’agit en rien de sur-lestage mais de lestage correct et confortable en opposition au sous-lestage qui demande des efforts pour rester stable au palier. Parfois, rajouter un ou deux kilos va permettre d’être bien à son aise toute la plongée sans devoir forcer pour s’immerger et/ou forcer pour tenir son palier. Rien de plus 😉
      Tu as raison de mettre en avant l’intérêt d’aller voir ce qui se passe dans d’autres clubs, endroits,…
      Par contre qu’est-ce que le “tuba enchanteur” ?

  23. Entièrement d’accords avec vous …..je suis conseiller technique en plongée et je confirme pour la redondance et la planification …la pédagogie suit l’évolution

    1. Bonjour Mesrati,
      Merci pour ton retour
      Comme tu le dis, la pédagogie suit l’évolution (sans nier l’histoire) et c’est surement tout bénéfice pour la plongée
      Peux-tu expliquer en quoi consiste la fonction de conseiller technique en plongée ?

  24. Oui il est vrai que je préfère de loin plonger avec deux ordis identiques dont les piles n’ont pas été changées le même jour pour éviter de me retrouver chef de palanquée avec comme indication “low battery” avec des tables que je n’arrive plus à lire ou dont les caractères se sont effacés. Par contre, je trouve une certaine utilité intellectuelle à faire des exercices de tables pour comprendre comment ça se passe. Je précise aussi que les pompiers fonctionnent comme les tables et planifient tout à l’avance, mais c’est un autre monde.
    Apprendre à ne pas bloquer sa respiration à la remontée est utile mais ça me joue des tours pour la passerelle apnée parce que je remonte en expirant à l’approche de la surface, ce qui est pris pour un signe de malaise dans le monde de l’apnée.
    Patrick, 66 ans E2.

    1. Merci Patrick pour ton partage
      Je suis d’accord avec toi sur l’utilité intellectuelle d’enseigner les tables ne serait-ce que pour le concept théorique de base mais pas comme outil utilisé pour la plongée 😉
      Pour l’apnée vs plongée effectivement, je me suis déjà fait reprendre aussi par ce que j’expirais en fin d’apnée… l’apnée est finalement proche mais très différente de la plongée

    1. Merci je croyais être le seul à pas trop piger…il y aurait bien des situations dangereuses mais de là à ne plus l enseigner. Rajoute des plombs tu verras se sera mieux…à bon ça c’est sécu …

      1. Bin parceque si tu as des chaussons un peu grand ou si ton étanche n est pas très bien ajustée tout l air va dans les pieds et tu fais le canard… définitivement. Genre… i bélieve i can fly… et pour sortir de cette situation tu as beau essayer de te mettre en boule de te recroqueviller bin tu restes la tête en bas… et en haut… là il vaut mieux avoir un binôme compatissant qui te prends par les fesse et le dos et hop te fais retourner….

      2. Pour répondre à Giglio, une étanche, on apprend à s’en servir, et notamment à la purger.
        Lors de la mise à l’eau ou en surface avant de faire le canard, l’air va être chassé vers le haut où se trouve la purge. Je n’ai jamais vu de l’air rester au point bas, dans les bottillons.

      3. Sérieusement pmk, tu t’immerges en étanche en faisant le canard ?
        J’avoue que même si c’est totalement inutile et potentiellement dangereux (Giglio explique assez bien pourquoi), je ne croyais pas qu’il y avait des gens qui faisaient ça… mais tout existe dans le monde, je suis souvent surprise.
        Perso, je plonge toute l’année en étanche vu mon environnement et je n’ai jamais vu (pas une fois et nul part) quelqu’un s’immerger de la sorte en combi étanche
        Nous ne devons pas plonger aux mêmes endroits 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.