Équivalence en plongée : quand votre niveau ne vaut plus rien

Équivalence en plongée : quand votre niveau ne vaut plus rien

Pas toujours facile de s’y retrouver lorsque l’on veut plonger en France. La problématique de l’équivalence en plongée peut parfois donner lieu à des situations qui devraient être évitées.

En effet, alors que dans le reste du monde il existe un certain consensus sur les certifications de plongée, « un peuple d’irréductibles gaulois résiste encore et toujours ».

Bien sûr, dans la bande dessinée, cette situation est amusante. Mais dans la réalité de notre monde de plongée, cette résistance particulière pose parfois de réels problèmes. Autant aux plongeurs étrangers qu’aux plongeurs français ayant effectué un cursus à l’étranger ou dans une filière de formation non reconnue par le code du sport.

Equivalence en plongée : pas si simple

Le monde d’aujourd’hui permet de découvrir les richesses sous-marines aux quatre coins de la planète. Les gens sont plus mobiles et ont envie d’aller vers de nombreux horizons. De ce fait, nombre d’entre nous tirent profit de leurs vacances pour découvrir les merveilles du monde marin. Certains en profitent pour passer l’un ou l’autre brevets de plongée durant leurs vacances. D’autres veulent s’ouvrir à de multiples expériences. Ceux là choisissent de faire un cursus patchwork dans divers organismes de certification. D’autres enfin préfèrent apprendre tout au long de l’année dans des structures (associatives ou pas). Structures proposant des cursus de formation propres à l’environnement dans lequel ils souhaitent évoluer.

La plupart du temps, cela n’a aucune espèce d’importance.

En effet, le code du sport permet aux directeurs de plongée des centres français de donner des prérogatives de plongée aux plongeurs et plongeuses qui fréquentent leurs centres. 

Mais parfois, il arrive que des plongeurs et plongeuses se rendent dans des centres de plongée français et ont de (très) désagréables surprises.

Refus de valider des prérogatives et déconsidération d’un brevet 

Peut-on décemment refuser de valider des prérogatives ? Et, pire encore, de déconsidérer un brevet parce qu’il n’est pas français ? Ce fut mon cas cette année là.

Dans un soucis de respecter ma philosophie, les noms des personnes ont bien entendu été modifiés.
▶️ En savoir plus sur ma philosophie

Invitée pour plonger

C’est l’été et il fait beau. Je suis heureuse car je me rends dans un centre de plongée en France. En effet, je suis invitée par mon ami Jean à plonger avec lui dans le centre que fréquente sa collègue Lola. Il s’agit d’un centre connu et réputé dans cette région de France. 

Comme il n’y a plus de place pour la voiture devant le centre, je prends nos sacs de plongée et laisse mon binôme chercher un endroit adéquat pour garer le véhicule.

Je rejoins Jean qui se trouve déjà au centre avec Lola.

Peu après mon arrivée, David, le responsable de cette structure de plongée vient me saluer et me demande mon niveau de plongée afin de composer les palanquées. Je le lui donne bien volontiers, j’ai hâte de découvrir le nouveau spot promis. Il me demande ensuite le niveau de mon binôme qui va arriver.

Je lui réponds « Course director ». Ce à quoi David me rétorque « non je te parle d’un vrai niveau de plongée » 

Equivalence en plongée : quand on déconsidère les autres

J’en reste sans voix. Réellement, je suis abasourdie. Je marque un temps d’arrêt. Lui attend ma réaction.

Comment cette personne ose-t-elle si ouvertement dénigrer les acquis, compétences et expériences de mon binôme sans jamais l’avoir vu ? Sans rien connaitre de lui ?

Inutile de vous dire que si mon ami Jean n’était pas présent j’aurais simplement et calmement remballé nos logbooks et serais allée voir ailleurs.

Au lieu de cela, je sors la carte de moniteur 3* CMAS de mon binôme en lui demandant si cela lui convient. David regarde la carte de très près (au cas ou elle serait fausse ? ) et me dit  « oui, maintenant ça va » en me rendant la dite carte.

Même si je suis en colère, je choisis de taire ces réflexions à mon binôme lorsqu’il arrive.
De nature positive, je me convaincs que c’est passé et décide de me concentrer sur le plaisir de la plongée à venir.

La plongée est prévue sur un spot de -40 m de fond. David nous propose de faire une palanquée avec Lola. Jean ayant un niveau de PE40 (plongeur devant être encadré dans la zone des -20m à -40m), David lui attribue un de ses moniteurs. Jean est déçu et nous aussi car nous voulions plonger ensemble.

Aussi, nous proposons à David d’encadrer Jean puisque nous sommes tous deux moniteurs 3*CMAS. Cela afin que nous puissions plonger avec notre ami (nous étions venus pour cela, je le rappelle).

La déconsidération continue…

Sèchement, le responsable du centre nous répond « Non ! Vous, vous n’encadrez pas » … ok. Il me semble pourtant que notre niveau de moniteurs 3*CMAS nous autorise tout à fait à encadrer un membre de notre palanquée. Soit, nous nous conformons à ce que le responsable du centre souhaite.

Nous rejoignons le bateau. Arrivés sur le spot, Lola, la collègue de Jean qui a l’habitude de fréquenter le centre demande à haute voix devant l’ensemble des plongeurs et plongeuses si Jean peut plonger avec elle.

David commence à dire « non tu n’es pas N4, je n’ai pas le droit, c’est une structure commerciale ici » (euh, pourquoi, dans l’associatif, il croit qu’elle aurait le droit ? ). Cela, avant de céder ouvertement en rajoutant « ok, tu le surveilles mais pas de bêtises, vous ne dépassez pas les -40m, promis ? »

Mon binôme et moi-même sommes sidérés.

Incrédules, nous formons donc une palanquée de 4 dans laquelle nous, moniteurs 3* CMAS, n’avons pas le droit d’encadrer notre ami plongeur PE40 qui est pris en charge par une plongeuse N3 ! Le tout, dans un grand centre jouissant d'une très bonne réputation.

Et après, on voudrait que je trouve cela sérieux ?

A mes yeux, ce qui s’est passé revient à dire que notre niveau ne vaut plus rien une fois entré sur le territoire français. De ce fait, je suis perplexe sur l’application de cette réglementation relative au sport en France. Et je me permets de douter de la qualité du système qui m’apparaît soudain arbitraire et dépendant de l’humeur et/ou du jugement du responsable de centre (#Ilfallaitquejeledise )

Ma connaissance du code du sport français est certainement imparfaite. Pourtant, je me renseigne tout de même sur les réglementations en vigueur dans les pays où je suis amenée à plonger. Je n’ignore pas que le directeur de centre/de plongée est seul juge des prérogatives de plongée accordées dans son centre pour les détenteurs de certifications non reconnues par le code du sport. Je n’ignore pas non plus qu’il peut refuser de reconnaître les prérogatives liées à un brevet autre que ceux indiqués dans le code du sport. (Mais le faire avec politesse et courtoisie serait un minimum ). Cependant,  je m’interroge sur le fait qu’il ne reconnaisse pas les prérogatives du porteur d’un brevet CMAS. Brevet pourtant reconnu par le code du sport français. Et donc ici notre capacité d’encadrer.

Etant donné que j’ai de nombreux amis et de la famille en France, il m’arrive régulièrement d’aller y plonger. Mais jamais je ne m’étais retrouvée face à une telle situation. (Heureusement, cela doit montrer que c’est peut-être un cas isolé ?)

Mais alors, que faire ?

J’ai conscience que le code du sport en France ne facilite pas les choses. Et que, finalement, ce sont les professionnels du secteur qui en pâtissent. Mais pourtant, cela fait partie de la Loi et il leur faut bien faire avec. Je sais qu’il y a une majorité de personnes de bonne volonté dans le secteur de la plongée. Et je me réjouis à chaque nouvelle rencontre.

Cependant, je me dis que, outre le code qui empêchent les professionnels de parfois faire ce qu’ils souhaiteraient, un minimum de bonne volonté et d’ouverture enrayeraient facilement ce genre de situation de déconsidération des capacités et expériences des personnes. A moins que les professionnels ne demandent purement et simplement une modification du code ? Ou une reconnaissance moins arbitraire des brevets de plongée ?

Ceci afin d’éviter que les plongeurs formés à l’étranger ou au travers d’autres filières de formation ne désertent la France pour se tourner vers d’autres destinations comme j’en avais parlé dans l’article consacré à la plongée en recul au sud de la France.

Une autre piste étant de travailler sur comment booster (facilement) une plongée de qualité en France ?

Mise à jour: Les très nombreux commentaires reçus au travers des réseaux sociaux et/ou directement en commentaire ci-dessous m'ont permis d'en apprendre plus sur le système français régissant la plongée. En effet, il apparait en autres choses que le système français est plus complexe que le "simple" Code du sport. Mais qu'il existe aussi des solutions positives et constructives pour qui se montre ouvert et respectueux. Apprendre toutes et tous ensemble pour moi qui adore l'apprentissage au travers de l'intelligence collective est un véritable bonheur. Et pour cela, ... je vous remercie.

En savoir plus ▶️  l’incroyable impact de l’intelligence collective en plongée 

Quelles sont vos expériences concernant l’équivalence en plongée en France ?

Rassurez-moi et dites-moi que je suis la seule à avoir vécu un cas comme celui-là en me laissant un commentaire ci-dessous directement sur le blog.

Et surtout … N’oubliez pas d’être heureux / heureuse 🤗

Hélène

[Pas envie de rater les prochains articles en préparation ? C’est ICI qu’il faut aller ou 😁]

  1. Bonjour Hélène, et à tous les autres lecteurs,
    La PEUR est vraiment le fer de lance des donneurs de leçons….
    Les textes réglementaires et législatifs sont pondus par les ELUS Fédéraux et Syndicaux, avec le relais politique de la Députation.
    Donc je dirais QUI OSE GAGNE, ou encore WHO DARE WIN célèbre devise des Parachutistes de la Der des Der. et aussi des SAS actuels….
    Tout ça pour dire OSEZ , Battez vous pour neutraliser la Bétise Institutionnelle en organisant vos loisirs avec toute la rigueur de Sécurité, en dehors des systèmes qui sont imposés par une minorité qui ne veut aucun changement, en france tout tourne autour de la Loi de 1901 et rattachement au système SPORT et Loi sur le SPORT..
    SORTEZ du SPORT et OUVREZ: activité HYPERBARE en IMMERSION de LOISIR ……TECHNIQUE…..

    Qui dit Fédération délégataire, dit Organisation SPORTIVES de COMPETITIONS, ENTRAINEURS, ATHLETES……
    Dans la Plongée avec scaphandre, ou se situent ces notions : descente la plus rapide, remontée la plus rapide, qui fait le moins ou le plus de bulles etc, etc…

    Une réglementation hyperbare professionnelle existe et est soumise au CODE du TRAVAIL depuis 1972
    Plus sérieuse en matière de prévention que les règles touffues de la Fédération délégataire ; pour l’exemple :
    utilisation par la Fedé. des Tables Marine Nationale qui ne s’adresse qu’à des individus aux conditions physiques d’exception….. au lieu des tables Ministère du travail plus contraignante, celle des travailleurs hyperbares en immersion qui ont des conditions physiques plus larges et parfois limites : buveurs, fumeurs et autres critères flagrants surpoids, fatigue etc…
    En 1990, je sonnais l’alarme, sans succès, les pseudo professionnels tous INSTRUCTEURS FEDERAUX n’avaient qu’une seule idée en tête conserver leurs prérogatives associatives car ils exploitaient toutes les ficelles de la Loi de 1901, et craignaient la saine concurrence qui pouvait en découler (Manoeuvre anti PADI entre autre).
    A savoir, un récent jugement Tribunal maritime de Bordeaux faisant jurisprudence en matière de navire support pédagogique l’enseignement de la pêche de loisir n’est pas une activité de transport maritime de personne et les Attendus y inclue la plongée sous marine (ou Hyperbarie en immersion) ..
    Intéressant pour les futurs professionnels (Navire en Détaxe Mer)
    MAIS il faut le vouloir…
    Roland votre serviteur

    1. Bonjour Roland,

      En voilà une piste intéressante à creuser pour ceux et celles qui voudraient travailler dans le secteur en France. Merci pour cette intervention pour la moins inhabituelle
      J’apprécie.

      1. Bonjour Hélène et les autres lecteurs,
        Je vous remercie du retour que vous me faites et de la TRIBUNE que vous développez.
        En son temps j’avais souhaité monter un syndicat professionnel et proposé des Statuts ad hoc, il avait été repris par Philippe CASENAVE élève que j’avais dirigé vers les plongeurs d’Aide au Franchissement de La Valbonne et qui devint représentant PADI FRANCE ; Mais il m’avait oublié dans les démarches initiales, je m’en étais éloigné….. (Dcd il a quelques temps maintenant) Je ne vais pas vous raconter ma vie…
        La piste est sérieuse, et l’adaptation des règles de sécurité et de formation du document officiel <> au journal officiel (France) avec une lecture simple . Code APE pour les enseignants 804D à l’époque…(professeur indépendant et autres enseignements)
        J’ai fermé mon école et mon entreprise de TSM en 1994 suite à un Accident de la Voie Publique.
        mais repris un activité non lucrative depuis 2 ans sur la Côte Basque
        je suis prêt à aider selon la demande…
        Roland

      2. Bonjour Roland,
        Je ne doute pas que tes propose risques bien d’intéresser ceux et celles qui seraient tentés par l’aventure de travailler dans le milieu de la plongée en France.
        Merci de partager cela avec nous.

  2. Il y a 25 ans, j’ai passé mon une étoile en France, avec l’UCPA, certtification CMAS à l’époque. Le moniteur m’ayant conseillé de pratiquer régulièrement pour conserver les acquis, je me suis inscrite dans un club en rentrant en Belgique. Et ma certification française a été considérée comme nulle. Ensuite, on m’a accordé une équivalence sous condition. Et pour passer le niveau 2, on m’a rappelé ces conditions. Finalement, je me suis dirigée vers PADI, avec des certifications reconnues par tout le réseau PADI. En vacances en Egypte, nous avons été confrontés mon binome et moi à la situation inverse: dans un club PADI, il était moniteur CMAS avec 500 plongées de plus que moi mais c’est moi qui était désignée chef de palanquée, car certifiée PADI. Pour défendre un peu les moniteurs et centres de plongée, quelque soit le niveau, l’expérience des plongeurs qu’ils reçoivent, ils restent légalement responsables des problèmes qui pourraient survenir durant la plongée, donc ils peuvent être stressés. Ce n’est pas une raison pour mépriser les autres fédérations, les autres certifications, les plongeurs inconnus; le briefing sert aussi à donner et recevoir des informations pour organiser au mieux la plongée et la sécurité, donc autant être avenant pendant cet accueil. D’expérience, après 25 ans de plongée, lorsque nous sommes encore face à ce type de situation, c’est parce que le moniteur qui nous reçoit manque d’expérience. Il est certifié, il connaît ses sites de plongée mais il lui manque encore des années de pratique pour évaluer les plongeurs et les situations qu’il ne connait pas. Dans ce cas, je sors mes 2 cartes CMAS et PADI et s’il est rassuré, c’est moi qui ai moins confiance en lui.

    1. Salut et là j’abuse, mais je ne peux m’empêcher de réagir.
      Il s’agit là de bien discerner PREROGATIVES et COMPETENCES.
      tout est dit en deux mots,
      J’en ai connus ayant des prérogatives (Diplômes d’ETAT) totalement incompétents.
      C’est pourquoi je DELEGUAIS dans mon Ecole de plongée des responsabilités de palanquée à des Nageurs de Combats, des Plongeurs démineurs, des Sapeurs Pompiers ou autres Plongeurs Gendarmerie….EXPERIMENTES . en retraite ou actifs …..
      ..
      La LOI OK mais Quelle LOI…..
      Il faut usez du contournement légal des LOIS MAL FAITES….
      Roland

    2. Myriam,
      Je pense que nous trouverons des gens fermés aux autres et bornés partout peu importe la filière de formation. Evidemment, il y a des questions de responsabilités,…Mais pas mal d’abus de “fierté” ou de mépris.
      Parfois c’est du à un manque d’expérience, parfois pas.
      Le plus important reste de trouver les endroits intéressants pour plonger avec plaisir en toute sécurité.
      Bonnes bulles

    1. Laurent…c’est plus compliqué” je cite Legifrance: “Tous ces brevets doivent justifier que leurs titulaires ont démontré un niveau technique au moins équivalent à celui des brevets de même niveau de la fédération délégataire, la FFESSM, et qu’ils ont été délivrés dans des conditions similaires”
      En clair cela signifie que la 2F, SEULE fédération délégatiare, peut décrèter sans justification qu’un brevet délivré par telle ou telle organisation CMAS n’est pas valable… Assez amusant lorsqu’on voit les conditions de délivrance du N1 de la 2F 🙂

      1. C’est plus compliqué pour les personnes en charge d’établir les équivalences. Mais ces équivalences existent et sont reconnues. Donc il ne devrait pas y avoir de problème pour les pratiquants qui ont cette équivalence. La réaction de ce centre est débile même s’il est dans son droit.
        On peut débattre sur le tableau des équivalences, mais un moniteur CMAS 3* peut encadrer en France.

      2. Merci de vos points de vue Laurent et Jean-Claude,

        Apparement, non, un moniteur CMAS 3* ne peut pas encadrer car outre le code du sport, il existe aussi le code du travail 😉
        Il pourrait donc encadrer en France uniquement dans le cadre associatif, s’il prend une licence de la fédération.

    2. En structure pro, seuls les Brevet d’état ou les Diplôme d’état sont légalement reconnus pour encadrer. Sinon c’est du travail dissimulé… Même si cette règle est loin d’être appliquée, un moniteur cmas3* ou plus ne peut pas encadrer en structure pro. C’est la loi.
      En associatif, c’est une autre histoire.

    3. En réponse à Hélène (plus bas dans le texte mais je n’arrive pas à répondre :),
      Le code du travail s’applique s’il y a rémunération, une SCA peut tout à fait accueillir un groupe de plongeur (auto) encadré par un moniteur CMAS sans être hors la loi. Je suis CMAS 2* et j’encadre régulièrement des membres du club ou même simplement des amis en SCA.

      1. Le plus étrange pour moi est de lire que, manifestement, les personnes ne sont pas d’accord sur l’interprétation des codes et Lois. Preuve que le système de plongée en France est complexe voir compliqué ?

      2. Je ne pense pas que la complexité des lois soit une exception Française :). L’exception Française qui existe dans le monde du sport (vs d’autres pays Européens) est la restriction et obligation d’un diplôme d’état pour exercer contre rénumération (chapitre II) qui dit rémunération, dit contrat donc code du travail et fiscalité s’appliquent, c’est vrai pour tous les pays européens.

        dans l’annexe III qui définit le niveau minimum il n’y a pas de ségrégation, distinction, restriction, précision ou obligation suivant le cadre SCA ou associatif (c’est vrai aussi pour les autres articles relatif à la plongée), donc les moniteurs CMAS sont reconnus et peuvent encadrer.

        Je ne suis pas juriste (ni légiste 😉 ni avocat, juste plongeur mais je ne pense pas me tromper. Si quelqu’un connait l’article qui fait cette ségrégation …

      3. Je pense que la complexité administrative n’est en effet pas une exception française bien entendu. Cependant, en ce qui concerne le sport outre les lois sur le travail, il y a le code du sport (spécificité française) et l’obligation d’un diplôme d’Etat pour exercer.
        Je remarque tout de même au travers des échanges que les personnes (dont des professionnels) ne sont pas toujours d’accord sur l’interprétation de tout cela.

  3. Bonjour Hélène

    Sans vouloir excuser son manque de courtoisie, je peux comprendre l’embarras de David devant vos cartes de moniteurs CMAS.

    En France, la décharge de responsabilité n’existe pas. C’est le problème principal. Le patron de la structure (commerciale ou associative) et le Directeur de Plongée sont responsables de tout ce qui pourrait se passer sous leur autorité.

    En général, nous savons comment gérer les plongeurs avec des certifications étrangères (grâce aux aptitudes Plongeur Encadré et Plongeur Autonome définies dans le Code du Sport).

    En revanche, c’est plus compliqué de gérer les encadrants qui viennent d’autres écoles de plongée. Il est de notoriété quasi-publique que les encadrants PADI ne sont pas reconnus en France. Le cas des autres écoles moins décriées que PADI est moins connu. Côté CMAS, ce n’est pas plus facile. Un E3 français est moniteur CMAS 2* et un moniteur CMAS 2* est reconnu comme E3 en France. En revanche, un E4 français est moniteur CMAS 3* mais l’inverse n’est pas vrai. Bref, pas facile de s’y retrouver.

    Les condamnations pénales sont rares mais le risque existe bel et bien et certains responsables peuvent se montrer très nerveux devant des encadrants qu’ils ne connaissent pas. Dommage que tu en aies fait les frais. Dans le même cas que David, je ne sais pas comment j’aurais réagi. La bonne réponse aurait été de te dire qu’il allait devoir se renseigner mais si la scène a eu lieu juste avant la plongée et au milieu des autres plongeurs, j’imagine qu’il s’est mis la pression et a voulu te donner une réponse rapide pour vous permettre de plonger tout de suite. Et il a fait une grosse bêtise avec la N3.

    Si j’ai bien compris ma leçon (ce que je ne peux pas garantir vue la complexité du sujet ), le Code du Sport reconnait un moniteur CMAS 2* comme un E3. Tu es donc Guide de Palanquée et à ce titre, tu peux encadrer une palanquée jusqu’à 40m, en exploration et en enseignement. Tu peux encadrer dans une SCA ou un club associatif; vous êtes un groupe “auto-encadré” et le prix de ta plongée sera un peu plus bas que si tu faisais une plongée avec un moniteur de la structure.

    Pour ma part, je suis MF1 (donc E3 bénévole) et j’encadre régulièrement dans des clubs français avec beaucoup de bonheur. Je voudrais passer un diplôme d’état. Étant moniteur bénévole, je ne peux prétendre à aucune rémunération et si on suit la règle jusqu’au bout, je devrais également payer mes plongées. Avec un DE, ce serait plus pratique pour le centre qui m’accueillerait.

    Pour le reste, les préjugés sont toujours extraordinairement bien ancrés et la guerre des chapelles entre écoles de plongée est loin d’être éteinte.

    Petite anecdote qui m’est arrivée cet été : j’ai fait un peu de formation N2 et j’ai notamment donné un cours sur la réglementation. A un moment, j’ai parlé de PADI et un plongeur d’une vingtaine d’années m’a jeté à la figure que “de toute manière, PADI, ils sont nuls…” Il avait une petite dizaine de plongées à son actif. Les barrières sont vraiment dans les têtes…

    En conclusion, bienvenue dans la jungle administrative française. Crois moi, il y a vraiment de quoi y perdre son latin… Mes confrères moniteurs et moi te remercions pour ta compassion

    Amitiés

    Ronan

    1. Merci beaucoup Ronan pour ton partage constructif (et pour ton message de bienvenue dans la jungle administrative 🙂 )

      Dans le cas présent, David n’était pas nerveux (il avait même l’air vachement calme) mais condescendant pour ne pas dire arrogant. Je crois que cela tenait de sa personnalité. Cela s’est passé bien au calme dans le centre de plongée bien avant la plongée.

      Cela m’est complètement égal d’être ou pas reconnue E1, E2, E3,… Moi je voulais juste plonger avec mon ami avec ou sans guide local. Mais David l’a d’emblée mis avec un de ses moniteurs en ne nous permettant pas de faire partie de la palanquée (!?) à notre grande déception à tous les trois. Ce pourquoi nous lui avons proposé d’encadrer Jean pour trouver une solution acceptable (même si la vraie solution acceptable aurait été de mettre tout le monde en PA40)
      Il a refusé et nous n’avons pas insisté mais a décidé 5 minutes avant la mise à l’eau de confier l’encadrement à une plongeuse N3 et en nous permettant de ce fait de les suivre (?!)

      Tu vois, je pense que c’est juste une attitude peu courtoise, irrespectueuse et faisant preuve de mauvaise foi.

      Je pense que les responsables de centres de plongée en France et ailleurs ne doivent jamais perdre de vue que nous sommes clients et que, de ce fait, nous avons droit à un minimum de respect et de service. Après tout, c’est grâce à leurs clients qu’ils peuvent vivre de la plongée, non?

      La guerre des chapelles est tout aussi non productive et ne m’intéresse vraiment pas.
      Par exemple, ici, j’ai noté que mon binôme était Course Director et, comme David le responsable du centre, tout le monde a sauté sur la conclusion qu’il était PADI alors bien même qu’il n’a jamais été dans cet organisme de certification.

      Mais comme tu dis, les préjugés ont la vie dure.
      Nous toutes et tous de rester ouverts et curieux des apprentissages et formations que nous méconnaissons parfois.

      Au plaisir d’un futur échange tout aussi constructif et bonne chance à toi si tu entreprends de passer ton DE

      1. Bonjour Hélène,

        3 problèmes se posent :

        – Un club de plongée français peut il faire encadrer un PE40 par un plongeur de nIveau 3 ? Bien évidemment non, le code du sport l’interdit.
        – Un club de plongée français peut il faire encadrer un PE40 par un encadrant non CMAS ? Bien évidemment non car le code du sport m’interdit.

        Jusque là, il y a un certains consensus.

        Là où les non professionnels ne comprennent plus (mais c’est appliquer de façon très variable par les centres professionnels), un encadrant CMAS peut il encadrer un PE40, même si l’encadrant paye sa plongée ? La réponse est bien évidemment non car c’est le code du travail qui l’interdit. Car en France il est interdit de travailler gratuitement dans une entreprise, et encore moins être obligé de payer pour travailler. Et même si vous êtes d’accord.

        On pourrait débattre à la marge d’une plongée où le père ou la mère (Niveau 4 minimum) veulent encadrer conjoint et enfants. Et pourtant c’est interdit.

        Là où cela peut coincer, c’est si un course directeur vient avec 4 autres personnes non autonomes au sens code du sport. Autant s’il est nIveau 4 il peut être le sixième d’une palanquée encadrée, autant s’il n’est pas nIveau 4, le DP est coincé par le code du sport.

        Par contre si on sort du monde franco-francais, c’est très désagréable aussi quand tu es à l’étranger, pour un Moniteur professionnel formant des divemaster par exemple, d’être obligé de suivre un divemaster avec ses binômes d’open water rattachés, en étant limité à 18m. Et pourtant c’est fréquent.

        Ce que tu exprimes est tout sauf un problème français. Et soit ce problème de non reconnaissance est imposé par la législation du pays et il faut faire avec, soit c’est une décision arbitraire et là il faut aller plonger ailleurs, sachant que si tu as payé ton forfait à l’avance, c’est mort.

        Par contre l’absence de courtoisie est un autre débat, pas uniquement français, mais cela arrive trop souvent chez nous. Et là il y a quelque chose à faire dans un centre.

        Mais faire plonger un PE40 avec un nIveau 3, sauf si le PE40 est PA20 (donc nIveau 2) est interdit strictement.

        Le fameux David est dans la merde si jeunesse et sport s’en aperçoit.

        Enfin, pour la notion du groupe auto-encadré, je crains que ce soit un abus de droit …… sauf si la structure commerciale peut louer un bateau avec ou sans pilote à un groupe qui aura son propre DP (au sens code du sport). Dans le cas contraire, je crains qu’il ne puisse avoir plus d’un seul DP à bord.

        Aussi bizarre, la legislation française n’est pas si compliquée. Elle est juste stricte et ce sont les pratiquants se plaignent de la complexité car ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent, quand ils veulent.

        Essayez de rouler sans permis valide dans n’importe quel pays !

        Bonne journée.

        PS : j’essaye de reconnaître tout le monde (peu importe d’où vient la carte), mais en fonction de leur nIveau de plongée réel. Et si j’ai un doute, ça passera par une plongée d’évaluation, conforment au code du sport.

      2. Bonjour Olivier,

        Merci pour ton avis éclairé et éclairant.
        Effectivement, en plus du Code du Sport la France dispose d’un code du travail que je ne connaissais pas. D’autant que comme je l’ai déjà dit pus bas, il m’est arrivé régulièrement de plonger en France en “encadrant” mes enfants, des amis,…J’ignore comment faisaient les centres mais ça ne posait pas de problèmes.
        Bien sur, ici il ne s’agissait pas pour moi et mon binôme de “travailler”
        Nous avions fait de très nombreux km pour pouvoir plonger avec notre ami. Nous étions OK pour être encadrés par un moniteur du club pour autant que nous puissions plonger avec Jean. Mais cela nous était refusé ce pourquoi nous avons proposé que Jean plonge avec nous sans encadrement puisque nous savions que le Code du Sport reconnaissait nos brevets (mais ignorons les règles inhérentes au code du travail)
        Il aurait bien sur suffit d’un tout petit peu d’ouverture et de bonne volonté de la part de David pour mettre tout le monde en PA40 par exemple afin d’être OK aux yeux de la Loi. Mais d’emblée il n’avait pas du tout l’air disposé à faire quoi que ce soit.
        Finalement nous avons pu plonger avec notre ami dès le moment où David à donné la charge de l’encadrement à Lola… c’était surréaliste.

        Il ne s’agit pas spécialement d’un problème français même si j’avoue que je reçois pas mal de témoignages en ce sens en privé ce qui m’a incité à écrire cet article pour réfléchir ensemble. Et, en ce qui me concerne, j’ai appris des choses.

        Finalement, tout comme je conclue l’article, il est simple d’être courtois et respectueux.
        Car, il ne faut pas l’oublier, sans clients, plus de structures de plongée. Pour ma part, il est évident que je ne remettrai plus jamais une palme là-bas.

  4. Bonsoir Helene,
    Evidemment l’attitude que tu décris n’est pas acceptable, en tant que comportement.
    Cependant, sur l’encadrement, il y a plusieurs points :
    – tu dis ne pas avoir eu le droit d’encadrer et être en structure commerciale, c’est parfaitement vrai, seuls les moniteurs rémunérés par la structure en ont le droit, à condition bien sur de pouvoir être rémunérés (et donc brevet de professionnel français, qui peut fort bien être un doublon d’un brevet étranger). Cependant même un moniteur fédéral français n’aurait pas eu le droit d’encadrer
    – en monde associatif, tu n’aurais pas eu davantage le droit : les associations dépendent en général de la fédération française, et seuls les moniteurs ayant un diplôme correspondant aux standards de la fédération (donc CMAS + licence fédérale a minima peuvent encadrer)
    – par contre il est évident qu’un niveau 3 n’avait pas le droit d’encadrer non plus, et en cas de contrôle il y aurait probablement eu un double problème : encadrement par une personne non rémunérée et en plus n’ayant pas le niveau requis.

    Et du coup tu te trompes sur le fait que les niveaux CMAS permettent d’encadrer en france : ils sont parfaitement reconnus, mais le problème se situe au niveau de la différence entre associations (dans lesquelles il faut une licence) et structures commerciales, dans lesquelles il faut un brevet professionnel.

    A noter aussi, sans vouloir excuser la personne et sans connaitre l’origine de ton brevet CMAS, qu’il y a certains pays qui sont effectivement connus (ou surtout l’ont été) pour “donner” très facilement des brevets CMAS … quand je dis très facilement, je devrais dire les vendre. Filière qui a été très largement exploitée par pas mal de plongeurs français, qui partaient dans ces pays pour obtenir une carte 3* de plongeur par exemple, en passant un brevet qui n’en état pas un ou au plus un niveau 3, et revenaient ensuite en france pour essayer de passer un monitorat par équivalence …. heureusement très peu de pays sont dans ce cas, et rien ne me permet de préjuger que tu sois passée par un de ces pays, ni que le moniteur en question en ait une connaissance parfaite.

    Bonne soirée.

    1. Bonjour Sébastien,

      En effet, et cela fait partie de tout l’intérêt des échanges, je me suis rendue compte que la législation en France est encore plus complexe que je ne le pensais et, concernant la plongée, dépassait le simple Code du Sport.

      Il m’est arrivé à plusieurs reprises “d’encadrer” des amis, mes enfants, … puisqu’ils ou elles n’avaient pas les prérogatives pour plonger sans encadrement dans des structures associatives ET commerciales en France (métropolitaine ou DOM). J’imagine que ces centres respectaient le code du sport tout en outrepassant la loi concernant le travail.

      Mais j’ai également compris qu’i existait des solutions simples à mettre en oeuvre demandant juste un peu d’ouverture et de bonne volonté.

      Pour les brevets, on peut toujours douter de la qualité d’un enseignement reçu.
      Je me rappelle l’époque où j’étais jeune plongeuse brevetée CMAS 2* dans une filière belge.
      Je me rends au sud de la France pour faire une semaine de croisière avec un des moniteurs et d’autres plongeurs de mon club. Sur le bateau, un groupe de 5 parisiens venant passer leur N3 avec leur moniteur et 2 autres qui les accompagnent sont également présents.

      Comme je travaille dans la formation depuis de nombreuses années, je laisse trainer mes oreilles (j’avoue) et écoute les examens oraux portant sur la théorie qui se passaient au soleil sur le pont arrière où je paressais entre deux plongées. Ce fut une grande surprise pour moi. Les concepts sur lesquels les personnes étaient interrogées étaient ceux que j’avais appris … lors de mon premier niveau dans mon club ! Tu imagines bien que mon avis était alors que cette formation FFESSM était ultra légère.
      Impression renforcée quand je me suis rendue compte que les plongeurs du groupe plongeaient toute l’année en fosse et allaient en mer une fois par an pour passer un niveau. Cela était vraiment inconcevable pour moi qui devait avoir effectué 100 plongées variées en milieu naturel et de nombreux exercices avant d’avoir mon niveau 3* CMAS. Tout aussi incroyable pour moi de voir en fin de semaine, le dernier jour et une fois leur niveau validé, l’ensemble du groupe descendre à -60m alors qu’aucun d’entre eux n’avaient jamais dépasser les -40m. N’y avait-il donc pas besoin de progression ?
      C’était tellement différent de ma filière de formation dans laquelle les profondeurs “s’apprivoisaient” petit à petit.
      Malgré cela, il ne me viendrait jamais à l’idée de remettre en cause la formation d’un plongeur français sous prétexte que j’ai assisté à cette semaine de formation légère. Qui suis-je pour cela ?
      Par contre, assurément, il m’arrive de nombreuses fois où je plonge d’abord une fois avec une personne pour voir si elle est ok avec ce que je pense être un seuil minimum pour son niveau avant par exemple de la mettre en palanquée avec une autre personne.
      Et d’autre part, ça ne me choque pas d’être moi-même testée, guidée,…

      Merci pour ton retour constructif

      1. Bonjour à tous,
        La France, je dirais la france avec un petit f….
        Je suis un vieux plongeur, scaphandrier ayant une attestation de classement que l’INPP devait me délivrer il y à quelques decennies … Mais le titre n’était obligatoire que pour les salariés des entreprises de travaux sous marins ; moi j’étais indépendant non je n’ai jamais constitué le dossier réglementaire
        Je suis aussi titulaire d’un Brevet FFESSM Auxi N° 401….
        et BEES1 33 78 01, MNS N° 401 et BESAN , etc….
        Bref tout ce que je pensais avoir besoin pour gagner ma croûte honorablement dans la plongée française….
        que neni, toujours un texte qui empêche de tourner et une fédé luttant contre padi dans les années 1990… Bagarre stérile durant des décennies… avec les résultats que l’on connait.
        Mais en regardant le fameux Code du Sport , les premiers articles stipulaient bien que les titres de moniteurs brevetés d’état n’ étaient destinés qu’à favoriser le milieu associatif sans allusion à l’enseignement de la plongée à but lucratif.
        Les textes ont certes changé en limitant de plus en plus les prérogatives des nouveaux arrivant dans le créneau que la FFESSM à voulu COMMERCIALE en n’agréeant que des structures sous statut de Société Commerciale mais pas libérale…ALORS que l’enseignement n’est pas un commerce..,
        Vous l’observez, j’étais et suis toujours un empêcheur de tourner en rond
        Mon enseigne était COTE BASQUE PLONGEE, 1ère structure à but lucratif de france, je n’ai jamais été contrôlé par une administration quelconque, bien qu’ayant saisi à maintes reprises le Secrétariat aux Sports sans jamais avoir de réponse ou …. laconique.
        Aujourd’hui, j’ai été saisi par le titre accrocheur vu ci-dessus
        Je proposais il y a maintenant plus de 30 ans la création de brevet de scaphandrier amateur ayant les mêmes classement que les professionnel de l’hyperbarie.
        Et des niveaux d’instructeurs professionnels similaires à ce qui existait.
        La plongée sortait d’un système sportif associatif pour aller vers de la PLONGEE LOISIR ou la technique aurait été le seul critère de formation.
        Je m’excuse d’avoir pris de votre temps.
        Mais à bientôt peut-être.
        Roland

      2. Bonjour Roland,

        J’imagine comme ton chemin a du être spécial avec, notamment, les changements en court de route.
        Je partage tout à fait ton sentiment concernant le débat stérile PADI >< FFESSM qui ne devrait bien évidemment pas avoir lieu. Je me rappelle toujours des paroles d'Albert Jacquard qui disait que la compétition n'était pas positive car dans la vie, il y avait de la place pour tout le monde. J'aime penser que la diversité des parcours de formation dans le monde de la plongée et ailleurs permet à chacun et chacune d'entre nous de trouver ce qui lui convient. Merci de ton retour d'expérience.

  5. Très interessant comme article, merci pour le partage, je suis bien content d’avoir découvert ton blog.

    J’attend l’article mirroir des Francais en vacances qui ce colle des grosses décos ou pète les -40m dans des club de plongée récréatif sans respecter les briefing :p

    1. Hello Elies,

      Je te souhaite la bienvenue dans mon (notre) univers sur le blog.
      Bien sur, l’article miroir pourrait être très drôle également 😉

  6. La question à 5 balles…
    Pourquoi vouloir encadrer en vacance?
    Moi je préfère suivre le divemaster local, pas le “meuhmeuh” qui vient de débarquer et qui généralement ne connais pas le site.

    1. La réponse toute aussi simple : aucun désir d’encadrer, juste celui de vouloir plonger avec mon ami pour lequel je me suis déplacée jusque là, avec ou sans guide local 😉

  7. Bonjour,
    Moi j’ai résolu le problème en étant instructeur SSI ET instructeur E2 FFESSM : je suis instructeur partout et j’aime Ça !

    Si je voulais être professionnel en France, je passerais le brevet d’état (DEJEPS) : c’est la loi, c’est comme ça, ou est le problème ?

    Ça ne me choque pas plus que ça qu’on refuse l’encadrement à un course director : il ne sait pas gérer des paliers, et c’est bien normal car sa fédérations lui a toujours interdit d’en faire, mais cela devrait être expliqué avec courtoisie.

    Si j’étais directeur de plongée, je ne permettrais pas à des gens que je n’ai jamais vu sous l’eau d’encadrer, quelle que soit sa fédération.

    Laisser un N3 encadrer à 40m, ça c’est parfaitement interdit (sauf si la plongée était limitée à 20m, dabs ce cas c’était une plongée en autonomie et c’est ok.

    J’ai lu aussi plus haut qu’on a laissé un divemaster faire office de guide de palanquée (N4) : ca c’est parfaitement une faute aussi : un N4 a reçu une formation beaucoup plus complète qu’un divemaster (j’ai fait les deux, je peux en parler), et c’est parfaitement illégal aussi…

    En bref, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : soit on va vers la plongée « loisirs », sans paliers et avec des enseignements plus « light », soit on veut faire de la plongée « sportive », à la française, avec des paliers et un enseignement plus complet.

    1. Gérer un palier pour un plongeur des fédérations soi-disant sportive ce consiste simplement a faire le stop qu’indique son ordinateur, sans se poser plus de question. Un OWD d’une organisation WRSTC fait exactement la même chose. Gérer un palier dit de sécurité cela fait partie du cursus d’un OWD. Si on sait maintenir un palier de sécurité, on sait maintenir un palier obligation. La gestion de l’air fait aussi partie du cursus de l’OWD

      1. @Jean-Claude : non, pas tout à fait !
        Au N2, on apprend à gérer la consommation, à planifier sa plongée en détail, en intégrant les paliers, ce qu’on ne faut pas à l’OWD, puisque qu’il n’y a pas de paliers en RSTC.
        Au N4, on apprend à calculer le compartiment directeur, celui qui déclenche les paliers, on sait faire des remontées assistées, dépanner un détendeur, faire des noeuds, etc. : on fait ça au divemaster ?
        Et je m’arrête là, car si je compare un dive instructeur avec un MF1, ça va être saignant…

        Chaque système a ses avantages et inconvénients. Je n’ai jamais demandé à aller à 60m avec paliers quand je vais à l’étranger dans un centre PADI : je me plie aux conditions locales, pourquoi en France on devrait se plier aux conditions des autres ?

    2. Robin, relis les standards les standards Padi 🙂
      Mais tu a raison sur un point, chaque Pays, organisation, centre a le droit de faire ces règles. Mais l’arrogance que l’on retrouve dans une majorité des centres français me fait c….er Donc je n’organise aucune sortie avec mes élèves dans ces centres et ce depuis des années…. Plonger en France oui mais en autarcie …. même l’essence du compresseur vient du Luxembourg

    3. Bonjour Robin,

      Je pense que tu as du mal lire le post et/ou que je me suis mal exprimée.

      Tout d’abord, en ce qui concerne le Course Director, il n’est dit nul part qu’il s’agit d’une personne certifiée PADI. Il se fait que ce n’est justement pas le cas et que mon binôme est Course Director dans un organisme de certification dans laquelle la plongée en dehors de la courbe est enseignée dès le premier niveau d’autonomie. D’autre part, il est fait mention que nous sommes tous les deux moniteurs CMAS 3* (mon binôme avec près de 3000 plongées dans toutes sortes de conditions et à des profondeurs dépassant bien les -40m, 20 ans d’encadrement,…). Pour ton info, un moniteur CMAS 3* de n’importe quel pays, sauf la France, est reconnu comme E3 par le code du sport français.

      Il m’est arrivée dans de nombreuses structures en France métropolitaine ou plus loin de former une palanquée avec des amis ou avec mes enfants qui devaient être encadrés. Cela n’a jamais posé de problème (que du contraire) puisque c’est tout à fait autorisé par le code du sport. Car heureusement, les responsables de centres ont souvent du bon sens, du respect et de la courtoisie.

      Ici non seulement le responsable de centre a été irrespectueux mais en plus il a fait une faute en confiant l’encadrement de notre ami à une plongeuse N3 sur une plongée à -40m.

      On peut tester les plongeurs, les encadrants,… ce n’est pas un problème. Pour ma part, je teste aussi. Lorsque le responsable du centre m’a proposé d’emblée une plongée à -60m (alors qu’il ne nous connaissait pas, on est d’accord), nous lui avons répondu que non. D’abord parce que nous étions venu pour plonger avec notre ami Jean et donc pas à plus de 40m. Ensuite parce que je ne fais pas de plongée engagée dès la première plongée avec un centre que je ne connais pas. Le test, c’est dans les deux sens.

      Cependant, je constate qu’une fois de plus, tes propos sont dénigrants vis à vis du reste du monde, mais ce n’est plus une surprise.
      Considérer que seule la plongée sportive à la française propose des plongées avec paliers et un enseignement complet est une fois de plus insultant pour l’ensemble des plongeurs du monde entier.
      L’Allemagne, par exemple, se sont 800.000 plongeurs qui évoluent souvent dans des conditions que je qualifie d’hostiles (froid, profondeur, faible visibilité, noir total,…). Pareil en Belgique, au Canada et dans bien d’autres parties du monde.

      Bien sur que l’on respecte les réglementations en vigueur dans les pays que l’on visite, en France et ailleurs. Mais ce qui est horripilant, outre l’arrogance de ce responsable de centre, c’est cette manière totalement arbitraire de décider que là, non, on préfère confier l’encadrement de notre ami à une N3 en étant hors la loi qu’à des instructeurs reconnus par le code du sport et donc… par la Loi

      1. Bonjour Hélène,

        Je suis tout à fait d’accord avec toi sur quasiment tout :
        – le fait de faire encadrer par une N3 : c’est à la fois stupide et interdit par le code du sport et je l’ai dit.
        – Si tes brevets ont une équivalence E3, c’est tout aussi idiot et désobligeant de ne pas te laisser encadrer.

        Tu es manifestement tombée sur un con, et ça arrive, hélas.

        Je ne souhaite insulter personne, et j’ai le plus grand respect pour ceux qui plongent dans le froid, en carrière, etc.(j’en suis bien incapable).

        Je dis juste que les formations qu’on fait en France sont plus complètes que celles du RSTC (PADI, entre autres), car j’ai suivi les deux et je peux donc en parler.

        Les formations « Tech » ou autres qui gèrent les paliers explicitement (TDI, et autres) devraient bien évidemment avoir des prérogatives équivalentes à celles des plongeurs français.

        Ce que je dis, c’est que, de même que je ne réclame pas d’aller à l’air à 60m avec des paliers de 15 minutes quand je plonge dans une structure PADI en vacances à l’étranger (alors que mes prérogatives me le permettent en France), on ne peut pas accepter en France des diplômes qui n’ont pas intégré la gestion des paliers quand le directeur de plonger à prévu d’en faire. Cela me semble logique et sécuritaire, non ?

        Quelle est ta fédération ? Je suis assez curieux car je connais mal la plongée en Belgique et les équivalences CMAS.

        Ça pourrait d’ailleurs faire un beau sujet sur ton blog ça : les équivalences entre tous les diplômes et toutes les fédérations (vaste programme).

        Amicalement.

      2. @ Robin Faire une comparaison de niveau n’est pas facile. De plus on s’expose à prendre des volées de bois vert pour ne pas dire plus. Lorsque que j’ai fait des comparaisons et articles sur le sujet j’ai même eu des menaces physiques :-). Il y plus d’une manière de comparer. A mon sens : le plus réaliste est de comparer les exercices à faire pour obtenir le niveau et les relier aux normes de l’UE (2003) 14153-1 ; 14153-2 et 14153-3 qui en 2007 sont devenu des normes ISO (24801-1 ; 24801-2 et 24801-3). La difficulté est que les normes ont 3 niveaux et que certaines organisations on 5 voire 6 niveaux de plongée. Cette manière de comparer ne va pas dans le sens de certaines fédérations qui ont tendance à surévaluer leurs niveaux (sans citer de nom… ) et dévaloriser ceux de la concurrence.
        Le terme « fédération » utilisé est galvaudé la plupart des organisations en charge de l’apprentissage de la plongée ne sont pas des fédérations.

    4. Bonjour Robin,

      Ne t’emballerais-tu pas un peu ?

      Pour la formation, que ce soit pour un nIveau 4 ou un divemaster, elle peut être très légère ou très dure. Cela dépend avec qui et du lieu. Pour l’examen, c’est sensiblement identique, sachant que le problème majeur est la composition de qui délivre ce diplôme d’encadrement : jury pour un nIveau 4, instructeur seul pour un divemaster.

      À l’arrivée, il y a aura d’excellents nIveaux 4 et d’excellents divemasters, tout comme tu auras des quiches qui seront divemasters ou nIveaux 4.

      Par contre, prétendre qu’un course director ne sait pas gérer des paliers (voir une décompression), là tu tombes dans le clicher dénoncé par l’article d’Helene. Car pour être course directeur, il faut (du moins je l’espère) avoir démontré un certain nombre de compétences en plongée comme en pédagogie.

      Être moniteur professionnel, ce n’est pas avoir un diplôme d’état. C’est avoir une carte professionnelle en cours de validité et le plus important être rémunéré pour chaque action de plongée professionnelle par la structure. Ce qui signifie qu’un brevet d’état sans carte professionnel a exactement le même nIveau qu’un Moniteur fédéral.

      Et donc un Moniteur pro, qui vient en vacances ne peut pas encadrer bénévolement dans une structure professionnelle, car il apporterait un avantage concurrentiel illicite à la structure de plongée. Par contre rien n’interdit qu’il guide 2 nIveaux 2 à 20m Max. Mais il n’encadera pas.

      Bonne journée.

    5. Qui a dit qu’un Cours Director ne peut pas faire de palier ? Il a pu faire les formations XR chez SSI ou TEC REC chez PADI, ou bien d’autre encore…
      Sinon, cet été chouette accueil en Normandie par un centre associatif alors que nous avons présenté nos brevets SSI ou PADI. Le seul point qui m’a surpris, c’est qu’ils ne semblaient pas connaître DAN comme assurance.
      P

      1. Comme c’est étrange… ne pas connaitre DAN dans le monde de la plongée ?
        Bien contente que tu te sois amusé en Normandie. J’adore aller plonger là-bas

        Pour ce qui est des paliers, bien sur que ce n’est pas exact. Mon binôme dont je parle dans l’article est course Director NAUI. Dans la filière NAUI, la plongée avec paliers obligatoires s’apprend directement dès le premier niveau.
        D’où l’intérêt de ne pas sauter à la conclusion et/ou de ne pas généraliser 😉

  8. Hélène nous en avions déjà parlé, mais ton récit me fait de l’urticaire et dresse les poils 😉
    C’est totalement grossier et inconvenable de telles réactions sectaires.

    J’ai eu une désagréable déconvenue il y a 1 année alors que cela faisait presque une année que j’avais organisé une semaine de plongée en France dans une très belle région avec plusieurs beaux lacs.
    Avec 200 plongées en lacs Suisse sur les 18 derniers mois certif MSD / NX / Deep / Solo Divers et en formation TDI, je me suis vu signifier par mail que je ne pourrais plonger que à une profondeur de 6 m car pour le Président DP j’étais un NON PLONGEUR puisque sans aucune formation Fédé.
    J’ai insisté sur le fait que je pouvais tout à fait passer un test sur place avec n’importe quelle demande que j’aurais honorée avec plaisir.
    Le Président et DP, m’a gentiment rappelé que LUI SEUL était décideur et qu’il y avait un magnifique herbier avec des poissons sur fond de 6 m point barre.
    J’ai donc malheureusement annulé ma semaine de vacances plongées.

    Triste expérience que voilà, mais ça va évoluer 😉

    1. Hello Stéphane

      Oui nous en avons parlé.
      C’est hallucinant de considérer un plongeur avec ton expérience comme un NON PLONGEUR et de refuser même de le tester au travers de l’une ou l’autre plongée.
      Bien heureusement, il y a de très beaux lacs en Suisse et en Belgique tu es le bienvenu quand tu le souhaites pour partager à nouveau une plongée ensemble 🙂

  9. La plongée est libre en France SAUF en structure !
    Faîtes comme moi je plonge En France en autarcie y compris la station de gonflage qui est dans la camionnette. Pas de bateau: pas grave je connais pas mal de plongée du bord que ce soit dans l’Atlantique ou la Grande Bleue… Je ne met plus une palme dans un centre français même si le centre n’est pas en France

    1. Bonjour Jean-Claude,

      Evidemment, avec un compresseur dans la camionnette c’est vraiment plus simple pour les plongées 🙂

  10. Denigrer un Course Director, c’est quand meme fort. Meme quelqu’un qui n’est pas adepte ou fan de PADI devrait reconnaitre que c’est le plus haut niveau de formation loisir, et que tout simplement, ca implique quelques heures passées sous l’eau a faire des bulles a son actif. … Ne pas reconnaitre le diplome, bon… Mais ne pas reconnaitre que peut-etre le monsieur en face sait de quoi il parle, c’est franchement c*n.

    J’ai eu pour ma part une situation proche, mais inversée.
    Le centre de plongée ou je travaillais sous-traite la plongée pour un hotel d’une compagnie tres celebre, francaise d’origine, avec un beau trident sur le logo… Et notre Club est un club PADI. Quel malheur! une infamie!
    v’la t’y pas un client Gégé (Ou Dédé, les deux designent le meme type de plongeur dans micromonde) vient s’inscrire, nous montre fierement sa belle carte avec trois jolies etoiles, et raconte un peu son experience.

    Fort de ses 110 plongées, il a eu l’immense privilege de connaitre toutes les situations imaginables ou sa survie ne dependait que de sa technique et de son sang froid. Et grace a son immense experience, il est enfin pret a plonger autre part que dans la Mediterranée (Nous sommes alors dans l’Ocean Indien)

    Mais en parlant, il decouvre que mon collegue qui devait le guider le lendemain n’est que Divemaster. Il se met a me demander a etre guidé par quelqu’un autre, quelqu’un avec un vrai niveau, pas ce “faux diplome”. Sans forcement penser que ses 110 plongées c’est ce que nous faisons en 2 mois de travail… Assez typique d’un Gégé

    1. Pierre,
      J’ai encore bien ri en te lisant, excellent, merci beaucoup.
      Je ne connaissais pas le Gégé (ou Dédé), mais c’est gravé dans mon cerveau à présent. J’imagine tout à fait bien le personnage.
      “Fort de ses 110 plongées… technique… sang-froid”… 🙂
      Cela me rappelle un autre Gégé (tu vois j’apprends vite) qui ne plongeais qu’en piscine et une semaine par an en mer chaude avec son club. Il expliquait tout à tout le monde. Un jour, il sort d’un baptême de plongée en recycleur et dit à mon binôme (qui était lui aussi instructeur recycleur mais Gégé ne le savait pas) : “oh, tu sais, c’est facile la plongée en recycleur. En une plongée, là, je maitrise”
      Nous avons beaucoup ri sous cape et avons continué à siroter notre apéro tranquillement, rejoins plus tard par l’instructeur qui avait fait le baptême et qui avait du mal à contenir son fou-rire.

      Il y a des spécimens rares un peu partout tout autour du monde.

      1. … pas de chance, je m’appel Gégé, que 1955 plongées, la dernière ce matin, 33 m, 23 mn, 2 mn de palier ( vieux Aladin) là, je ne me reconnais pas. Je ne suis que MF1…
        Le tout avec beaucoup d’humour, bien sûr.
        Merci Hélène pour tes excellents articles. Je me régale et surtout avec certain commentaire…
        Cordialement, Gégé heu, Gérard.

      2. Bonjour Gérard,

        Je ne doute pas un seul instant que Pierre était dans une démarche humoristique dans sa description des Gégés.
        Mais bien sur, parfois on oublie que derrière il y a des Gégés bien sympathiques qui pourraient se sentir blessés.
        Merci beaucoup pour ton sens de l’humour

  11. Bonjour Hélène,
    Mauvaise expérience effectivement avec des personnes désagréables.
    Votre expérience m’en rappelle 2 alors que je suis moi même moniteur E2 FFESSM et que j’aime plonger avec mes enfants ( tous les 2 N1)
    La première en France ou un centre m’a répondu que seul leurs moniteurs encadraient les plongeurs et récemment aux USA.
    Dans les deux cas, un moniteur de la structure nous a encadré et à chaque fois il m’a été évoqué un problème de responsabilité civile de la structure commerciale ( leur assurance ne couvrirait pas des moniteurs ne faisant pas partie de la structure commerciale).
    Point qui peut s’entendre et qui peut être une première explication quand c’est dit courtoisement .
    Ce qui n’a rien à voir avec votre expérience.
    Bonne plongée et au plaisir de lire vos articles que j’app
    Hervé

    1. Bonjour Hervé,
      Bien sur, s’il est question d’une responsabilité de la structure commerciale et que cela est dit avec courtoisie, cela ne pose pas de problème.
      Lorsque c’est une attitude déconsidérante doublée d’une faute (faire encadrer une personne par une plongeuse N3), ce n’est pas acceptable.
      Merci pour ton retour

  12. Quid de l’obligation de devoir demander une équivalence (avec examen en sus) au sein de la CMAS entre, par exemple le FSGT et la LIFRAS afin de pouvoir plonger dans mes prérogatives -et d’être couverte par l’assurance de ma fédération-? Dans mon cas, j’ai passé mon brevet nitrox confirmé en France, j’ai du demander ou je dirais plutôt passer l’équivalence en rentrant.
    Le brevet français ne serait il pas aussi valable que le belge dans une même confédération?

    1. A mes yeux le brevet de plongée français est tout aussi valable que le belge.
      Qui sommes nous pour dire : “tu t’es formée ailleurs ? Alors c’est mauvais et tu dois recommencer ici”
      Je trouve cela particulièrement horripilant

  13. Moi aussi. Deux ans pour valider ma passerelle advance open water en N2 avec plus de 100 plongée au carnet !! Remarque du genre oui mais tu l as payé ton niveau !!!! Sans commentaire !!!!

    1. Hello Christophe

      Oui bien sur tu l’as payé ton niveau… Comme partout que ce soit dans l’associatif ou dans une structure commerciale. La formation se paye, est-ce choquant ?
      Merci pour ton retour

  14. Bonjour Hélène
    Malheureusement tu n est pas la seule… J ai eu l année dernière le même problème, je suis N2 fédéral depuis 92 et instructeur padi /ssi, je suis tous les hiver en Asie du est pour bosser.
    Cette année j’ai trouvé une structure commerciale, ANMP, qui m à donné, juste pour leur shop, une reconnaissance N4 par rapport à mon instructora. Ça fait plaisir et mon fils, open water, a pu plonger en automne avec moi

    1. Merci Alain pour ton retour

      Contente de voir que certaines structures de plongée font preuve d’ouverture. Ca fait plaisir à lire 😉

      1. Sauf que c’est interdit par la loi française et la structure encours une fermeture administrative. Et tant que la loi ne sera pas changée, déroger est très risqué …. même si c’est pratiqué.

        Car en cas d’accident, le propriétaire va perdre plus que son club. Comme il ne sera pas assuré, il va aussi perdre sa maison et tous ses biens.

  15. Bonne question et bon article
    Des idiots on en trouve partout et pas forcément au bas le l’échelle
    Heureusement cela reste des cas isolés …
    Pour ma part, la plongée est une activité sportive, mais pas un sport à part entière (comme beaucoup d’autres activités sportives, où il n’y a pas vraiment de notion de compétitions) et devrait être géré par le ministère du travail et Celui de la mer ce qui éviterai cette mascarade des clubs soit disant associatif … mais ça c’est une autre histoire…

    1. Merci pour ton retour Cosma
      Concernant les clubs associatifs versus commerciaux, c’est un autre débat.
      Mais j’ai beaucoup aimé plonger avec un club associatif pendant des années en Normandie : pas de business mais une convivialité certaine et une confiance mutuelle.

  16. Salut Hélène, tu as eu raison de dénoncer ce club pas vraiment commercial en réalité (j’imagine que tu ne nommeras pas ce centre pas très accueillant) avec ce moniteur qui dénigre tant les autres niveaux européens. Dire qu’un Course Director n’est pas un vrai niveaux, ni même les moniteurs CMAS, c’est tout de même insultant ! Les moniteurs Français comme moi et tant d’autres sommes les premiers lésés par ce code du sport qui fait c***r tout le monde ! car ne pouvant bosser dans notre propre pays sans avoir ce diplôme DE/BE/BP, qui n’est pas donné aisément (finalement temps etc) et obligés de s’expatrier loin de notre famille pour travailler. il est temps que les choses bougent et j’y travaille aussi de mon côté 😉

    1. Bonjour Florent,
      Effectivement, vu de l’extérieur, le code du sport semble surtout être pénalisant pour les moniteurs français qui n’ont pas leur diplôme DE/BE/BP.
      Malheureusement, vous devez faire avec.
      Cela n’empêchant pas, à mes yeux, de rester courtois, ouverts et sympathiques envers les plongeurs et plongeuses notamment en se conformant au prescrit du dit code. Car, sauf erreur de ma part, les brevets CMAS sont reconnus par le code et nous permettent d’encadrer sans rémunération en France.
      Après, certains me diront qu’il y a la responsabilité du responsable du centre, qu’il doit savoir si on a vraiment le niveau… blablabla… et il donne ouvertement la responsabilité de l’encadrement de notre ami à une plongeuse N3.
      Il est surement temps que les choses bougent oui 😉

      1. Pour la partie encadrement CMAS ou d’ un diplôme autre que le brevet d’ état je pense que ça vient du code du sport et la responsabilité penale des clubs qui est plus importantes en France .
        J’ ai une amie qui est diplômé d’ état en plongée et son mari est CMAS 3 étoile. Ils ont un club commerciale de plongée dans les DOM depuis une 20 ène d’ années. Lui il a toujours fait des baptemes encadré et formé des gens dans le club. Il y a 6, 7 ans après la reforme lors d’une descente de la nautique, avec un responsable du code du sport locale, il lui a été dit que son diplôme ne lui permettait pas à d’être moniteur dans son club.Un scandale !
        Il a dû je crois faire une équivalence. Le temps qu’ il est l’ équivalence il avait un statut de stagiaire sous la tutelle de son épouse et du salarié diplômé d’état.
        Elle avait parfois des N4 qu’ elle connaissait qui venaient plonger.Ils encadraient parfois des N1 et des N2 au-delà des 20m. La nautique lui est tombé dessus en disant que dans une structure commercial un N4 n’ avait pas le droit d’encadrer. Il pouvait pas plongé avec des N1 et que s’ il plongeait avec des N2 c’ était dans la zone d’ autonomie du N2 ( 20m).
        C’ est un petit club dans une île des DOM qui vivote difficilement à cause des lois.
        Sur une autre île non française ce serait un club PADI, avec bon chiffre d’affaire.
        La partie du N3 qui encadre c’ est de la stupidité d’ un chef d’entreprise.
        Par contre je suis N3 et dans un club fédérale je me suis retrouvé embricadé a faire un baptême dans une fausse d’un plongeoir de 10m.
        Le MF1 responsable technique avait 2 baptêmes a faire.
        Il voulait les faites ensembles. Il m’a demandé de resté a côté du mec qu’ il avait à droite pourqu’ il ne se scratch pas au fond. Je me suis retrouvé au fond avec le mec alors que le MF1 bataillait avec l’autre qui ne arrivait pas a descendre. Il n’est jamais descendu. A force d’attendre j’ ai remonté le mec doucement en m’ assurant qu’ il expire correctement. Le MF1 m’a fait redescendre en disant “commence à le ballader” on te rejoint. Il n’est jamais venu au bout 1/4 h j’ ai arrêté la plongée et je l’ ai remonté. Le type heureusement il était a l’aise dans l’ eau.
        Par contre après en y réfléchissant je me suis dit que j’avais été stupide car en cas de problème comment J’ aurais pu expliquer que N3 je faisais passer un baptême?

      2. Bonjour Sonia,

        Malheureusement pour tes amis, la Loi est la Loi et il faut s’y conformer même si cela pénalise parfois les responsables des centres eux-mêmes. La solution étant soit de faire en fonction cela Loi soit de décider d’aller ailleurs (soit encore de faire pression pour modifier la loi ?)
        Le cas que tu décris en ce qui te concerne arrive régulièrement dans les clubs. C’est loin d’être la première fois que j’entends cela. Si tu veux ne pas risquer de problèmes, il vaut mieux éviter à mon sens d’accepter ce genre de plan 😉

        Merci pour ton retour

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