Intelligence collective : l’incroyable impact en plongée

Intelligence collective

La thématique de l’intelligence collective en plongée sous marine est un thème qui peut paraitre surprenant et pourtant…

Imaginez-vous un instant :

Vous avez juste terminé votre plongée. Vous êtes déséquipé au bord d’un plan d’eau, ou sur un bateau occupés à rejoindre la côte … Ou encore dans la club house de votre club favori juste après un entrainement.

De quoi êtes-vous occupé de parler ?

… oui,… vous parlez de PLONGEE

Bien sûr, vous avez de nombreux sujets en tête :

Forcément, dans cette communauté de passionné·e·s, vous parlez de tout cela et toutes ces informations vous intéressent au plus haut point (c’est presque vitale pour certains d’entre nous 😉 )

Construction de savoirs

Mais en réalité, lorsque vous échangez sur ces sujets, vous lancez des brides d’informations. Parfois même sans vous en rendre compte. Vous échangez, vous construisez votre propre savoir. Et vous participez à la construction des connaissances de toute la communauté.

Pour peu que l’on vous donne la parole et l’écoute nécessaire avec respect et bienveillance, vous êtes capables, aux côtés des paroles d’experts, de donner de votre temps et d’amener une quantité incroyable d’informations pertinentes pour l’évolution, le renouvellement et l’enrichissement des connaissances.

Des savoirs qui circulent

Ces savoirs, qui touchent l’ensemble des aspects de la plongée, ne sont généralement pas ou peu collectés. Souvent, ils sont dilués dans l’ensemble des informations qui circulent principalement sur les réseaux sociaux et aux bords des plans d’eau.

Et pourtant, dans une dynamique de sciences participatives, il y a de véritables bonnes raisons de s’y intéresser

En 2019, avec les possibilités impressionnantes que nous offrent internet nous ne pouvons plus faire l’économie de la connaissance. Nous ne pouvons plus non plus gaspiller les savoirs qui se diluent au travers des échanges.

Pour comprendre comment nous pouvons faire pour valoriser les connaissances de chacun et chacune d’entre nous, il nous faut d’abord saisir l’importance, dans nos vies, des réseaux sociaux. Pour ensuite appréhender et comprendre le concept de l’intelligence collective.
Des plongeurs sont réunis en palanquée dans les eaux Jamaïcaines
Plonger avec d’autres pour varier les expériences | © Different Dive

1. Internet et les réseaux sociaux

Internet est né au sein de milieux universitaires et militaires avec une volonté affichée de partager de la connaissance. Pourtant ce n’est qu’au début des années 2000 qu’internet a réellement débarqué dans nos vies.

Notre monde a plus de 7 milliards d’habitants dont environ la moitié sont connectés à internet et dont environ 3 milliards sont présents sur les réseaux sociaux (chiffres en croissance).

En termes d’utilisateurs :

Facebook  2,2 milliards

YouTube: 1,5 milliards

Instagram:  1 milliard

Twitter:  340 millions

LinkedIn:  260 millions

Aujourd’hui, en France près de 60% de la population utilise les réseaux sociaux avec un temps journalier moyen de 1h20.
En Belgique, les chiffres sont un peu pareil même si je dois avoir fait augmenter la moyenne depuis la création de Different Dive 😁
Si les jeunes ont une préférence pour Youtube ou Instagram, la communauté des plongeurs se retrouve volontiers sur Facebook.

Mais que se passe-t-il sur ces réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux permettent de créer des espaces de discussions entre les utilisateurs. Ces personnes partagent ponctuellement ou durablement des mêmes centres d’intérêts. Partages d’expériences, de photos, conseils, avis,… En échangeant, les utilisateurs créent du savoir au travers de l’intelligence collective

2. L’intelligence collective ?

Afin de définir simplement ce qu’est l’intelligence collective, nous pourrions prendre l’exemple du cerveau et de ces +/- 86 milliards de neurones.

Dans le cerveau, comme au travers d’internet, chaque neurone établit de très nombreuses connections avec les autres. Grâce à ces partages, les neurones font fonctionner le corps qui donne aux neurones ce dont ils ont besoin pour vivre. Il travaille par et pour lui-même. De la même manière, en échangeant sur internet, les personnes travaillent pour la collectivité qui travaille pour elles et participent à la co-construction des savoirs.

Nous pourrions résumer l’intelligence collective par cette phrase de P. Lévy :« personne ne sait tout, tout le monde sait quelque chose, tout le savoir est dans l’humanité » 

Connections :

Chacun d’entre nous a 50, 100, 500… connections avec d’autres personnes (5000 si nous sommes sur Facebook 😉 ). Cela représente des dizaines de personnes avec qui nous échangeons de l’information. Personnes avec qui nous pouvons renforcer nos connaissances au travers du partage d’idées et d’infos.

Dans notre vie courante, le partage d’idées à parfois tendance à se faire entre « experts ». En plongée cela se traduit par les instructeurs avec les instructeurs, … Jusqu’au fameux comités techniques, pédagogiques et autres où se retrouvent les grands experts de la plongée.

Or, dans le domaine de l’apprentissage, nous savons que la créativité est meilleure avec une diversité d’idées et d’opinions. Plus il y aura de diversité dans un groupe, plus il y aura de chance de voir naitre de nouvelles idées. Mais aussi d’activer un processus créatif.

Alors bien sûr, tout le monde ne va pas créer directement. Pourtant, chacun et chacune de nous, à sa manière, va participer au processus et en sera finalement bénéficiaire.

Et ça, l’intelligence collective au travers de la révolution numérique nous permet de le vivre.

Intelligence collective, un danger ?

Si l’intelligence collective fonctionne dans une vision très humaniste et égalitaire, elle fait parfois grincer les dents des « détenteurs traditionnels du savoir ». En effet, ceux-ci accusent alors internet et les processus d’intelligence collective de niveler le degré de connaissance vers le bas. Mais également de faire perdre des savoirs importants … Alors bien même que ces savoirs sont parfois largement dépassés. 

Un des plus beaux exemples de co-construction de savoirs au travers de l’intelligence collective avec internet est très certainement Wikipédia. Sur cette plateforme, les incohérences se sont lissées petit à petit pour faire place à une base de données absolument gigantesque.

Finalement, que l’on adore ou que l’on déteste l’intelligence collective, dans le monde de la formation d’aujourd’hui, elle ne peut plus être ni ignorée ni niée.

C’est pourquoi, il me semble important lorsque l’on veut apprendre et/ou enseigner la plongée en 2019 de comprendre que la révolution numérique permet une modification des pratiques et d’en prendre le meilleur parti.
L'intelligence collective en plongée peut s'exprimer à tous âges comme ici dans cette palanquée
Apprendre ensemble à tous les âges | © Different Dive

3. Intelligence collective : en pratique

Espaces de partage

la première implication de l’intelligence collective est de créer des espaces où les gens peuvent venir déposer leurs savoirs et échanger entre eux.

Plutôt que d’encourager la compétition et la hiérarchie, créons des espaces de discussions productifs et coopératifs.

A l’image de Wikipédia qui constitue un des plus bels exemples de création collective sur le web, il est possible d’encourager la co-construction de savoirs par le collectif aussi dans le domaine de l’apprentissage en plongée.

C’est dans cette idée-là notamment que j’invite régulièrement les personnes à laisser un commentaire directement sur le blog et non pas sur Facebook. Ceci afin que leur réflexion ne soit pas perdue dans les fils de discussion et participe en quelque sorte à une collecte du savoir en plongée.

Les nouveaux acteurs du web au service de l’intelligence collective ?

En tant qu’animateurs d’espaces de diffusion et de partage d’information, les nouveaux acteurs du web peuvent se faire le relais des connaissances émergeantes au sein de leurs communautés. Sortes d’intermédiaires modernes issus des nouveaux moyens de communication, les nouveaux acteurs du web sont des personnes ayant acquis une réputation dans leur domaine.

Dans le monde de la plongée francophone, on peut distinguer 3 types de nouveaux acteurs du web :

Les marketeurs ou influenceurs

Peu présents en plongée francophone, ils font du placement de produit que ce soit point de vue matériel, destination,…
Ils sont les intermédiaires entre une marque et le public. 

Les informateurs

Ils s’appellent Aurélie, Samuel, Nathalie, Bruno, Stéphanie, Laurent,… Ils diffusent ou permettent la diffusion de l’information au sein de leur communauté. Ce sont eux qui créent des groupes d’échanges comme Plongeurs Francophones Autour du Monde, Esprit Plongée, Plonger en France, La plongée et ses accidents, Plongée passion Mer Rouge, Tests et avis matériel de plongée,… Ou qui font vivre des pages consacrées à la plongée.

Nous en avons un bel exemple au travers de Paul qui anime avec passion et régularité sa page « La beauté de la plongée »

Les créatifs

Blogueurs, youtubeurs, instagrameurs, … Ils ou elles créent du contenu relayé à leur communauté.
Je peux citer entre autres : Corinne, Pierre, Anne, Philippe, Florine, Pierre-Bernard, Vincent,…

Bien sur, il n'est pas nécessaire d'enfermer une personne dans un "type", chacun et chacune d’eux peut être plus ou moins d’un type ou d'un autre. Et le mélange est souvent intéressant.

NB : le terme “influenceurs” a choqué certains. Je l’avais utilisé car il me semble que les blogueurs, youtubeurs, … même s’ils ne font pas de business et n’ont pas l’objectif “d’influencer” influencent parfois même sans s’en rendre compte. 
Cependant, dans un article sur l’intelligence collective, je ne pouvais qu’être sensible et apprendre aussi de vos retours. Aussi j’ai remplacé la terminologie “influenceurs” par “nouveaux acteurs du web”. Merci de votre participation et de la construction que nous pouvons faire ensemble.

Et du côté de l’apprentissage, ça se passe comment ?

Dans l’enseignement traditionnel on retrouve habituellement deux pôles. D’un côté, un professeur (souvent de bonne foi) disposant de tout le savoir. De l’autre, une classe de personnes réputées « ignorantes » de ce même savoir.

Nous sommes encore trop souvent face à un système d’enseignement ponctué d’une certaine culture de l’aversion de l’échec, de peurs (d’échouer, du regard des autres, de faire des erreurs,…). Quand ce n’est pas tout simplement de sentiments qui rabaissent : je ne suis pas capable, je ne mérite pas, je ne vais pas y arriver, c’est trop dur,…

Cette constatation a finalement créé très tôt chez moi une envie d’aller voir comment on pouvait voir les choses autrement. Comment la formation pouvait être autre chose qu’une simple suite de cours parfois indigestes et d’exercices stressants.

Comment une formation pouvait donner le goût d’exceller, de s’épanouir, de réussir ?

Après de nombreuses années à l’université, je suis finalement arrivée un peu par hasard dans un cours de plongée.
Et là,  horreur !
Je me retrouvais dans cette même situation où un prof disposant de tout le savoir enseignait à une classe « ignorante » l’ensemble de la théorie nécessaire (et bien plus encore) à la pratique de l’activité.

C’est seulement au terme de ma formation de monitrice, pour laquelle j’avais mis mon formateur à (très) rude épreuve (vous vous en doutez, n’est-ce pas ? 😁), que je me suis intéressée à la possibilité de transmettre, de faciliter l’acquisition de savoir et de susciter la réflexion par rapport aux formations de plongée via internet en créant mon blog Different Dive. S’en sont suivi, la page Facebook du blog et le groupe Formation de plongée, astuces et autres petits plaisirs qui y est directement associée.

J’ai pu constater qu’avec internet, le savoir était enfin devenu plus éclaté, multicentré et surtout moins hiérarchisé.

Sans toujours nous en rendre compte, c’est à une véritable transformation des processus d’apprentissage que nous assistons. Aujourd’hui, avec la révolution numérique, les savoirs se découvrent petit à petit et c’est tout un monde qui émerge par petite touche. Dès lors qu’il est construit par et pour la communauté, l’apprentissage se vit comme une faculté à pénétrer un monde à partager.

L’apprenant d’aujourd’hui ne va plus se contenter d’un cours magistral et de quelques lectures. L’apprenant est curieux, désireux de partager ses acquis avec d’autres, de confronter sa réalité à celles des personnes avec qui il est en relation,…Et internet représente dans ce cas-là un outil extraordinaire.

Mais l’apprenant veut également faire preuve « d’irrespect » au regard des méthodes traditionnelles d’enseignement. Celui qui souhaite n’importe quel renseignement sur la plongée ne devra pas chercher longtemps pour savoir ce qu’il cherche. Et il ne s’adressera plus nécessairement en priorité aux « détenteurs des savoirs ». 

Aussi, face à ce phénomène facilité par internet, il nous faut changer notre manière d’envisager la formation 

Considérer l’apprenant dans sa globalité avec tout ce qu’il amène dans notre environnement de plongée. Du côté des instructeurs, changer de posture d’enseignement et se positionner comme un facilitateur. Etre toutes et tous ensemble acteurs et actrices du processus de co-création de savoirs au travers de l'intelligence collective.
Un instructeur regarde comment un enfant met les plombs sur sa ceinture dans une démarche d'intelligence collective et de co-construction de savoirs
Apprendre peu importe le niveau de connaissance | © Different Dive

En pratique cela donne 

  • Le concept d’apprenance remplace celui de l’apprentissage. L’apprenance reprend tout ce que nous apprenons au cours de notre vie, formel ou pas, certifiant ou pas,… Et l’environnement dans lequel nous apprenons.
  • On prend note du fait que les apprenants évoluent dans un monde où ils enrichissent leur formation de base avec des notions découvertes/apprises au travers d’autres médias
  • L’intelligence collective est favorisée dans les formations pratiques et théoriques
  • On sollicite nos organismes de formation pour aller dans ce sens
  • Les compétences des apprenants sont valorisées
  • On refuse les attitudes dans lesquelles les instructeurs parlent de « petits N1 » ou « petits N2 », attitude pour le moins dégradantes vis-à-vis des apprenants. Il faut que cela cesse et je vous encourage vivement à refuser cela !
  • Car on retient surtout que « personne ne sait tout, tout le monde sait quelque chose, tout le savoir est dans l’humanité» P. Lévy

4. Illustration : l’aventure Different Dive

Depuis plus de deux ans, j’ai entamé l’aventure Different Dive. Cette aventure n’est possible que parce que les internautes montrent un intérêt grandissant pour le partage d’informations et la construction de savoirs en utilisant l’intelligence collective.

Bien entendu, dans une optique coopérative, la démarche de Different Dive évolue de plus en plus vers une démarche multicentrée et ouverte dont la manière de communiquer change :

Le blog

Au départ, il n’y avait que le blog. Ici on peut dire qu’il s’agit d’une communication “one to many” : une interlocutrice s’adresse à un plus grand nombre. Comme il y a la possibilité de mettre des commentaires, le débat est néanmoins encouragé.

Les réseaux sociaux

Les comptes sur les différents réseaux sociaux permettent l’élargissement de la zone de partage d’informations et des interactions.

Le groupe

La création en mai 2018 du groupe Formation de plongée, astuces et autres petits plaisirs a initié une communication de type ” many to many” où tout le monde peut partager ses retours d’expériences avec les autres mais également venir trouver de l’information. Il s’agit d’un véritable espace de partage.

Articles participatifs

Enfin, en octobre 2018, une initiative unique est née du groupe. En effet, après proposition acceptée par le groupe, des articles reprennent les idées débattues en groupe et sont publiés sur le blog. Ils sont repris sous la rubrique “articles participatifs“. Le savoir de la communauté y est recueilli, collecté et accessible à un plus grand nombre.

L’enquête

Fin 2018, j’ai voulu connaitre le point de vue des internautes sur le sujet suivant : existe-t-il une possibilité d’apprendre au travers des réseaux sociaux ?

De très nombreuses personnes ont répondu à cette enquête dont l’intégralité des résultats est disponible en suivant ce lien.

L'évolution de la démarche citée dans l'exemple de Different Dive montre que le blog nourrit la communauté qui nourrit le blog et tout le monde évolue ensemble.

L’intelligence collective en plongée : pour conclure

Internet a fondamentalement changé notre façon de communiquer, de penser et d’apprendre avec ses avantages et ses inconvénients permettant l’émergence de l’intelligence collective.

L’intelligence collective permet d’envisager la formation de plongée en utilisant tout le monde au travers d’internet. Cette nouvelle manière de faire s’adresse aux personnes qui ont l’intuition que le collectif constitue aujourd’hui le moteur de la société qui se construit, que le lien vaut plus que le bien et qui veulent un monde plus participatif et plus coopératif.

Dans certains domaines vous êtes déjà tops, chacun et chacune est expert·e en quelque chose. Les ressources sont en soi mais il faut aller les chercher pour avancer.

Peu importe votre niveau, je ne sais pas quel plongeur/encadrant/moniteur vous allez devenir. Je ne sais pas comment vous allez réussir. Mais je suis sûre d’une chose... c’est que vous pouvez y arriver

Et surtout… n’oubliez pas d’être heureux / heureuse 🤗

Hélène

Pour aller plus loin :

  • “Le jeu de l’Intelligence collective”. P. Levy
  • “Co-construction du savoir : une nouvelle façon d’apprendre et d’enseigner”. E. Nardon
  • “La co-construction des savoirs au prisme de l’épistémologie et des inégalités sociales”. B. Godrie
  • “Vers l’intelligence collective des équipes de travail : une étude de cas”. G. Olfa Zaïbet
  1. J’ai enfin pris le temps de lire cet article très touffu dans son fond. Tout d’abord je te félicite Hélène , encore une fois tu as fait mouche de belle manière …
    Beaucoup d’entre nous pratiquent et profitent de cette intelligence collective de manière inconsciente (c’est ce qui en fait la beauté), tu as mis les mots sur cela, bravo!
    Ce ne serait toutefois possible que si les corolaires de « empathie », « curiosité » , « respect » et « désintéressement «  étaient présents…et c’est pour celà que l’emploi du mot « influenceurs » me dérange.
    Bien sûr , là il n’est question que de sémantique car j’ai bien compris ton propos.
    Dans ce mot , on entend « influence » qui est à mon sens antinomique avec la notion d’intelligence collective…mais bon sang , comment les appeler ???
    On va laisser cette question en suspend car ce n’est pas le fond de ton bel article sous peine d’aboutir à des échanges très capilo-tractés ….

    1. Merci Pascal pour ce retour

      Finalement, j’ai été sensible à cette remarque sur la terminologie. Comment aurais-je pu faire autrement sur un article parlant de l’intelligence collective et de la co-construction de savoirs ?
      J’ai donc modifié cela à présent dans le texte

      Effectivement, ce n’était pas du tout le fond de l’article et je trouverais assez dommage que l’on se cristallise sur ce point qui a mes yeux n’était qu’un détail mais qui manifestement avait toute son importance.

      Moi aussi… J’ai appris 😉

  2. Mettre dans la même phrase « influenceurs » et « intelligence » il faut oser ! L’influenceur est souvent un individu, ayant peu de scrupules, qui reçoit des « cadeaux » pour promouvoir une manière de penser, un produit ou créer un besoin pour un produit totalement inutile.
    Influenceur est une autre manière de dire « chargé de la réclame », « chargé de la publicité », « agent de marketing »… dès que le terme commence à choquer on change de terme. Pour l’instant c’est « influenceur ». Il est possible que le prochain terme sera « informateur » ou alors un terme plus proche de la réalité « b….leur »
    Donc ne vous laissez pas influencer par les influenceurs et garder votre propre arbitre…

    1. Bonjour Jean-Claude,
      Il n’est pas facile de s’entendre toujours sur la communication. Je suis tout à fait d’accord avec toi pour dire qu’il faut garder son libre arbitre et je pense encourager les gens en ce sens.
      Tu focalises sur le terme “influenceur” surement à raison. Comme il s’agit d’un article sur l’intelligence collective, je suis intéressée d’avoir ton avis sur : comment nommer les blogueurs, youtubeurs, auteurs,… qui ne font pas nécessairement de placement de produit mais qui font circuler l’information ?
      Je pense à Pierre-Bernard et son très chouette blog sur la photo en plongée ou à toi finalement lorsque tu écris, conseilles,… sur la Zélande. N’est-ce pas aussi influencer ?
      Cela est-il toujours rattaché à un business ?
      Dans cet article, j’ai choisis de classer les “influenceurs” en 3 types : marketteurs, informateurs et créatifs. En tant que blogueuse, je suis plutôt dans le coté créatif. Mais parfois j’informe aussi. Et lorsque j’ai testé le gilet Aqua Lung sans être payé par la firme et en écrivant mon avis sincère, je ne me suis pas sentie “chargée de marketing”.
      Comment choisir un terme au mieux pour définir tous ces nouveaux acteurs et actrices du web qui ne font pas nécessairement du business ?

      1. Tu les nomme blogueurs, auteurs mais pas influenceur. Par définition un auteur écrit lui même ses articles et n’use les les touches copier/coller de son ordi

        Les influenceurs ne font pas que “vendre du produit” ils essaient d’imposer des idées en ne montant que le positif. Les auteurs, même si il y a un “disclaimer” prennent leurs responsabilités ce qui n’est pas le cas des influenceurs.

        Concernant la Zélande et mes ouvrages en général, je met toujours les plongeurs devant leur propre responsabilité…. donc je ne les influence pas.

        Extrait de DiveNice Zeeland”
        “…La plongée est une activité à risque. Elle ne peut être pratiquée que par des personnes correc-tement formées, bien entraînées et en bonnes conditions physiques et mentales. Le non-respect des règles peut conduire à des blessures graves, des invalidités permanentes ou à la mort. La plongée du bord induit des risques supplémentaires et particuliers dont il faut être conscient. Il vous incombe personnellement d’en évaluer les risques. Ne comptez pas sur les données de cet ouvrage pour garantir votre sécurité. Avant d’entrer dans l’eau, vous devez exercer votre propre jugement quant aux dangers et difficultés que vous allez rencontrer sur le site, y compris en questionnant les autochtones. A vous de faire une évaluation réaliste des conditions de plongée, de la difficulté du site et de votre condition physique! “

      2. Bonjour Jean-Claude,

        Pas facile de trouver la bonne terminologie pour exprimer ce que l’on veut quand il s’agit de nouveautés dans notre monde. Internet et les influenceurs sont des notions encore récentes.
        J’ai finalement modifié le terme choisi
        Merci pour ce partage de réflexion autour du terme.

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