Plongée sous-marine : pourquoi les jeunes abandonnent

Jeunes et plongée : une association compliquée ?

La plongée sous-marine évolue et, avec elle son public. Il est loin le temps où elle était réservée à une élite de gars (il y avait peu de femmes) jeunes et en (très) bonne forme physique. Aujourd’hui, notamment grâce à l’évolution du matériel, la plongée est ouverte à un large public et ne se décline plus dans un mode athlétique. Et on ne peut que s’en réjouir. Pourtant, tandis que les seniors se mettent à la plongée parfois sur le tard, les jeunes semblent de leur côté  bouder la plongée sous-marine.

Alors la plongée sous-marine serait-elle devenue un truc de vieux ?

C’est la question que je me suis parfois posée. Bien sûr, au bord des plans d’eau du Nord, ce sont majoritairement des hommes “mûrs” que l’on retrouve. Mais ailleurs, comment cela se passe-t-il ? Les personnes plus jeunes, de 15 à 30 ans, sont-elles représentées ?

Plongée versus planche à voile

Une année, alors que je plongeais sur une île du bout du monde avec des gens dont la moyenne d’âge dépassait largement la barre des 40 ans, je m’en vais découvrir les alentours.

Comme c’est courant sur cette partie du globe, les plongées se faisaient sur la côte ouest, à l’abri de la force de l’océan. Mais mes pérégrinations m’emmenèrent de l’autre côté de l’île.

A l’Est, l’océan se faisait plus violent et les vagues venaient se fracasser avec force sur la côte volcanique déchirée. Le vent chaud tournoyait dans mes cheveux.

A midi, pour me restaurer, je fais un stop dans une sorte de large baie. Ici, nul plongeur ou plongeuse. Me voilà immergée dans le monde incroyable de la planche à voile.

Je regarde les pratiquants s’adonner à leur sport favori et me dit que c’est tellement différent de l’ambiance de la plongée sous-marine. Bizarrement, je ne suis pas pressée de partir, je me sens bien là. J’ai envie de rester.

J’observe un monde fun où des adeptes de tous âges évoluent avec décontraction. De très jeunes enfants s’initient sur le bord tandis que des seniors reviennent sourire aux lèvres du large. Tous les âges sont représentés. Les bars et restaurants entourant les différents clubs diffusent de la musique enjouée, moderne. Les tenues sont colorées. Les menus sont attrayants. Les gens sont clairement là pour prendre du bon temps, pour s’amuser alors bien même que je me trouve à quelques dizaines de minutes de la base de plongée où règne un plus grand sérieux.

Je ne peux alors m’empêcher de faire des comparaisons 

Matériel de plongée

Bien que certains équipementiers du monde de la plongée commencent à rendre leur matériel un peu plus fun, en Europe, c’est le noir qui domine encore. 

Pratiquants et pratiquantes

Le bord des plans d’eau est, dans notre activité, largement occupé par des personnes ayant dépassé la quarantaine (ici où lors de mes voyages). J’entends déjà certains d’entre vous me dire : mais ce n’est pas vrai, chez moi nous sommes un groupe de potes de 25 ans… blablabla. Sauf que je les vois les photos qui circulent dans le monde de la plongée lors des sorties clubs. Eh bien, je peux vous dire qu’il y a beaucoup de cheveux gris. Même si je trouve merveilleux que les plus âgés puissent s’adonner à la pratique magique de la plongée, un brassage des âges me semblerait beaucoup plus sympa.

Infrastructures

Les clubs de plongée (associatifs ou commerciaux) en France, Belgique ou dans les pays limitrophes sont régulièrement tout sauf attirants (pas de musique, pas de couleurs, infrastructures vétustes,…).

Formation / information

Et l’activité en elle-même encore souvent présentée comme une activité trop sérieuse, dangereuse, exigeant une masse de théorie impressionnante… en quelques mots… rébarbative.

Dès lors, je ne m’étonne pas de ne voir que si peu de jeunes dans cet univers en dehors des cours piscine dispensés à l’année. 

Et je me mets à rêver que l’Asie, que je n’ai pas encore explorée, soit peut-être le lieu d’une plongée plus fun.

Cela me rappelle ma discussion avec Hélène de Tayrac, la présidente du Salon de la plongée de Paris pour qui le rêve absolu serait d’arriver sur un bateau de croisière et de voir que la moyenne d’âge est de 25 ans. Je me dis qu’il y a du boulot à faire mais que c'est possible. Par ailleurs les jeunes et la plongée est le thème du prochain salon de la plongée de Paris. Preuve s’il en est qu’il faut les remobiliser. 

Jeunes et plongée : pourquoi il est important qu’ils se mettent à la plongée sous-marine ?

Peut-être qu’il n’y a pas de réponse à cette question. Peut-être que les jeunes s’orienteront plus vite vers des disciplines comme le free-diving par exemple. Activité dans laquelle ils retrouveront le côté “challenge”

Cependant, outre le bienfaits de la plongée chez les jeunes, la plongée sous-marine a cet intérêt de faire naitre très vite une conscience écologique portant sur l’importance de la préservation du milieu sous-marin. A l’heure actuelle n’est-ce pas urgent ?

Un autre intérêt (à mes yeux mais peut-être pas à ceux des jeunes) est que cette activité leur permet de « déconnecter » du reste pendant le temps de l’immersion. De procurer un beau moment de détente et de faire naitre de grandes amitiés.

➡️ Pour 9 raisons qui VOUS font plonger 😉 

Jeunes et plongée : pourquoi ils abandonnent ?

Lorsque je pose la question à des jeunes, qui faisaient de la plongée lors de l’enfance / adolescence et qui ont arrêté, ils me répondent :

  • La plongée c’est un truc de vieux (si, si j’ai entendu cela)
  • Ca prend trop de temps
  • Les cours sont ******
  • Je m’y ennuie
  • C’est cher
  • J’ai l’impression d’être à l’école, ça me casse la tête
  • Je n’ai pas l’impression de faire du sport
  • S’équiper et se déséquiper c’est bof

En comparaison à d’autres activités comme la planche à voile ou le ski qui sont des activités demandant aussi un beau budget, du temps, de l’équipement, … on est en droit de se demander pourquoi cette impression perdure chez les jeunes pourtant friands de ski par exemple.

Nous n’avons pas beaucoup de levier pour changer le côté « pas l’impression de faire du sport » mais peut-être pourrions-nous agir sur d’autres points.

Jeunes et plongée : 6 idées pour la rendre attractive 

  1. Rendre l’activité plus fun : que ce soit point de vue du matériel, des décors,…
  2. Changer la manière d’apprendre : non il n’est pas utile de dispenser autant de théorie comme ce qui se fait encore souvent pour faire des apprenants plongeant avec plaisir en toute sécurité dans l’espace de 0 à -20m. A mon sens, surtout chez les jeunes mais pas que, utiliser une attitude maïeutique et laisser l’apprenant construire sa matière est de loin plus sympa. Ca ne demande pas plus de temps. Juste une autre manière de faire. Utiliser le côté ludique aussi, … pas que dans les piscines.
  3. Répondre à leur besoin de se  “challenger” en créant de nouveaux défis positifs et attrayants
  4. Utiliser les réseaux sociaux et/ou applications pour promouvoir le côté amusant de l’activité 
  5. Trouver des mentors jeunes
  6. Modifier notre regard sur l’après-plongée et en faire un moment convivial… pour les plus jeunes aussi.

Vous avez d’autres idées ? Comment feriez-vous si vous étiez en charge de rendre l’activité de plongée attractive pour les jeunes ?

Dites-le nous dans un commentaire directement ci-dessous

Et surtout… n’oubliez pas d’être heureux/heureuse 🤗

Hélène

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  1. Bonjour Hélène
    Je vois plusieurs point qui peuvent repousser les jeunes:
    Comme beaucoup l’ ont déjà dit le prix, je parle pour la France, les salaires sont pas très élevé et la plongée l’équipement coûte chairs. Les jeunes ont d’abord d’ autres priorités, le permis, la voiture et quitter les parents.tout coûte chair. Même dans le sport du ski, les responsables disent que les jeunes générations ski de moins en moins
    J’ai beaucoup de jeunes collègues qui ont fait un baptême à la mer pour voir mais n’ ont pas donné suite .
    Pour plongée il faut savoir nager et pas avoir peur de mettre la tête sous l’eau ! C’ est pas inné pour tous le monde. C’ est anxiogène.
    La plongée ne véhicule pas une image fun comme le surf,le snow,les sports mécaniques etc.
    La plongée ne véhicule pas une image de liberté car beaucoup de contrainte et d’apprentissage fastidieux.Obligation d’ être encadré .
    Le N 1 peu se faire a partir de 12 ans, le jeune devra attendre 16 ans pour passer le N2. En club le jeunes va s’ ennuyer et se tourner vers d’ autre sport.
    La plongée demande d’être carré, d’ obéir à des règles strict. Les clubs de plongée imposent aussi des règles de fonctionnement restrictives. Les jeunes générations n’ aiment pas les règles, les restrictions et les contraintes .Je le vois bien au boulot où je bosse beaucoup avec des moins de 30 ans et c’ est parfois un problème.
    Les plongeurs c’ es beaucoup de personnes qui ont déjà un certain âge 40, 50 et plus.
    Les jeunes eux ils aiment bien être en tribu de leur génération, ils aiment pas se mélanger aux ” vieux” sauf si intérêt.

    1. Bonjour Sonia,

      Merci pour ton retour.
      Peut-être que les jeunes plongent “en tribu” comme tu le dis mais pas en Europe ou pas dans des systèmes perçus comme trop scolaires.
      J’ai eu pas mal de retour sur cet article. Notamment concernant la plongée en Asie qui est beaucoup pratiquée par les jeunes. D’autre part, j’ai des amis hongkongais, tous les deux instructeurs de plongée, qui me disent que chez eux, les plongeurs et plongeuses sont majoritairement des jeunes 😉
      Autre culture, autre moeurs manifestement aussi …

  2. Bonjour,
    trois commentaires :
    – La comparaison avec l’attractivité du ski n’est pas bonne, toutes les études montrent un fort déclin de cette pratique chez les jeunes : trop cher, trop contraignant, plus assez branché. Les sports de “nature” tout équipés n’ont d’une manière générale plus autant la côté qu’il y a quelques années, la plongée en faisant partie.
    – Peut être que les méthodes FFESSM, très basées sur un apprentissage technique sont à revoir. On critique facilement les approches PADI en disant qu’il n’y a qu’un côté commercial, voire que le technique n’est pas assez vu, mais je ne crois pas que le nombre d’accidents sur les premiers niveaux soient plus élevés.
    – Dans les commentaires, je vois beaucoup de personnes parler de N3, N4, on est clairement plus dans une approche loisir à ces niveaux. Si on avait une approche N1, N2, et pratique loisir, sans réfléchir aux niveaux suivants, on attirerais peut être plus de monde dans les clubs : il faut que la plongée redevienne un loisir, et pas une contrainte. J’ai commencé la plongée il y a 4 ans, je n’ai que mon N1, objectif N2, mais pas plus. Par contre, dans mon club, tout le monde parlait de N3, de plongée tech, de plongées profondes, et je trouvait ça on ne peut plus C*****.

    1. Bonjour Florian,

      Merci pour ton partage intéressant. Il y aurait donc aussi moins de jeunes qui pratiqueraient le ski ?
      Concernant les méthodes d’apprentissage, je te rejoins. Avant de vouloir aller dans de la plongée très “sérieuse”, très “engagée”, une approche toute douce juste pour se faire plaisir sans stress et en toute sécurité me parait bien plus attrayante surtout pour un public jeune qui n’aura certes pas envie de se retrouver de longues heures sur des bancs d’école et/ou devant un prof “qui sait tout” occupé à enseigner à des apprenants qui sont sensés ne rien savoir comme c’est encore trop souvent le cas.

  3. Bonjour Hélène,
    Article très intéressant merci !
    Je ne partage néanmoins pas complètement ton point de vue. J’ai 32 ans et plonge depuis une 15 aine d’années.
    Mon avis, pour ce qu’il vaut, est qu’il y a une grande différence entre les clubs Fede à la française (effectivement plus militaires, orientés secu avec des conditions de plongées qui exigent une certaine expérience pour être appréciées – eau froide, peu de visibilité, faune et flore moins spectaculaires qu’en eau chaude) et les clubs « étrangers » Padi qui misent d’avantage sur la simplicité d’accès à la discipline, l’effet whaou des sorties avec des moniteurs Dive Mister plutôt jeunes, au profil de GO club med.
    J’ai croisé beaucoup d’autres jeunes sur des sorties à la journée dans des destinations eau chaude (Antilles, Thaïlande, Australie, Bali, Costa Rica..).
    Certes cela s’arrête souvent à un baptême ou à un OW.
    La raison ? Le coût de cette activité, les formations sont chères et il faut rapidement consacrer une semaine de vacances pour valider un niveau et aller plus loin dans sa maîtrise de l’activité et ce au détriment d’autres activités. L’acquisition du matériel est aussi un investissement et n’est pas vraiment compatible avec un mode de voyage back pack.
    Quand je pars en vacances plongée, je plonge matin et après midi et choisi ma destination pour les spots, au détriment d’autres activités à part éventuellement une randonnée ou quelques visites. Difficile de concilier le multi activité sans exploser un budget vacances selon moi.
    En ce qui concerne la plongée en métropole je pense que le désintérêt provient surtout des conditions de plongée qui ne correspondent pas avec l’image que s’en font les débutants. Après un baptême en eau chaude avec des raies, dauphins, tortues, le tout en maillot de bain ou en shorty, la plongée en clairière ou en piscine en combi intégrale ou étanche peut paraître moins attrayante pour les débutants.
    Je fais également de très belles plongées dans le sud de la France mais dans ce cas, un niveau 3 et quelques 300 heures passées sous l’eau sont vite le minimum pour apprécier ce que le monde sous marin nous offre.
    Ce n’est que mon avis !
    Bonne journée!

    1. Bonjour Edouard,

      Merci pour ton partage. Mais finalement, sur quoi ne sommes nous pas d’accord ?
      Bien sur, le prix restera un obstacle pour un grand nombre de personnes. Par contre, je me pose tout de même la question de savoir si c’est le seul frein à la pratique de la plongée.
      Le gap entre un premier baptême en eau chaude et des séances de piscine longues suivies de plongées en eaux froides est certes présents.
      Cependant certains s’y mettent.
      J’ai formé dernièrement de manière ludique mes deux neveux de 11 et 14 ans le tout en eau froide… ils ont adoré et espèrent maintenant aller découvrir d’autres lieux, d’autres horizons sous-marins. Ici c’est la mauvaise saison qui arrive qui les bloque, forcément.
      Mais au final, c’est donc possible 😉

  4. Bonjour.

    Pour moi, l’ego de nos chers encadrants avec prérogatives et autres hiérarchies sont les premiers responsables.
    La liberté et le plaisir sont les clefs d’une évolution plus fun et en lien avec la jeunesse.
    La comparaison avec la planche à voile est excellente et par expérience on retrouve cet état d’esprit “jeune” avec la chasse sous marine et l’apnee…
    Quoique que avec son évolution actuelle , l’apnee retourne dans le même monde que la plongée bouteille.

    Mais en un mot, cela dépend beaucoup des valeurs de l’encadrant. Je veux parler des valeurs humaines avant tout.

    1. Bonjour Joël,

      L’ego des encadrants est parfois… étouffant, j’admets.
      Il y a surement du travail à faire de ce côté là aussi même s’il existe pléthore d’encadrants vraiment très très chouettes qui transmettent avec plaisir, passion et empathie leur amour de la plongée.

  5. Effectivement le côté mili et scolaire doit rebuter les jeunes
    Le côté liberté et ludique doivent être mis en avant avant toutes choses
    Définir un cadre d’évolution évolutif en fonction de l’âge, de l’aisance ou les jeunes puissent se sentir libre d’évoluer en attendant que l’envie les pousse à être demandeur de plus de connaissance
    Voilà en deux lignes et demi et sans prétention

    1. Eh oui Jacques… l’armée et l’école n’ont pas toujours la cote auprès des jeunes. Alors s’ils ressentent cela lors de formations de loisirs, ça devient plus compliqué.
      Un apprentissage ludique axé sur le plaisir de plonger est à mon avis de loin plus favorable à la pérennité de l’activité.
      Merci pour ton partage

  6. Bonjour,
    Nous plongeons ma compagne et moi,(tous les deux moniteurs Fede) ensemble depuis plus de 10 ans et même en totale autonomie 3 semaines l’été en corse .( bateau perso, blocs , pendeur sous le bateau ,oxy a bord, VHF et secu surface a distance…..
    Par contre le reste de l’année dans nos structures associative nous pratiquons de l’enseignement le plus ludique et en auto decouverte et là lors des sorties “mer” nous ne pouvons pas plonger ensembles.
    Pas de problème pour plonger ensemble lors de nos divers WE en solo dans les clubs de bord de mer .
    Cdt et bonnes bulles à tous
    Philippe

    1. Merci Philippe pour ton retour
      Plonger à deux en toue autonomie… quel bonheur !
      Je vous souhaite encore de très nombreuses plongées sur ce mode là et puis sur le mode encadrants orientés plongée ludique en auto-découverte.

  7. Je sens que je vais encore me faire des amis dans les fédérations !
    1)Ce qui ennuie de plus en plus les jeunes c’est le caractère « militaire » des clubs associatifs avec ces « petits caporaux chefs ». Mentalité qui n’évolue pratiquement pas…. J’en ai vu un bel exemple ce WE en Zélande de la part d’un club belge (non, je ne dirai pas le nom).
    2) D’autre part il est difficile en début de carrière de débourser en une seule fois une somme assez importante pour l’apprentissage. Ce problème est résolu dans l’associatif ou le cout global est un « mille-feuille » budgétaire, ou on à l’impression que c’est « gratuit ». Mais en finalité le cout est similaire mais échelonnée sur une période relativement longue, contrairement au commercial au le payement est « all inclusive » et global.
    Donc de (1) et (2) le Jeune dans un club associatif il risque de de faire C…. ER mais il a des difficultés a passer dans la filière commerciale.
    En conclusion : Je ne pense que pour attirer les jeunes les commerçants devraient établir des facilités de payement échelonnés

    1. Hello Jean-Claude,

      Les payements échelonnés pourraient effectivement venir en aide aux jeunes qui veulent pratiquer la plongée sans passer par la case association. Je pense notamment aux jeunes parents qui ne savent pas se libérer toutes les semaine.
      Je vois avec sourire que toi non plus tu ne donnes pas de noms … J’ai cette croyance que ceux et celles qui veulent encore la jouer sur le mode “petit chef” finissent très vite par se faire démasquer et finalement… fuir ?

  8. Salut à tous,
    Cette réflexion a le mérite d’être soulevée. Bravo Hélène !..
    Mon grain de sable pour faire évoluer le système, si je peux me permettre,
    J’ai toujours fais savoir que dans l’eau : il n’y as pas de moniteur, il y a un plongeur, comme tout participant dans une palanquée, que le risque est le même pour tous.
    Le moniteur sait ce qui doit être fait si un incident se produit…..

    L’organisation pédagogique actuelle comme par le passé de la plongée est axée sur la théorie excessive……avoir une tête remplie ne signifie pas bien remplie, pour ma part je suggère mieux remplie avec le nécessaire et non pas le superflus voulu par les cadres fédéraux en tous genres qui se prennent pour des scientifiques..

    A mon époque, les moniteurs civils étaient tous des professions libérales adhérents FFE….les instructeurs civils… exploitant des Asso. Loi 1901. ne souhaitant pas de concurrence sur leur territoire… donc pesant du plomb sur les contenus théoriques et sujets d’examens pour les niveaux supérieurs……
    RIEN de CHANGé quelque soit la lattitude.
    Il serait souhaitable de refléchir à la bonne réforme à mettre en oeuvre, pour donner de la plongée un image attrayante.
    Rappelons : un bon baptême de plongée en milieu naturel et c’est un plongeur en devenir.

    Roland

    1. Bonjour Roland

      Merci pour ce retour.
      Je partage tout à fait ton point de vue sur la masse de théorie que l’on enseigne encore trop souvent aux gens et qui n’est pas nécessairement utile pour une formation de plongée de départ. La théorie devrait venir petit à petit en co-constuction avec l’apprenant. Et faire, pour certains sujets, l’objet d’une option. (Doit-on vraiment maitriser les compartiments,… pour plongeur en toute sécurité ?)

  9. Bonjour Hélène
    Cet été, avec notre club associatif, nous avions à effectuer 10 plongées afin de valider notre N3, ma compagne et moi.
    Pendant toute l’année, on nous a dit et répété qu’il était très important de bien connaître son binôme. Pour ce faire, qui de mieux que son conjoint, donc! Celui ou celle avec qui on fera quasiment toutes nos futures plongées, pour le cas des couples plongeurs.
    Or, pendant ce “stage N3″, nous avons demandé aux formateurs de pouvoir faire une ou deux plongées, sur les 10 prévues.
    Ce qui nous a été catégoriquement refusé !
    Leur réponse :”non, on ne fait jamais plonger les couples ensemble, laissez-nous appliquer nos méthodes”
    Réponse qui va donc à l’encontre de leur théorie martelée toute l’année !
    Qu’en penses-tu, Hélène ?
    Est-ce que d’autres copains ont déjà été confronté à ça ?
    A bientôt de vous lire.
    Christian

    1. Bonjour Christian,

      Je m’en veux d’avoir ri en lisant ton retour d’expérience.
      Cependant je trouvais cela tellement absurde je l’avoue.
      Il me semble que la cohérence dans les propos et dans les actions est un minimum indispensable dans le chef d’un formateur.
      Je ne comprends pas qu’il y ait eu un tel écart entre ce qui est dit toute l’année et ce qui est pratiqué en stage.
      Ou alors, les formateurs ne se sont pas bien exprimés au sujet de leur philosophie pendant l’année. Il serait peut-être utile que tu retournes vers eux pour discuter de tout cela avec eux… s’ils sont ouverts à la discussion.

      A ta question de savoir s’il faut bien connaitre son binôme pour plonger en toute sécurité, à mon sens la réponse est oui et non.
      Oui, parce que tu vas être habitué à la manière dont l’autre plonge et réagit => plus simple pour adapter tes propres réactions
      Non parce que cela va te mettre dans des situations toujours similaires et si tu te retrouves en plongée un jour avec quelqu’un d’autre, tu risques d’être déstabilisé en cas de soucis même mineur ou même en ce qui concerne les actes simples (les signes de communication, le briefing,…)
      Il me semble (mais c’est un avis parmi d’autres) qu’il est intéressant surtout en début de cursus de varier au maximum les expériences en ce compris les plongées avec des binômes différents.

      Bien sur le cas des couples est un peu différent. Perso, c’est clair qu’à la place des formateurs je vous aurait laissé faire des plongées ensemble tout en vous encourageant à plonger aussi un peu avec d’autres puisqu’il s’agissait d’un stage. Vous êtes là pour apprendre mais aussi pour vous faire plaisir me semble-t-il.

      Mais la question est : avez-vous réussi à valider votre N3 ? 😉

      1. Bonjour Hélène
        Exactement, nous étions là pour apprendre et aussi nous faire plaisir. Mais cela n’a pas été chose simple que de faire accepter aux formateurs l’idée d’incorporer un peu d’exploration dans le stage. En effet, d’autres membres du club l’ayant déjà fait les années précédentes nous ayant dit que les plongées étaient purement techniques et qu’on ne voyait pas grand chose des fonds entre les remontées d’urgence ou assistées, vidages de masques à répétition etc…..nous sommes allés trouver les encadrants, en mettant en avant le fait que ce stage, qui se déroulait en Espagne, était pour nous des vacances avant tout, et surtout de la plongée loisir !
        D’autre part, durant l’année, des problèmes internes au club, notamment quelques divergences entre certains formateurs, ont fait que je n’ai pas pu passer mon RIFAP.
        Donc, Hélène, en pointant ces choses du doigt, nous sommes passés, ma compagne et moi, pour les vilains petits canards du stage.
        Toujours sous pression, ma compagne a “raté” l’un des innombrables vidages de masque, pas de chance, celui de la dernière plongée, et moi, sans le Rifap, eh bien pas de N3 non plus……..no comment.
        Tu comprends que nous sommes déçus et vaccinés des clubs associatifs, même si, comme tu le dis, il en existe des excellents, mais ce n’est pas grave, nous passerons le reste ailleurs. (contact pris avec la fédé, ils devraient au moins me valider PA40 et PE 60, mais je suis pour l’instant sans réponse).
        Ce qui est grave, en revanche, c’est que ces encadrants ne se sont pas remis en question, et, je pense, continuerons à dégouter des copains plongeurs.

      2. Ce qui est grave c’est effectivement quand les formateurs ne se remettent jamais en question, je suis d’accord avec toi.
        Je vous souhaite à tous les deux de continuer votre formation de plongée dans un endroit ou la motivation et la bienveillance seront de mise avec plaisir et en toute sécurité.

  10. Bonjour
    Le soucis des clubs “piscine” est qu’ils n’ont bien souvent pas d’autres solutions que l’entraînement en bassin ou fosse.
    Mais le problème est que, de ce fait, ils forment des plongeurs dangereux, pour eux-mêmes et pour les autres. Je m’explique :
    Pour les conserver au sein du club, on leur fait enchaîner les niveaux, avec souvent peu ou pas de plongées en milieu naturel. Comme tu le dis, Hélène, des cours rébarbatifs (théorie-nage-immersion en fosse ) de septembre à juin, et pof, passage de niveau !
    Méthode pouvant se révéler attrayante pour certains, car au bout de 3 ans, par exemple, ils peuvent flamber en exhibant fièrement leur N3 !
    Mais le jour où ils vont faire une vraie plonger, en structure commerciale le plus souvent, certes, mais en milieu naturel, où on va leur demander, puisqu’ils sont N3, d’organiser leur palanquée, ce sera une autre histoire !
    Passer des niveaux sans un minimum de plongées ( encadrées et autonomes confondues) me parait dangereux et inconscient.
    Christian

    1. 100% d’accord, Christian. Perso, je pense qu’on devrait exiger des plongeurs qu’ils prennent une année (ou une bonne douzaine de plongées en milieu naturel) pour assimiler ce qu’ils ont appris lors d’une formation avant d’enchaîner sur le prochain niveau.
      Cela imposerait aussi aux clubs d’organiser des sorties ‘explo’ plutôt que d’insister sur les plongées ‘techniques’… avec l’avantage de faire comprendre aux adhérents qu’on peut plonger (même en carrière. si si!) rien que pour se faire plaisir.

      1. Pas d’accord…
        Il faut laisser chacun évoluer à son rythme. Il ne faut donc pas imposer un temps et un nombre de plongée entre deux niveaux . Du moins pour les premiers niveaux N1, N2, N3 pour les encadrants N4 et au dessus pas pareil. Si on veut dégouter les gens il suffit de faire des impositions

      2. Jean-Claude,

        Quelque soit l’organisme de certification, n’y a-t-il pas déjà des impositions pour obtenir l’un ou l’autre niveau de plongée ?
        Est-ce un non sens de dire : tu passes un niveau et puis tu dois faire preuve de 5 plongées (par exemple) de ton choix avant d’entamer le niveau suivant ?
        Ce ne serait qu’une condition préalable et/ou supplémentaire.
        Peut-être cela encouragerait-il les personnes à plonger à leur rythme justement rien que pour le plaisir durant ces plongées là ?

  11. Bonjour à tous, la plongée chez les jeunes est un sujet qui me parle car j’ai moi même commencé à 12 ans et je suis maintenant monitrice et maman ! Je fais parti d’une structure associative qui accueille les enfants, les ados et les plus grands depuis plus de 20 ans. Mon club fait parti d’une “petite” fédération française, la FSGT, qui travaille depuis très longtemps sur l’accueil des plus jeunes. Ainsi, on commence l’activité subaquatique à partir de 6 ans. L’été, sur notre bateau, ne soyez pas étonné de cotoyer des plongeurs de 7 à 70 ans (littéralement). Alors, c’est vrai, ça demande des adaptations : outre le matériel il faut des sites adaptés à tout ce petit monde où on peut voir plein de choses au fond et en surface. Ensuite, les plongeurs encadrés et autonomes doivent s’attendre en remontant en surface à voir des ados (qui, parce qu’ils ont froids plus vite, font des plongées plus courtes) patienter en faisant un concours de plongeons (avec salto avant, “bombes” et autres “plats”…). On s’organise aussi sur le bateau pour avoir une sécu surface attentive aux plongeurs immergés et un autre adulte pour surveiller les plus petits sur le pont. Du coup, les conversations sur le bateau sont aussi différentes ! Essayez de vanter les performances de votre dernier ordinateur hight tech à votre voisin de gauche qui est un petit bout de 7 ans qui veut absolument voir un crabe et votre voisin de droite qui est un ado pour qui l’ordinateur a un intéret que si il est relié à une manette de jeu ! Par contre, tout le monde parle de ce qu’il a vu (et oui, il y a que le petit en surface qui a vu les 10 juvéniles de barracuda en ballade !). Il est vrai aussi que pour les jeunes, la plongée est rarement un but en soi mais plutôt un moyen d’accéder à autre chose et la protection de l’environnement, ça leur parle ; donc en parallèle, on participe à des projets de sciences participatives et on organise des animations environnementales où tous les plongeurs enfants, ados et adultes peuvent participer (et non, pas la peine d’avoir un diplôme de plongée pour s’intéresser à la faune et la flore !). On n’oublie pas que les jeunes ont faim, toujours très faim alors on met en place après la plongée un concours de gateaux (chacun à tour de rôle). Par contre, je suis dans une petite ville qui n’est pas universitaire alors il est vrai que, après leur bac, nous “perdons” les jeunes qui partent étudier ailleurs.

    1. Bonjour Méric,

      En te lisant, j’étais avec vous sur ce bateau. Je voyais le petit aux yeux pétillants occupé à me montrer son crabe pendant que l’ado se faisait charrier par un autre plongeur parce qu’il n’avait eu cesse de faire des cabrioles sous-marine. Et puis cette plongeuse passionnée de plongée TEK qui rangeait sans manière son superbe ordi dans son sac filet toute heureuse de l’avoir tester sur cette plongée bien sympathique. J’entendais les conversations sur les barracudas juvéniles et sur les projets participatifs à venir.
      Merci pour ce moment de partage qui m’a donné l’impression l’espace de quelques lignes d’être auprès de vous.
      Et félicitations pour ta philosophie positive, participative et colorée de conscience écologique.

      1. Oups, j’ai oublié, mon prénom c’est Vanessa ! Les sciences participatives et la veille environnementale chez les plongeurs, ça peut-être aussi un bon sujet ! A bientôt !

  12. J’habite en Indre et Loire, mon petit fils a fait son premier baptême en Aout 2019 à Avoine, il est très emballé par ce sport et aurait voulu continuer, malheureusement à cause des horaires (21h/22h) pas possible et je suis toujours à la recherche d’un club avec des horaires adaptés à un collégien. Si vous avez des infos je suis preneuse. Merci à vous

    1. Malheureusement, les clubs de plongée passent souvent après les clubs de natation concernant les créneaux horaires dans les piscines…
      21h/22h c’est tard pour un collégien oui

  13. Bonjour et merci pour tes articles très intéressants
    Ma première plongée.. c’était en 1968 … et oui suis plus un jeune premier !
    Je partage les commentaires que j’ai lu et c’est malheureusement triste !
    Sur un bateau …en mer… qui parle technique ? Les mecs des clubs ! Qui parle de la faune et de la flore de la plongée ? Les plongeurs “hors club” En revanche les techniciens “club” sont pas très beaux à voir dans un environment de courant
    L’ambiance est pour moi la clé ! J’aime par-dessus tout partager mes plongées mais pas sur la technique…
    Il faut effectivement ramener le ludique dans les clubs et mettre à la retraite ces vieux moniteurs qui enseignent encore les méthodes des années 80 ! PEDAGOGIE adaptée à ce qui nous fait rêver !
    Merci encore pour tes articles qui me ramènent là ou j’aime être
    Merci encore pour tes articles

    1. La plongée est une activité technique… il en faudra toujours un minimun. La différence peut se faire dans la manière de l’enseigner

      1. Et d’accord avec Jean-Claude. Il faut un minimum de technique et de connaissances théoriques. Après, tout peut être différent dans la manière d’amener les choses

    2. Merci Eric pour ton retour,
      J’ai une image très précise de ce que tu racontes à propos des plongeurs sur les bateaux en Egypte…
      Sauf erreur de ma part, 38% des instructeurs régionaux actifs FFESSM des clubs en France en 2006 avaient plus de 60 ans. Et je ne pense pas que la tendance se soit inversée depuis. Forcément, il doit y avoir fossé avec les générations montantes. Et puis ce discours récurrents : “de mon temps…blablabla”
      Il est plus que temps que la pédagogie soit revue dans certaines filières de formation

  14. Article sympa, Hélène, comme toujors 🙂 Comme c’est souvent le cas, cela impose réflexion car cela nous touche de près.

    Qqs pensées…

    Dans notre club de l’intérieur, on commence les formations… maintenant

    Au bout de qqs semaines – voir des mois – d’entrainement en piscine (en insistant sur le palmage, les phoques, le palmage, le vidage de masque, le palmage… etc!), les gus vont pouvoir plonger en fosse… ou en carrière.

    Si si… avec un peu de chance, au mois de décembre, on les balance dans une carrière et voilà, ils sont qualifiés N1.

    Qualifications qui arrivent juste avant d’arrêter les sorties, car l’eau est trop froide.

    Je me dis que là, c’est quand même pas si compliqué. Le plus étonnant, c’est qu’il y en a qui répondent toujours ‘présent’ à la fin.

    Et si on proposait deux options? (allez, soyons fous… trois!)

    1 : Début de formation en janvier, avec qualification N1 prévue pour fin mars/début avril? Comme ça, ils se font moins chier en piscine*** et ils ont un vrai but, réalisable, d’être qualifié pour plonger pendant leurs vacances de printemps / été, sans être passé par la case ‘six mois en piscine’. Là, on organise une sortie (Malte? La Corse? L’Espagne) pour les vacances de Pâcques.

    Bien évidemment, cela nous impose de réfléchir sur le timing des cotisations club, au moins pour les débutants.

    2 : On fait comme maintenant, mais avec l’engagement du club à ce qu’ils sont qualifiés N1 au plus tard au mois de janvier (à condition que…), avec sortie en Egypte (plutôt séjour hotel que croisière) programmée pour les vacances de février.

    Là, on prévoit première sortie milieu naturel pour le mois de’octobre (voir début novembre) avec sortie Civaux en décembre pour clôturer l’affaire. Arrosage glaces et bulles au club le vendredi suivant

    3 : On fait les deux.

    Z’en pensez?

    1. Les mois d’entrainements piscine n’attire pas nécessairement les jeunes il est vrai. Ton idée de faire des sessions plus courtes (qui répond mieux au monde actuel ?) est surement une bonne idée.
      A mon sens, les clubs de plongée vont devoir faire preuve de créativité pour répondre à leur désir de transmettre leur passion tout en s’adaptant aux nouveaux profils de plongeurs et plongeuses.

  15. Bonjour,
    nouvel intervenant mais ancien lecteur assidu. Bravo pour les articles de qualité.
    J’ai eu envie d’intervenir, donner mon feedback, car je me suis complètement reconnu dans les propos.
    J’ai la cinquantaine, j’ai commencé la plongée il y a 11,5 ans avec mes 2 enfants qui étaient encore jeunes ados.
    J’ai depuis très longtemps toujours aimé de porter un masque et de regarder sous l’eau, principalement en piscine et lors de mes rares vacances à l’étranger, en mer.
    Les films de Cousteau, le Grand Bleu, Atlantis, la petite sirène pour les enfants nous ont donné envie de passer le pas et de faire de la plongée bouteille.
    En octobre 2007, je prends alors des renseignements (google m’aide pour cela) chez Nemo33. Nemo33 me décourage directement car ma cadette est trop jeune (10 ans) pour pouvoir plonger, ils ne prennent pas le risque mais peut-être en club.
    Les clubs me découragent encore plus, j’y sens un côté militaire, et franchement pas un très bon accueil. Certes les clubs sont moins chers que les prix affichés chez Nemo33, mais il est pratiquement interdit de rater une semaine sauf certificat médical, on se réunit chaque semaine, pendant la discussion avec un responsable, un “cours” est donné dans la piscine. Il y a une douzaine de personnes en tenue de grenouille qui font des longueurs à la nage et un gars debout sur le bord qui siffle toutes les 15/20 secondes et qui crie (le terme hurler serait même plus approprié) sur ceux qui ne respectent pas les consignes. Le responsable m’explique que c’est l’échauffement. Ha bon, ca va s’intensifier !!!
    Je pose quelques questions sur les activités : ils font principalement de la piscine, et vont en lacs ou carrière l’été car les autres périodes, il fait trop froid. Ils font aussi une sortie en aout à la mer (Zelande). Je demande ce qu’on voit et le retour fut catégorique, “on ne plonge pas en Zelande ou dans les lacs pour voir, mais pour apprendre à plonger”. Ah OK. Désolé de me renseigner, c’était pour savoir …
    Ayant eu les infos de Nemo33, je demande si ma fille peut passer son OpenWater (j’avais appris le terme par coeur de peur de l’oublier)… Je n’ai pas le temps de finir ma phrase qu’il m’arrête et commence une explication dont je n’ai pas saisi à l’époque un traître mot. Je m’excuse donc (ben oui, je pense que si je ne m’excusais pas il serait encore en train de médire sur les OpenWater à l’heure qu’il est, 12 ans après). Je reformule ma question pour ma fille et il me confirme qu’elle peut s’inscrire au club mais ne pourra plonger que dans 3 à 4 ans.
    Je le remercie, l’informe que dans ces conditions, ca ne va pas être possible, que c’était notre volonté de faire une activité ensemble. Enfin, j’en avais assez vu et entendu. J’allais partir, l’entraînement est en cours depuis 30 minutes si j’en crois les horaires, les plongeurs vont enfin s’équiper en plongeur (stab, bouteille, …), ils ont fini de “s’échauffer” !!!

    Je retourne alors sur google, fais quelques recherches et contacte un centre de plongée à Djerba (j’avais envie d’avoir une formation en Francais et Djerba m’a semblé un chouette endroit où aller et où y passer des vacances).
    Après quelques mails, le centre m’informe que les cours OpenWater peuvent se donner, ma fille sera Junior OpenWater, je prends donc bonne note et propose de les recontacter une fois notre réservation dans l’hôtel finalisée.
    Nous y sommes allés en avril pour 15 jours, avons passé tous les 3 notre OW SSI et avons été enchantés de nos différentes plongées malgré une visiblité pas toujours top et que nous n’avons pas vu ce qui se trouve dans le film Atlantis, mais bon, c’est le début.
    Notre instructeur nous a signalé qu’il serait préférable de continuer à plonger une fois rentrés chez nous afin de ne pas perdre les acquis et de nous améliorer. J’ai cherché un autre club dans une autre piscine, nous y sommes allés 1 fois tous les 3 et moi une seconde fois et nous avons eu droit au même rituel (mais sans sifflet !) : longueurs d’échauffement, puis exercices de passage de détendeur, vidage de masque, exercices d’apnée et puis enfin quelques tours de plongée. Les enfants n’ont pas apprécié. De plus, nous n’étions pas spécialement bien considérés, ils allaient nous réappendre … J’y suis retourné afin de confirmer mais je n’ai pas fait la session entière, c’était à nouveau la même chose qui se préparait.
    J’ai ensuite trouvé un club PADI dans la région (google), la piscine n’est pas obligatoire, par contre, ils sortaient toutes les semaines (même plusieurs fois par semaine) en carrière ou lac. J’ai acheté mon propre matériel avec les conseils des membres et j’ai poursuivi mon cursus avec eux. J’ai trouvé de la plongée plaisir, non militaire, nous avons fait plusieurs sorties en Zelande, en méditerranée, mer Rouge en club et hors club avec les membres.

    Pour info, mes deux enfants ont continué la plongée et ont ouvert un centre de plongée au soleil. Je ne pense pas qu’ils auraient continuer la plongée si nous étions restés dans ces clubs piscine.

    La plongée est un plaisir.

    1. ” on ne plonge pas en Zelande ou dans les lacs pour voir, mais pour apprendre à plonger”…. rien à voir ben ca alors m’aurait-on menti ? MDR

    2. Bonjour Hélène et à tous .
      Le fun et les jeunes ou moins jeune d’ailleurs une combinaison avec un tribal sur l’épaule et l’avant bras par exemple avec des couleurs tend1ncrs pour quoi pas.

      Sinon je suis d’accord avec toi les structures même attirant du monde sont quelques fois spartiates, Je m’explique deux plongee dans la journée, on retire sa combinaison au port d1ns le local plongee qui n’est qu’une structure avec toile tendue en guise se tout et cela dans le nord. Bonjour l’angoisse de refiler sa combinaison froide et mouillée du matin. Sans parler de wc dans un algeco ou tout le ponton sait la commission que tu as fait…

      Tout ceci n’est pas super motivant pour nos jeunes qui aiment le confort et s’acclimatent moins de situations un peu à la dure.

      Tu as raison sur la pédagogie aussi il faut faire des efforts trop d’encadrant profs te prennent de haut avec leur science infuse reçu dans une seringue, 40 ans d’âge 400 ans de souvenir et ayant la quarantaine cela me fatigue déjà et seul parfois l’intelligence me permet de garder mon sang froid et de ne pas l’envoyer sur les roses; alors il faut imaginer un jeune, le pauvre qui se dit mais il sont tous aussi c.. dans ce sport.

      Est-ce qu’un apprentissage par modules et par thèmes ne pourrais pas permettre d’évoluer différemment comme choisir des options au lycée s’orienter bio ou épaves etc…

      Je suis en train de chercher pour l’année prochaine une structure pour un baptême en mer de mes jumelles mais le chemin s’apparente à un chemin de croix même sur la côte méditerranéenne.

      Dernier point le prix des équipements pour commencer et même de l’activité sont je pense de réel frein surtout qu’avec une bonne forme physique un jeune veut de l’adrebaline plongee tek … mais n’a pas les moyens financiers déjà qu’avec un bon salaire c’est difficile alors imaginé un jeune débutant une activité professionnelle. En comparaison du surf une planche et une combianison peuvent être trouvé pour 300/400 euros même d’occasion pour se faire la main et des bonnes planche tournent au prix d’une bonne stab seulement.

      Je pense que nous jeunes parents et plongeurs de 40 ans avons aussi un devoir auprès de nos progénitures, le respect de l’ autre, de l’entraide et de la solidarité. Il faut aussi les éduquer pour preserver la nature afin de faire avancer la cause environnementale.

      Ce ne sont que mes avis , Je suis loin de tout connaître et de tout avoir vu surtout en plongee , mais j’aime beaucoup une histoire sur un maître japonnais d’art martiaux disait a ses disciples qu’ils devaient être à l’écoute de leurs apprentis comme eux mêmes devaient être à l’écoute de leur apprenants , et que le jour où ils arreteraient d’apprendre de leurs élèves ils seraient dans l’impasse de la voie du bushido.Belle philosophie qu’il faudrait apprendre ou réapprendre à tous et que l’humilité et savoir dire je ne sais pas et peu être aussi une manière de faire venir les jeunes d1ns notre merveilleux sport.

      Bonne journée Rémi

    3. Marc,
      J’ai halluciné en lisant ton partage d’expérience
      Beaucoup ri aussi en imaginant ce brave instructeur occupé à vilipender les Open Water.
      Ce que j’aime par dessus tout dans ton témoignage c’est que tu n’as pas baissé ton critère “plaisir” et que tu as finalement trouvé ta solution vous permettant de découvrir les fonds marins et d’aimer la plongée au point pour tes enfants d’ouvrir un centre.
      Félicitations à toi pour ta ténacité
      Félicitations à tes enfants pour leur parcours
      Merci pour ton retour agréable sur mon blog également
      Au plaisir de te lire sur d’autres sujets

  16. Hello Hélène

    Je suis globalement d’accord avec toi mais je crois que ce sont surtout les clubs de plongée de terre qui ont du mal à recruter des jeunes entre 25 et 30 ans pour faire perdurer l’activité. Je ne suis pas sûr que les organismes de bord de mer aient ce problème. L’été, je fais un peu d’encadrement en bord de mer. L’été dernier, j’ai eu tous les âges; une maman avec sa fille ado de 16 ans, un plongeur super expérimenté, la petite cinquantaine et sa famille, des enfants mais également des plongeurs entre 25 et 30 ans. Et tout ce beau monde remonte à la surface avec un large sourire. Il est quasi certain qu’ils remettront la tête sous l’eau un jour ou l’autre. L’hiver, je suis moniteur dans un club de terre et là c’est une toute histoire ! Il est difficile de recruter de nouveaux adhérents en général mais particulièrement les trentenaires. Je n’ai pas d’explication mais je pense que la plongée en piscine peut être super chiante (pardon). En mer, on forme un N1 en 6 plongées. En club de terre, on fait traîner pendant 33 semaines à raison d’une séance d’1h30 par semaine. Donc on fait durer, durer, durer… Par ailleurs, plonger en fosse, en carrière ou en lac avec une eau à 5° ne fait pas rêver tout le monde. Du coup, il faut peut être une autre motivation, telle que la vie dans un club associatif, etc. Certains clubs font pourtant preuve de créativité. Nous avons ouvert une ligne d’apnée qui a du succès, d’autres ouvrent une activité de “Plongée Sportive en Piscine” qui plait pas mal aux jeunes mais le renouvellement est un problème récurrent dans la plupart des clubs de terre, pas seulement l’attrait des jeunes générations. A bientôt. Ronan

    1. Hello Ronan,

      Effectivement, l’idée de faire 1000 séances en piscine ne plait pas toujours. Surtout quand tu démarres dans la vie active, quand tu as des jeunes enfants, quand …
      La diversification (apnée, plongée sportive,…) est régulièrement citée pour donner un côté plus fun et varié à la plongée sous-marine surtout auprès d’un public plus jeune. A mon sens, c’est une bonne idée.
      Perso je vois tout de même un peu partout (mer et terre) une moyenne d’âge plus élevée que 30 ans.
      Mais j’admet ne jamais avoir été en Asie. Là, il paraitrait que c’est l’inverse 😉

  17. Plus de presence dans les mass media… Pour never le cote elitiste! Et une plus grande communication sur led clubs existants…. Ce qui permet d expliquer que tout le Matos n est pas necessaire au debut. J ai 45 and j ai franchit le pas cette Annie, mais j ai 2 colleagues plus jeans qui hesides

    1. Bonjour Nicolas,
      Pas toujours facile d’être présents dans la mass média.
      Et pourtant, c’est aussi cela qui fait naitre l’envie de s’y mettre.
      Bravo à toi d’avoir franchi le pas.
      Je te souhaite un merveilleux parcours de formation et de très belles plongées.

  18. Faudrait que la Fédération et où les organismes formateurs fassent plus d’efforts pour attirer les jeunes a ce merveilleux sport loisirs qu’est la plongée . Une fois le premier baptême au milieu des poissons et de la faune multicolore et c’est gagné … drogués à vie les gamins !!! Je comprends la difficulté pour les clubs “terriens” la piscine, le lac où la carrière ce n’est pas très attractif mais les littoraux du bord de mer ? Combien de clubs se donnent le mal d’enseigner la plongée aux jeunes ? Cela demande une structure spécifique et peu rentable et alors une démarche que les communes , départements subventionneraient pour beaucoup si on leur présentait un dossier et une démarche structurée . Mais je suis un “vieux plongeur rêveur ” 80 ans encore en activité ^sans doute ….

    1. Tout d’abord… félicitations Sedilliere d’être toujours en activité à 80 ans
      C’est très très gai de lire cela.
      Ton idée de réaliser un dossier pour obtenir des subventions est frappée du coin du bon sens.
      J’espère qu’elle donnera de l’inspirations aux centres de plongées désireux de proposer renouveaux projets notamment aux jeunes.
      Merci de nous l’avoir partagée

  19. Je pense que si les mentalités changeaient aussi dans les milieux des plongeurs réguliers, cela permettrait une approche plus ludique et moins gnangnan de cette activité fabuleuse.
    L’état d’esprit et l’attitude du type “Je sais tout, j’ai inventé la plongée, je suis le meilleur…” de certains peuvent en effet rendre le contact avec ce monde et leurs acteurs plutôt rébarbatif.
    Et chez les jeunes, on n’aime pas ca les mondes avec des hierarchies établies et des “je-sais-tout” qui veulent s’imposer en permanence.
    Rien n’interdit de partager son expérience mais la plongée est faite pour évoluer et c’est grâce aux nouvelles mentalités et à l’évolution par le biais des jeunes et de leur dynamisme que cela se fera.

    1. Bonjour Laurent,

      Effectivement le côté un peu passéiste de ceux et celles qui te diront sans cesse “de mon temps j’ai fait ça et ça” ou encore “moi je, moi je…” n’est pas pour plaire aux jeunes qui ont un accès très rapide aux savoirs et ne sont pas friands des systèmes hiérarchiques “à l’ancienne”
      Comme tu le dis cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas partager son expérience de plongée. Mais peut-être juste l’adapter au public devant nous 😉
      Merci pour ton partage

  20. La conscience écologique laisse souvent à désirer, dans les bases de plongée : la plupart des club house de carrières utilisent encore et toujours pailles, touillettes et tasses en plastiques. Les snacks et plats servis sont tout, sauf modernes et sains : burgers, chips, frites, cervelas, pizzas. Cela fait 14 années que je plonge, et à ces niveaux là, rien n’a changé. Pour la génération écolo, c’est peu emballant.
    Pour ce qui est de la plongée chez les plus jeunes, je pense qu’ils préfèrent vivre des expériences de plongées en vacances à très petites profondeurs (certains sont même très contents rien qu’avec des baptêmes, quitte à payer le prix plusieurs fois sur le séjour, plutôt que de suivre des cours). Les mentalités et le style de vie ont aussi changé. Dans les couples, l’homme s’adonnait à ses activités sans Madame, qui restait à la maison et s’occupait du ménage et des enfants. A présent, les femmes souhaitent elles aussi avoir du temps pour leur sport ou/et activité, ou partager davantage de moments “à deux”. Si elle est plongeuse, tout va bien ; mais si ce n’est pas le cas, elle ne supportera pas longtemps que Monsieur disparaisse plusieurs fois/semaine pour s’adonner à son hobby.

    1. Bonjour Anne,
      Je partage assez bien ton avis malheureusement sur ce point. J’ai même une fois vu un moniteur mettant sans complexe ses mégots de cigarettes à la mer… dans une mer réputée pour ses tortues marines… Quelle déception de constater que même chez des professionnels de l plongée il puisse y avoir ce manque de conscience.
      Il est vrai aussi que les mentalités changent tout comme nos habitudes de vie. A nous peut-être de faire coïncider les mondes ?
      Merci pour ton partage

  21. En fait, je pense que la plongée est passée de mode. Les plongeurs de 40 ans et plus ont connu « l’effet Cousteau » et ces premiers films sur le monde sous-marin qui passaient à la télévision. Comme on n’avait que maximum 3 ou 4 chaines sans télécommande il était plus difficile et fatiguant de zapper. On n’a plus cet effet et l’offre de loisir a été multiplié par 10 par rapport à cette époque. La médiatisation de la plongée est noyée dans un océan d’autres offres qui sont plus blink blink et ou il est plus facile de faire un selfie. De plus les gens veulent de plus en plus « paraître » à la place d’ « être », il se rendent vite compte qu’en plongée c’est moins facile que dans d’autres activités.

    1. Cousteau? C’est qui? Il est toujours parmi nous? Désolé, c’est de très mauvais goût, mais les morts font rarement rêver.

      1. Je parle de l’effet médiatique de ces films sur la jeunesse des années 70-80

      2. Pas faux.
        On peut certainement dire de moi que j’aime la plongée. Bien sur je sais qui est Cousteau. Pourtant , je n’ai jamais vu un seul de ses reportages et lu aucun de ses livres. J’ai feuilleté “le monde du silence” mais c’est tellement loin de nous et des pratiques actuelles par rapport notamment au respect des écosystèmes. Cependant, le côté “explorateur” reste intéressant.

    2. Peut-être cependant qu’il n’y a plus de “mode” sur la plongée alors que l’apnée revient sur les devant de la scène

  22. Tiens, tiens …. Ton île au « bout de monde » ce ne serait pas Bonaire et la grande baie avec les surfeurs ce ne serait pas Sorobon beach ? Si tel est le cas il faut un peu moduler. Pas mal de ces surfeurs sont aussi des plongeurs (sauf pour les très jeunes) MAIS ne sont pas des fanatiques de la plongée. Le plus souvent, par facilité, ils se contentent de plonger sur les « house reef » des ressorts comme le Captain Don’s, Sand dollar….Ce ne sont pas des gens que tu va retrouver à Karpata ou 1000 steps ni même sur l’Hilma Hooker

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