Divemaster, Plongeur 4*, guide de palanquée, niveau 4… comment s’y retrouver ?

On en entend parler tout près de chez nous où bien loin tout autour du monde durant nos vacances plongée.

Divemaster, plongeur 4*, guide de palanquée, plongeur niveau 4,…

Mais qui sont vraiment ces plongeurs et plongeuses aux prérogatives particulières ?

Divemaster

Le Divemaster se retrouve dans les filières de formation à connotation américaine dans le monde entier.

Même s’il y a des Divemaster qui exercent à titre bénévole dans des filières associatives, le Divemaster suit avant tout une formation qui lui permet d’obtenir une certification propre lui permettant d’en faire son métier rémunéré.

Cependant, le Divemaster n’a pas vocation à enseigner.

Dès lors, il convient de voir le niveau de Divemaster comme un niveau de leadership en plongée (ou de cadre). Ce niveau permettant au Divemaster d’organiser les plongées au quotidien et de prendre en charge des plongeurs pour leur faire vivre des moments inoubliables en exploration de plongée.

Le Divemaster peut aussi assister un instructeur mais sans la possibilité de former ou de certifier des niveaux de plongeur en scaphandre autonome.

Le niveau de Divemaster peut être une finalité ou un passage pour se faire de l’expérience avant d’éventuellement évoluer vers les niveaux d’instructeur.

Les formations et les prérogatives des grands organismes américains comme PADI, SSI, NAUI, IANTD etc.. se ressemblent fortement tant du point de vue formation que des prérogatives car toutes suivent les prescriptions du RSTC qui sont les mêmes dans le monde entier.

Bien que la méthode est parfois contestée, de nombreux plongeurs proposent leurs services gratuitement à des centres en échange d’une formation de Divemaster. Cet échange de bons procédés permettant à de jeunes candidats de se faire de l’expérience.

Plongeur 4*

Le Plongeur 4 * se retrouve dans les filières plutôt européennes à la base fortement influencées par la CMAS.

Les formations de plongeurs à proprement dites se font du niveau P1* au niveau P3*. Le niveau P4* en référence à la CMAS ne requiert pas une formation spécifique. Il s’agit d’un plongeur 3* ayant démontré une expérience et une implication au-delà de la moyenne et apte à prendre en charge un groupe de plongeurs pour plonger en exploration en ayant une attention particulière à la sécurité et aux procédures de secours. Il peut travailler à titre rémunéré ou non dans des structures commerciales ou associatives, sauf en France (voir ci-dessous). Le Plongeur 4* n’a pas vocation à enseigner ni à certifier. Cependant, il peut dans certains cas précis assister un instructeur

Les compétences et les capacités d’un Divemaster et d’un Plongeur 4* sont fort similaires.

Dans l’organisation pratique des plongées tant le Divemaster que le plongeur 4* on souvent la fonction ou le rôle de Guide de palanquée car ils guident les plongeurs durant l’exploration sous-marine… mais qu’est-ce qu’un guide de palanquée ?

Guide de palanquée

Si le terme de guide de palanquée est essentiellement utilisé en Europe, il ne représente un niveau de plongée qu’en France (voir plus loin).

Ailleurs dans le monde, le terme de guide de palanquée existe mais n’est utilisé qu’à titre de fonction lors d’une exploration de plongée. Il ne s’agit pas d’un niveau de plongée.

Le guide de palanquée est le plongeur qui, le temps d’une plongée, guidera les autres plongeurs et plongeuses durant leur exploration aquatique. Il est désigné lors du briefing tout comme le serre-file

Pour exemple, dans la filière NAUI, trois plongeurs du niveau Scuba Diver autonomes jusque – 18 mètres peuvent évoluer ensemble. S’il le souhaitent, un des membres de la palanquée peut-être désigné guide de palanquée le temps de leur plongée et aura charge de guider les deux autres sur le site.

Le cas particulier de la France

En France, le plongeur niveau 4 est un plongeur autonome comme le plongeur niveau 3* avec les compétences de guide de palanquée en exploration en plus (acquises lors d’une formation spécifique). Il a la possibilité (bien que le code du sport considère le baptême comme un acte d’enseignement 🤔) de pouvoir effectuer un baptême avec l’autorisation du Directeur de plongée pour autant que cela se fasse en piscine ne dépassant pas la profondeur de 6 mètres.

Outre cela le niveau 4 n’a pas de prérogatives d’enseignement.

Notons aussi que le code du sport est d’application en France et doit donc être considéré comme une loi à respecter quand on se trouve sur le territoire français. Il faut savoir que pour être rémunéré d’une quelconque activité de plongée sous-marine sur le territoire français, il faut posséder un brevet d’état (BE ou maintenant DE), ce qui peut poser des problèmes au sein même du territoire comme évoqué dans l’article sur la situation des moniteurs de plongée en Polynésie et dans celui portant sur la réforme du métier de moniteur dans cette partie du monde.

Ce niveau 4, guide de palanquée, a donc dans la pratique des prérogatives et des taches similaires à celles d’un Divemaster ou d’un plongeur CMAS 4*

Vous avez tout suivi ?

Bravo, vous maitrisez maintenant un jargon qui vous permettra de comprendre à qui vous avez à faire.

Mais avant de vous laisser guider, peut importe le titre, je ne peux que vous conseiller de vous renseigner sur la connaissance réelle des lieux et l’expérience acquise de celui ou celle qui va guider votre palanquée… pour plus de plaisir en toute sécurité.

Toutes et tous à l’eau ?

Et surtout… restez heureux/heureuse 🤗

Hélène

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  1. J’adore quand des administratifs pondent des régles et des contraintes.

    Ceci dit, comme j’aime bien la vision des choses d’Hélène, quelle serait sa visions des différents besoins et préprogatives dans les formations? Je fais référence à l’article sur les tables de plongées entre autres

    1. Franck,
      Je suis flattée que tu apprécies ma vision des choses, merci.
      Cependant, te donner mon avis sur les prérogatives et besoins dans les formations de plongée équivaudrait à écrire des standards et procédures… c’est un travail titanesque
      Qui sait, peut-être dans le futur ?
      En attendant, n’hésites pas à commenter /interroger sur des points plus précis dans les différents articles du blog.
      Je me ferai un plaisir d’échanger avec toi 🙂

      1. Commençons par le prochain article.
        Le baptême version ffessm
        Pour qui? Comment? Je me souviens dans les années 80 être descendu à 10m sans que l’on me tienne par la main.
        Et par qui? Quelles devrait être la formation de l’encadrant?
        Je me suis renseigné sur la formation E1 (je suis PA40 bientôt N3 sans prétention j’espère) juste pour partager ma passion. La formation est tellement longue et exigeante que j’ai laissé tomber l’idée.

      2. Franck,
        Ce serait surement intéressant mais je n’écris pas d’article sur la façon précise dont un organisme de certification particulier traite l’un ou l’autre point de formation de plongée. D’autant que je ne fais pas partie de la FFESSM et que je ne m’autoriserais très certainement pas à leur dire ce qu’ils doivent ou pas faire (de quel droit le ferais-je ?). Je préfère de loin adopter une vision plus globale et proposer des pistes de réflexion que chacun et chacune sera libre de questionner auprès de sa propre filière de plongée.
        Ceci dit, en ce qui concerne les baptêmes de plongée, j’ai écrit cet article qui va peut-être t’intéresser :
        https://www.differentdive.com/faire-un-bapteme-de-plongee/
        Quoiqu’il en soit, je te remercie pour ton retour, ta proposition d’article et tes interventions qui me renvoient à mes propres questionnements.

  2. Je suis d’accord avec toi sur la conclusion, et j’aurais peut-être ajouté l’expérience comme critère pour être un bon guide de palanquée ou Divemaster. En effet, est-ce bien raisonnable de devenir Divemaster avec seulement 40 plongées au compteur (norme PADI) ?

    1. Robin,

      L’expérience ne fait pas partie des critères que je reconnais comme faisant partie des qualités pour être un bon encadrant. D’abord parce que cela voudrait de facto dire que ceux qui débutent sont mauvais, ce que je ne pense pas. De plus, parce qu’un « mauvais encadrant » (qui ne privilégie pas la sécurité, qui n’est pas attentif aux autres,…) peut avoir beaucoup d’expérience, s’il est mauvais, je crains que cela ne change pas grand chose. Je préfère de loin la capacité à se remettre en question, l’ouverture d’esprit…
      Mais ce sont juste mes critères 😉

      1. Merci Anthony pour les précisions que tu apportes en rapport avec l’entrée en formation de Divemaster chez PADI 🙂

    2. Bonjour Robin

      Je pense que si l’on avance des chiffres, il vaut mieux être précis.
      Pour être divemaster chez PADI, il faut 60 plongées.
      On a le droit de commencer la formation avec 40.
      Mais je te rejoins, c’est peu… cela dit, tu ne trouveras jamais un divemaster travailler dans un centre de plongée avec 60 plongées, il devra prendre de l’experience avant cela. D’autre part, je te rappelle qu’il est là pour guider des plongeurs déjà certifiés. Donc…
      Je vais juste te poser deux questions en rapport avec toutes les erreurs que tu dis et notamment sur le contenu de la formation divemaster.
      As tu fait le cursus entièrement ou as tu juste fait un petit crossover da CMAS à PADI ? Je penche pour la deuxième solution.
      Es tu un professionnel ? Je veux dire, travaille tu dans le business de la plongée ?

  3. Bonjour Hélène,
    Il y a une grosse erreur dans cet article !
    Je lis : « Le niveau P4* en référence à la CMAS ne requiert pas une formation spécifique. «  puis « en france, le niveau ; est un niveau 3 avec des compétences dr guide de palanquée en expo ».
    Ceci est parfaitement inexact !
    Je suis N4 et aussi Divemaster PADI, et je peux te dire que :
    1- le niveau 4 est le brevet le plus difficile à passer dans la filier française (je m’y suis entrainé pendant un an avec mon club)
    2- le niveau 4 est beaucoup plus complet que le Divemaster PADI
    3- non, on ne donne jamais de prerogative de guide de palanquée à un N3, il faut absolument passer le niveau 4 pour les obtenir.
    J’espère que tu vas rapidement corriger ton article car il est mensonger.
    Amicalement.

    1. Bonjour Robin,

      Je te rassure, je ne pense pas qu’il y ait une erreur dans cet article.

      Avant d’aller plus en avant dans cette réponse je tiens à souligner qu’un article qui comporterait une erreur n’est pas un article mensonger. Pour qu’il y ait mensonge, il faut tout de même qu’il y ait une intention délibérée de tromper, ce qui ne sera JAMAIS mon cas !
      Au lieu de porter de telles accusations, il serait mieux de demander des précisions, non ?

      Cela étant dit, comme expliqué dans l’article et sauf erreur de ma part :
      – Hors France, le niveau P 4* en référence à la CMAS ne requiert effectivement aucune formation particulière
      – En France, le plongeur niveau 4 est bien un plongeur autonome comme le niveau 3 avec des compétences de guide de palanquée (qu’il a acquises lors de sa formation de niveau 4). Je parle bien de ses PREROGATIVES et ne dis en aucun cas qu’on les lui donne sans effort. Si tu veux une référence largement acceptée en France, je te conseille de lire l’avis d’Alain Foret et Pablo Torres dans le livre Plongée Plaisir niveau 4 et notamment les pages 11, 14, 15 et 25.
      – L’objet de cet article ne concerne pas la formation ni du Divemaster, ni du Plongeur 4* CMAS ni du niveau 4 français. Ce point de la formation n’est donc pas abordé ici et je me refuse bien sûr de rentrer dans un débat, stérile et qui ne m’intéresse pas, du type « qui a la meilleure formation ?  »
      Cependant, pour que d’autres ne se méprenne pas sur ce point j’ai ajouté que les compétences de guide de palanquée étaient acquises lors d’une formation

      Merci pour ta participation même si je regrette de la ressentir comme une envie de « casser » plutôt que de construire ensemble plus de connaissance.

      1. Merci pour cet ajout !
        Je connais les livres d’Alain Forêt quasiment par cœur car je les ai tous lus jusqu’à user leurs pages.
        Quand je lis « « Le niveau P4* en référence à la CMAS ne requiert pas une formation spécifique. », mon sang ne fait qu’un tour tellement j’ai sué pour devenir P4 !
        Je ne rentrerai pas non plus dans le débats « quelle est la meilleure formation », mais je peux te dire (car je l’ai vécu avec mes tripes) que le niveau 4 est vraiment beaucoup plus difficile à obtenir que le Divemaster : aucune épreuve physique pour le Divemaster, alors que le 500 cappelé, le 800m PMT, la RSE de 20m, le matelotage, le fonctionnement d’un détendeur, la théorie de la décompression, etc. Etc, c’est autre chose qu’un QCM a deux balles pour devenir Divemaster… (je l’ai vécu, je pourrais détailler si tu veux).
        Je ne pense pas que tu aie donné des informations erronées volontairement, mais il faut quand même « rendre à César » : Divemaster et « guide de palanquée niveau 4 », cela n’a rien à voir ! (au moins sur la sélectivité des épreuves).
        Cela ne veut pas dire que tous les N4 sont mieux que tous les Divemaster, cela veut juste dire qu’ils ont eu une formation plus complète théoriquement et bien plus sélective physiquement.
        Amicalement,

      2. Robin,

        Je n’ai donné aucune information erronée mais je pense que tu confonds les termes.

        Comme je l’ai déjà dit plus haut, le plongeur P4* en référence à la CMAS est un niveau international (la plongée ne se limitant pas à la France) dont les standards et procédures peuvent être consultés sur le site de la CMAS. Pour ce niveau, il n’y a pas de formation spécifique.
        Le niveau N4 français est un niveau exclusif à la France qui demande à un plongeur P3* des épreuves bien particulières, dont celles que tu cites, pour obtenir le titre de guide de palanquée. C’est pour cela que j’avais fait un point spécial pour « le cas particulier de la France »

        L’objet de cet article n’est pas de détailler ce qu’il faut pour arriver à avoir tel ou tel certification d’encadrement ou de leadership mais de faire comprendre à un plus grand nombre en quoi consiste le job de ces gens, leurs prérogatives et leurs fonctions dans leurs pratiques de tous les jours.

        Si le parcours pour arriver à un titre de Divemaster ou à un titre de guide de palanquée niveau 4 est différent, une fois les titres acquis, les prérogatives des personnes sont à peu de choses près les mêmes.

        Force est donc de constater que dans la pratique, que ce soit dans l’associatif ou dans le monde professionnel, ils font tous grosso modo la même chose mais en étant passé par des filières différentes sur lesquelles je ne mets aucune échelle de valeur.

        Par ailleurs, selon mes critères, la qualité d’un encadrant n’est pas fonction de la difficulté de son parcours de formation mais plutôt de son intelligence, de sa sensibilité, de son ouverture, de sa capacité d’écoute et de remise en question, de son intérêt à continuer à se former, du maintien de sa condition physique,…

        Est-ce plus clair comme cela ?

    2. Bonjour

      Je suis moi aussi niveau 4 CMAS et instructeur PADI et SSI…
      Certes, la théorie du niveau 4 est plus compliquée, c’est un fait… mais est ce légitime ?
      Un divemaster est un professionnel qui plonge tous les jours entre deux et trois fois. Il a la responsabilité de la sécurité des clients. Le niveau 4 est un amateur et restera un amateur qui le plus souvent plongera pour certains 2 fois par en carrière ou lors du voyage annuel de son club. A moins de vivre au bord de la mer et d’en avoir les moyens…
      En ce qui concerne le physique, n’oublions pas que PADI ou autre sont récréatifs et s’adressent donc à un panel de gens plus importants !!! La FFESSM est un entraînement plus dur comme le 500 m cappelé… cependant, j’ai un doute concernant la forme physique d’une majorité de CMAS autant d’etoiles que l’on veut… les monsieurs gros et bedonnants dans la FFESSM ne sont pas rares.
      Après, je parle en tant que professionnel qui voit ça tous les jours depuis quelques années…

      1. Bonjour Anthony,
        Je pense que tu mets en avant un point important : chaque filière de formation et brevet obtenu ont une finalité particulière et devrait être choisi en ce sens.
        Le Divemaster a comme vocation de s’orienter vers un job dans le secteur de la plongée, le niveau n4 ou le CMAS 4* ont généralement une visée plus associative.
        Merci de ta participation à la discussion 🙂

      2. @ Anthony,
        Quelques précisions :
        1) je plonge en moyenne deux fois par semaine toute l’année… Hors je plonge nettement moins que tous les N4 que je connais ! Certes, nous habitons tous au bord de la mer, baignés par les eaux chaudes de l’océan indien. Mais à l’inverse de ce que tu dis, je ne connais aucun N4 qui plongerait 2 fois par an 🙂 (même si j’imagine bien que ça doit être le cas pour certains en métropole).
        2) Et en ce qui me concerne je ne fait pas un métier qui gagne beaucoup, mais une fois formé/équipé (ce qui est cher, on est d’accord), la plongée peux te coûter soit ~20 euros pour des départs en bateau (mais ce n’est pas la seule solution qui existe), soit 8€ en partant du bord (prix = location du bloc quand on en a pas), voir 0€ (N4 qui encadre)…

        Sur ce, bonnes bulles à tous !

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