Nombre de plongées : un point pas si capital

Le nombre de plongées

De nombreux plongeurs s’interrogent sur le nombre nécessaire de plongées à faire chaque année. J’aime dire qu’il n’y a pas de meilleur moyen de se perfectionner en plongée sous-marine que de plonger, plonger et encore plonger. C’est en plongeant qu’on devient “plongeron” (ou quelque chose comme cela 😁)

La pratique de l’activité en milieu naturel semble être le meilleur exercice pour affiner sa technique de plongée sous-marine. Mais également pour acquérir une meilleure flottabilité et apprendre, par l’expérience et les erreurs, les bonnes pratiques.

Pourtant, force est de constater que le nombre de plongées n’est peut-être pas le point déterminant pour prendre du plaisir en plongée et acquérir de l’expérience.

En effet, il est loin le temps où la plongée était réservée à une élite sportive. La plongée de papa est depuis longtemps révolue. Aujourd’hui, les profils de plongeurs sont très variés et avec eux, la fréquence aussi évolue.

Mais alors, quel nombre de plongées les plongeurs font-ils par an ?

Lorsque l’on sonde les plongeurs et plongeuses on remarque globalement quatre fréquences de plongée :

1 Un petit nombre de plongées : les « touristes »

C’est le cas des plongeurs qui s’adonnent à la plongée uniquement lors de leurs vacances de préférence en eaux chaudes. Ceux-là sont bien décidés à prendre leur temps pour observer la vie sous-marine aux quatre coins du globe.

Ils se satisfont de plongée loisir, souvent peu profondes, souvent encadrées et se focalisent sur l’expérience et le bien-être qu’ils en retirent. J’ai déjà rencontré nombre de plongeurs vraiment très chouettes et plongeant avec aisance qui ne plongeaient que pendant leurs vacances et ne comptaient pas passer de niveaux de plongée supplémentaires. Ceux là se sentaient bien dans cette manière de fonctionner.

Selon un spécialiste de médecine hyperbare rencontré au colloque sur la prise en charge du plongeur accidentéils seraient une majorité à être dans ce profil avec une moyenne de 12 plongées par an.

2 Un nombre de plongées moyen « les habitués »

Ceux et celles qui plongent occasionnellement près de chez eux. Le plus souvent, ils évitent les eaux froides l’hiver sauf s’ils ont la chance d’habiter sous des climats favorables.
Ils plongent avec plaisir durant la belle saison et partent le plus souvent possible explorer différentes destinations.

Quelques endroits que ces plongeurs apprécient (vous y avez déjà été ?) :

Ce ne sont que des exemples car, bien sûr, on les retrouve un peu partout, au gré de leurs envies. Parfois même, ils plongent en étanche ou essayent la plongée en recycleur.

3 Un grand nombre de plongées « les acharnés »

Rien n’arrête ces plongeurs et plongeuses. A peine aperçoivent-ils un plan d’eau qu’ils se demandent s’il est possible d’y plonger. Ils s’adonnent à la plongée sous-marine toute l’année et sous toutes les latitudes : eaux chaudes, eaux froides, plongée sous glace, … nul n’arrive à entacher leur envie de s’immerger. Et les plongées se suivent dans les logbooks avec la plupart du temps beaucoup de variété également. Ils acquièrent de très nombreuses expériences.
De la même manière, ils aiment effectuer un parcours de formation sans interruption et enchainent les cursus sans oublier de réaliser de nombreuses plongées entre chaque modules.

C’est sûr, ils ont du être des poissons dans une vie antérieure ! C’est sur aussi, cette description vous fait au moins penser à l’un ou l’autre plongeur ou plongeuse de votre entourage. Ou à vous ? 

4 Pour les pros… « les pros » 😉

Cela fait longtemps qu’ils ne comptent plus le nombre de leurs plongées. Ceux là s’immergent quasi tous les jours de l’année. Ils ont fait le choix de faire se concilier leur passion pour la plongée avec leur job.
Ils ont parfois tout quitté pour réaliser leur rêve comme je l’explique ici.

Ceci dit, s’ils plongent à une cadence incroyable, certains d’entre eux évoluent toujours dans le même environnement. Parfois, ils ont donc une variété d’expériences en plongée plus réduite que certains autres plongeurs non professionnels.

Finalement, que vous soyez touriste, habitué, acharné ou pro, peu importe le nombre de plongées que vous effectuez pourvu qu’elles soient magnifiques. 

De mon côté, il m’arrive de ne pas avoir envie de plonger (si, si, ça m’arrive), alors je n’y vais pas. De même, si les conditions ne me plaisent pas, je reporte au lendemain ou à plus tard.

A mes yeux, l’essentiel en plongée est de se dire « J’ai envie, j’y vais » et non pas d'accumuler coûte que coûte le plus de plongées.

La plongée loisir ne doit souffrir aucune obligation et se pratiquer avec plaisir.

Etes-vous plutôt touriste, habitué, acharné ou pro?

Laissez-moi un commentaire directement sur le blog pour le plaisir d’échanger toutes et tous ensemble.

Et surtout, … n’oubliez pas d’être heureux / heureuse 🤗

Hélène

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  1. Bonjour Hélène ,

    À l’heure actuelle je dirais pro acharné peu être même mais avec évolutions assez différentes de plongée. Cela va du port de commerce aux réserves naturelles en passant par un léger soupçon d’archéologie sous marine.

    J’ avoue ne pas avoir trop le temps en dehors compagne non plongeur ( cela n’aide pas…);) deux petite filles et une maison en cours.

    Pour moi le nombre de plongée ne reflète pas forcément le niveau de chacun , la typologie aide beaucoup; mais l’essentiel est de prendre plaisir à rejoindre les abysses… Un appel de l’H2O tel un junkie en manque de sa drogue…

    Juste pour finir il est dommage qu’en temps que pro nous n’ayons pas de vae vers certain qualification loisir alors que nous n’utilisons dans le cadre pro.

    Au plaisir de continuer à vous lire.

    Un Junkie de l’H2O …

    Remi

    1. Bonjour Rémi,

      Je partage ton avis ” le nombre de plongée ne reflète pas forcément le niveau de chacun ”
      Nous avons toutes et tous croisés des plongeurs et plongeuses ayant un nombre impressionnant de plongée et ayant des comportements sous l’eau a revoir.
      D’autre part, j’ai eu la chance de plonger à plusieurs reprises avec des gens qui n’avaient que peu plonger et avec qui c’était un bonheur de s’immerger.
      Après, l’inverse existe bien heureusement et la plupart des plongeurs (très) expérimentés sont excellents sous l’eau 😉

      J’ai testé un jour la plongée archéologique et j’ai vraiment bien apprécié https://www.differentdive.com/jai-teste-la-plongee-archeologique-fluviale/
      C’est quoiqu’il en soit peu courant.

      J’aime bien ton image du Junkie de l’H2O

      Merci pour ton partage et bonnes futures plongées

  2. Boujour Helene
    Il manque peut-être une catégorie : ceux qui comme beaucoup d’entre nous, ne sont pas pro, mais qui ont passé le N4 pour plonger bénévolement au service d’un club, et des autres plongeurs, restituant ainsi un peu du temps et du savoir dont ils ont eux-mêmes bénéficié …
    Souvent, le nombre de ces plongées d’encadrement est de loin supérieur aux plongées d’explo personnelles…;-) :
    Pour ma part, vivant à 2 kms du Port et plongeant toute l’année, ça marque des points…;-)

    1. Bonjour Luc
      Tu as raison, il faut aussi mettre cela en avant.
      Ici, l’idée était surtout de dire : peu importe que vous plongiez beaucoup, un petit peu ou pas assez a votre goût. Cela n’a pas d’importance. Ce qui compte c’est de faire ce qui vous convient à vous.
      Tu vois, sortir de ce comptage où certains ont l’impression qu’ils ne sont pas assez bons parce que l’autre en face à fait X plongées de plus sur l’année
      Félicitations pour ton implication bénévole

  3. Bonjour à tous, je voudrais d’abord remercier Hélène pour ses articles passionnants. Je suis AOW / SSI avec 160 plongées au compteur. Ma femme ne pratiquant pas la plongée, je profite de mes séjours à l’étranger ( mers chaudes) pour assouvir ma passion. Je ne cherche pas le grand frisson même si parfois il m’arrive de penser à des plongées extrêmes sous glace ou avec le grand requin blanc. L’important pour moi est de profiter de ces plongées pour observer la faune et les coraux que ce soit à 15, 30 ou même à 5 mètres de profondeur. Cette passion m’a permis de rencontrer beaucoup de personnes passionnées comme moi et de me faire des tas d’amis. Bon bulles à toutes et tous

    1. Bonjour Joel,

      Merci pour ton témoignage
      La plongée sous glace dans le grand nord… Qu’est-ce que cela doit être chouette 🙂
      Comme tu le soulignes, plonge permet aussi de rencontrer des tas de personnes qui partagent cette passion merveilleuse de la plongée sous-marine.
      Bonnes bulles à toi

      1. Ce n’est toutefois pas une obligation. le budget n’est pas à portée de toutes les bourses et nous devons être conscients de la chance que nous avons de pouvoir en profiter. Est-ce pour autant une condition pour être bon plongeur? pour avoir sympathisé avec quelques moniteurs locaux de clubs à l’étranger, ils n’ont pas le temps de voyager mais ils maitrisent leur environnement pour y plonger 2 à 3 fois par jour toute l’année. la connaissance des courants, de la géographie des sites et la pratique avec des plongeurs de tous pays, toutes nationalités leur donnent une très grande expérience. Je ne suis pas sûre qu’ils aient besoin de plonger dans un lac gelé pour s’améliorer…

      2. Aaaah… mais je ne dis pas qu’un moniteur qui maitrise super bien son environnement en y plongeant quasi tous les jours de l’année n’a pas une belle expérience. Cependant je m’interroge : le fait de plonger avec des plongeurs pratiquant cette activité partout dans le monde lui donne-t-il de l’expérience par osmose ?
        Là, je n’en suis pas convaincue.
        Par contre, ce même moniteur qui plonge par exemple en Asie, outre des questions financières, n’a peut-être tout simplement pas envie d’aller dans des eaux gelées. Et c’est là ce qui m’intéresse : toujours plonger avec PLAISIR, en toute SÉCURITÉ 🙂
        Et je partage ton sentiment : nous ne devons pas oublier la chance que nous avons de pouvoir aller plonger dans de nombreux endroits magnifiques quand cela nous est donné.

  4. Bonjour. Pour moi plongée occasionnelles donc plaisir. N1 en 97, N2 en 2000. Et après travail, enfants. Donc compliqué pour plonger. Les années ont passé. J’adore la plongé mais c’est un loisir qui coûte cher et quand le conjoint plonge aussi et qu’il y a les enfants il faut plonger à tour de rôle. Ils ont grandi. Avec ma femme on peut de nouveau plonger ensemble, quel bonheur. Mais la finalité n’est plus la même. Moins profond, moins speed, recherche d’une structure où on y va tranquil. Bref moins de plongée par an( 2 à 4) mais plus l’aspect loisir et non sportif.

    1. Peu importe combien de plongées vous effectuez par an… pourvu qu’elles répondent à vos besoins et vous apportent plaisir, détente, bonheur…
      Et puis, en couple c’est vraiment très sympa aussi 🙂

  5. Bonjour,
    Plongeuses depuis 2009 niveau 3, mon mari N4, nous faisons le plus possible des voyages plongées avec des amis qui comme nous prolongent bien sur. Nous prenons beaucoup de plaisir à chaque voyage et chaque plongée. Mais je dis une chose qui est mportante, je ne plongerais pas avec n’importe qui car pour nous la sécurité est la première des choses qui pour nous est important. Quand je vois certain club qui font passer les niveaux, et qui les donne,ça me fait peur.

    1. Bonjour Catherine
      Plonger avec des binômes divers et variés permet de se forger de l’expérience. Si tu plonges avec quelqu’un que tu ne connais pas, une attitude à avoir peut évidemment être de faire ta plongée en conséquence : une plongée peu profonde pour apprendre à se connaitre par exemple.
      Heureuse de lire que la plongée t’apporte du plaisir
      Merci pour ton témoignage

  6. Tout à fait de vos avis ! J’ai 62 ans je plonge depuis 2014 passionnément et avec beaucoup de plaisir et je viens d’obtenir le N3 ! Oubliant mon âge et en maintenant une très bonne forme physique ! Qu’est-ce que je rajeunis grâce à la plongée !

    1. Quel agréable commentaire Xena 🙂
      Félicitations au passage pour ton N3 promesse de très belles plongées à venir

  7. Intéressant mais je pense qu’il manque un élément essentiel à cet article à mon humble avis beaucoup se reconnaîtront.
    le nerf de la guerre en lien direct avec le nombre de plongées est comme toujours le plus souvent…l’argent non?

    1. Tout n’est-il pas dépendant de l’environnement dans lequel tu plonges ?
      Si tu as ton matos, plonger du bord, plonger en carrière, plonger d’un bateau avec des amis… n’est pas vraiment onéreux, si ?

  8. Un point qui me semble important dehors du nombre de plongée, c’est la diversification des sites, des régions et des pays ou l’on plonge. Pour transmettre de l’expérience il faut en en avoir et la meilleure manière d’en avoir c’est de voyager.

    1. Diversifier les expériences est aussi essentiel à mes yeux. Comme dit plus haut, certains pros sont pros mais juste dans un seul environnement qu’ils connaissent comme leur poche bien entendu. D’autres non-pros ont par contre acquis des expériences nombreuses et variées tout autour du monde et dans des milieux d’exploration très différents.
      Voyager, bouger, aller voir ailleurs comment la plongée se pratique et se vit est une bonne manière de fonctionner.

  9. Bonjour!
    Je n’aime pas me mettre (ou être mis) dans une case, un profil …et en particulier avec le critère du nombre de plongées/an. En regardant mon parcours de plongeur (car j’en ai plus derrière moi que devant) j’ai connu un peu toutes ces phases, modérées par un parcours de vie (études, mariage, enfants etc) . Mon guide était , et est toujours, la recherche d’une meilleure aquaticité afin d’être dans l’eau le plus discret possible, le moins invasif. Cette recherche m’a fait passer différents niveaux dans différentes chapelles . A présent, malgré des tentations fortes comme le recycleur, je tente d’améliorer mes acquis dans le but d’un plaisir maximum. S’il le faut, je me mets alors dans une case « plaisir, bonheur dans l’eau, partage avec quelques passionnés, avec un minimum de contraintes « …

    1. “plaisir, bonheur dans l’eau, partage avec quelques passionnés, avec un minimum de contraintes”, ça me plait comme description de la manière de plongée.
      Bien sur le chiffre ne fait pas le plongeur et il n’est pas toujours intéressant de parler de “cases”
      Par contre cette question récurrente du nombre de plongées à faire par an m’a amenée à l’écriture de ce post pour finalement me dire… qu’il n’y a évidemment pas de réponse et que chacun et chacune doit plonger comme il/elle le sent, quand il/elle le sent avec plaisir et en toute sécurité 😉

      1. La question est récurrente car le nombre de plongées est associé à l’expérience. Lorsque je voyage , on me le demande à chaque fois. Mais cela ne me dispense pas d’une première plongée « cool » qui permet aux guides et autres d’evaluer In situ …et moi de fignoler lestage et configuration. Pourtant j’en ai croisé souvent : »quoi ? Avec mes X plongées …je veux faire une vraie plongée tout de suite » Le nombre de plongées même significatif n’est pas suffisant pour évaluer un plongeur . J’en ai pour exemple le jour où l’on m’a confié un jeune AOW avec 20 plongées au compteur aux Maldives, dans une passe …aucun souci…il s’est régalé et moi aussi.

      2. Pareil que pour toi,
        Ça ne me gêne nullement de faire une plongée “cool” ou de réadaptation à chaque fois que j’arrive quelque part. J’aime plutôt bien ce moment où je me laisse guider tranquille pendant que je fais mes petits réglages photos par exemple 🙂
        Cette année, j’ai plongé toute une semaine avec un jeune gars qui avait une petite centaine de plongées et qui ne plongeait que en vacances (il préférait d’ailleurs rester à un niveau d’autonomie de -30m car il avait la flemme de passer une semaine à refaire un niveau).
        Ce jeune gars était vraiment super à l’aise, attentif aux autres, respectueux des consignes… un vrai plaisir de partager nos plongées ensemble.

  10. J’ai été un acharné pendant dix ans, boulot dans l’Océan Indien, 3-4 plongées par semaine. Mais la retraite m’a transformé en touriste, ou habitué, voyageant quelques semaines par an pour plonger dans les Antilles. Pas beaucoup de challenge, des 30 mètres, Les défis me manquent, mais je n’ai peut-être plus l’âge…

    1. Bonjour Paul,
      Merci pour ton retour.
      Je comprends ton envie de continuer à te poser des défis. Je comprends aussi ton sentiment de ne peut-être plus avoir l’âge.
      Pourtant, cela ne relève-t-il pas d’une disposition d’esprit ?
      Et si les défis pouvaient continuer en se traduisant autrement ?
      Et si tu faisais fi de ton âge, quel défi serais-tu tenté de relever ?
      Au plaisir de te lire

      1. Hello les bulleux. J’ai plongé hier avec un jeune homme de 85ans qui doit en être à 10000 plongées. Il m’a avoué qu’après une blessure à la tête, il se limite à 60m.
        Alors franchement, l’âge n’est plus un problème pour moi. Une bonne condition physique et tant que je pourrai j’irai 🙂

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