6 conseils pour préserver ses oreilles en plongée

Les oreilles sont des points ultra-sensibles pour les adeptes de plongée sous-marine.

Si nous avons certainement été toutes et tous confrontés un jour à un problème auditif nous empêchant de réaliser une belle plongée voir de plonger tout simplement, il existe des conseils et astuces à suivre pour maintenir nos oreilles dans de bonnes conditions.

Prévention

Si vous avez habituellement les oreilles sensibles, protégez-vous en portant une cagoule. Certains préconisent l’application du baume du scaphandrier avant chaque plongée, perso je n’ai jamais testé. Une goutte d’huile d’amande douce peut aider aussi.

  1. Ne JAMAIS plonger lors d’un rhume ou encombrement des voies nasales. On ne le dira jamais assez mais il ne faut pas plonger lors d’un rhume, d’une sinusite ou autres infections pouvant affecter les conduits de l’oreille interne. Il en va de même à la sortie d’un rhume ; laissez-vous quelques jours entre la fin de votre rhume et votre plongée afin de vous assurer que vos conduits ne sont pas encore encombrés. Cela vous évitera, par exemple, d’avoir un vertige alternobarique en fin de plongée
  2. Équilibrer et encore équilibrer : on n’attend pas d’avoir une gêne et/ou une douleur aux oreilles avant de pratiquer une méthode d’équilibrage de la pression. Mieux vaut une fois de plus qu’une fois trop peu
  3. Privilégier des méthodes douces pour équilibrer la pression dans les oreilles : déglutition ou Valsalva « non-violent » …
  4. Ne jamais forcer l’équilibrage de la pression dans les oreilles : si cela ne fonctionne pas, on remonte à une profondeur où aucune gêne ne se fait sentir et on attend que la pression s’équilibre
  5. Si la pression ne s’équilibre pas dans les oreilles, on met fin à la plongée… pas de panique, il y en aura de nombreuses autres alors que des oreilles, nous n’en avons que deux !
  6. On l’oublie parfois mais souffler régulièrement par le nez participe également à un équilibrage plus aisé de la pression dans les oreilles… à bon entendeur

Après la plongée, n’oubliez pas de bien rincer vos oreilles à l’eau claire.

Et si malgré tout, il est régulièrement difficile pour vous d’équilibrer la pression dans vos oreilles, une visite chez l’ORL est très certainement une bonne idée.

Et si on faisait régulièrement vérifier nos oreilles de plongeurs et plongeuses en prévention ? 

Et surtout… n’oubliez pas d’être heureux / heureuse 🤗

Hélène

  1. Bonjour Hélène, merci pour vos articles toujours intéressants surtout pour une novice comme moi

    Simplement pour dire, que j’ai de la gène auriculaire mais toujours dans 3/5 1er métres Valsalva. Après, une stabilisation de quelques minutes et hop je descends sans problèmes. Je poursuis la plongée en soufflant régulièrement par le nez, (plus naturel pour moi).
    Après la plongée, par contre, j’ai toujours les oreilles bouchées pendant des heures et c’est plutôt ça qui me gène vraiment car rien n’y fait, je suis obligée d’attendre que ça passe

    Fais-je quelque chose de mal? Avez-vous une solution?

    Et merci également aux internautes qui ont laissé leurs avis et conseils qui sont également précieux

    Cordialement

    1. Bonjour Nelly,

      Dans ton cas, je pense qu’il est plus qu’utile d’insister sur le fait de descendre lentement. Il importe avant tout de préserver ses oreilles en plongée.
      Lors d’une récente croisière de plongée, une des participantes m’a donné de l’huile à mettre avant chaque plongée dans mes oreilles. J’ai ressenti un réel plus en termes de confort et aucune difficulté pour réaliser mes plongées alors que j’ai habituellement les oreilles un peu sensibles. Le soir, tu peux utiliser un mélange d’alcool à désinfecter et de vinaigre ou autre produit à trouver en pharmacie. L’idée ici est de sécher l’oreille et de la désinfecter. Toujours demander à ton médecin aussi si tu n’as pas de contre indication à l’une ou l’autre chose.

      Pour les oreilles “bouchées”, à l’époque où je faisais beaucoup de natation, cela m’arrivait souvent et je faisais de petits “chocs” en me mettant sur la pointe des pieds et me laissant retomber sur mes talons pour faire une onde ou un choc qui arrivait assez vite à déboucher mes oreilles. Je ne suis pas certaine d’être claire dans l’explication de la manœuvre mais j’avoue avoir du mal à formuler cela autrement. D’autant que depuis que je fais de la plongée je n’ai plus jamais eu ce problème.

      Merci à toi pour ton retour.
      En espérant que tu trouves la solution à ton problème.

  2. En tout les cas Chere Helene, des articles fort interessant, que en tant que moniteur je me delecte a lire et a partager avec les autres amis plongeurs.
    Les artilces sont tres bien ecrit, la seule chose a dire c’est merci de ta competence et savoir faire. J’apprecie beaucoup les ecrits et celle qui ecris, si tu passes du cote d’ile Maurice, fait moi signe pour de belle plongees, j’ai les bouteilles et les plombs. A bientot je l’espere Bernard

    1. Bonjour Bernard,
      Merci beaucoup pour ton retour
      Mon objectif est vraiment de rendre le savoir accessible à toutes et tous.
      Contente de lire que les articles te plaisent et te sont utiles.
      Ça doit être très sympa Maurice, tu as beaucoup de chance.

  3. Bonjour,
    Je suis à la fois moniteur de plongée et apnée. Or la compensation est un gros sujet de réflexion en apnée, car c’est un point de blocage pour beaucoup, et que Vasalva ne fonctionne plus à partir de 30/40m et il faut travailler d’autres méthodes. Je ferai ainsi quelques commentaires:
    -une majorité de plongeurs forcent beaucoup, beaucoup trop. Si on ne parvient pas à compenser avec sa méthode habituelle, c’est qu’il y a un problème. NE SURTOUT PAS FORCER mais réfléchir à pourquoi ca ne passe pas et essayer autre chose. Forcer ne fait qu’empirer les choses.
    -Vasalva étant la méthode la plus facile à appréhender, la quasi totalité des plongeurs s’y arrêtent et ne cherchent plus à travailler d’autres méthodes à partir du moment ou ils ont un vasalva qui marchotte. A l’inverse, plus un apnéiste progresse et plus il travaille la qualité de sa compensation. Je recommande donc chaleureusement à tout plongeur bouteille de faire un stage apnée sur la compensation (surtout les moniteurs!). Leurs tympans leur diront merci!!!

    1. Merci Pierre pour ce retour éclairant.

      Bonne idée celle de faire un stage d’apnée.
      Pour ma part tout comme toi je conseille de ne jamais forcer.
      Nous n’avons que deux oreilles et des tas d’occasions de nous immerger. Si ça ne passe pas, on fera les suivantes 😉

  4. Une fois j’ai trop mis d’huile d’amande douce dans l’oreille et ça m’a fait un bouchon. Du coup je n’arrivais pas a équilibrer mon oreille et je me suis fais mal. Donc prudence…mettre que quelques gouttes.

    1. Merci Nathalie,

      Tu fais bien de donner cette info.
      Ce serait dommage qu’un geste préventif nous empêche de plonger 😉

  5. Quand à moi je vous conseille les bouchons d’oreilles, depuis que je les mets plus jamais eu de problème et cela facilite aussi l’équilibrage. Bien sûr ceux spécifique à la plongée.

    1. Lesquels utilises-tu, Michel ?
      Je viens de regarder sur internet, je n’ai vu que la marque Proplug de bouchons adaptés à la plongée.

    2. Bonjour Michel,
      Qu’est-ce que tu entends par bouchons d’oreilles spécifiques à la plongée ?
      Je suis curieuse de connaitre cela 😉

  6. Bonjour Hélène et merci pour ce super post!
    Le Baume Scaphander (baume du scaphandrier) existe déjà depuis plus de 20ans et est effectivement a pour objectif de faciliter les manœuvres d’équilibrage en plongée.
    Il est naturel et composé d’huiles essentielles de plantes qui pénètrent l’épiderme et agissent sur les encombrements de voies aériennes.

    Vous trouverez toutes les infos sur http://www.scaphander.com

    1. Régulièrement des plongeurs et plongeuses me parlent de ce baume
      J’avoue ne l’avoir jamais testé en plongée mais manifestement il a son petit succès
      Et si en plus c’est naturel 😉

      1. Le baume ça marche très bien. Ça permets d’aider a l’équilibrage des.oreilles surtout lorsque l’on fait 3ou 4 plongées pendant les croisières.

      2. Merci pour ce retour Nathalie,
        En ce qui me concerne je ne pense pas pouvoir faire 4 plongées tous les jours même pendant les croisières.
        Je ne crois pas que mes oreilles supporteraient

  7. Merci pour ce post bien utile, Hélène. Les oreilles sont un sujet sensible pour les plongeurs !
    Pour ma part, j’essaie de les préserver au maximum : cagoule ou bandeau en eau chaude (en fin de séjour plongée, même les bulles sortant de mon détendeur et passant sur mes oreilles me sont désagréables), rinçage des sinus à l’eau de mer quelques minutes avant la mise à l’eau, Vasalva doucement dès la surface, rinçage avec un mélange alcool boriqué-glycérine en cas de plongée dans les eaux chaudes. Je teste depuis peu le baume Scaphander, et ça a l’air de m’aider…
    Et quand les oreilles coincent à la descente, je remonte un peu, j’avale ma salive, je fais un vidage de masque et je retente un Vasalva, toujours sans forcer…
    Ayant eu une otite il y a quelques années qui a nécessité plusieurs paracentèses et la pose d’un diabolo, j’ai un tympan plus souple que l’autre, d’où quelques difficultés à équilibrer les deux oreilles…
    Il y a d’autres méthodes que le classique Vasalva (http://www.aquadomia.pro/2016/11/oreille-et-plongee-que-faire-si-ca-fait-mal.html) :
    – Manœuvre de Toynbee : avec vos narines pincées ou bloquées contre votre jupe de masque. La déglutition ouvre vos trompes d’Eustache tandis que le mouvement de votre langue, avec votre nez fermé, compresse l’air contre eux.
    – Technique Lowry. Une combinaison de Valsalva et de Toynbee : tout en fermant vos narines, souffler et avaler en même temps.
    – Technique Edmonds : tendre les muscles du palais et de la gorge et pousser la mâchoire vers l’avant et vers le bas, faire une manœuvre de Valsalva.
    – Frentzel : fermez vos narines, et fermez le dos de votre gorge comme si vous souleviez un poids. Ensuite, faites le son de la lettre “K.” Cela force le dos de votre langue vers le haut, comprimant l’air contre les ouvertures de vos trompes d’Eustache.
    – Ouverture volontaire des trompes ou BTV “Béance tubaire volontaire” : tendre les muscles du voile du palais et de la gorge tout en poussant la mâchoire vers l’avant et vers le bas comme si vous commenciez à bâiller. Ces muscles commandent l’ouverture des trompes d’Eustache. Cela nécessite beaucoup de pratique, mais certains plongeurs qui se livrent à une certaine gymnastique peuvent apprendre à contrôler ces muscles et maintenir leurs tubes ouverts pour un équilibrage continu.
    Peut-être y en a-t-il d’autres ? Qui a testé ces méthodes ? Laquelle a votre préférence ?

    1. Merci Virginie pour ton retour et cette belle explication des différentes manœuvres possibles à effectuer pour équilibrer la pression dans les oreilles en plongée 🙂
      J’utilise la plupart du temps la technique de Vasalva en début de plongée et la béance tubulaire volontaire le reste du temps : une fois que l’on a compris le truc c’est très simple et confortable
      Comme tu le souligne cependant, il ne faut jamais forcer, c’est précieux des oreilles…

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