Pourquoi on déteste PADI (… mais on ne peut s’empêcher d’y retourner)

Dans un certain monde de la plongée, la mauvaise réputation de PADI est bien connue.

Les critiques allant parfois même jusqu’à séparer les « vrais » plongeurs des plongeurs PADI qui seraient vus par les premiers comme une « sous-classe » de plongeurs mal formés.

Moniteurs certifiés après une poignée de plongées, cours onéreux et d’un niveau inférieur comparés à ceux des autres organismes de certification, orientation « commerciale » clairement affichée, … les arguments vont bon train pour faire à cette méga organisation de plongée une mauvaise réputation.

Mais est-ce réellement justifié ?

Comme je n’ai jamais passé AUCUN de mes niveaux de plongeuse ou d’instructrice de plongée avec cet organisme de certification, j’ai eu envie d’aller voir « pourquoi on déteste PADI »

Qu’est-ce que PADI ?

La Professional Association of Diving Instructors est la plus grande organisation de plongée sous-marine au monde. Née il y a un peu plus de 50 ans aux USA, son succès est fulgurant et a de quoi effrayer ses concurrents.

Leader incontestable de la certification de moniteurs et de plongeurs, présent dans plus de 175 pays, traduisant ses cours dans plus de 20 langues et certifiant un nombre absolument époustouflant de plongeurs et plongeuses chaque année, PADI domine largement un marché mondial de la plongée sous-marine.

Son emprise est telle que PADI serait peut-être bien occupé à ouvrir la porte du territoire français en créant une incursion dans le monde de la plongée professionnelle en Polynésie au risque, pour les défenseurs du brevet d’État, de voir cette ouverture se généraliser à d’autres territoires français.

J’avais traité cette problématique intéressante dans l’article Polynésie : recul critique sur la situation qui bouleverse le milieu français de la plongée sous-marine… et le reste du monde continue de plonger et dans celui Une réforme de la plongée loisir en France est-elle en marche ?

Comment fonctionne PADI ?

Il faut d’abord spécifier que PADI est présent quasi partout dans le monde. Les centres de plongée affichant leur appartenance à cet organisme sont devenus quasi incontournables lors des séjours plongée partout aux quatre coins de la planète.

Formation et pédagogie PADI :

Véritable machine de guerre pédagogique, PADI propose des cours dans de nombreuses langues n’obligeant dès lors pas les élèves à acheter des manuels dans une langue qu’ils ne maîtrisent pas nécessairement. Le pendant est que chez PADI, tout est organisé et la liberté pédagogique pourrait être bien faible, voire totalement absente. Il semblerait que les cours soient donnés partout dans le monde de la même façon ce qui est très certainement pour me déplaire même si je suis bien obligée d’admettre que cela empêche probablement certains instructeurs « passés par le trou de la serrure » d’enseigner des paquets d’erreurs à leurs élèves.

En ce qui concerne la formation des moniteurs PADI, c’est normalement un évaluateur externe qui viendra valider la formation du candidat de manière à contourner le biais des brevets parfois attribués « parce que l’on est potes ».

Organisation des centres PADI :

Afin d’établir son assise, PADI classifie les centres de plongées en fonction de différents services offerts comme la vente et l’entretien du matériel de plongée, la possibilité d’effectuer une formation d’instructeur PADI, la préparation des professionnels de la plongée à évoluer dans ce milieu, l’opportunité de faire des sorties de plongée en bateau, un environnement de villégiature, …

De cette manière, le client peut connaitre les différents services proposés et effectuer un choix éclairé du centre PADI vers lequel il souhaite se diriger en fonction de ce qu’il souhaite expérimenter.

Comme il y a des critères sur les centres PADI, il est possible aussi qu’il existe une certaine exigence de qualité parfois bien appréciée. Dans cette optique, je dois reconnaître que la majorité des centres de plongée où je n’ai (presque) rien trouvé à redire était des centres de plongée PADI (mais certifiant aussi parfois dans d’autres filières de formation).

Quelles sont les critiques principales à l’encontre de PADI ?

Comme dit plus haut, il y a majoritairement trois grandes remarques faites à PADI : 

La volonté affichée de PADI d’avoir une empreinte commerciale.

Par définition, faire du business me semble être le propre de l’entreprise.
Je me pose donc la question de savoir si c’est un tort de vouloir faire fructifier son business ?

À l’exception des clubs de plongée associatifs qui reposent sur la bonne volonté de ses membres bénévoles, je dois bien reconnaître que je n’ai jamais vu aucun centre (quel que soit son appartenance) ne fonctionnant pas de manière «commerciale ».

Les formations trop légères des plongeurs et plongeuses PADI.

Il est parfois surprenant, lorsque l’on a été habitué à passer ses niveaux de plongées sur une longue durée avec de nombreuses plongées au compteur comme ce fut mon cas, de constater qu’un ami, lors d’un séjour d’une semaine en mer chaude, ait obtenu un brevet PADI validant des prérogatives égales aux nôtres.

Pourtant, quand on observe ce qui se fait dans les centres de plongée certifiant au travers d’autres organismes de certification, on s’aperçoit très rapidement que, dans quasi toutes les filières (exception faite de l’associatif, mais pas toujours), on peut également obtenir un niveau sur une semaine.

Nous pourrions arguer le fait que cette formation trop légère ne donne pas les bases suffisantes aux plongeurs et plongeuses pour plonger en toute sécurité et nous aurions peut-être raison. Pourtant, dans ce cas, il conviendrait au préalable d’effectuer une étude minutieuse pour évaluer le risque d’accident selon la filière de formation mais cela demanderait très certainement beaucoup de temps (et d’argent). Y a-t-il plus d’accident chez les plongeurs et plongeuses certifiés par PADI que chez ceux et celles des autres filières de formation ?

Si nous n’avons pas de réponse à cette question, nous pouvons toutefois remarquer que les formations de plongée récréative chez PADI orientent vers des plongées moins profondes et dans la courbe (et donc sans paliers obligatoires). Cela ne viendrait-il pas contrebalancer une formation parfois vue par certains comme trop peu poussée ?

Bien qu’ayant toujours évolué dans un système très différent, je me dis qu’avant de juger d’une éventuelle légèreté des formations, il ne serait peut-être pas inintéressant d’analyser les finalités et objectifs des filières de formation : PADI et son optique de plongée loisir n’a peut-être pas le même objectif que la FFESSM par exemple avec sa plongée sportive… sans que l’une soit meilleure que l’autre mais peut-être juste différente.

La formation PADI des moniteurs

S’il est une critique récurrente concernant le système PADI, c’est très certainement la formation perçue comme « trop légère » de ses moniteurs.

Il est vrai que l’on peut se poser la question de la pertinence de faire entrer un plongeur dans un cursus de moniteur alors qu’il comptabilise à peine 100 plongées à son actif. Et/ou de lui faire enchaîner les formations sans lui laisser le temps d’expérimenter les choses, de ressentir, de tester,… (Et cela se fait malheureusement dans toutes les filières de formation).
Je m’inscris très clairement dans une optique d’apprentissage où l’on prend le temps d’intégrer les acquis avant de passer à autre chose peu importe l’organisme qui certifiera.

Dans le même ordre d’idées, je pense que c’est lorsque l’on se sent plus aguerri mais pas encore vraiment expérimenté (après quelques dizaines de plongées), que l’on risque le plus d’être imprudent. Dès lors, est-ce raisonnable de choisir le moment où l’on est juste bien à l’aise dans l’eau mais où l’on n’a pas encore beaucoup d’expérience pour débuter une formation de moniteur ? A mon sens, la réponse est surement non.
Et c’est toute la question de la transmission (et de l’accompagnement) qui se retrouve ici interrogée : transmettre, oui mais quoi et comment si l’on ne maîtrise encore que sommairement les concepts et techniques ?

Pourtant, tout comme pour les plongeurs, avant de condamner cette manière de faire, il me semble qu’il serait probablement intéressant d’effectuer une comparaison des formations de moniteurs des plus grands organismes de certification. Mais cela demanderait un travail colossal pour obtenir des données statistiquement valables.
Il serait tout aussi intéressant mais certainement compliqué (voir impossible ?) de réaliser une étude sur la fréquence des accidents de plongée selon l’organisme de certification de l’instructeur.

En revanche, ce que nous pouvons observer dans la pratique c’est que la qualité d’un encadrant ne se mesure surement pas à la formation qu’il a suivie mais très certainement à ce qu’il va en faire une fois le précieux sésame obtenu.

Mon expérience me montre que la filière de certification n’est pas garante de la qualité des instructeurs comme expliqué dans l’article sur les 9 pires profils d’instructeurs et comment vous pouvez les éviter.
Bien souvent, les compétences de moniteur arriveront avec l’expérience, sur le tas, après un temps plus ou moins long. Quant aux compétences pédagogiques… elles seront présentes au départ (certains sont par exemple déjà formateurs ou même formateurs de formateurs dans d’autres domaines), apprises et acquises avec la formation et l’expérience ou définitivement absentes chez certains individus.

Finalement, quoique l’on pense donc de cet organisme de certification, s’il existe toutefois un atout majeur que l’on pourrait attribuer à la formation des moniteurs PADI, c’est qu’elle ouvre des portes partout dans le monde pour travailler dans le secteur de la plongée (à l’exception peut-être de la France même si les centres obligés d’engager une personne porteuse du brevet d’État demandent régulièrement en plus une certification de type PADI).

Alors que penser de PADI ?

Si on déteste un peu PADI (parce que l’on doit bien reconnaître que PADI est partout et fonctionne très bien… et sans doute bien mieux que notre organisme de certification à nous), lorsque nous souhaitons explorer les mers du monde entier, nous ne pouvons que (très) difficilement nous empêcher d’y retourner.

Peut-être alors qu’il est aujourd’hui temps d’arrêter de vouloir comparer à tous prix et d’envisager les choses sous un autre angle, l’essentiel étant surement de plonger avec plaisir en toute sécurité… sans vouloir coûte que coûte montrer à l’autre en face que sa formation est mauvaise et que la mienne est meilleure.

D’autant que si l’emprise de PADI sur le marché de la plongée est actuellement gigantesque, il se pourrait bien que demain la filière SSI ou une autre challenger vienne se faire une place de plus en plus large, amenant avec elle son lot de spécificités.

Pour ma part, je dois reconnaître que j’ai fait une grande partie de ma formation de plongeuse dans une ambiance s’accordant à dire que les plongeurs PADI n’était pas tout à fait des « vrais » plongeurs. Pourtant, aujourd’hui, je serais heureuse d’assister à une formation de moniteurs PADI et si je devais recommencer mon cursus, j’irais peut-être voir aussi de ce côté-là ce qui s’y passe.

Quelles sont vos expériences et observations ?

Je serai vraiment ravie d’échanger avec vous sur ce sujet dans un commentaire directement sur le blog

Surtout… n’oubliez pas d’être heureux/heureuse 🤗

Hélène

  1. Bonjour,

    J’ai appris a plonger en 1999, dans le Finistere dans un centre FFESSM qui se fichait bien de savoir de quelle origine etait ta carte, pourvu que tu fais de belles bulles.
    Puis, je suis allé passer plusieurs années plus tard mes N3 et N4 a Niolon, Centre UCPA FFESSM a coté de Marseille ou on nous a appris a attaquer a vu les pecheurs et infideles de chez PADI.
    Simplement ensuite, je suis parti a l’etranger et voulant bosser une saison dans un centre de plongée, j’ai passé mon Divemaster PADI…

    A present je suis responsable de centres de plongée a l’etranger, sous traitant pour une grosse chaine de resort francaise, connue pour son trident… Et je peux dire que j’ai vu beaucoup, beaucoup de plongeurs, du fédé, du Cmas, du PADI, SSI, du sans-carte, du trop-de-cartes, etc.

    Et a force, une chose arrive. Le ras-le-bol de la guerre des chapelles.

    A mes clients qui me demandent la difference entre les deux formations, j’essaye de resumer en expliquant que PADI est une bonne maniere d’apprendre a plonger en vacances sans trop se prendre la tete, et permet de continuer selon ses envies en passant d’autres diplomes loisirs selon ses besoins (les fameuses specialitées: etanches, profondes, nitrox, etc).
    Que la Fedé est excellente des lors qu’on va attaquer les choses serieuses. Comme par exemple plonger entre potes le weekend avec le bateau de l’un, en utilisant le compresseur de l’autre. etc. Un N3, c’est quand meme quelque chose qu’on est fier d’arborer apres avoir survecu au stage…

    Et oui, mes plongeurs sont des « clients » et non, je ne voix pas en eux une grosse liasse de billets. Ils sont mes clients parce qu’a partir du moment ou ils viennent plonger avec nous, c’est nous qui nous nous engageons a offrir un service de qualité. On peut preparer leur equipement, ou verifier que tout est bien gréé s’ils le font eux meme. Nous les guidons sur des sites qu’ils ne connaissent pas. Nous faisons en sorte que leurs enfants gardent de super souvenirs de leur premiere plongée en famille. etc. Bref, nous offrons un service qui ne s’arrete pas a la location d’un equipement de plongée et une aide a la mise a l’eau.

    A l’epoque de mon N3, je m’etais offert un Suunto Mosquito avec une de mes premieres paye d’etudiant, et je trouvait que la montre ordinateur avait une gueule d’enfer. Malheureusement, je n’avais vraiment pas aimé me faire rabaisser par un moniteur pendant un briefing parce que mon ordinateur etait un ordinateur pour plongeur PADI et que les vrais plongeurs etaient en Aladin. Je lui avait dit que ce n’etait pas sympa de sa part, et je m’etais vu repondre que si je n’etais pas content, je peux aller plonger ailleurs….

    Alors ceci n’est qu’un mauvais exemple parmi une tonne de supers souvenirs de mes debuts en FFESSM, mais ca m’a aidé a faire en sorte de ne pas finir pareil dans mon metier.

    A tres bientot

  2. Bonjour,

    J’ai expérimenté les deux systèmes en voyageant aussi dans le monde.
    Il y a des différences de « vocabulaire » qui peuvent être vexantes me concernant.
    Dans un club Espagnol PADI que je fréquente, le plongeur est appelé un « client ».
    Chose que je n’ai jamais entendu dans un club Français affilié à la FFESSM qui parle d’un « plongeur ».
    Le résultat est bien sur le même puisqu’un club pro FFESSM est une entreprise commerciale qui doit faire « tourner son business » et payer ses charges.
    Je ressens que les clubs Français FFESSM seraient donc plus passionnés par l’intérêt de la plongée que par le Business. Entendre parler fric dans les clubs PADI est pénible à la longue.
    Ou est la passion dans tout cela ?
    Par rapport à la formation, mon épouse a fait la double certification OPEN WATER + N1 Fédération.
    Ayant suivi sa formation de près (je l’ai accompagnée avec le moniteur), je peux dire que la formation OPEN WATER est très complète et bien plus étoffée que le N1 Fédération. C’est d’ailleurs très pédagogique.
    Me concernant, N3, j’ai plongé souvent avec des binomes FFESSM et aussi avec des PADI.
    Sur un plan technique, les PADI sont un peu « légers » en tant qu’autonomes, c’est flippant de se dire que la personne n’est pas forcément compétente pour vous « remonter du fond » en cas de pépin….
    A l’inverse, en Espagne, je plonge avec une binome qui est Advanced avec qualif Deep (en autonomie à 40m).
    Cela se passe très bien, elle est top avec une grosse expérience de plongées parfois techniques faites à l’étranger
    (Maldives avec violent courant).
    Et à contrario, j’ai déjà plongé avec des autonomes N3 en France qui sont dangereux (toujours l’idée de compétition avec la plongée la plus profonde, pas de notion du binome (ils vous zappent complètement sous l’eau donc en cas de pépin, vous vous sentirez bien seul…).
    Il y a donc de tout, le meilleur comme le pire dans les deux écoles…

  3. « il y a des passerelles ou des équivalences bien définies entre CMAS et PADI » il y avait des passerelles , elles ne sont plus officielles … néanmoins des structures les appliquent encore d’une manière officieuse

    1. La est l’erreur, FFESSM n’est pas CMAS, sur le site de la CMAS et non de la FFESSM vous trouverez les équivalences et passerelles. Vous noterez d’ailleurs au passage que si ils restent équivalents, les niveaux 3 étoiles et N3 ont quelques subtiles différences. Enfin sachez qu’il y a régulièrement des « petites disputes » entre CMAS et la FFESSM sur ces sujets et surtout sur l’argent des cartes de niveau.

  4. J’ai alterné les formations PADI et FFESSM. Deux points m’agacent particulièrement.
    Le premier, quand vous suivez une formation PADI, vous pouvez arrêter et reprendre (y compris dans un autre centre) votre formation là où vous en étiez, chez nous sur une formation FFESSM on a droit systématiquement à une suspicion qui a pour consequence de devoir tout recommencer ( comme si on vous demandait à chaque fois de repasser votre permis ou votre Bac…)
    Le second c’est que l’on voit arriver des plongeurs avec un faible nombre de plongées (et très peu en mer ou milieu naturel) du fait que certains clubs associatifs accélèrent les obtentions de diplômes pour ne pas avoir à payer des encadrants lors des sorties.
    Enfin une remarque, n’oublions pas que la FFESSM ne vaut que par ses accords avec la CMAS et pour ceux que cela intéresse, outre la FFESSM, il y a des passerelles ou des équivalences bien définies entre CMAS et PADI.
    Bref, éternel débat toujours intéressant, l’essentiel, de mon point de vue, c’est de plonger, plonger et plonger. L’experience ne s’apprend pas elle se vit.

  5. Ayant suivi plusieurs filières et pas mal voyagé j’ai constaté comme tout le monde qu’il y a du bon et du moins bon dans toutes les écoles. Quelle que soit l’affiliation d’un instructeur, si il est négligeant cela vient de lui !
    Je suis pour une mixité des savoirs et expériences, cela serait très bénéfique à notre passion et permettrait d’avancer en tirant toutes tous à la même corde.
    Ras le bol des ségrégations entre fédé ou autres étiquettes…
    Ayant passé mon 1er brevet en 1986 et avec un plus de 2000 plongées, je me suis vu refuser par une structure locale en France de plonger au-delà de mètres alors que j’étais à l’époque certifié MSD Padi. Le président local m’avait clairement dit que pour lui j’étais un NON Plongeur.
    J’ai donc décidé d’étoffer mes califs en passant diverses certifications auprès de la FFESSM et TDI, maintenant j’ai la porte ouverte ;-).
    Je reste à espérer qu’un jour nous serons tous réunis autour du même discours

      1. Stephane,
        Je ne sais que dire 🙁
        Un ami a vécu la même chose que toi cet été : refus de reconnaître son niveau de plongée alors qu’il a des milliers de plongées et des cartes de niveaux largement suffisantes. Motif invoqué : ce ne sont pas des « vrais » niveaux
        Je pensais qu’il était une exception … incroyable.
        Tout comme toi, j’espère que le monde de la plongée francophone va s’ouvrir vers plus de tolérance et comprendre la richesse de la variété des apprentissages

    1. Des faits de ce genre j’en connais assez pour écrire un bouquin 🙂
      C’est pour cette raison que dans un certain pays de forme hexagonale, je ne plonge pas au autonomie mais en autarcie… même l’essence pour le compresseur viens du Luxembourg 🙂

    2. Et oui, je connais bien le problème…du coup je suis AOWD PADI et N2 PA40. Mais globalement les problème sont la FFESSM avec les diplômes PADI et rarement l’inverse.

      1. Je partage cet avis.
        Et sans critique, mes encadrants fédé, mf1, DP, GP….ne connaissent pas les cursus Padi !!!!

  6. J’enseigne PADI en Asie du Sud Est.
    C’est vrai qu’en général les plongeurs CMAS sont meilleurs que les plongeurs PADI qu’on voit la bas.
    Il faut avouer. Meilleur compréhension de la théorie, on voit des fois des guides et même instructeurs PADI avec des lacunes en théorie qui sont inquiétantes au niveau sécurité. C’est rare, mais on en voit. Et chez les niveaux 1 pu 2 cest très fréquent. PADI certifie ses clients avec 75% de bonnes réponses sur ses questionnaires, l’instructeur doit expliquer les mauvaises réponses mais comme bcp plongent trois fois par an après leur certification…ils oublient.
    C’est a l’instructeur de bien faire son travail et de rien laisser passer. Pareil pour les aptitudes et les mauvaises habitudes… J’ai trois jours et 5 plongees pour faire passer le 1er niveau a quelqu’un qui des fois ne sait meme pas nager… Je fais de mon mieux et pousse a prendre un jour et 2 plongees de plus si il faut, et parfois même je refuse la certification. Mais c’est pas commevca partout. Surtout dans les îles ou c’est un peu l’usine et on a pas bcp de temps et pas mal de clients en meme temps. Je refuse plus de 4 à la fois, mais le standard c’est 8 élèves, 10 avec un guide pour aider, 12 avec 2 guides pour 1 instructeur. C’est le max. C’est comme ca qu’à tres peu d’endroits mais ca existe
    existe. C’est a l’instructeur de choisir le ratio raisonable en fonctiin des conditions.
    Le problème c’est les clubs qui certifient a la pelle sans reflechir, c’est pas PADI.
    On voit aussi des moniteurs Français CMAS qui sont des vrais catastrophes…
    L’expérience c’est le seul indice de qualité, et encore des fois on voit des nuls avec 100 plongées.
    Les plongeurs professionels PADI a mon avis sont pas si mauvais qu’on le dit, y’a des nuls c’est vrai, mais pas bcp surtout parce que les lacunes de l’un sont vite corrigées par un autre instructeur vu qu’on bosse souvent avec des autres instructeurs…

    1. Merci Beaucoup Brice pour ton retour,

      Quelques questions/réflexions me viennent à l’esprit au regard de ton partage :
      – A ton avis, est-ce le fait que les plongeurs CMAS sont CMAS qui les rends « meilleurs » ou la filière où ils ont été formés ? (Par exemple sur une année complète vs une semaine en vacances)
      – Pour toi, quel devrait être le nombre maximum d’élèves par moniteur pour un premier et/ou un deuxième niveau d’apprentissage ?
      – Je te rejoins…peu importe les filières de formation il y a de bons et moins bons plongeurs/moniteurs

      Félicitations à toi pour oser refuser des certifications lorsque tu juges que la personne n’a pas le niveau !

    2. Attention encore une fois. CMAS n’est pas FFESSM. Il n’y a pas de cours standards officiels comme en PADI. Du coup un plongeur Suisse, Belge, Allemand, n’a pas forcément la même formation qu’un Français. Seules les prérogatives sont à peu près similaires. Ce qu j’ai pu noter c’est que le « niveau » tient moins à la formation qu’à l’expérience acquise.

  7. Simple plongeur N3 issu de la FFESSM, j’ai été nourri des a-priori contre PADI et autres dès ma formation N1. Ayant beaucoup voyagé, j’ai donc expérimenté d’autres centres, e.g SSI, CMAS, PADI, etc., passé certaines spécialités chez eux et retenu ceci:
    – un mauvais encadrant est mauvais « par nature », quelle que soit sa formation. Il/elle est désinvolte, inintéressé(e), paresseux(euse), inconscient(e),etc. et cela ne vient pas de sa formation
    – l’approche commerciale étant contractuelle, elle a le bénéfice d’obliger l’encadrant à considérer les plongeurs avec lui comme des clients et permet un recours si les choses ne sont pas faites comme l’organisme s’y engage. Dans un mouvement associatif, l’encadrant bénévole considère ses plongeurs comme des élèves et la relation se fait souvent à sens unique.
    – un professionnel, lorsqu’il est bon et pro, cela se paye et c’est normal ! Ne demandons pas aux professionnels d’aligner leurs prix sur les bénévoles. A eux de savoir apporter une valeur ajoutée pour faire la différence.

    1. Bonjour Xavier,

      Effectivement dans les structures commerciales d’inspiration américaine, on trouvera plus facilement une approche centrée « clients » qui rend la relation entre encadrants et élèves différentes, bien vu.
      Merci pour ce retour très intéressant.

  8. Bonjour.
    J ai débuté mon niveau 1 en fédé puis 20 ans plus tard open water padi.
    Là, je finalise le N2 fédé mais continuerai mon cursus padi.

    Les 2 parcours sont différents et tu le résumes bien entre plongée loisir et plongée sportive.

    Je trouve l aspect très intéressant Padi sur les plongées dans les courbes de sécurité avec le respect de l environnement.

    L aspect plus technique de la fédé est complémentaire pour moi, pour comprendre et mieux aborder l aspect sécurité.

    1. Bonjour Mickael,
      Merci pour ton retour. Il est intéressant d’échanger avec des personnes qui ont fait les deux cursus.
      Me vient une question : en quoi la formation de la FFESSM te permet de mieux aborder l’aspect sécurité ?

      1. La formation N2 suivie au sein de mon club est très détaillée sur les risques, traumatismes, règles de calculs etc…
        Avec toutes les mises en pratique réalisées je dirais que j aborde plus sereinement l environnement plus général de la plongée.

        En revanche je trouve dommage que la fédé attribue un N1 en piscine, alors que Padi l accorde au vu de plongées techniques.

      2. Merci pour ce retour Mickael,
        J’imagine que tu suis ta formation de plongeur N2 dans un club tout au long de l’année ?
        L’essentiel est d’être serein et de prendre du plaisir en plongée, en toute sécurité

  9. Cette défiance vis-à-vis de PADI et du WRSTC en général est purement franco-française. En général elle ne se voit qu’au « café du commerce » de certains fora. Et encore, de la part de gens qui ne connaissent absolument pas les tenants et aboutissants des normes, des standards, des procédures et des systèmes de vérifications édictés par ces organismes.
    La faiblesse de formation… pour ce faire une idée il suffit de comparer les exercices entre l’OWD, le N1 et la norme EN14153-1…mais c’est trop de travail les habitués du « café du commerce » ne le font pas, convaincu qu’ils ont la science infuse.

    1. Jean-Claude,
      Pour ma part, je pense que cette défiance vis à vis de PADI dépasse le « café du commerce » même si là elle est bien présente. Il n’est pas rare encore aujourd’hui de discuter avec des plongeurs et/ou plongeuses qui te disent : « ça doit être un plongeur PADI » lorsque tu évoques un problème, un comportement dangereux ou inadapté,… mon expérience me montre que dans la plupart des cas, ils/elles ont tort sur la filière de formation du plongeur en question 😉
      Maintenant, la France est un cas particulier probablement en raison de son histoire de la plongée, de son code du sport, de la culture associative,…

      1. Des avis très tranchés et non étayés je ne les ai entendu qu’en France et en Belgique francophone

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