Perdu en mer : quand le bateau n’est plus là

Perdu en mer : quand le bateau n’est plus là

L’expérience angoissante d’être perdu en mer est une expérience qui peut cependant se produire en plongée sous-marine. Aussi, au travers de trois cas réels qui m’ont été relatés, je vous propose de voir ensemble comment nous pouvons tout d’abord prévenir la perte d’un ou des plongeurs en mer. Mais aussi, cibler les comportements à avoir si nous sommes un jour perdu en mer.

Perdus en mer : à Djibouti

Il y a longtemps déjà, Marc, jeune moniteur, effectue une croisière de plongée. Avec sa palanquée de trois plongeurs jeunes, entrainés et expérimentés (N4 ou plus), il partent pour un plongée dérivante. A la remontée, à l’endroit prévu, plus de bateau. Après avoir tenté de rejoindre la côte, ils sont emportés par un courant puissant et dérivent durant plus de 5 heures.

A cette époque, les parachutes de paliers ne font pas partie du matériel. Aussi, ils n’ont pas de moyen de se signaler. L’imagination fonctionne à plein régime : le stress , le dialogue intérieur et la peur apparaissent. Les douleurs se font sentir : soif, fatigue, brulures du soleil,… La palanquée menace de partir en vrille mais les plongeurs se persuadent qu’on est à leur recherche. Ils décident alors de se sangler les uns aux autres pour ne pas se perdre et garder le contact visuel.

Dans la nuit tombante, une petite île apparait dans l’axe. Le courant semble moins fort et les plongeurs font un dernier intense et long effort collectif et d’entraide.

Ils arrivent enfin sain et sauf sur la cote, mais complétement épuisés et frigorifiés.

Le temps de reprendre leurs esprits et de récupérer un peu, il fait nuit. Après une phase d’attente, ils voient un navire qui visiblement cherche sur une zone au large, dans l’axe du courant. Les plongeurs mettent alors leurs phares et lampes en action et au bout d’un moment le phare de recherche du bateau se braque sur « leur » île. Le navire s’approche, une annexe est mise à l’eau, ils sont sauvés.

Raison

Plus tard, ils apprendront que l’annexe principale du bateau était partie chercher deux autres palanquées et était tombée en panne. Le temps de régler le problème et de retourner sur la zone, les plongeurs avaient déjà dérivé… loin, très loin.

Perdus en mer : dans la Manche

Il y a quelques années, des plongeurs effectuent une plongée sur épave un samedi après-midi.

Ils sont prévenus. Il n’y aura pas de courant sur l’épave mais surement lors de la remontée. La dernière palanquée à se mettre à l’eau est composée de Pierre et Sandra, un couple de plongeurs habitués à ces conditions invités pour l’occasion à se joindre à un club du coin. Ils s’apprêtent à entamer leur remontée. Les temps fonds sont respectés mais au palier un courant violent apparait. Les deux plongeurs sont « en drapeau » le long du bout. Dès lors, ils ont bien du mal à suivre la consigne du directeur de plongée à savoir : Remonter si possible le long du bout. Pourtant, au prix de quelques efforts, ils font surface le long du bout.

Surprise : plus de bateau à l’horizon.

Le courant est fort, très fort et le vent s’est levé. La côte est loin et le courant menace de les emporter vers le large. La bouée de marquage de l’épave est tirée par l’eau et presque immergée. Pierre se met à cheval dessus et enjoint Sandra de venir se mettre contre lui afin qu’il s’assure qu’elle ne soit pas emportée. Les deux plongeurs gardent leurs détendeurs en bouche. Après un temps qui leur paraît infiniment long, Sandra demande à Pierre de tirer le parachute de palier et de se laisser emporter par le courant car elle ne tient plus. Pierre lui dit de se laisser aller contre lui et tient pour deux.

Le temps voit encore filer de longues minutes mais Pierre est convaincu qu’il est préférable de ne pas se laisser emporter. Il ignore ce qui s’est passé. Conscient qu’ils étaient les derniers dans l’eau, il se dit qu’ils ont peut-être été « oubliés ». Dans ce cas, les personnes présentes sur le bateau finiront par s’en rendre compte et commenceront les recherches au départ de l’épave. De plus, d’ici on voit encore la côte, se dit-il. Et tout doucement la fin de journée se profile. Finalement, le bateau réapparait se dirigeant vers eux.

Raison 

Le capitaine avait pris l’option d’aller récupérer immédiatement toutes les palanquées qui n’étaient pas remontées comme prévu au bout à cause du courant et avaient effectué leurs paliers en pleine eau se laissant dériver sur plusieurs kilomètres et de manière disparate.

Perdus en mer : dans la Caraïbe

Une famille plonge en palanquée de 4. Nathalie, plongeuse expérimentée, et ses trois enfants, Robin, Léa et Noah âgés de 18 à 25 ans. Le directeur de plongée donne deux possibilités d’immersion sur le même spot. La première sur la face ouest pour aller à la rencontre des tortues en précisant qu’il y aura du courant et un fond de – 30m. La deuxième sur la face Est plus abritée sur un fond de – 20m, sans difficultés majeures. Ils sont en vacances pour se faire plaisir, aussi, Nathalie choisi la deuxième option. La plongée se passe bien. L’eau est chaude, c’est le milieu des vacances et tout le monde est heureux de plonger ensemble.

Durant l’exploration, un courant apparait. Munie d’un dévidoir, Nathalie tire le parachute de palier du fond et décide de remonter. En surface, elle se rend compte qu’ils sont déjà bien loin. Emportés derrière le sec, ils n’ont plus le bateau en vue. Nathalie attache le parachute à son gilet pour continuer à se signaler. Et l’ensemble de la famille se tient par les bras. Pas question de se séparer.

Les jeunes chantent au gré de la houle qui forment des creux de plus en plus forts. Robin, plus sensible que son frère et sa sœur au mal de mer, change de couleur et se met à vomir. Il est temps que le bateau apparaisse, se dit Nathalie. Mais elle reste positive et rassurante pour ses enfants. Heureusement, après un moment de dérive, le bateau vient les rechercher.

Raison

Le capitaine leur dit qu’il les avait vu partir en dérive quand ils ont tiré le parachute du fond. Cependant, il voulait d’abord récupérer les palanquées parties à l’ouest avant de venir les récupérer.

Quelles sont les raisons pour lesquelles on peut être perdu en mer ?

Il existe de nombreuses raisons qui font que des plongeurs peuvent se retrouver un jour perdus en mer.

  • Changement brusque de météo : courant et/ou vent violent qui se lève
  • Erreur d’orientation : les plongeurs se perdent en allant dans une mauvaise direction ou s’éloignent du sec ou du bord.
  • Problème technique du bateau
  • Erreur de comptage : des plongeurs sont « oubliés »
  • Défaut de surveillance : le capitaine perd de vue des plongeurs
  • Perte de la palanquée
  • Matériel incomplet : pas de moyen de se signaler
La perte d’un plongeur n’est pas un sujet habituellement abordé dans le cadre des formations de plongée. Pourtant, il serait utile d’en parler (surtout pour ceux et celles qui partent plonger en mer). Il est intéressant de parler de ce point avec le responsable de la plongée en mer et l’équipage pour comprendre comment ils sont préparés à ce genre de cas.

Perdu en mer : prévention

Afin de diminuer les risques d’être perdu en mer, on peut se préparer en étant attentif à plusieurs points.

Matériel

  1. Avoir du matériel permettant d’être vu, d’être localisé avec l’un ou plusieurs des moyens suivants :
  • Miroir
  • Sifflet : intéressant en cas de brouillard par exemple
  • Gilet coloré et/ou avec bandes réfléchissantes
  • Parachute de palier le plus long et volumineux possible (un par plongeur, pas par palanquée ! )
  • Balise de détresse GPS et VHF spéciale plongée (+/- 200€): probablement le must en terme de sécurité.

2.  Disposer de matériel complet et bien entretenu : un parachute de palier par plongeur (oui, je sais, je l’ai déjà écrit).
3.  Préparer son matériel : batteries des lampes rechargées, parachute de palier avec dévidoir sans nœuds, tuba pliable dans la poche,…
4.  Prévoir une combinaison de plongée suffisamment chaude pour un temps supérieur à la plongée planifiée.
5.  Prévoir un débordoir peut être rassurant
6.  …

A découvrir : 10 points pour entretenir facilement votre matériel de plongée (et le garder longtemps)

Comportements

  1. En premier lieu, il convient de se tenir au courant de la météo et de toujours préférer les conditions favorables. Il faut également plonger à l’étal (avec facteur de correction local) pour les mers à marées.
  2. Respectez ce qui a été mentionné lors du briefing par la personne ayant autorité pour le faire (directeur de plongée, dive master, … )
  3. « Plan your dive and dive your plan » C’est un principe de base qu’il faut continuer de marteler. Planifiez votre plongée et tenez-vous à ce qui a été planifié. On ne change pas en cours de route même si on aperçoit un super requin bien au large.
  4. Définir un plan B : « What if » : que fait-on si… ?
  5. Rester ensemble : un plongeur de votre palanquée est trop lent ou trop rapide ? Ne laissez pas votre palanquée s’effilocher : communiquez entre vous et adoptez un rythme qui convient au plus « faible » d’entre vous. La plongée n’est pas une course mais un plaisir d’être ensemble.
  6. Lors des remontées en pleine eau, préférez un parachute de palier avec un dévidoir qui vous permet de le tirer du fond. Le capitaine du bateau vous apercevra et même s’il ne peut pas vous récupérer tout de suite et que vous partez en dérive durant vos paliers, il pourra vous suivre. Ne pas attendre d’arriver au palier. Parfois, sans le savoir, vous êtes déjà bien loin.
La prévention des accidents de plongée vous intéressent ?  Ces articles sont pour vous 

Perdu en mer : les comportements à avoir

  1. Gonfler son gilet de plongée
  2. Se signaler le plus vite possible : parachute de palier, miroir, balise de détresse, sifflet, …
  3. Si un autre bateau est en vue : essayez de vous faire voir. Mieux vaut être sur le mauvais bateau que perdu en mer.
  4. S’il y a une bouée ou un autre point fixe, restez à cet endroit en vous accrochant par exemple avec une sangle, votre dévidoir,… ou tout autre moyen (mais pas vos bras pour ne pas vous épuiser). Pensez à laisser “du mou” si vous le pouvez.
  5. Gardez votre calme  : distrayez celui ou celle qui prend peur. L’idée est que la planquée ne parte pas en panique.
  6. Ménagez vos forces : inutile de vouloir à tous prix essayer de rejoindre la rive en palmant à contre courant.
  7. Restez ensemble et solidaires : si vous le pouvez, accrochez-vous entre vous.
  8. Gardez votre bloc : vous ignorez combien de temps vous aller devoir rester en mer. Le gilet gonflé vous aidera à vous maintenir en surface même en cas de fatigue. La question du lestage va aussi être posée : larguer ou pas les plombs ? Les poches à lest ne vous gêneront pas et vous permettront peut-être une meilleure flottabilité si vous êtes amenés à devoir nager. D’un autre côté, c’est du poids à transporter. A priori, mon sentiment est qu’il vaut mieux garder le lestage s’il ne gêne pas et si on ne fait pas d’effort.
Merci à Marc, Pierre et Sandra, Nathalie et ses enfants qui ont inspiré cet article et ont participé à la réflexion sur les conseils en matière de prévention et des comportements à avoir lorsque l’on est perdu en mer.

Perdu en mer : ça vous fait peur ? Vous n’y pensez pas ? Dans le cadre de votre formation vous avez tout appris ? Vous avez déjà été dans le cas ?

Dites-moi dans un message directement sur le blog, … J’échangerai avec plaisir avec vous 

Et surtout … n’oubliez pas d’être heureux/heureuse 🤗

Hélène

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  1. Très bon article qui peut être complété par celui-ci : https://www.plongee-infos.com/plongeurs-a-la-derive-comment-survivre/
    Et souvenir en 2004 des 12 plongeurs perdus au milieu de la Mer Rouge pendant près de 30 heures et récupérés sains et sauf car ils avaient fixés leurs gilets de stabilisation gonflés les uns aux autres en formant un grand cercle : https://www.nouvelobs.com/monde/20040809.OBS4226/les-douze-plongeurs-retrouves-vivants.html

    Ayant déjà été confronté à une attente de plus de 3/4 d’heures avec 4 élèves (le bateau ayant été secourir un voilier en perdition) j’ai appliqué le même principe : retirer le gilet de stabilisation gonflé et fixer les plombs dessus et s’appuyer dessus (et parachutes gonflés) ; ainsi on peut parler, cela permet de mieux sortir la tête et le torse de l’eau, d’être mieux vu, et il est aussi important de garder la tête couverte et de garder une cohésion du groupe.
    Donc : ne pas abandonner son matériel car il peut servir à nous maintenir en surface sans efforts.

    1. Bonjour Serge,
      Je suis surprise par le nombre de plongeurs et plongeuses qui ont déjà vécu l’expérience désagréable (voir traumatisante) d’être perdu en mer
      Dans le cas que tu cites, les personnes se décapellent et se mettent par dessus leurs gilets gonflés ?
      Merci pour ton partage intéressant

  2. Titre : Tout peut arriver.. même après une plongée parfaite

    Témoignage : Nous voici 6 en voyage plongée à Nossi-Be (Madagascar) en ce mois d’Octobre 2017, c’est le quatrième jour et nous remontons au parachute de notre troisième et dernière plongée de la journée. A la surface le pilote du bateau (Henri) est supposé nous récupérer mais au lieu de ça nous entendons distinctement ; « Aidez-moi, aidez-moi ! ». Henri est à l’eau et le bateau navigue vers le large ; Il est tombé sur le dos en glissant du bateau (en voulant récupérer une bouée) et se noie. Nous sommes 3 niveaux 3 et 3 moniteurs. Le moniteur le plus proche (et le plus sportif) nage pour sortir Henri de l’eau et l’entoure rapidement de son parachute. Nous nous regroupons autour de lui quasi inconscient pour le maintenir hors de l’eau. La première chose qui est entreprise est de fabriquer à base de deux parachutes une bouée de fortune pour Henri. A 5 kilomètres des cotes et avec aucun bateau à l’horizon ; il est rapidement décidé de se séparer en deux groupes : 2 moniteurs vont nager jusqu’a la côte (avec leurs stabs en appui) et le troisième reste avec les autres. Bien sur nous aurions pu tous dériver (les courants – heureusement – nous ramènent vers le rivage) mais la situation d’Henri est préoccupante et nous devons faire vite. Je suis ce troisième moniteur, je tiens fermement Henri dans mes bras pendant que j’occupe les autres ; l’un va faire des signaux avec mon miroir, un autre regonfle les parachutes quand nécessaire et le troisième m’aide à équiper Henri de mon masque de rechange et d’un tuba pour éviter qu’il ne prenne trop d’eau dans la figure. Je fais en sorte qu’Henri reste un minimum conscient, un niveau 3 lui demande de pédaler dans l’eau pour se tenir un minimum au chaud (l’eau est à 28 degrés mais l’hypothermie guette), il vomit, semble retrouver ses esprits, se plaint de son dos puis sombre à nouveau. Un bateau à voile passe au large, nous faisons des signes avec deux autres parachutes (liés ensemble) sans succès. Cela fait maintenant une heure que nous dérivons, quelques larmes pour certains, quelques angoisses de ne pas uriner ou de ne pas y arriver pour d’autres mais le tout vite oublié grâce à un humour forcé par la situation. On entame la deuxième heure toujours avec le moral ; ça discute sec sur les comment, pourquoi de la situation et cela nous maintient dans l’optimisme même si tout le monde voit bien que la nuit pointe son nez. Enfin au large un bateau à moteur (de pêche aux gros) semble arriver dans notre direction, puis semble dévier sa route mais non il arrive bien vers nous ; nous agitons les parachutes, les bras, crions, sifflons… c’est sur désormais il nous a vu. Henri est hissé le premier et mis en PLS mais il est inconscient. Pendant que les autres téléphonent, cherchent du linge sec et chargent notre matériel, je vérifie le pouls d’Henri. Ce dernier est trop faible, j’essaye de le réveiller en lui maintenant la tête mais rien : son coeur semble arrêter, je me lance donc dans un massage cardiaque avec bouche à bouche en alternance. Pendant le trajet qui nous ramène au plus proche du club de plongée, Henri fera 3 arrêts cardiaques (puis 2 dans la voiture qui l’amènera à l’hôpital), je demande à un niveau 3 de m’aider pour l’alternance massage cardiaque avec bouche à bouche. Enfin nous arrivons sur la terre ferme et Henri est pris en charge, nous débarquons le matériel et nous inquiétons du sort des 2 autres moniteurs (qui ont pu rejoindre le rivage depuis quelques minutes). Le bateau sera retrouvé le lendemain. De son coté Henri passera quelques jours à l’hôpital puis nous irons le visiter chez lui pour le voir sur pied car nous avons tous en tête un Henri proche de la mort.

    Leçons à en tirer :
    Physiquement : au delà d’éviter de s’épuiser en gonflant bien sa stab, il faut penser à se couvrir la tête pour éviter l’insolation avec par exemple un « foulard technique » utilisé par beaucoup de coureur à pied ou sa cagoule. S’assurer aussi que personne n’a froid même si dans ce cas on ne peut pas faire grand chose (sauf à se coller les uns aux autres).
    Mentalement : garder le moral en occupant tout le monde, parler, écouter et même plaisanter : oui la situation est critique mais hors de question d’y rajouter du stress inutile. Il faut savoir aussi se projeter dans le futur comme : que fera t’on quand il fera nuit ? et si le courant change de sens ? avec des réponses pratiques et non anxiogènes. Prévenir c’est guérir…le stress dans cette situation.
    Matériellement : Lors des nombreux voyages on se dote tous de matériel plus ou moins utile comme crochet, lampe, miroir, masque en plus… et faisons souvent l’erreur de ne les prendre qu’en fonction de la plongée … or nul ne peut tout prévoir…c’est pourquoi mon conseil désormais avisé est de tout avoir dans sa stab… au cas où et bien ce « au cas où » nous est arrivé !

    Manolo pour Christian, Emilie, François, Henri, Hervé & Marc

    1. Bonjour Emmanuel,
      Quelle émotion en lisant ton témoignage.
      Heureusement pour Henry, il s’en est bien sorti.
      On ne peut que saluer vos bons comportements, vos maitrises de vous mêmes et de votre cohésion.
      Surement que dans votre cas, une balise GPS aurait été d’une grande aide. Cela me conforte dans mon choix.
      Merci pour tes bons conseils
      Merci pour votre bel esprit plongée
      Merci pour ton partage

  3. On peut acheter chez le pharmacien une poudre(fluorescéine) qui dissoute dans l eau laisse une tâche importante, visible par l, hélicoptère de recherche. Quelques grammes dans une pochette plastique scellée avec une machine de conservation sous vide. Pochette placée dans le gilet de la stab et que l on déchire en cas de dérive seulement. En manche avec les courants de marée c est une excellente alternative à la balise AIS ( 300 euros la balise 5 euros la fluorescéine)

    1. Merci Destailleur pour cet autre proposition.
      Question de prix tu peux avoir une balise pour un eu moins de 200€.
      Bien sur, au regard des 5€, c’est très différent.
      J’imagine que la tâche disparait après un moment ? Mais probablement suffisamment longtemps pour être repérer ?
      A mon sens, l’avantage de la balise est que, si tu y as introduit le numéro d’enregistrement MMIS du bateau, tu peux commencer par te signaler auprès de celui-ci dans les 30 premières minutes sans attendre que les secours soient alertés par un tiers.
      Merci beaucoup pour les précisions que tu apportes

  4. Excellent sujet et article, cela ne m’est jamais arrivé mais on voit que malheureusement ça se produit.
    Il existe aussi des sachets qui une fois ouvert teintent la surface en vert sur une centaine de mètres pour les recherches aériennes.
    Mais je prend bonne note de la balise de sécurité, je vais étudier le sujet. Merci aux témoignages et à Different Dive

    1. Bonjour Stéphane,

      Merci pour ton retour.
      Il existe effectivement ces sachets utiles lorsque l’on est perdu en mer pour se signaler aux secours aériens.
      Je suis moi même surprise de voir le nombre de personnes qui témoignent d’expériences similaires… D’où, à mon avis, l’intérêt de la balise.

  5. Bonjour,
    Je suis équipé d’une lifeline depuis plusieurs années (depuis mon N2)
    J’ai vu plusieurs cas où cet outil aurait été utile et je me le suis procuré. (Marseille, zodiac décroché, plongeurs en attente sur le spot de plongée, récupérés par notre bateau)
    Tres utile pour signaler la sortie de l’eau en cas de dérivante.
    C’est pas donné mais c’est un bon outil de sécurité pour les GP.
    Cédric

    1. Bonjour Cédric,
      J’ai réfléchi comme toi ils a peu.
      C’est vrai que la balise n’est pas donnée mais peut s’avérer bien utile pour éviter des stress ou de vrais accidents avec plus de conséquences.
      Merci pour ton témoignage

  6. Première plongée au Mexique, on nous annonce Requin Bouledogue en guise de plongée de reaclimatation , soit disant qu’ils risquent de partir ( en fait 4 ans après ils sont toujours là , sedentarisés ) . Briefing hyper anxiogène sur le bateau , ne pas palmer , rester groupés , palier plus loin , dès la sortie de l’eau on ne discuté pas on remonte immédiatement sur le bateau ….). Je me mets à l’eau hyper stressée car très trouillarde et en espérant que les oreilles passent ( j’ai prévenu que j’avais des soucis à ce niveau ) . Et …alors que tout le monde est déjà sur le fond, je vois même les requins , impossible de descendre ( nous sommes à 4/5 mètres ) . Le moniteur me demande si je veux remonter , je lui dis ok , il descend , je remonte doucement et ….me retrouve toute seule , plus de bateau. Grosse panique sachant les requins en dessous ….j’ai du nager , crier ( oui oui il ne fallait pas) . C’,est mon binôme qui a le parachute ( oui Hélène 1 par plongeur maintenant je sais ) . Je suis restée de longues minutes seule en surface jusqu’à ce Qu’un zodiaque arrive, et me traîne accrochée à une corde ( encore une mauvaise idée avec les requins en dessous ) et m’amène jusqu au bateau du club avec lequel je plongeais. Je les ai trouvé tt sauf pro ce jour là et surtout pas à l’,écoute car pour moi on n’emmène pas des clients qu’,on n’a pas encore vu plonger sur des sites stressant …
    Bref , je garde un mauvais souvenir de ce club mais pas des plongées à Cozumel et en Cenotes que nous avons faites ensuite

    1. Waouh Melison
      J’imagine ton stress.
      Ici, il s’agit même d’une suite d’erreurs à ne pas faire dans le chef du centre de plongée.
      La plongée de réadaptation prend souvent tout son sens.
      Heureusement que tu as pu te réconcilier avec les plongées au Mexique grâce à Cozumel et aux Cénotes que j’aime tant.
      Merci pour ce partage

  7. J’ai, nous avons vécu la même chose en manche. Première en autonomie à 3, en je passe les erreurs / bètises juste avant… Fiers que nous étions d’avoir retrouvé le bout, après un palier en drapeau, nous avons retrouver la bouée. Mais là, oh surprise, malgré un 360, pas de bateau.

    Et là, grosse erreur, nous nous sommes attachés avec des bouts prévus à cet effet, mais surtout nous nous sommes attaché à la bouée (grave erreur)/ Nous étions 3 ”jeunes” N2 (40 / 50 /60 ans) formés dans des structures différentes. JAMAIS, JAMAIS on nous avait expliqué que c’était une grosse erreur…

    Comme de fait, j’ai pris cher, secoué par le flot, en panne d’air, et sans penser que j’avais mon tuba, j’ai pris peur ! Depuis je sais que je ma laisserai dériver, j’ai toujours des bout pour attacher 2 personnes (en autonomie nous ne pouvons être que 3 au maximum) et on se laissera dériver… JE pense même acheter une VHF portable étanche…

    Depuis je suis devenu N3 et je prépare mon E1 (puis, peut-être mon N4) à 54 ans 😀

    A+

    1. Bonjour Franck,

      Quelle histoire ! Merci pour ce partage. Effectivement être attaché à la bouée, ça peut secouer s’il y a du courant. Mieux vaut surement “laisser du mou”. C’est à peu de chose près l’option qu’on choisit Pierre et Sandra sans en être affectés.
      Vous aviez du cumuler quelques erreurs pour être en panne d’air une fois arrivés en surface.
      Par contre, une question me vient à l’esprit : tu as eu peur, tu as été secoué par les flots, mais tu n’étais pas perdu. Que ce serait-il passé si tu avais dérivé loin ?

      Bonne chance pour ton E1 🙂

  8. Bonjour,
    Article intéressant et très bien résumé mais le sujet est quand même un peu plus complexe. Je fais mon travail personnel pour le monitorat national sur cette thématique.

    1. Bonjour Gilles,

      N’hésite pas à rajouter en commentaire des éléments que tu penserais indispensables en termes de prévention et/ou d’action à faire (ou pas) afin d’en faire profiter toute la communauté des plongeurs et plongeuses.
      Pour ma part, il me semble que cela devrait déjà pas mal répondre à “que faut-il faire ?”
      Mais il est vrai que je suis plutôt une adepte du KISS (“Keep It Simple and Stupid”)
      Bonne chance pour ton monitorat

  9. Alors la balise VHF Mob, c’est une idée, bien qu’une balise AIS soit plus efficace car transmet la position en réelle au fur et à mesure, contrairement à la balise GPS connectée à la VHF qui transmet les coordonnées au moment où le MOB (“man over board”) est tombé à l’eau non loin du navire. MAIS car il y toujours un mais… ces balises sont faites pour rester en surface pour transmettre et pas pour être immergées à des profondeurs où l’on va habituellement en plongée. Donc en plus du coût élevé de ce type de balise, pas sûr qu’elle fonctionne encore après ta plongée. je tenterai de rester sur les choses faciles en emmener type sifflet miroirs lampes et parachutes individuels ! Sinon article très bien écrit Hélène Adam

    1. Pour info, il existe maintenant des balises AIS, voire AIS avec fonction radio VHF permettant de communiquer avec le bateau, étanches prévues pour la plongée.

    2. Bonjour Florent,
      Merci pour ton retour
      Sache qu’il existe aujourd’hui sur le marché des balises spécialement conçues pour la plongée et immergeables jusque – 130m comme par exemple la LifeLine que je me suis procurée. Pour ma part je ne dépasserai jamais ces profondeurs. Ces balises spéciales plongée sont suffisamment petites que pour être glissées dans la poche d’un gilet de plongée. Pour ce qui est des LifeLine (je ne connais pas les caractéristiques d’autres modèles éventuellement disponibles sur le marché) elles fonctionnent partout dans le monde, n’ont pas de frais de fonctionnement (abonnement ou autre) et la localisation est précise à 1,5 mètres avec évidemment un suivi GPS
      Il n’y a pas d’enregistrement MMSI obligatoire mais tu peux mettre dedans le MMSI du bateau sur lequel tu te trouves pour qu’il soit le premier au courant de ton signal. Après une demi-heure, tous les bateaux à une distance d’environ 50 km sont avertis. La batterie est sensée tenir 5 ans
      Un vrai plus à mon sens pour des gens qui font de la plongée en mer.
      Qu’en penses-tu ?

      1. ah cool alors, c’est que je n’ai pas réussi à les trouver sur les sites de vente de matériel nautique. si tu as une marque ou modèle suis preneur 😉

    3. Contente que tu ai trouvé l’info. C’est la marque vendue aussi sur le site de DAN je crois. Perso, j’ai choisi de m’en équiper 😉

    4. Nautilus Lifeline. va à 100 mêtres et transmet ta position à 20 milles à la ronde à tous les bateaux et avion. SMMI

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