Plongée avec les méduses d’eau douce

C’est un des plaisirs de fin d’été des plongées en eau douce de nos contrées du Nord :

La rencontre extraordinaire avec les minuscules méduses d’eau douce.

Craspedacusta sowerbii de leur petit nom savant, envahissent alors et pour quelques temps les eaux douces des carrières, des lacs et des rivières qui présentent peu ou pas de courant.

Ces petites méduses de maximum 2 cm de diamètre et pesant seulement quelques grammes se donnent des airs de soucoupes volantes avec leurs corps transparents et leurs nombreux tentacules servant à attraper leurs proies (zooplancton).

Comme chaque année, ces étranges créatures ont pris possession des eaux froides de ma carrière préférée en cette fin de mois d’août (même si elles y étaient déjà bien installées depuis début juillet).

Aidé par la hausse de température de l’été, les méduses d’eau douce ont proliféré au point de constituer une épaisse couche de 2 à 3 m d’épaisseur sur des dizaines de mètres de circonférence.

Elles ont tout envahi et plonger aujourd’hui dans ce plan d’eau revient à s’immerger dans un océan de magnifiques et merveilleuses petites créatures aquatiques inoffensives pour les plongeurs : les méduses d’eau ne piquent pas et les combinaisons de plongée protègent les plongeurs d’une éventuelle réaction allergique (picotement)

Cette rencontre annuelle est pour moi un moment magique et je tombe littéralement en amour devant ce spectacle extraordinaire que je peux admirer de longues minutes durant.

Plonger au milieu des méduses d’eau douce c’est un peu comme se retrouver dans les étoiles, envahie d’une douce impression de voler parmi la Voie lactée.

© DifferentDive | DDIVE

Bien sûr, il faut évoluer avec délicatesse en plongée pour ne pas les abimer. Mais il est difficile voir impossible de ne pas entrer en contact avec ces méduses qui prolifèrent chaque année un peu plus.

Je profite alors de tous ces moments merveilleux de plongée car je sais bien que, bientôt, les méduses d’eau douce se contracteront jusqu’à disparaitre à notre vue pour un hivernage. Durant de long mois, Craspedacusta sowerbii se fera oublier et nous permettra de nous émerveiller à nouveau une fois l’été revenu.

Bonne nouvelle pour nos plans d’eau, cette magnifique méduse d’eau douce ne vit que dans des eaux non polluées et présentant un ph neutre. Elle est donc un signe de bonne santé des plans d’eau où les plongeurs l’observent.

Alors, qui dit que les plongées en eaux froides n’offrent pas des merveilles ?

La preuve en image, juste pour vous donner envie de les découvrir

Envie de raconter vos rencontres avec ces méduses d’eau douce ?

Postez un commentaire ci-dessous… ça me fera vraiment plaisir d’échanger avec vous en direct

Bonnes bulles et n’oubliez pas d’être heureux 🙂

 

Hélène

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  1. Dans les carrières du Maine et Loire ( anciennes ardoisières) nous les voyons souvent l’été . Peu nombreuses cette année. Les Fresnaies à Trelazé et la carrière bleue de Bécon les granits .

    1. Bonjour,
      Sans faire la pub pour l’une ou l’autre carrière, on peut observer les méduses d’eau douce dans de nombreuses carrières belges ou plans d’eau du Nord de la France 😉

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