Plongée sous-marine : le point sur les spécialisations accessibles dès le premier niveau de plongée

Vous pensiez que les spécialisations en plongée étaient réservées aux plongeurs confirmés ? Détrompez-vous

La plongée sous-marine offre de nombreuses possibilités d’exercer les compétences et de s’adapter aux goûts de chacun.

Une fois le premier brevet de plongée en poche, de nombreuses spécialisations sont déjà possibles.

Elles permettent à chacun de continuer à apprendre tout en se dirigeant vers des plongées correspondant au plus près à ses objectifs, passions et envies.

Elles permettent également de se poser, d’élargir ses horizons, d’acquérir de l’expérience en plongeant, avant de continuer son parcours de formation de plongée.

4 spécialisations possibles pour enrichir sa formation :

Nitrox

Cette formation permet de sécuriser sa plongée, de comprendre les effets des différents gaz, de réduire l’effet de la narcose à l’azote en vue d’un niveau supérieur de plongée, de diminuer le risque d’accident notamment pour les personnes souffrant d’un foramen oval perméable (+/- 1 personnes sur 4)…

Plus d’infos consacrées au NITROX en lisant cet article

Plongée de nuit

La plongée de nuit concerne la plongée s’effectuant entre le coucher et le lever du soleil. Si elle offre une vie sous-marine typique et pleine de mouvement (de nombreux poissons chassent, les langoustes sortent des roches, …), la plongée de nuit demande une vigilance accrue sur d’autres critères (ex: utilisation judicieuse de son matériel, consignes de sécurité, techniques d’orientation,  …) et impose des limitations précises (ex: pas d’exercices, pas de plongée sous glace,…).

Découvrez la règle d’or pour réussir votre plongée de nuit en cliquant sur ce lien

Plongée en étanche

Le froid est l’ennemi des plongeurs. Aussi, très utile pour les plongées s’effectuant en eau froide, l’utilisation d’une combinaison étanche ou sèche est un choix judicieux. Ce type de plongée demande une initiation avec un instructeur expérimenté pour comprendre la gestion particulière de la flottabilité, la gestion du lestage, les particularités dues à la circulation possible de l’air dans le vêtement, …

La plongée en combinaison étanche est très utile par exemple pour les plongées en eaux froides comme ici

Photo sous-marine

Prendre des photos sous-marines et se rendre compte une fois hors de l’eau qu’elles ne sont pas aussi belles que l’on espérait décourage de nombreux plongeurs à persévérer. Pourtant, il est dommage à l’heure du numérique de ne pas profiter des nombreuses possibilités techniques pour immortaliser esthétiquement vos plus belles plongées. Une formation en photo sous-marine vous permettra entre autres choses de choisir le bon matériel, maitriser sa flottabilité (notamment avec la technique du poumon ballast), utiliser judicieusement la lumière y compris avec les flashs, choisir son sujet, sa composition, cadrer son image, …

Et si nous en profitions pour comprendre “jusqu’où ne pas aller trop loin en photo sous-marine” ?

Beaucoup de formations peuvent donc être proposées en plongée et cela dès le premier niveau. Pour le plus grands plaisir de chacun et pour s’adapter aux forces et faiblesses des plongeurs et plongeuses “loisirs”

Ces formations sont régulièrement proposées et facilement réalisables dès le premier niveau de plongée. Le plongeur peut également s’orienter suivant ses intérêts vers des formations de Rescue «secourisme», écologierecherche, caverne, épave (sans pénétration), …

Pour les plongeurs plus expérimentés, d’autres spécialisations sont également proposées telles que recherche, plongée sous glace, plongée en grotte (cave), Deep Diver, Advanced Rescue,…

Dès lors, les plongeurs et plongeuses ont tout intérêt à faire évoluer leur pratique en prenant en compte leurs préférences et centres d’intérêts

Surtout, … n’oubliez pas d’être heureux / heureuses 😃

Hélène

▶️ D’autres idées “Formation de plongée” ICI

    1. Merci Jean-Claude pour ce lien intéressant.
      Comme je le disais, durant ma formation les spécialisations ne représentaient pas de coût supplémentaire. Je payais une cotisation (un peu moins de 200€ par an) qui me permettait de passer un niveau de plongée chaque année pour autant que les exercices de plongée soient effectués et réussis, les cours théoriques suivis,…
      Les spécialisations étaient données bénévolement par les encadrants et ne représentaient aucun coût supplémentaire sauf celui de la carte de certification pour les plongeurs et plongeuses qui en faisaient la demande.

  1. Je sens que je vais encore me faire des amis !
    Pour moi, la plupart des « spécialisations » ne sont que du show pour faire rentrer des sous. Car il faut bien l’avouer ce n’est pas sur un Open Water Divers, N1… que l’instructeur gagne sa vie. Si je reconnais que certaines sont intéressantes d’autres c’est du grand n’importe quoi. J’ai même vu une pub aux Pays-Bas d’un club membre d’une grande organisation internationale du WRSTC proposé une « spécialisation homard ». Faut-il encore que les cours soient bien donnés ce qui est rarement le cas étant donné la faiblesse des standards généralisés dans la plupart des systèmes. Les cours de spécialisations sont loin de former des spécialistes !
    Pour revenir au concret :
    Le Nitrox de base (O2<40%) ne devraient pas être une spécialité mais être d’office inclus dans le niveau. Même pour les premiers niveaux. Etant donné que de plus en plus (sauf en France) le Nx devient le standard en plongée loisir.
    Sauf cas particulier : impossible de faire une plongée de nuit au-delà des cercles polaires durant 6mois la « plongée de nuit devraient être intégralement incluses dans le 1er niveau
    La plongée en étanche ce n’est pas difficile… Ce n’est qu’une question de pratique et de quelques trucs et réflexes à acquérir, pas besoin d’une spé…. En Norvège, Alaska,… les cours d’Open Water se donnent en étanche

    Ceci n’est qu’un point de vue personnel et n’engage PAS mon organisation (ADIP)

    1. Bonjour Jean-Claude,
      Merci pour ton retour. J’avoue que la spécialisation homard est disons… surprenante 🙂
      Globalement, je suis d’accord avec toi : la formation d’un premier niveau de plongée pourrait bien sur comprendre la formation au Nitrox (en réalité ça me semble logique) et la plongée de nuit qui peuvent se faire sous toutes les latitudes. En ce qui concerne la plongée en étanche, c’est évidemment dépendant de l’endroit où les personnes plongent.
      Si j’ai l’habitude d’encourager la multiplicité des expériences de plongée à tous les niveaux, pour ma part, l’idée de faire une spécialisation est justement plus un moyen de permettre aux personnes de vivre d’autres plongées, de s’arrêter le temps d’acquérir de meilleures bases et d’éviter la course aux niveaux qui fait des plongeurs et plongeuses parfois peu expérimentés mais néanmoins autorisés à plonger à -20, -30, -40 m et plus. Si pour des plongeurs et plongeuses expérimentés, les spécialisations sont parfois vues comme des surplus inutiles, le public de plongée composé de personnes qui ne plongent qu’en vacances ou en été pourrait y trouver une belle alternative au passage chaque saison d’un niveau supplémentaire sans l’acquisition des réflexes utiles à plus d’aisance dans le monde sous-marin et donc plus de sécurité. Afin que cela ne représente pas un coût exorbitant, il est tout à fait possible de réaliser ces formations de spécialisation dans le monde associatif par exemple.
      Tu vois, nous ne sommes pas fâchés 😉

      1. Généralement dans le monde associatif les spécialisations n’existent pas ou très peu. Je dit généralement car rien n’empêche les structures affiliés à des organisations dites commerciales d’avoir une forme juridique associative. Et donc la flopée des spés existent. Généralement l’association favorise la formation continue sans les cacartes de “spés ” qui vont bien. Ce qui ne veut pas dire que l’association coute moins cher que le commercial. Globalement les prix se tiennent dans une fourchette de 10-15%

      2. Je n’ai jamais fait d’études de marché concernant les prix des formations, je le reconnais.
        Cependant, durant toute ma formation de plongeuse dans un mode associatif, j’ai pu faire de nombreuses “spécialisations” (NITROX, plongée de nuit, plongée sous glace, plongée en étanche, …) sans payer le moindre euro si ce n’est ceux du prix des cartes de certification si je les souhaitais. Mais j’imagine que cela est très dépendant des clubs, associations, modèles,… et de la (très) bonne volonté des instructeurs de ces structures.

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