Plongée sous-marine : une question de poids

Recul réflexif sur la question du lestage en plongée

Comme je m’étonnais d’un plongeur qui voulait à tout prix réduire au maximum son lestage en plongée en passant par les éléments de son équipement, je l’ai interpellé pour lui en demander la raison.

La réponse m’a laissée sans voix :

Pour éviter d’augmenter ma flottabilité et de devoir rajouter du plomb

Bien sûr, j’ai été tentée de dire que cette réponse n’était ni raisonnable ni sensée ; il faut utiliser le matériel tel qu’il est conçu et s’équiper avec ce dont nous avons besoin pour effectuer une plongée confortable.

La question du lestage en plongée, un point sensible

Cependant, cette discussion m’a permis d’amorcer une réflexion sur la phobie du lest chez nombre de plongeurs et plongeuses principalement francophones rencontrés aux quatre coins du monde.

Car il faut bien dire qu’actuellement encore, dans le monde de la plongée, une partie des plongeurs et plongeuses ont une crainte viscérale d’être trop lesté.

Lorsque j’ai débuté la plongée sous-marine, j’ai progressivement diminué mon lestage au maximum en retirant du plomb comme les autres plongeurs qui débutaient les cours avec moi et sans véritablement me poser la question de savoir « pourquoi diminuer mon lestage ? »

Risque d’un lestage trop important en plongée

Une raison souvent évoquée pour diminuer le lestage en plongée est le risque d’essoufflement lorsque le plongeur est amené à palmer. Essoufflement qui peut se révéler dramatique dans certains cas en transformant rapidement un incident en accident.

Pourtant, si effectivement, palmer en étant fort lesté peut augmenter l’effort (on est plus lourd) et représenter un risque d’essoufflement, il ne faut cependant pas négliger l’effet d’un lestage insuffisant ou trop « juste ».

En effet, le manque de lest peut aussi présenter des inconvénients en plongée, voir être un élément augmentant les risques d’incidents/accidents.

Justement, quels sont les inconvénients d’un lestage insuffisant en plongée ?

  • Difficulté dans la bonne tenue d’un palier de fin de plongée et donc inconfort
  • Risque d’abîmer l’environnement (en s’accrochant pour ne pas remonter), voir en mettant des pierres et autres roches dans sa stab.
  • Lutte pour rester stable au palier particulièrement lors de conditions météo changeantes… (mer qui se forme pendant la plongée, …) et possibilité d’un essoufflement.
  • Tendance à ne pas inspirer et expirer complètement (ou autrement dit, à s’empêcher de respirer normalement) pour pouvoir maintenir la profondeur du palier. Ici, le risque est de moins bien évacuer l’azote et donc d’effectuer une mauvaise décompression. Cela peut favoriser les accidents de décompression tant redoutés, à raison, par les plongeurs
  • Diminue le confort thermique : lors de plongées en combinaison étanche, mettre un peu plus de lest permet également d’insuffler plus d’air dans la combinaison et, de ce fait, d’augmenter le confort thermique.

Alors que faire ?

  • Tester différentes situations, faire preuve de bon sens et mettre le lestage correct selon les conditions de plongée. Cela pour être dans une situation de confort à tous moments. (Plus de poids en mer qu’en eau douce, plus de poids en étanche qu’en combinaison 3mm,…)
  • Demander à votre formateur des conseils selon les plongées à réaliser (en combinaison étanche, en mer à courant, …)
  • En cas de doute, préférer avoir un kilo en trop qu’un kilo en moins.
  • Garder à l’esprit que le matériel de plongée moderne est conçu pour assurer une flottabilité optimale. Et qu’il présente également une excellente portance

Et si je dois effectuer un palmage vigoureux durant la plongée, ne vais-je pas m’essouffler ?

Dans ma pratique, je constate qu’en respectant les règles de bases de la plongée, il ne m’arrive que très rarement de vraiment devoir palmer avec force. La plupart du temps, l’organisation des plongées loisir est telle que les plongeurs sont invités à aller dans le sens du courant. Cela, pour éviter les efforts et augmenter leur plaisir et leur sécurité. Par contre, je suis amenée à chaque plongée à effectuer un palier (obligatoire et/ou de sécurité).

Pour diminuer les risques d’essoufflement en cas de nécessité de palmage plus vigoureux, plutôt que d’enlever un ou deux kilos de plomb et risquer de l’inconfort et/ou des problèmes au palier, il existe une solution miracle :

Travailler sa condition physique et faire attention à sa santé tout au long de l’année (La pratique d’une activité sportive régulière et une bonne alimentation sont des atouts pour des plongées réussies).

D’autres solutions existent pour contrer l’essoufflement selon les conditions :

  • Privilégier des spots de plongée à l’abri du courant
  • Rester groupé avec sa palanquée
  • Eviter de palmer à contre courant
  • Répartir son lestage de manière à être en équilibre (pas tout à gauche ou à droite). Et utiliser également des poches à plomb largables si possible avec la même quantité de plomb de chaque côté
  • Vérifier que son matériel soit bien entretenu (Attention au détendeur !)
  • De manière tout à fait exceptionnelle, se déhaler en s’accrochant à des roches en cas de fort courant soudain. (Sans rien casser bien sur 😉 ). Cela permet de rejoindre un endroit protégé le plus vite possible
  • Diminuer la profondeur en cas de conditions difficiles

Finalement, il me semble que plutôt que de redouter d’être trop lesté et de faire une fixation sur le poids en plongée sous-marine, il est nettement préférable de se focaliser sur une bonne planification de plongée en fonction du niveau et de la condition physique de chacun des membres de la palanquée... et de rajouter, si besoin, un peu de poids pour privilégier le confort et profiter de sa plongée, même au palier 🙂

Envie de vous exprimer sur ce sujet ?

Postez un commentaire ci-dessous… ça me fera vraiment plaisir d’échanger avec vous en direct 😉

Bonnes bulles et… n’oubliez pas d’être heureux 🙂

Hélène

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  1. Bonjour à tous, bonjour Helene.
    Ce n’est pas la phobie du plomb mais un sur lestage apporte, selon moi:
    -Une solution facile aux débutants pour quitter la surface, au lieu de travailler sur l’expiration et l’apnée expiratoire (qu’on leur enseigne en piscine)
    -Une nage en Hippocampe: Tout l’air monte aux épaules, le plongeur se déplace à la vertical, palmage pas du tout efficace, crampe dans les mollets…
    -Un poids supérieur à remonter à l’échelle avec les risques que cela engendre: Cœur, dos (j’ai une hernie je sais de quoi je parle), pieds, bateau, sac…Si tout le monde plongeait avec 10 kilo de plomb (j’ai déjà vu!!!) tu imagines le massacre dans le bateau? les pov gars qui remontent les stabs sur les zod dans les clubs où on te demande de d’équiper et déséquiper dans l’eau?
    Tu l’auras compris, je fais parti des défenseurs du kilo superflu 😉

  2. Quelques petites questions concernant le contexte de votre article:
    A quelle profondeur effectuez vous vos paliers?
    Sachant que la majorité des plongeurs sont niveau 1 ou open water, en plongée loisir, ils sont censés plonger dans la courbe de sécurité, donc sans palier (obligatoire)?
    Plonger en combinaison sèche, requiert une formation spécifique. Peut elle servir d’argument pour ne plus enseigner le canard? Qui me semble un bon exercice pour tester l’aisance d’un plongeur.
    Un instructeur qui prend 1 ou 2 kilos supplémentaires, pour assister sa palanquée, c’est bien. Seulement ses compétences et son expérience lui permettent de gérer ce sur lestage. Qu en est il du plongeur niveau 1?
    Pour les blocs aluminium, certains fabricants lestent le culot pour qu’ils aient une flottabilité nulle a vide. Les centres de plongées pourraient s’occuper de ce problème, pour que le plongeur en soit libérer. (Ex un lest attaché a la fixation du gilet sur la bouteille..). Plus besoin de se préoccuper si la bouteille est vide ou pleine, les 2,2 kilos supplémentaires en début de plongée, aident à la descente.
    Pour le plongeur reste à se préoccuper de compenser la flottabilité de sa combinaison et éventuellement de son volume corporel. Ni plus ni moins.
    Un petit rappel à 5m le néoprène perd 30% de sa flottabilité, passer 12m le corps humain coule, et plus le plongeur descend, plus il est lourd. Combien de plongeurs s’écrasent au fond emporter par leur vitesse de descente non contrôlée. Combien de plongeurs ne se déplacent pas aisément à l’horizontal, qui entraine une surconsommation et réduit le temps de plongée?(position peu hydrodynamique).
    Quand on envisage une plongée à paliers, hors de la courbe de sécurité, il faudrait bien planifier la plongée; toujours pour viter les risques!
    Une maitrise de la respiration me semble indispensable, maitriser le poumon ballast. Plongée à palier implique plus profond, consommation plus importante, donc on va installer un pendeur(bouteille avec détendeur) au palier pour être sur d’avoir assez d’air pour terminer les paliers. Et puis pour rendre le palier confortable et sécurisé, on va installer un bout lester au fond, pour assurer un palier à bonne profondeur et eviter de remonter en pleine eau.
    Ma plongée est bien planifiée, plus de difficulté pour réussir mon palier tranquillement.
    Et la je ne vois pas en quoi un sous lestage peut etre dangereux? (un kilo de moins et préférable à un kilo de plus)
    L’idée de départ de faire la chasse aux kilos vient du fait que beaucoup de plongeurs par manque de maitrise du poumon ballast, n’arrivent pas à s’immerger. Ca ressemble plus à un problème de respiration que de lestage!!

    1. Bonjour Alain,

      Comme je ne sais pas vraiment à quel article tu fais référence, je vais faire l’hypothèse que c’est à celui-ci, même si je pense que tu parles d’un autre.

      Pour te répondre en essayant de ne pas partir en tous sens face à tes multiples questions et permettre à d’autres de suivre le fil de la discussion voici mes réponses aux principaux points :

      – A ta question sur la profondeur de mes paliers, il est évident qu’ils se font à la profondeur exigée par mon ordinateur qui est mon outil de décompression durant les plongées.

      – Sache que tous les plongeurs de premier niveau de plongée ne plongent pas nécessairement dans la courbe. Chez NAUI par exemple, le Scuba Diver est autonome jusque 60 ’ et apprend à utiliser une table de plongée qui englobe les paliers obligatoires dès le début de sa formation. Par exemple, à -18m une plongée d’une heure lui donne 5 minutes de paliers OBLIGATOIRES.

      – Quand on utilise une étanche, on ne fait pas de canard pour s’immerger malgré ce que l’un ou l’autre aime en dire, dans la pratique, personne ne le fait. L’aisance du plongeur s’apprend et se vérifie durant toute la plongée. Ne pas noyer le poisson ou… le canard

      – Comment un plongeur débutant gère son lestage me demandes-tu ? C’est simple, il apprend avec son moniteur à trouver et utiliser le bon lestage pour être à l’aise en fin de plongée et lui permettre d’effectuer son palier de sécurité ou son palier obligatoire de façon, confortable, agréable et sécurisante

      – J’imagine que pour ton idée de lestage dont les centres de plongée devraient s’occuper tu disais cela pour rire. KISS : « keep it simple and stupid » comme disent les anglophones : au moins de contraintes au moins d’erreurs ou d’oublis possible. Les centres ont d’autres chats à fouetter que ça. Le plongeur doit se responsabiliser par rapport à son équipement.

      – Je souris à l’idée de tous ces plongeurs s’écrasant au fond des plans d’eau “emportés par leur vitesse de descente non controlée”. Perso, j’ai déjà fait «quelques» plongées un peu partout dans le monde, je n’ai jamais vu aucun plongeur s’écraser dans le fond de cette façon. Certains sont sans doute plus à l’aise que d’autres, c’est vrai, d’autres se permettent malheureusement de raser tout au risque d’abimer, c’est encore vrai. Mais ils ne sont pas nécessairement trop lestés, ils ne maitrisent parfois juste pas leur matériel par exemple ou n’ont pas de respect pour l’environnement. Après c’est comme pour n’importe quelle activité on pratique et on s’améliore.

      – En ce qui concerne ta phrase « Quand on envisage une plongée à paliers, hors de la courbe de sécurité, il faudrait bien planifier la plongée; toujours pour viter les risques! », j’essaye de comprendre ce que tu écris mais ce n’est pas toujours facile. Si tu as un palier que j’imagine obligatoire, tu es d’office en dehors de la courbe de sécurité et je ne comprends pas le reste de ta phrase qui semble dire que quand il n’y a pas de palier il ne faut pas bien planifier la plongée ??? Il faut TOUJOURS bien planifier sa plongée.

      – Dans le même ordre d’idées et contrairement à ce que tu dis, une plongée à palier n’implique ni plus de profondeur ni une consommation plus importante : on peut avoir un palier obligatoire en plongeant moins profond mais plus longtemps. C’est enseigné dans les cours sur la compression/décompression qui t’expliqueront que le palier dépend bien sûr du couple temps/profondeur.

      – Tu dis que pour une plongée à paliers, « on va installer un pendeur (bouteille avec détendeur) au palier pour être sûr d’avoir assez d’air pour terminer les paliers »… euuuh c’est une grosse blague ? Il ne faut JAMAIS planifier une plongée avec autre chose que le matériel qu’on emporte avec soi ! Imagine que le bateau soit parti chercher des plongeurs pris dans le courant (déjà vécu) ou plus simplement que tu fais une plongée dérivante ? Tu fais comment pour avoir de l’air pour ton palier ?

      – Non content, tu conseilles pour rendre le palier confortable et sécurisé d’installer « un bout lester au fond, pour assurer un palier à bonne profondeur et éviter de remonter en pleine eau » ! Et ton bout tu le places où en plongée dérivante ? Sur la queue du requin ? Manifestement tu as l’air d’avoir peur de remonter en pleine eau. Aussi, je te suggère de t’entrainer avec un parachute cela te donnera un peu plus de confiance en toi.

      Bon, j’ai l’habitude de répondre avec beaucoup de calme et de sérieux à chacun et chacune mais sur ton commentaire ici, même si j’ai bien rigolé, je vais m’arrêter là. J’avoue qu’au début j’ai pensé que tu disais tout cela sérieusement. J’étais même prête à me perdre dans de longues et fastidieuses explications.
      Maintenant, mon impression est que tu développes juste une attitude trollesque consistant à vouloir chaque fois rajouter du plus loufoque que la fois d’avant pour faire mousser les gens.
      Je crois que tu m’as fait un grosse blague et j’espère que tu en as bien ri

      En ce qui me concerne, la discussion sur ton commentaire est close.
      Sans rancune

  3. Ayant déjà un peu réfléchis à la question … il y a un paramètre dont on parle peu, le bloc.
    Oui le bloc fait parti du lestage. Sans parler de la fabrication ou du poids du bloc, mais juste de son contenant…
    L’air 🙂
    Cet air à un poids, suivant les scientifiques on est entre 1.2 et 1.3g par litre d’air sec.
    Si l’on prend un bloc de 15l, gonflé à 200b, on a un poids total de l’air de 3,6kg ! (1.2g*15*200)
    Si l’on prend le même bloc mais avec 50b dedans, il ne reste plus que “900grammes” d’air, soit une perte de 2.7kg.

    Au cours de mes différentes formation, on m’a toujours parlé de faut diminuer le lestage, “regardes moi je suis à 0kg de lest”, trop lesté c’est pas bon, risque d’essoufflement, pour savoir si tu es bien lesté tu dois avoir l’eau à cet endroit en début de plongée gilet vide, si tu coules en début de plongée tu es trop lesté…. mais presque jamais du lestage en fin de plongée 🙁

    Mais comme tu le dis beaucoup ont oublié que le lestage c’est en fin de plongée au palier qu’il doit être juste, pour tenir un palier correctement en respirant correctement, ne pas être obligé de s’accrocher quelque part.

    Donc la théorie voudrait que l’on soit plus lourd début de plongée et juste en fin de plongée, et juste en reprenant le calcul théorique ci dessus, un début de plongée se ferait “sur lesté” de 2.7kg. Ce qui voudrait dire qu’un plongeur correctement lesté pour une fin de plongée devrait descendre facilement en début de plongée (sans couler comme une pierre :-p ) juste en vidant sa stab et ses poumons, car “sur lesté” de 2.7kg… et qu’un plongeur, stab vide qui est obligé de lutter pour descendre en début de plongée, poumons vide stab vide en faisant un phoque ou un canard… risque d’avoir des soucis de stabilistation en fin de plongée…

    je suis aussi partisan du “il vaut mieux un kilo en plus que en moins”, volontairement je le fais en combinaison étanche (1l d’air en plus dans la combinaison pour une fin de plongée est beaucoup plus “agréable” pour la gestion du froid), volontairement en baptême (les baptisés ont souvent l’habitude, malgré le briefing, de vouloir trop gonfler leur poumons :-p ), volontairement en plongée, le binôme peut avoir un problème de lestage et donner un kilo rapidement peut éviter de percer ou faciliter un palier 🙂

    1. Bonjour Nico,

      Je suis évidemment tout à fait d’accord avec toi.
      Le nombre de fois où j’ai vu des plongeurs et plongeuses “bien lestés” qui en fin de plongée luttaient pour tenir leur palier avec les risques qu’ils encourent. Il existe chez un certain nombre de plongeurs une sorte de “phobie du lestage” qui reste un grand mystère pour moi.
      Comme si le fait d’être moins lesté faisait de nous de meilleurs plongeurs…
      Tout pareil que toi, je rajoute volontiers un ou deux kilos de confort spécial étanche, spécial baptême ou spécial binôme inhabituel
      Merci pour ton analyse extrêmement intéressante et pertinente qui donne en plus un chiffre précis.

  4. Belle synthèse Hélène.
    Le fait est pour ma part que je perçois une dégradation des compétences techniques des plongeurs, en lien avec l’enseignement sans doute… sur le sujet spécifique du lestage, je regrette que l’on n’enseigne pas ou plus sérieusement les techniques d’immersion, laissant nos élèves compenser par un sérieux surlestage.
    A se demander si le canard est encore enseigné aux open water et au niveau 1 cmas… ce que j’ai vu cette année en méditerranée et en mer rouge me dis que non. Dommage et aussi dangereux que le sous-lestage.

    1. Bonsoir Richard,
      Je m’aperçois avec stupéfaction que je ne t’ai jamais répondu ce qui ne m’arrive normalement pas
      En ce qui concerne la technique de l’immersion dite “en canard”, je ne vois plus aujourd’hui de raison valable de l’enseigner à vrai dire.
      Elle était très utile à l’époque où nous ne possédions pas de gilets de plongée performants mais aujourd’hui… ?
      Des études préconisent de descendre verticalement la tête en haut pour diminuer l’effet de la narcose. Certains capitaines et/ou directeurs de plongée demandent aussi de se mettre à l’eau gilet complètement vide et de se laisser descendre directement dans le bleu notamment lorsqu’il y a du courant au départ d’un bateau. Quant aux plongées en étanches (80% de mes plongées), c’est carrément dangereux d’utiliser cette technique.
      J’ai appris la technique du canard et peut la faire quand c’est nécessaire. Pourtant, il ne m’est jamais arrivé de trouver l’occasion de devoir l’utiliser si ce n’est l’une ou l’autre fois ou je voulais rapidement descendre pour voir quelque chose.
      Globalement, j’encourage un plongée cool et confortable, adaptée aux profils des plongeurs et plongeuses d’aujourd’hui qui sont peut-être bien éloignés de ceux d’il y a quelques dizaines d’années, mais qui prend en compte l’évolution des adeptes de plongée et du matériel.
      Et donc, je préfère de loin conseiller d’avoir un ou deux kilos de lest de trop qu’un ou deux kilos de lest de moins.
      Merci pour ton feedback qui m’a fait m’interroger encore plus sur la question.

  5. Exactement ce que je oense et essaye de faire appliquer avec mes collègues. Mieux vaut un kilo de plus que pas assez. Ne serait ce que pour le confort.
    Et avec à présent le lest integré au gilet, on ne peut pas dire que le kilo supplémentaire soit douloureux pour les hanches.

    J’oblige d’ailleurs mes staffs à toujours plonger avec 2 kilos supplémentaire pour pouvoir donner à nos plongeurs qui n’en ont pas assez pendant leur descente, la plongée ou le palier. Surtout lorsqu’on plonge avec des blocs en aluminium qui ont tendance à flotter lorsque nous sommes autours des 50 bar!

    1. Merci pour ton retour Pierre,
      Effectivement, 1 ou 2 kg dans les poches largables n’ont aucune incidence sur les hanches et ne gênent pas la plongée (on ne parle pas de 5 ou 10 kg 😉 )
      Perso j’ai toujours aussi 1 ou 2 kg facilement transférables d’un plongeur à l’autre (accrochés au gilet avec un simple mousqueton) lorsque je plonge avec un débutant, une personne qui n’a plus plongé depuis longtemps, un plongeur qui teste du nouveau matériel de plongée, …
      Cela évite de se fatiguer au palier en luttant pour rester à la bonne profondeur et permet une plongée avec plus de confort 🙂

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