Ces plongeurs qui ne veulent pas passer de niveaux

Plongeur qui ne veut pas passer de niveaux : une bonne idée ?

Lors d’un récent voyage de plongée en Égypte, je rencontre un plongeur qui ne veut pas passer de niveaux. Est-ce donc un plongeur qui ne veut pas évoluer me questionnerez-vous ? Pas sûr.

Durant ce séjour, le club de plongée était relativement déserté en raison du vent qui soufflait assez fort et des températures un peu fraiches. J’étais partie, début mars, avec mon binôme et Dany, un autre ami plongeur. Comme il n’y avait pas énormément de personnes disponibles, le responsable du centre nous avait demandé si nous acceptions de prendre dans notre palanquée, un plongeur supplémentaire, limité à – 30m.

Bien sûr, nous aimons rencontrer de nouvelles personnes et ne cherchons pas à tous prix la profondeur. Aussi, nous avons accueillis Karl avec beaucoup de plaisir pour la première plongée. Nous l’avons trouvé tellement sympa qu’il nous a accompagné lors de quasi toutes les plongées de la semaine.

Karl, le plongeur qui ne veut pas passer de niveaux 

Comme je suis une éternelle curieuse, rapidement, je discute avec Karl et lui demande son parcours. Il m’apprend qu’il est plongeur advanced certifié de l’organisation PADI. Il rajoute qu’il plonge depuis 10 ans et qu’il fera sa centième plongée dans quelques jours, avec nous.

Je m’étonne alors qu’il n’ait jamais eu envie de passer un niveau supplémentaire. Dès lors, je le questionne sur ce fait. Karl me répond qu’il plonge une ou deux fois par an. Uniquement en vacances. Uniquement en eau chaude. Et qu’il préfère de loin profiter de ses vacances pour plonger que de consacrer sa semaine à passer un brevet.

“Je le ferai certainement un jour”, me dit-il.

En attendant, Karl s’amuse et prend du plaisir lors de chaque plongée.

Les plongeurs très occasionnels sont-ils nécessairement de piètres plongeurs ?

Le nombre de plongées ne fait pas la qualité d’un plongeur évidemment. Cependant, nous pourrions légitimement penser que quelques 10 plongées par année sont insuffisantes pour se forger une expérience. Impossible d’acquérir, en si peu d’immersion, suffisamment d’aisance pour évoluer dans le milieu sous-marin. Pourtant, c’est loin d’être une évidence.

En effet, il faut bien reconnaître qu’ici, la surprise vient surtout lors de l’immersion car Karl est nickel. Attentif, concentré, patient, intéressé, … Un vrai binôme en or dans les plongées sur les reefs. Mais aussi sur les spots comme celui de Elphinstone ou dans la fascinante baie d’Abbu Dabbab.

Karl plonge de manière relax, maîtrise sa flottabilité et prend son temps pour progresser. Extérieurement, on pourrait penser que Karl est un plongeur qui ne veut pas évoluer. Et nous aurions tort.

Loin de la course aux brevets, Karl accumule sereinement une belle expérience, et ça se sent dans sa façon de plonger. De ce fait, au lieu d’être un piètre plongeur, Karl est tout le contraire.

Alors finalement, être un plongeur qui ne veut pas passer de niveaux : une bonne idée ?

Nous serions tentés de répondre NON si nous associons l’évolution à l’obtention d’une carte de niveau. Aussi, parce que l’évolution ne se résume pas à un brevet, nous devons toutefois reconnaître que, OUI, refuser d’évoluer en enchaînant uniquement les formations est peut-être bien une excellente idée.

En effet, en refusant la course aux brevets, le plongeur qui, en apparence, ne veut pas évoluer peut s’enrichir en :

  • Expérience
  • Rencontre avec d’autres binômes
  • Multiplication des sites
  • Amélioration de sa flottabilité et de la maîtrise des gestes de base
  • Confiance en soi
  • Bonheur (c’est clairement plus sympa de plonger juste pour le plaisir qu’avec le stress d’un exercice à réussir)

Vous aussi, vous préférez plonger, plonger et encore plonger plutôt que de vous dépêcher de passer vos niveaux  ? Au contraire, ce qui vous motive est justement de vous voir avancer ?

Partagez avec nous vos expériences sur le sujet directement dans un commentaire ci-dessous. Et avec toute la communauté des plongeurs et plongeuses en le partageant sur vos groupes préférés.

Et surtout… n’oubliez pas d’être heureux / heureuse 🤗

Hélène

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  1. Bonjour Helene, après des années a me contenter de mon niveau PADI advanced, j’allais me lancer dans une démarche pour accéder a des niveaux plus techniques. Mais après un bilan carbone de l’activité plongée j’ai décidé d’abandonner toutes démarches de formation. J’ai renoncé a organiser des vacances ou des déplacements pour faire de la plongée. Si la ou je me trouve il y a des spots de plongée , oui pourquoi pas sinon non. Je ne pouvais plus vivre avec ce comportement contradictoire : désespéré d’assister a l’acidification des océans et prendre l’avion qui par son empreinte carbone participe a l’acidification des océans. Choisir c’est savoir renoncer. Je resterai a mon niveau, je vais perdre de l’expérience. Tant pis c’est mon choix.

  2. Bonjour,
    « Je suis Karl »
    Comme lui je n’ai aucune envie de passer des niveaux supplémentaires. Mon advenir de Padi me convient parfaitement malgré les presque 400 plongées à mon actif. Je plonge pour mon plaisir, pour prendre des photos, pour me sentir libre et me vider l’espr, donc sans la « contrainte » de ressentir une responsabilité vis à vis d’une palanquée.
    Dans les pays que je visite j’ai ainsi toujours un(e) dive master qui, lui, a la responsabilité de ma sécurité et c’est bien ainsi car lui il connaît parfaitement les sites.

    1. Bonjour Jean-Michel

      Je crois qu’il y a beaucoup de “Karl”. Mais dans ton témoignage, ce qui me touche c’est de lire que “tu plonges pour ton plaisir, pour prendre des photos, pour te sentir libre et te vider l’esprit”. J’adore. Tu dois être un binôme bien agréable.
      Au plaisir de se croiser sur un site de plongée ici où ailleurs.

  3. Bonjour Hélène, bonjour à tous,
    Oserai je me définir comme Hélène en tant que moniteur passionné ? En tout cas passionné de plongée, très certainement mais aussi par ma fonction d’encadrant. Ceci étant dit, quand je transmets mes quelques savoirs à mes élèves, ce n’est pas tant le niveau qu’ils obtiendront (j’espère) à l’issue du stage qui m’intéresse mais l’acquisition de ces savoirs, de ces comportements, de ces automatismes qui font un plongeur.
    Passer un niveau pour la frime, c’est n’importe quoi ! On en trouve encore parfois des plongeurs qui jouent les cadors avec leurs N3, leurs N4, et tutti quanti… Aucun intérêt. Le seul intérêt de tout cela et si tant est que le candidat a compris ce que sa formation lui apporte et les compétences que lui donnent son niveau, c ‘est justement de se dire, ce gars là, il est capable d’aller à 50 mètres en TOUTE SECURITE si il est N3, il est capable d’emmener 2, 3 plongeurs en TOUTE SECURITE faire une belle plongée à 35 m si il est N4…
    C’est ça passer un niveau, rien de plus… Quand j’encadre des futurs N3, je passe du temps et beaucoup de temps à essayer de leur faire comprendre ce que représentent en terme d’autonomie, de responsabilité, les compétences que donnent le N3, idem avec des N4 avec toutes ses responsabilités d’accompagnateurs et les maîtrises techniques nécessaires. Et c’est bien pour assumer tout cela qu’il faut ce bagage technique (important dans le cadre du N4, mais qui ne l’est pas moins dans le cadre du N3) reconnu. C’est là à mes yeux, le seul intérêt des niveaux. Après, on peut passer des niveaux de plongée pour se faire un petit plaisir en se disant, vu que je suis N4, j’ai atteint un certain niveau de plongée qui me permet d’emmener en TOUTE SECURITE des gens plonger, ce n’est pas désagréable pour l’ego, mais il faut rester modeste.
    Je n’oublie pas les autres niveaux inférieurs tel que le N1 qui permet au plongeur d’assurer sa propre sécurité jusque 20 m et le N2 qui permet de s’assurer mutuellement à ces profondeurs.
    Et que dire des MF2 qui ont un bagage technique et pédagogique hyper costaud ?
    Pour résumer, on peut proposer l’abstraction suivante : Niveau = compétence reconnue, ce qui n’empêche pas, bien au contraire des plongeurs d’avoir toutes les compétences requises pour valider ces niveaux, d’être d’excellents plongeurs au sens de la maîtrise de la sécurité de leur évolution et de ne jamais vouloir les valider.
    Juste une dernière remarque : au sens de la FFESSM, et c’est probablement pareil au PADI, il ne faut pas oublier que le N3 n’a pas la même finalité que le N4 qui lui doit être capable d’assurer la sécurité de la plongée pour les autres, ce qui nécessite peut être un autre état d’esprit…
    Belles plongées à tous, et encore merci Hélène pour ce blog passionnant de passionnés :-))

    1. Bonjour Alain,

      On sent le formateur dans tes propos. Tu interroges la motivation, le sens de la formation et l’intérêt d’un parcours et de l’enrichissement de son cursus.
      Effectivement, passer un niveau c’est aussi faire reconnaitre des compétences acquises et pouvoir en faire l’usage. Et cela rencontre les désirs des uns et non pas ceux des autres.
      L’important, à mon sens, étant que chacun et chacune puisse construire son parcours de formation au regard de ses aspirations et motivations personnelles. Au gré de ses envies, dans la mesure de ses possibilités en temps, énergie,…

      Merci pour ton partage

  4. Article très intéressant. Merci.
    Moi je suis restée N2 environ 6 ans avec un niveau initiateur en biologie. Très active au sein de mon club. Je me trouvai très bien ainsi. Mais petit à petit les « jeunes » N2 étaient mis en binôme avec moi car j’avais de l’expérience et souvent on demandait à plonger avec moi car j’ai l’œil et les connaissances pour dénicher les petites bêtes 😉 alors finalement j’a commencé à me trouver limitée en connaissance et je me sentais responsable de mes binômes. Du coup j’ai enchaîné N3, initiateur, N4 et je m’éclate tellement à encadrer et transmettre que j’a passé l’instructeur PADI et maintenant c’est mon job !!
    Je suis entièrement d’accord que niveau ou pas chacun fait comme il le sent du moment que plaisir et sécurité sont au rendez-vous !!

    1. Waouh, quel beau parcours guidé par ta passion !
      Félicitations Delphine.

      Je t’imagine bien montrer là un poulpe, la une flabeline, là une éponge si petite que l’on se demande comment tu l’as dénichée. J’adore arriver dans un lieu inconnu et plonger avec une personne passionnée qui me montre les richesses du spot que l’on explore. Par ce que son oeil est aguerrit, parce qu’elle sait ce qu’elle “cherche” même si souvent elle n’a même pas/plus besoin de chercher.

      Garde bien au creux de ton coeur cette passion comme richesse de ta pratique.

      Bonnes plongées

  5. Bonjour
    article tres intéréssant.
    Je pense comme vous qu’il y a des plongeurs “naturels” tres a l’aise sous l’eau. Par contre, est ce qu’ils sauraient quoi faire s’il y a une difficulté ??
    Je pense qu’un minimum de connaissances de sécurité sont essentielles (Niv. 2 CMAS).
    J’avoue que je ne sais pas en quoi se comporte le PADI Advanced. Mais il y en a qui plongent sans aucune formation…la je pense que ca peut s’avérer dangereux, surtout pour les binomes.
    Merci pour vos articles, si vous passez par l’Ile Maurice, faites un signe.

    1. Bonjour Bernard,

      Merci pour ton retour.
      Pour ma part, j’ai cette croyance que la plupart des gens ne font pas des choses qui les mettront en danger. Nombreux sont celles et ceux qui se limitent à -20m ou -30m et qui plongeront toujours avec un guide assurant la sécurité des membres de la palanquée. A mon sens ce qui est important c’est de plonger avec plaisir en toute sécurité. Je ne connais pas ce qui est demandé/imposé pour obtenir un niveau de plongée PADI Advanced mais ce dont je suis certaine c’est que Karl avait un comportement en plongée (même face à des imprévus) n’ayant rien à envier à de nombreux plongeurs et plongeuses possédant une certification plus “élevée”.

      Je ne manquerai pas de revenir vers toi si je me rends à l’île Maurice.
      C’est bien l’île Maurice pour plonger ? 🙂

  6. Bonjour
    Je suis N2 et je le resterai. La course aux niveaux et le désir intense de les obtenir afin de pouvoir flatter son amour-propre ne fait pas partie de mon ambition. C’est un peu ce qui me gêne dans notre société, ce qui compte en effet, ce n’est pas la valeur intrinsèque de l’individu mais au contraire tout ce qui lui est extrinsèque. Un extrinsécisme exacerbé par l’argent parfois et l’attrait des automobiles chères ou des vêtements de marque mais également par son statut social, sa formation, son éducation et accessoirement son parcours scolaire et ses diplômes quand on les a réellement obtenus bien entendu. L’autodidacte, dans notre société, est mal vu et on l’évite, mais, en revanche, sortir d’une “grande école” est très bien perçu. On retrouve cet état d’esprit dans nos associations qui ne sont en fait que les microcosmes sociétaux de notre milieu, le monde dans lequel on évolue et dans lequel on se sent bien; état d’esprit tout à fait scolaire d’ailleurs car on va à l’école non pas pour apprendre, ni pour se cultiver mais pour avoir un métier, pour pouvoir paraître. L’amour des belles lettres, des arts, de la musique non, ce n’est plus d’actualité mais, être le premier à l’école et avoir un métier qui rapporte de l’argent c’est dorénavant l’ambition de chacun, et au diable la culture. On retrouve donc cet état d’esprit dans nos associations et rien de plus normal d’ailleurs; ce qui importe c’est d’être le plus fort, de devenir un gagnant; qu’importe de savoir si une musique est belle ou si un livre est intéressant si on peut se payer une belle voiture ou un yacht et pourquoi s’émerveiller de la nature, pourquoi essayer de vivre en symbiose avec les sarcoptérygiens quand on a l’unique ambition de devenir le plus fort, le meilleur? On reconnaît ici l’état d’esprit du sport où il faut un gagnant et un perdant au lieu de penser la vie comme une partition musicale, c’est-à-dire en essayant de la réaliser en commun où chacun y aurait sa part de réussite (Entre nous, il y a moins de coups de boule dans les théâtres et les orchestres que lors des matches de football, et les salles de concerts n’ont pas pour habitude d’être fréquentées des « hooligans ». Je souhaite donc qu’un jour, les plongeurs travailleront ensemble à la réussite de la même partition musicale et non plus chacun de leur côté en n’ayant que l’unique ambition d’obtenir un niveau. Pour ma part, ayant débuté la plongée et la natation à 70 ans, je considère que profiter de la nature est déjà une magnifique ambition et qu’il est bon de laisser son amour propre au vestiaire.
    Merci pour cet émouvant article Hélène

    1. Charles merci d’avoir partagé cette analyse avec nous.
      La comparaison avec la musique est intéressante aussi.
      Je partage avec toi ce sentiment que parfois, en plongée comme dans d’autres sports, nous retrouvons ce sentiment de compétition. Compétition totalement inutile dans le cadre de cette activité.
      Commencer la plongée (et la natation) à 70 ans n’est pas banale et te donne très certainement une autre grille de lecture de cette activité permettant l’immersion dans un monde vraiment étonnant.
      Bonnes plongées à toi

  7. Pfff… Bonne ou mauvaise idée? Je ne sais pas mais je me suis posé la question quelques fois. Surtout il y a trois ou quatre ans quand un club de la région toulonnaise m’a écrit en réponse à une question: “Pas de plongée sur le Donator si on n’est pas niveau 3”! C’est un peu frustrant quand on mon âge, que l’on plonge depuis….61 ans et que l’on ne compte pas encore s’arrêter. Première plongée en 1958 (au narguilé), Niveau 2 en 1971, je ne me suis pas présenté en 1992 à la session de N4 (à laquelle j’étais inscrit) pour cause d’un genou opéré. Depuis, par amusement, j’ai passé le PA40, le nitrox, la formation de photographe niv.1, celle de vidéaste niv.1 aussi. Je me repose la question: N3 ou pas N3? J’ai mis mon mouchoir sur le “Donator” et avec 77 ans dans un trimestre je pense que je n’irai pas plus avant.

    1. Bravo Laurent! Moi, j’ai un Brevet Élémentaire qui date de 1981. Depuis je plonge perso , avec des copains. J’ai fais plusieurs fois le Donator , des plongée bien en-dessous des 50m, des paliers aux tables avoisinant l’heure ….jamais en club !
      Il faut juste être organisé, méthodique et ne pas se prendre pour un ” Rambo” .
      Et surtout, avoir de bons copains plongeurs sérieux avec qui partager sa passion.

    2. Bonjour Laurent

      C’est marrant, j’ai vu un jour un instructeur amener un jeune garçon non breveté sur le Donator et nous saluer alors que nous étions à -40m et que nous entamions notre remontée (lui continuait de descendre). Heureusement, il n’a pas eu d’accident ! C’est vrai que cette épave est jolie. Mais il en existe bien d’autres très jolies aussi et moins profondes.
      Bien sur, il y a toujours la solution de plonger hors structures. Mais encore faut-il être certain d’être bien encadré.
      Perso, je crois que pouvoir prendre en compte son âge comme tu le fais est un signe de grande sagesse, félicitations à toi

  8. Bonjour,

    Je suis un plongeur niveau 2 CMAS obtenu en 1977 ! (ça veut juste dire que je suis vieux !!! LOL ) J’ai aussi fait mon service militaire comme plongeur du Génie (150 plongées militaires, avec plongée sous glace (2 fois par jour, 5 jours par semaine pendant 5 mois (vive l’Allemagne !)), pose d’explosif, etc.. bref des trucs de militaires…

    A cette époque, pas de BCD, il fallait être sûr du nombre de plombs dont on avait besoin !

    En sortant de l’armée j’ai voulu passer le niveau 3 (2ème échelon à l’époque) que j’ai raté pour “Inadaptation de la plongée militaire à la plongée civile !” LOL !

    Pour des raisons diverses, j’ai alors cessé de plonger pendant 25 ans !

    Quant je suis venu vivre en Thaïlande, j’ai tout de suite recommencé à plonger car les conditions étaient réunies pour recommencer.

    Après la découverte de la stab et quelques formations par un pote patron d’une fosse de plongée près de Paris, j’ai recommencé à plonger beaucoup (4 à 5 moins par ans).

    Souvent des moniteurs me demandent pourquoi je ne passe pas de niveau supplémentaire. Et bien juste parce que je n’en ressens pas le besoin…

    Dans aucune de mes 700 plongées depuis ma “reprise” je n’ai ressenti un manque de formation…

    La seule formation que j’ai faite c’est le Nitrox parce que je suis “vieux” et que ça aide beaucoup pour la fatigue.

    Je suis souvent surpris lorsque je croise des plongeurs français qui (pas tous bien sûr) qui ne semblent intéressés que par celui qui a été le plus profond !

    Je plonge rarement en dessous de 30 mètres car pour la vidéo, c’est mieux quand il y a de la lumière !

    Voilà juste mon expérience et je comprends parfaitement Karl ! (Mais je peux aussi comprendre qu’on veuille apprendre et maîtriser plus de techniques, surtout si on veut en faire son métier !)

    1. Bonjour Chris,

      J’ai beaucoup souri en lisant ton commentaire. Il faut dire que tu ne manques pas d’humour dans ce récit. Merci de l’avoir partagé avec nous 😉
      Effectivement, la vidéo c’est mieux avec de la lumière… Pour la photo souvent aussi.
      Je suis comme toi assez surprise de cette course à la profondeur qu’ont certains plongeurs. Comme si c’était la “voie royale” de la plongée…
      Merci pour ton partage

  9. Je fait partie de ses plongeurs qui ne souhaite pas passer les niveaux. J ai le niveau 2 depuis 1995 et j adore plonger sans stress de réussir un examen, la plongee plaisir à 100% et je fais de superbes plongées ! Je reste dans la ligne des niveaux 2 et refais les exercices comme si j allais le passer, mon club et les moniteurs sont très sympa de me laisser libre de mes envies et les petits nouveaux sont tjs étonnés par mon choix !

    1. Et ce qui est merveilleux c’est que tu continues à suivre ton choix sans stress en continuant de plonger avec plaisir. Félicitations à toi Flo et bravo à tes encadrants qui respectent tes envies de continuer ta route de cette façon singulière 🙂

  10. C’est un post très intéressant comme toujours Hélène. Je suis moniteur depuis de nombreuses années et je n’ai jamais encouragé les gens à passer des niveaux à tout prix. Il faut toujours que cela vienne d’eux, qu’ils en ressentent l’envie, car chacun à sa propre motivation pour plonger.
    Gilles
    Aloha plongée

    1. Bonjour Gilles

      Oui, c’est tellement mieux quand l’envie de passer un niveau suivant vient de soi et répond à des motivations personnelles.
      A l’exception des professionnels pour qui la situation peut parfois être différente, les gens plongent pour se faire plaisir.

      A bientôt

  11. Une convaincue de plus par Karl, je plonge depuis 25 ans avec un advanced PADI et qq spécialités, j’ai pas loin de 1500 plongées dans beaucoup de pays et je suis parfaitement à l’aise avec cette situation.

    1. Bonjour Nicole,

      Avec tes 25 années d’expérience, tes 1500 plongées tout autour du monde, je ne doute pas un instant que tu sois parfaitement à l’aise durant tes plongées et satisfaite du niveau qui te permet de vivre les expériences que tu souhaites.
      Bonnes plongées

      1. Merci Hélène pour ton blog toujours très intéressant. Au plaisir de te lire.

  12. Hello helene

    Je suis comme beaucoup ici à profiter de mon N3 pour pratiquer ma passion sans plus de contrainte
    Mais… mes petits loups arrivent et je souhaite être celui qui les accompagnera lors d’un futur baptême !
    Comme quoi le besoin de diplôme va se faire ressentir !
    Que me conseillerais-tu pour cette éventualité ?
    Sachant que je ne suis pas un plongeur de fosse !
    Un dive master ? Un N4 ?
    Merci pour ton retour et merci pour tes articles
    Un fan lecteur 🙂

    1. Hello Millot,
      L’arrivée de tes petits loups dans le monde de la plongée est une belle motivation à avancer vers un niveau d’encadrement. Que te conseiller ? N4 ou Divemaster ?
      Comptes-tu plonger en France ou à l’étranger ?

      1. Hello Hélène
        Je plonge à 90 % à l’étranger (j’aime l’eau chaude) et il est fort probable que j’y emmène mes petits enfants pour cette fameuse “première plongée”

  13. Bonjour Hélène, je suis chacun de tes posts sur ton site. Je comprends pourquoi tu te poses cette question en tant que monitrice mais je suis aussi comme Karl. J’aime me retrouver en plongée sans avoir les responsabilités d’un instructeur. Je plonge maintenant depuis plus de 10 ans et j’essaie de m’améliorer à chaque plongée. Plusieurs fois on m’a proposé de passer au niveau supérieur (je suis Advance SSI, beaucoup de spécialités dont celle en photographie sous-marine). C’est cette spécialité qui à chaque fois me rend heureux lors de mes plongées en plus du fait de plonger avec des amis ou de nouveaux bodys. Je suis un plongeur consciencieux et je prends soin de mon binôme mais cela s’arrête là. Qui sait un jour je franchirai le pas mais pour l’instant je suis heureux avec le niveau obtenu.
    Bonnes bulles à tous les lecteurs et à toi.
    Joël

    1. Bonjour Joël,

      Merci pour ton retour et ton suivi du blog, c’est toujours agréable à lire 😉
      Plus qu’un étonnement de monitrice, c’est ma curiosité naturelle envers les gens, leurs parcours, leurs choix qui me poussait à vouloir comprendre ce qui animait Karl.
      Je comprends tout à fait ton envie de rester plongeur et de profiter du bonheur des plongées sans prendre la responsabilité d’autres même si je ne doute pas un instant que tu es attentif avec tes binômes.
      Bonnes bulles à toi aussi

  14. Bonjour,
    J’ai 70 ans,je plonge depuis 30 mois,j’ai fait 120 plongées et suis niveau 2 depuis juillet. J’avais hâte de passer mon niveau 3 et puis…je vais rester niveau 2 et profiter. Quand je plonge je prends un guide,descend à 40 m et ne gère pas l’orientation tout en restant attentif et en faisant comme si,par sécurité. Que du bonheur!
    Cordialement
    Jmj

    1. Bonjour Julien,

      Merci pour ce retour d’expérience. Peut-être qu’un jour, plus tard, tu ressentiras le besoin ou l’envie de passer ton niveau 3. Et si ce moment n’arrive jamais, ce sera surement parce que tu prends beaucoup de plaisir à plonger dans le respect de tes prérogatives, et ce sera très bien comme cela.
      Je te souhaite de très nombreuses plongées épanouissantes et porteuses de bonheur.

      1. Bonjour,c’est un peu plus compliqué ! Les encadrants de mon club trouvent que je suis trop vieux pour passer le niveau 3
        Mais bon,ça ne m’empêche pas de vivre
        Cordialement

  15. Je me suis retrouvée dans le descriptif de Karl , cela fait 15 ans que je plonge , j’ai au compteur 384 plongées. Je plonge 2 fois par an à raison d’une vingtaine de plongées annuelle dans des destinations différentes à chaque fois.
    J’ai une totale aisance et une zénitude sous-marine, à chaque fois j’ameliore ma respiration, peaufine ma technique photo et vidéo.
    Je suis Advanced avec une formation EFR et Nitrox, je ne me voyais pas consacrer des jours de vacances pour passer un Rescue. Souvent, des Dives Master m’ont confié des palanquée lors d’une obligation pour eux de remonter en surface avec un plongeur en difficulté.
    Avec l’âge qui avance, la plongée doit rester un plaisir et pas une contrainte avec moins de difficultés techniques, si je veux plonger encore longtemps.

    Bonnes bulles

    1. Bonjour Mylène

      Je te rejoins lorsque tu dis que la plongée doit rester un plaisir surtout avec l’âge qui avance 😉
      A mes yeux seul compte le plaisir de l’immersion. La joie de se retrouver en plongée, d’observer la beauté des fonds marins, de partager l’expérience avec nos binômes,…
      Je comprends également que lorsque l’on est pas adepte des eaux froides, il est compliqué de “sacrifier” une précieuse semaine de vacances pour réaliser une formation.
      Merci pour ton retour.

  16. Complètement d’accord avec Karl, pour ma part !
    Je finis de passer mon niveau 2, puis je garderai mes sous pour la plongée loisir, et mes soirées de semaine pour autre chose que les bulles par 3 mètres de fond ou en fosse à quinze personnes.

    1. Bonjour Camille,

      Il est vrai que plonger demande aussi un budget. La finalité des cours de plongée restant tout de même la pratique en milieu extérieur et l’émerveillement des découvertes aquatiques. Bonne fin de formation à toi 😉

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