Climat, les jeunes ont déjà choisi. Et vous ?

Des jeunes en marche…

Mais que se passe-t-il donc en Belgique ?

Depuis quelques semaine, la jeunesse a décidé de s’occuper des questions climatiques et de jouer le jeu démocratique afin de contraindre le gouvernement à adopter un plan climatique dur limitant le réchauffement sous la barre des 1, 5°C

Incroyable !

De manière inédite, les étudiant·e·s belges du secondaire se mobilisent en masse en décidant au finish de faire de tous les jeudis un “jeudi vert” : ils/elles sèchent l’école et se réunissent pour manifester en masse à Bruxelles.

3000 jeunes ont répondu présent·e·s la première fois et 12.500 pour le deuxième round ce jeudi 17 janvier dernier donnant à la capital belge un petit air de mai 68

Les slogans sont sans équivoques : “bla, bla, bla, act now” ou encore “Il n’y a pas de planète B”

Sur les réseaux sociaux, le mouvement prend de l’ampleur et il est possible que le jeudi 24 janvier 2019, Bruxelles voit débarquer une foule immense et déterminée de jeunes bien décidé·es· à ne plus croire que seules les études construiront leur futur dans un monde laissé à l’abandon.

Une jeunesse qui prend ses responsabilités ?

Un mouvement sans précédent né à la suite de l’intervention de la jeune suédoise Greta Thunberg et ses manifestations sous le slogan “grève de l’école pour le climat”. Lors de la COP24 en Pologne, dans un discours criant de vérité, elle déclarait que “Nos dirigeants se comportent comme des enfants, alors nous n’avons pas le choix que d’endosser les responsabilités qu’ils auraient du prendre il y a bien longtemps, avant d’appeler au changement en rappelant que “ Nous ne pouvons sauver le monde en respectant les règles actuelles, car les règles doivent changer “.

Bien que le message de la ministre de l’enseignement de la Communauté française ait été interprété de manière mitigé notamment concernant la suite qui serait donnée aux absences, il n’en reste pas moins que face à cette vague d’absentéisme des jeudis, les écoles devront prendre rapidement position.

Et l’on peut se mettre à rêver que les établissements scolaires, dans un soucis d’éducation à la citoyenneté accompagneront le mouvement et soutiendront la jeunesse bien décidée à prendre ses responsabilités par rapport à l’avenir de la planète

Il faut dire que les derniers évènements en matière de politique climatique en Belgique furent décevants et que ces manifestations des jeunes viennent à point pour redonner un peu d’espoir.

Des (moins) jeunes (aussi) en marche…

Le 2 décembre 2018, plus de 65.000 personnes se sont retrouvé·e·s dans les rues de Bruxelles pour demander une politique écologique responsable et cohérente

Le lendemain, dans la stupeur générale, le premier ministre belge s’asseyait royalement sur les demandes des citoyen·ne·s provoquant le dégoût et l’indignation des manifestant·e·s notamment au travers du rdv manqué de la Belgique à la COP24.

Et ensuite ?

Si les jeunes semblent de plus en plus nombreux et nombreuses à poursuivre l’action, leurs ainé·e·s ne sont pas en reste.

Save the date : dimanche 27 janvier 2019

Dimanche 27 janvier 2019, une nouvelle marche pour le climat réunissant jeunes et moins jeunes est annoncée et des dizaines de milliers de personnes se rejoindront à 13h à la gare du Nord. Preuve que l’incohérence et le manque de responsabilité des décideurs politiques n’entachent pas la détermination du peuple belge de voir enfin les questions écologiques à l’avant des préoccupations.

En 2019, devant l’urgence criante, la sauvegarde de la planète, l’amélioration de la qualité de l’air et la préservation des océans ne peuvent plus être des questions secondaires stigmatisées comme étant issues d’un combat de bobo-écolos.

La politique de l’autruche doit cesser et nous devons nous aussi prendre nos responsabilités.

Message largement relayé depuis des mois notamment au travers des interventions de l’astrophysicien Aurélien Barrau qui nous parle de fin du monde

Nous avons toutes et tous des préoccupations, des trucs prévus, des occupations, …. et des imperfections aussi.

Mais peut-être que, même si nos comportements ne sont pas toujours exemplaires en termes d’écologie, nous pouvons décider d’embarquer tout le monde avec nous pour que ce sujet devienne pour nous aussi la priorité Number one

Les jeunes ont déjà choisi.
Et vous ?

 

Hélène

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  1. Ne soyons pas hypocrite ! le bilan carbone d’un plongeur moyen est très important. Un plongeur moyen belge fait dans les 40 plongées par an dont 25 en bateau 1 semaine dans la grande bleue et un séjour de en mer rouge…. En moyenne sont bilan est de 2,5 tonnes équivalent CO2. Tout comme moi Hélène je présume que tu plonge et voyage beaucoup… Au-delà de la moyenne. Si on remplace le voyage en mer rouge par Bonaire on est à 4,3 tonnes équivalent CO2. Et si on fait la totale 150 plongées dont le tier en bateau avec un voyage en mer rouge, un voyage dans le pacifique et un voyage à Bonaire est dans les 13 tonnes équivalent CO2
    Eh oui cela peut étonner
    PS je peut fournir la feuille de calcul avec les référence… J’ai notamment utilisé les valeurs de l’ADME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) pour la moyenne du CO2 eq dans l’aviation civile et pas les valeurs tirées vers le haut des organisations et partis écologiques.

    1. Merci Jean-Claude pour ces calculs détaillés… oui, ça étonne.
      Hypocrites ou avec l’envie que ça change pour soi aussi ?
      Bien sur, sur les trajets en avion… ça me désespère. C’est toute mon ambivalence d’être humain.
      Et bien sur, il est difficile de renoncer à tout
      Alors on se console en se disant : bah, ce n’est pas un trajet qui va faire le change.
      Mais peut-être est-ce faux. Peut-être que ce trajet fera lui aussi le change
      Et peut-être que ce n’est pas trop tard et que des mesures, auxquelles je me plierai volontiers seront prises. Je crois en la force de la jeunesse

      1. 1 croisière à Malpelo (le rêve de tous les plongeurs) avion Belgique, Espagne, Colombie 4,4 tonnes de CO2 eq Le liveaboard 0,7 tonnes quelques bricoles évélué à 0,1 tonnes soit 5,2 tonnes de CO2…
        J’ai fait le voyage en 2018 plus un séjour à Bonaire et un séjour à Chuuk soit au total quelques 200 plongées mon bilan carbone était effarant: 10,5 tonnes de CO2 équivalent….
        Mais je m’en tape les biens pensant qui donne des leçons et qui ont participé a la conférence “Google” sur le climat en Sicile ont produit quelques 800 tonnes de CO2 rien que pour les déplacements

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