Pollution des océans : 4 actions simples pour participer à la lutte

L’océan se meurt, et « tout le monde s’en fout » ?

Pas sur car en cette fin d’année, des prises de conscience ont été traduites au travers de mesures au niveau mondial.

Si je vous parlais il y a quelques jours du moratoire concernant la définition d’une zone protégée en Arctique signé fin novembre, mercredi 6 décembre, ce sont quelques 200 pays qui se sont engagés à lutter contre la pollution par le plastique dans les océans.

Concrètement les dirigeants de ces 200 pays ont signé un accord prévoyant la mise en place d’un outil pour lutter contre cette pollution qui prend des mesures aussi drastiques qu’impressionnantes. Cet outil se veut contraignant, mais on ignore encore quelle forme il pourra prendre hormis qu’il met en avant une diminution de la quantité de plastique déversée dans les océans. Cela se traduit déjà à certains endroits du monde par un meilleur recyclage du plastique, l’interdiction de l’utilisation des sacs en plastique ou encore la création de nouvelles réserves marines.

L’augmentation de la quantité de plastique dans les océans fait peur puisque les spécialistes du Programme des Nations Unies parlent de plus de plastique que de poissons à l’horizon 2050, c’est-à-dire, DEMAIN !

Il faut dire qu’avec les huit millions de tonnes de plastiques que nous rejetons chaque année dans les mers et océans, la vie marine est mise à rude épreuve : microplastique dans les moules, sacs plastiques dans le ventre des mammifères marins, paille et autres déchets en plastiques ingéré par les cétacés, tortues, …

De nombreuses personnes œuvrent tous les jours pour nettoyer les océans des pollutions causées par les êtres humains tel que nous l’avions vu au travers de l’article présentant 5 innovations géniales pour dépolluer les océans

Mais bien sûr, s’il faut applaudir à deux mains leur détermination et leur créativité, l’idéal serait de ne pas devoir dépolluer… en arrêtant de polluer, tout simplement.

Quelques actions simples à mettre en place de manière individuelle

1 Refuser les emballages en plastiques

Si les sacs en plastique commencent tout doucement à disparaitre de nos habitudes de consommateurs, il n’en reste pas moins une utilisation gigantesque d’emballage qui pourraient être éviter : sacs réutilisables pour les fruits et légumes (les grandes surfaces commencent à les proposer sous forme de sac filet réutilisable), achat en vrac et/ou grande quantité (n’est-ce pas ridicule d’utiliser un sac en plastique pour deux pommes… et le jeter une fois arrivé chez nous ?), limiter la quantité de produit achetés (l’exemple du nombre de flacons en tous genres dans les salles de bain est généralement explicite), …

2 Faire l’impasse sur les pailles

Je sais que c’est vraiment sympa d’utiliser des pailles pour siroter son jus de fruit ou son apéro après une plongée. Mais je vous encourage à lire cet article sur le calvaire des tortues au Kenya pour comprendre que les pailles (surtout utilisées dans des pays qui n’ont pas de politique de gestion des déchets et qui verront ces bouts de plastiques colorés venir grossir la pollution des océans) sont une aberration pour qui veut protéger le monde sous-marin.

3 Bannir la vaisselle en plastique

C’est probablement le plus simple à réaliser tant les options de rechanges sont présentes sur le marché : vaisselle réutilisable (évidemment) mais aussi vaisselle en carton, en maïs, …
Plus d’excuses pour consommer de la vaisselle en plastique !

4 Les paillettes, pas que pour briller de mille feux

Dernièrement, la pollution due aux paillettes a été mise en évidence. Ces micro morceaux de plastiques non biodégradables sont capables de passer les filtres des systèmes d’épuration et se retrouvent dans les océans où ils sont ingérés par les poissons et les micro-organismes marins ! Poissons… qui finissent parfois dans nos assiettes !
51 trillions de paillettes se trouveraient dans les océans. Un chiffre qui donne le tournis et qui est impossible à se représenter.

En cette période de fête, même si c’est hyper beau, ne pourrait-on pas s’en passer ?

Mais si nous agissons, les Etats font-ils eux aussi leur part du travail ?

Les Etats ont heureusement de plus en plus conscience de cette problématique et nombreux sont ceux qui ont déjà mis en place des mesures fortes comme c’est le cas au Costa Rica qui bannira le plastique à usage unique à l’horizon 2021 ou le Kenya qui a déjà interdit depuis plusieurs mois la fabrication, l’utilisation et/ou l’importation de sacs en plastique sous peine d’amendes et même d’emprisonnement !
De son côté, la Chine qui fait partie des Etats « gros pollueurs » en matière de plastique semble déterminée à prendre le sujet très à coeur ne voulant pas rester à la traine question solution.

Cependant, des pays comme la Norvège souligne qu’il faut agir vite et de manière forte plutôt que de faire des accords pour moins polluer.

Reste à espérer qu’il ne soit pas déjà trop tard, et à continuer, chacun de notre côté à traiter notre environnement avec tout le respect qu’il mérite.

Et surtout… n’oubliez pas d’être heureux·euses

Hélène

Quelles sont vos propres solutions pour participer à la lutter contre cette pollution de plastique dans les océans ? Et si vous nous l’expliquiez dans un commentaire ci-dessous ?

  1. Bonjour, contre les pailles en plastique il y a notre association, Bas Les Pailles, qui a déjà récolté plus de 40 000 signatures sur change.org et sensibilise les consommateurs et restaurateurs. Plus d’infos sur baslespailles.org and change.org/baslespailles.

    1. Très belle initiative
      Effectivement les pailles sont l’exemple type de l’utilisation éphémère du plastique
      Et pourtant, alors que les pailles sont devenues des objets de la vie courante, les océans souffrent de cette terrible pollution
      Bravo pour votre action !

  2. Déjà apprendre à trier correctement nos déchets pour privilégier le recyclage. Nos poubelles vertes finissent souvent dans les déchets ménagers parce qu’on ne trie pas bien…
    Boire l’eau du robinet au lieu d’acheter des bouteilles d’eau minérale.
    Cuisiner chez moi et emporter mes déjeuners au boulot pour ne pas acheter de plats cuisinés sur-emballés. En plus, je fais des économies et je mange plus sain !

    1. Tout à fait Virginie,
      Ces petites actions répétées par de plus en plus de personnes finissent par avoir un poids.
      En cette fin d’année, ce qui me réjouissait c’était aussi de constater que cela devenait une préoccupation des Etats au niveau mondial et que des pays comme le Costa Rica et le Kenya mettaient en place des mesures fortes.
      En espérant que cela ne soit qu’un début… 🙂

  3. Ma solution c’est d’acheter au maximum en magasin bio type biocoop ou je trouve bcp de vrac, des emballages carton, des sacs en papier. Néanmoins je déplore que le rayon snacking de ce type de magasin se développe de plus en plus permettant d’acheter des mini jus de fruit bio mais en bouteille plastique, idem pour les salades, sandwichs,… Bref. Pour les produits d’hygiène je sèche un peu, j’ai remplacé le gel douche par le savon mais pour les shampooings, huile hydratante, dentifrice, brosses à dents, … A moins de fabriquer soi-même c tout en plastique !!
    Par ailleurs je suis actuellement en thailande ou leur urconsommation de plastique est effrayante et où malheureusement il n’existe pas bcp d’alternative… C’est difficile de ne pas devoir en utiliser. Et les thaï ne semblent pas du tout sensibilisé au problème, même chose en Indonésie, …
    Il faudrait purement et simplement mettre tout le monde au pied du mur en prévoyant une interdiction de produire du plastique à 3 ou 5 ans, le temps pour chacun de s’adapter . Plein de solution existe déjà.

    1. Bonjour Delphine,
      Merci pour ton partage.
      Il ya a quelques années, j’étais en Afrique et je faisais aussi, comme toi en Asie, le constat d’une sur-utilisation de plastique et d’une gestion des déchets absente. Cela a un côté décourageant. Pourtant c’est là-bas aussi que l’on trouve le premier pays qui a interdit la fabrication, l’importation et/ou l’utilisation des sacs en plastique, ce qui est un pas de géant dans la lutte contre la pollution des océans par le plastique.
      En attendant, nous continuons de faire chacun de notre côté des petites actions individuelles qui, mises bout à bout, contribuent également à garder notre planète plus propre.

  4. Un travail de titan. La création des zones marines protégées n’empêche le plastique d’y entrer. Si à l’instant, l’humanité bannit toute production et usage du plastique, il faudrait aux mers et aux océans de 100 à 150 ans pour digérer ce qui y est déjà accumulé depuis des années. Ce n’est pas ce qui est visible et qui nous interpelle qui pose le principal soucis, mais ce qui est invisible. Une frangmentation sous l’effet du sel et rayons ultraviolets, du microplastique et du nanoplastique produisant une soupe gelatineuse se trouvant jusqu’à 40m de profondeur et ingéré par les organismes marins. Le plastique est déjà entré dans la chaine alimentaire et dans nos assiettes !!!

    1. Bonjour Earthforce Fight Squad,

      La pollution des océans est déjà très avancée, très certainement bien plus que je ne l’imagine. Mais que peut-on faire si ce n’est éliminer les plastiques de nos habitudes et faire pression sur nos gouvernements via des pétitions, … ?

      Les articles que j’écris ponctuellement sur la question de la pollution des océans sont en quelque sorte ma contribution à une prise de conscience globale de l’urgence de revoir notre façon de consommer. Après l’écriture de chacun de ces articles je change moi-même un de mes comportements en matière de recyclage, d’achat, d’écologie, …

      Parfois, je serais tentée de céder au découragement et me dire que de toute façon il est trop tard. Mais je me refuse cela et veut de toute mes forces rester l’incorrigible optimiste que j’étais, que je suis et que j’espère rester toujours.

      Je n’ignore pas que l’éducation et l’information font des merveilles et que les outils pour faire circuler les infos sont aujourd’hui redoutables.
      Aussi, as-tu des pistes, d’autres pistes d’action pour nous toutes et tous ?
      Des idées que nous pourrions réaliser ?
      Merci d’avoir apporté tes précisions.

      1. Bonjour Helene. Bien sûr qu’il ne faut pas se décourager, il faut continuer à se battre partout et tout le temps. Les Guerriers Pacifistes de notre ONG sont sur le terrain tous les jours. Dans les quatre zônes géographiques que nous avons estimé sur la planète et qui sont particulièrement impactées. Mais la volonté des citoyens ne suffit plus, il faudrait que les décideurs politiques nous suivent plutôt que céder aux lobbies, à la finance et aux lois économiques d’une croissance hypothétique. Pour les fêtes de fin d’année, nous avons lancé une action « globale », mais voyant le nombre d’inscrits dans la zône France/Euro, cela nous rend assez sceptique quant au résultat final. Voici le lien à partager, inviter des amis et pour s’inscrire: https://www.facebook.com/events/452294068500369/
        Merci d’un petit coup de pouce. Bonne journée

      2. Bonjour,
        Chouette initiative que vous avez pris.
        Tout le monde peut y participer puisque c’est à la portée de chacun et chacune 🙂

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