Polynésie : recul critique sur la situation qui bouleverse le milieu français de la plongée sous-marine… et le reste du monde continue de plonger

Que l’on veuille ou non prendre parti sur le débat déjà ancien des formations réalisées en France dans le cadre du brevet d’état ou celles effectuées au travers d’une autre filière telle que PADI, SSI ou NAUI, la situation évoquée récemment en Polynésie ne peut qu’interpeller les plongeurs et plongeuses que nous sommes.

La Polynésie veut ouvrir l’accès à la profession aux moniteurs brevetés par PADI ou d’autres fédérations ?

C’est le tollé.

Du côté des petites structures ou des associations telles que l’ANMP, cette situation effraye.

En effet, si la Polynésie est française, elle a néanmoins un statut particulier qui lui permet de voter dans une certaine mesure des lois et des règlements différents de ceux de la métropole.

La question sous-jacente qui fait peur est :

Mais si les instructeurs PADI ou d’autres fédérations peuvent exercer contre rémunération en Polynésie aujourd’hui, qu’en sera t-il dans le reste des territoires français demain ?

 Prenons du recul

Alors que je ne dispose d’aucune casquette ni d’une fédération “américaine” ni d’un brevet d’Etat français mais juste d’instructeur CMAS, je vous propose de réfléchir ensemble sur cette problématique.

Précisons d’abord qu’aux yeux de toute personne vivant dans le reste du monde, cette question est un non-évènement.

Il me semble donc important de prendre du recul pour cibler les enjeux… et rappeler tout de même que la France est le seul pays du monde où l’exercice de la profession de moniteur de plongée est soumise au suivi d’une formation relativement longue, chère et spécifique organisée par l’Etat ou déléguée par l’Etat.

Ailleurs dans le monde, un instructeur peut librement ouvrir son centre de plongée et exercer contre rémunération pour autant qu’il suive les réglementations socio-économiques propres au pays.

Nous sommes donc en droit de nous demander si les formations dispensées dans le reste du monde sont de moins bonne qualité et offrent moins de sécurité et de confort aux plongeurs.

En effet, seul compte au final le plaisir et la sécurité des personnes qui vont partir à la découverte des mers et des océans, non ?

Nous pouvons débattre sur des arguments dits “sécuritaires” : passer d’une palanquée de 5 à une palanquée de 6 personnes ou permettre 2 baptêmes en même temps ne va pas dans le sens de la sécurité bien sur. Mais limiter la profondeur des plongées polynésiennes comme partout dans l’hexagone quelque soit le niveau ou imposer un pilote sur le bateau pendant les plongées hors lagon est clairement plus sécurisant (même si cela a un coût peut être parfois difficilement supportable pour des plus petites structures)

Nous pouvons également nous interroger sur les procédures de secours, de remontées, d’assistance,… enseignées parfois différemment selon les fédérations mais enseignées dans toutes les fédérations de plongée.

Nous pouvons enfin remettre aussi en cause la qualité de la pédagogie d’enseignement. Mais refuser d’autres méthodes que celle enseignée au travers du Brevet d’Etat ne serait que dénigrer toute autre pédagogie, ce que nous ne ferons/voulons évidement pas. Nous ne voulons pas non plus parler de nivellement par le bas quand nous sommes conscients que la diversité dans l’enseignement est aussi, c’est bien connu, une grande richesse.

Personne ne remettra donc en cause qu’il existe une différence de parcours dans les formations officielles et les autres formations (ex : FFESSM) en temps et argent. Et pourtant, il n’est pas inutile de se poser une autre question :

Si la qualité de la formation officielle est indispensable pour être un bon moniteur dans une structure commerciale, pourquoi laisse-t-on dans le cadre associatif la responsabilité de la totalité des parcours de formation à des moniteurs qui ne l’ont pas suivie ? Pourquoi cette question ne se pose que pour les instructeurs travaillant contre rémunération ?

Il faut rappeler qu’un instructeur breveté par exemple à la FFESSM et ne disposant pas du brevet d’Etat, peut effectuer toute la formation d’un plongeur sur le territoire français du baptême à la certification en passant par l’encadrement… pourvu qu’il ne soit pas rémunéré !

Les clients des structures de plongées du Lavandou ou de la réserve Cousteau en Guadeloupe ont-ils besoin d’un encadrement plus spécifique avec des moniteurs plus qualifiés que les adhérents à un club associatif du centre de la France ?

L’adolescent qui passe ses niveaux dans son club associatif à Orléans serait-il donc en danger car formé par des moniteurs n’ayant pas leur “brevet d’Etat” ?

De plus, un plongeur breveté par un instructeur “brevet d’Etat” et un autre formé par un instructeur FFESSM ne disposant pas du “brevet d’Etat” auront les mêmes prérogatives en plongée. C’est à n’y rien comprendre.

Lorsque nous réfléchissons posément à cela, nous sommes bien forcés de faire preuve d’honnêteté intellectuelle et de se poser la question de savoir si nous ne nous trompons pas de débat.

L’ouverture à la pratique de la plongée d’un point de vue professionnel et commercial à d’autres fédérations étrangères est-elle réellement question de compétences spécifiques à la plongée sous-marine et aux questions de sécurité ou une question économique ?

Sur quelles bases cette obligation de suivre une formation officielle uniquement dans le cas de l’utilisation professionnelle de l’activité est-elle édictée ? Y a-t-il plus d’accidents de plongée chez les plongeurs formés dans des structures associatives avec des encadrants ne disposant pas du sésame de la formation officielle ? Cette formation ne devrait-elle pas être obligatoire pour tous les encadrants qu’ils exercent à titre gratuit ou contre rémunération ? Ou au contraire totalement supprimée ?

Plutôt qu’un débat sur la sécurité et la pédagogie… il semble que c’est plutôt sur le protectionnisme de la profession et le verrouillage de l’accès à ce métier aux étrangers sur le sol français qu’il faudrait débattre. En effet, il est quasi impossible pour un étranger de venir suivre cette formation (vu le temps et l’argent qu’elle demande).

Si historiquement, il y a très certainement une raison pour avoir contraint les personnes voulant exercer le métier de moniteur de plongée à faire des formations d’Etat, aujourd’hui face à la démocratisation de cette activité subaquatique et vu la mobilité des candidats plongeurs qui profitent de leurs vacances pour évoluer dans leurs parcours de formation, cela peut dès lors sembler obsolète.

Force est de constater que même si cette future réglementation polynésienne est sujette à débat et polémique sur les réseaux sociaux, nous devons bien admettre que ce déjà vieux débat n’a peut-être plus de raison d’exister.

Néanmoins, au coeur de cette tourmente polynésienne, une solution est proposée dans la lettre ouverte écrite fin avril 2017 par les organismes responsables de la plongée en Polynésie. Cette solution, sous la forme d’un test (participation libre à l’examen final du Brevet Polynésien d’Educateur Sportif option plongée ) servirait de garde fou et rassurerait les responsables de la plongée en Polynésie quant aux compétences d’instructeurs formés dans d’autres fédérations. Même si cela ne se pratique pas dans le reste du monde, il paraîtrait sensé pour quelqu’un voulant travailler sur le sol polynésien d’en connaitre au minimum les réglementations.

Cependant, outre les difficultés que pourraient rencontrer les plus petites structures pour respecter les nouvelles réglementations (et notamment la présence d’un pilote sur le bateau pendant les plongées ou l’obligation de passer un examen médical poussé), l’ouverture vers les autres fédérations pourrait en réalité représenter une véritable aubaine pour tous.

Le 27 avril 2017, l’institut de la statistique de la Polynésie Française publie que “les principaux marchés émetteurs en progression ce mois-ci (février 2017 ndlr) sont l’Amérique du Nord et le Pacifique alors que les marchés européens et asiatiques se contractent“. Cette constatation, couplée à celle de la baisse du tourisme, montre l’importance pour les structures polynésiennes de pouvoir coller au plus près à la réalité. Travailler avec des professionnels porteurs d’un brevet d’une fédération américaine est indispensable pour pouvoir répondre aux attentes de leurs clients qui ne sont probablement pas intéressés de repartir de leurs séjours avec une carte de certification FFESSM, ANMP ou autre. D’ailleurs, force est de constater au travers des offres d’emploi disponibles sur le site de l’ANMP que le marché est déjà dans cette réalité : pour la Polynésie, l’ensemble des centres recherchant des moniteurs de plongée demande en plus du BEES1 (niveau minimum), une connaissance de l’anglais et un brevet PADI ou SSI.

Le changement fait peur, mais une fois cette peur passée et vu que nous venons de voir qu’il ne s’agit en rien d’un débat sur la pédagogie et les compétences, l’arrivée d’autres moniteurs et encadrants du monde entier pourrait redonner de l’oxygène au tourisme polynésien, apporter d’autres façons de voir les choses, d’autres pratiques, d’autres compétences, …

Et pendant ce temps là… les plongeurs et plongeuses du monde entier font des bulles dans des centres de toutes fédérations sans se soucier le moins du monde de ce micro-problème interne.

Bonnes plongées là-bas ou ailleurs.

…Et n’oubliez pas d’être heureux 🙂

 

Hélène

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  1. bonjour

    je voulais réagir par rapport à l’article et les commentaires. je suis un plongeur vivant en polynésie et mon niveau est E2. je plonge toutes les semaines depuis plus de 8 ans. j’ai plongé dans tous les clubs de la polynésie ce qui se passe au niveau de la plongée est uniquement politique.
    Afin de pouvoir revendre ses club, le proprietaire du plus grand reseau de club en polynésie, essaie par tous les moyens de booster ses clubs pour le revendre le plus cher possible apres des années de pertes.

    En résumer pour que vous puissiez bien comprendre le contexte

    conflit d’interet certain
    ce grand proprietaire est depuis toujours au sein de l’organe qui se charge de réguler les activités nautiques touristique en polynésie
    la personne qui a élaboré cette loi est un moniteur et instructeur tech et qui propose des formations tek à partir de 50 metres et plus. cette personne ne plonge quasi uniquement que dans le reseau de ce grand club etant plus ou moins persona non grata dans les petits clubs.

    Le pourquoi de l’ouverture aux moniteurs etrangers
    Les 2 plus gros clubs de polynesie ( et à l’initiative de la loi) ont du mal à recruter des moniteurs, Turn over important ( mauvaises conditions de travail, non respect de la reglementation, moniteurs en procès contre les clubs…
    Ces 2 clubs sont en perte de vitesse depuis plusieurs années car ils n’arrivent plus à capter la clientele locale ( mauvaise ambiance…). du coup ces clubs souhaitent ouvrir aux instructeurs etrangers pour pouvoir les payer moins chers.
    nous devons avoir des moniteurs etranger pour attirer les touristes etranger??? mais pourtant tous les clubs de la polynésie proposent des formations PADI ou SSI. les moniteurs sont tous systeme francais et Etranger

    Le pourquoi de la réduction des prérogatives
    dans l’un de ces clubs qui est présent dans plusieurs iles, a eu beaucoup d’accidents. la politique interne a été de limiter la profondeur max à 50 metres. de ce fait, la plupart des plongeurs ont déserté ces centres et se sont rabattus sur les clubs de plus petites tailles. hors je le rappelle les conditions meteo ( températures entre 27 et 30 degres dans l’eau, visu de plus de 40 metres) font que les prerogatives des plongeurs N1 est de 29 metres au lieu de 20, N2 : 49 au lieu de 40 et N3 et plus : 60 metres. maintenant la limite est de 50 metres pour les N3 et plus…. au dela il faut passer par une formation tek Trimix. tres peu de moniteur Trimix à tahiti. ah oui celui qui a ecrit la loi en ai un.

    Le pourquoi d’une sécurité surface.
    je rappelle qu’en polynésie, il n’y a pas de marée ou tres tres peu, pas de plongée dérivante et avec bcp de courant hormis dans les iles ( rangi, faka..) ou on plonge dans les passes. tous les clubs qui plongent dans les passes ont un capitaine ( pilote) à chaque sortie.
    sur Tahiti, les plongées se font le plus souvent le long d’un tombant et retour au bateau lorsque les plongees se font dans l’ocean.
    les 2 gros clubs de Tahiti du fait du nombre important de leurs plongeur sur leur bateau ( en general 20 personnes) ont un pilote. les autres clubs bcp plus modeste ne peuvent se permettre d’avoir des pilotes en plus.

    Ces clubs à l’initiative de la loi avance la sécurité comme argument à tous ces changements et ce qui est étonnant:
    _ ils demandent de pouvoir faire 2 baptemes en meme temps par moniteurs au lieu de 1
    _ prendre en palanquée 6 personnes au lieu de 5.
    ( il est vrai que c’est bcp plus rentable d’avoir plus de plongeur en palanquée ou en bapteme pour un moniteur )
    _ Prendre des instructeurs Padi et les mettre dans les iles ( faka et rangi ou se sont des dérivantes, plongées techniques avec des courants forts dans tous les sens)

    les divers acteurs de la plongée (FFESSM, ANMP…) n’ont au départ jamais été associés à la réflexion de cette loi. ils se sont levés et se sont fait entendre lorsque cette loi est passé au CESC ( conseil economique social et culturel) pour avis avant le vote de cette loi.
    et pourtant en polynésie il existe le GPP( guide de plongée polynésien) bcp de MF1, E2 … le gouvernement pourrait simplement autoriser les MF1 à pouvoir encadrer tout en etant rémunérer puisque qu’il sagit ici d’une loi pays. mais non, on va faire appel à des moniteurs PADI ou SSI de l’etranger.

    voila un petit topo de la situation en polynésie vu de la part d’un passionné de la plongée qui plonge toutes les semaines qui a plongée dans les differents clubs à tahiti et en polynésie. et ailleurs.

    1. Bonjour Thierry

      Merci pour ton retour et désolée pour cette réponse quelque peu tardive

      J’entend bien que tu parles d’un problème avec un grand club de plongée sur place. Bien que cela a peut-être une influence sur les débats en Polynésie, cela ne change rien au débat de fond et à la question qui m’intéresse et à laquelle personne ne peut manifestement me donner une réponse :

      “Si la qualité de la formation officielle est indispensable pour être un bon moniteur dans une structure commerciale, pourquoi laisse-t-on dans le cadre associatif la responsabilité de la totalité des parcours de formation à des moniteurs qui ne l’ont pas suivie ? Pourquoi cette question ne se pose que pour les instructeurs travaillant contre rémunération ?”

      Pour ce qui est de la sécurité sur le bateau, avoir quelqu’un prêt à réagir en cas de problème (peu importe qu’il y ait ou pas des marées) est un plus et j’imagine que personne ne le contestera.

      Par contre, le fait de remettre les limites de profondeur identiques que dans le reste du monde me semble d’office une bonne idée. Que l’eau soit chaude et claire ne modifie pas les effets de l’azote sur le corps.
      Or, l’on sait qu’un N1 peut être validé après une petite poignées de plongées (peu profondes) et, parfois, les plongeurs et plongeuses ne plongent qu’une seule fois par an lors de leurs vacances. Est-il prudent d’emmener des personnes sans expérience à 29 m ?
      Bien sur, je suis pour un apprentissage doux et progressif et opposée à la course à la profondeur… il y a de très belles choses à voir entre 0 et 20m 😉

  2. Je suis MF1, CMAS 2**,OWS instructor PADI ,j’ai l’opportunité de reprendre un club ffessm, PADI en polynésie Française .
    J’ai une longue expérience de la plongée et responsable associatif de club (env 70 à 100 plongeurs) depuis plusieurs années.
    Dans l’état actuel des choses en polynèsie puis je reprendre ce club avec les changements annoncés.

    1. Bonjour Philippe,
      Bien qu’une réforme soit en marche dans le monde de la plongée en Polynésie (voir cet article https://www.differentdive.com/une-reforme-de-la-plongee-loisir-en-france/ ), je crains qu’actuellement tu ne puisse pas encore exercer la plongée contre rémunération là-bas car je n’ai pas vu passer les applications pratiques de la loi votée en novembre. Je pense que cela va être éclaircit la semaine prochaine… à suivre donc.
      Je comprends que comme beaucoup d’autres moniteurs et monitrices ayant enseigné à titre bénévole la plongée durant de longues années, il est difficile d’accepter d’être freiné dans des projets comme le tien.
      Je te souhaites néanmoins d’avoir la chance de pouvoir réaliser ton rêve
      Bonnes bulles

      1. Bonjour,
        Pour amener de l’eau au moulin de Thierry sur l’emploi des MF1 contre rémunération,je voudrai lui dire que cela existe déjà pas en métropole ni en DOM – TOM mais à l’étranger,pour cela il suffit par exemple de traverser la frontière Espagnole et de travailler une dans une SCIA.
        Mais qu’est ce donc qu’une SCIA je connaissais la SCA mais pas la SCIA,en fait le I signifie internationale.
        Donc je me suis renseigné et effectivement en lisant l’ART 10 de la charte d’agrément j’ai trouvé ceci:
        “Si la SCIA souhaite dispenser des formations fédérales et délivrer des certifications fédérales ”elle s’engage à utiliser des moniteurs fédéraux FFESSM ou diplômés d’état licenciés à la FFESSM ou les services de moniteurs fédéraux associés à jour de leur statut.”
        Etc………….
        Voir le coindespro-ffessm
        Donc j’ai décroché mon téléphone et poser la question suivante au service concerné: A la lecture de la charte et de l’art 10 en particulier les SCIA peuvent employer des MF1 contre rémunération ,réponse de la dame”heu!!,ben oui c’est écrit maintenant il faudrait demander confirmation aux instances”
        Alors c’est valable à l’étranger mais pas dans les DOM TOM ben oui c’est la France.
        Donc je vais en Espagne et je peux travailler en tant qu’MF1,heu!!je pense que oui.
        CQFD!!!!

        Donc plutôt que de polémiquer sur les avantages et les inconvénients de l’emploi des encadrants nationaux ou internationaux,il y aurait intérêt à s’asseoir autour d’une table , d’avoir une véritable concertation et d’harmoniser tout ça.
        Et effectivement pourquoi des SCIA à l’étranger et pas dans les DOM.-TOM.
        J’invite les plongeurs concernés à découvrir le club France de la FFESSM que moi même je ne connaissais pas vraiment et c’est un gérant de SCA pas très content d’ailleurs qui m’en parlé.
        De plus en parcourant la charte les SCIA ont quelques avantages commerciaux divers et variés,alors que parfois certaines structures en auraient bien besoin.
        Moi ça ne m’étonne pas que depuis quelques années les plongeurs déserte les structures fédérales au profit des cursus étrangers.
        A tel point que cette bonne vieille “Fédé” à donner l’autorisation à la région Méditerannée Occitanie a vendre des licences à un euro pour les formations N1.
        On est passé de 155315 licenciés en 2001 à 139786 en 2017 et 30741 N1 en 2001 à 21606 en 2017, chercher l’erreur.
        Franchement il y a urgence à regarder l’avenir avec une ouverture d’esprit différente.
        Bonnes bulles à tous

  3. bonjour,

    Merci pour et article auquel je ne peux qu’ adhérer. Savons nous ou en est cette avancée aujourd hui?
    Bonnes bulles

  4. Bonjour,
    Je constate que le seul commentaire opposé à une ouverture met en avant la possibilité d’un manque d’expérience d’un encadrant.
    A cela je répondrais qu’il n’existe à ma connaissance aucun centre de plongée au monde qui engagerait un instructeur sans expérience et lui laisserait seul la responsabilité de clients.
    Dans le même ordre d’idées, si le système franco-français était à ce point supérieur et excellent, il aurait déjà été adopté ailleurs. Ce n’est pas le cas. Il faut donc effectivement se poser des questions.
    A propos de questions : parmi les plongeurs / lecteurs, pensez vous que beaucoup ont déjà demandé à voir les certifications d’un guide de plongée ?
    Tout simplement, si le client n’est pas satisfait, il va ailleurs.

    A

    1. Bonjour Pierre,
      A ce jour, personne n’a pu répondre à l’interrogation mise en évidence par cet article, dois-je refaire un article sur le sujet ? 😉
      Comme tu le dis, peu (pas) de plongeurs demandent à voir la certification des guides de plongée … ni dans les structures commerciales, ni dans l’associatif…

  5. Bonjour Helene
    Juste que vous sachiez que notre organisation patronale la FNEAPL (syndicat patronal Français) est totalement convaincue du bienfondé de cette modification qui tendrait à laisser al possibilité aux moniteurs RSTC d”être rémunéré sur le territoire polynésien. Nous l’avons fait savoir aux autorité du gouvernements polynésien et accompagnons nos adhérents locaux dans cette demande. Je ne pense pas que cela puisse mettre en dangers une quelconque plongée française ( associative ou autre) mais bein au contraire d’ouvrir les esprits et permettre des innovations pédagogique salutaires.

    1. Merci Thierry pour ce retour d’expérience.
      Le partage de votre avis d’expert du monde du travail est évidemment précieux et intéressant.
      Toutes ces démarches présages certainement d’une réflexion globale de fond sur cette problématique avec ouverture et respect des points de vue de chacun.

  6. C’est très bien écrit, (certainement pas par une plongeuse lambda, c’est beaucoup trop “orienté” !!) quelqu’un de non spécialiste pourrait s’y faire prendre… Mais le débat avec les moniteurs fédéraux est faussé ; bien sûr ils n’ont pas l’aspect commercial mais ils ont les compétences techniques garantissant la sécurité du pratiquant. Il faut arrêter de croire que c’est une “gueguerre” école française-école américaine et justement observer des faits : quand on sait que dans la filière PADI (par exemple) on peut être certifié moniteur avec un minimum de 100 plongées et une formation de 2 semaines, sans rentrer dans les détails de la formation on peut être à même de douter de ses compétences… Bien-sûr il y a des bons et des mauvais partout ; le test de compétence (ou accès à un examen de brevet polynésien) permettrait d’accueillir tout le monde tout en garantissant un niveau de compétence minimum. Les plongeurs PADI et autres sont déjà parfaitement accueillis aujourd’hui car ils ne demandent jamais à être encadrés par des moniteurs de leur école (mais signalent en général leur surprise et leur satisfaction devant la qualité de l’encadrement en France) et pour les formations la plupart des moniteurs actuels sont également PADI ou SSI… Le fait d’accueillir des moniteurs de tous horizons sans garantie de compétence n’augmenterait en rien le tourisme plongée bien au contraire : les plongeurs d’école européennes seront déçus s’ils sont encadrés par des guides non formés à la décompression, et on peut craindre la multiplication des incidents voire des accidents.

    1. Bonjour Tukula. Merci d’avoir partagé avec nous ta réflexion.
      Comme dit dans l’article, je ne suis pas rattachée à une fédération « américaine » et je n’ai pas de brevet d’Etat. Je suis juste instructeur CMAS… ma seule « orientation » est donc la réflexion.
      Cela fait-il de moi une plongeuse lambda ou une spécialiste ? Peu m’importe.

      Ce recul critique a été vu plusieurs milliers de fois en une semaine. Les avis sont partagés mais il semble évident que cet article questionne, bouscule et touche les émotions.

      Deux tendances : une majorité des internautes s’exprime en souhaitant une évolution des règles d’accès à la profession pour aller vers une harmonisation avec ce qui se fait dans le reste du monde.
      Une autre partie des internautes invoque un nivellement vers le bas, une baisse de qualité dans l’encadrement, … en cas d’ouverture de la profession aux instructeurs n’ayant pas de brevet d’Etat. Outre le fait que cela puisse apparaitre comme insultant pour les dizaines de milliers d’instructeurs du monde entier, cela me fait revenir à ma question de départ, la seule qui m’intéresse :

      « Si la qualité de la formation officielle est indispensable pour être un bon moniteur dans une structure commerciale, pourquoi laisse-t-on dans le cadre associatif la responsabilité de la totalité des parcours de formation à des moniteurs qui ne l’ont pas suivie ? Pourquoi cette question ne se pose que pour les instructeurs travaillant contre rémunération ? »

      Je veux juste savoir si l’ensemble des plongeurs qui évoluent dans les structures associatives sont en danger.

  7. Si seulement les français arrêtaient de se masturber sur leur propre système sois disant supérieur au reste du monde! Nombriliste plongeurs CMAS, BE …!
    Pour avoir plongé dans plusieurs pays, y compris en France, j’ai passé de meilleurs moments, avec mille fois plus de fun, hors de ce système.
    Le fun n’empêchant pas la sécurité!
    J’ai été ( bien) formé, et j’ai pris le temps d’être formé en SSI
    j’ai aussi passé un BE natation en France
    je peux donc parler des des 2 systèmes.
    Sincèrement il faut arrêter de se prendre au sérieux quand on parle de sport!
    chers Français vous et votre systeme n’êtes pas mieux que n’importe qui dans le monde.
    fédérations françaises= MAFIA

    1. Merci DL pour ton partage. Cette situation n’est en effet pas toujours compréhensible quand on observe ce qui se fait dans le reste du monde, nous sommes d’accord 😉

  8. “Sur quelles bases cette obligation de suivre une formation officielle uniquement dans le cas de l’utilisation professionnelle de l’activité est-elle édictée ?” Pour moi, cette simple phrase résume toute la problématique française. Travaillant dans le domaine de l’apnée, le problème est identique et a été étendue à la simple randonnée subaquatique. Dans moins de 6 mètres d’eau et quasi tout le temps en surface, interdiction de rémunération sans diplôme d’état. Bref, pour moi, on marche sur la tête. L’activité est évidemment plus risqué si l’on paye……

    1. Effectivement Michaël cette situation est la même pour les autres sports en France… et ta réflexion très juste : « l’activité est évidemment plus risquée si l’on paye », …

  9. Un grand merci Serge pour ton témoignage.
    N’hésite pas à partager avec nous tes ressentis, vécus et retours d’expériences par rapport à d’autres sujets.
    A bientôt pour de nouvelles réflexions sur notre passion commune.

  10. Hélène,Bonjour
    Je suis Français et un professionnel de la plongée depuis plus de 35 ans qui a toujours évolué dans l’environnement International et n’ai jamais vraiment exercé en France.
    Je trouve et sais que tout çà et un faux problème car les fédérations Américaines dans certains doivent s’aligner aux réglementations locales et non pas au bon-vouloir d’une fédération d’un autre temps.
    Je suis moi-même Course Directeur PADI,IT ACUC,Instructeur CMAS 2 *,Instructeur Advanced TrimiX et Recycleur IANTD et Instructeur NAUI je trouve totalement déplacé d’empêcher à des Instructeurs Français faisant partie d’autres organisations de pouvoir travailler pour prétexte que la Fédération se veut garante unique de la loi.Pourquoi ne pas créer un tronc uniquement basé sur les réglementation locale et non pas sur une vision pédagogique contestée vue que dépassée depuis longtemps de part les systèmes et supports pédagogiques adaptées au technologies et aux élèves d’aujourd’hui et non pas ceux des années soixante.
    Je connais de très près le cas d’Israel ou j’ai exercé en que conseiller Politique de PADI et au sein du conseil éducatif de la plongée dans lequel était représenté toutes les organisations ayant pu s’aligner sur les lois et réglementations locales.
    Chaque Instructeur après ses examens passés se doit de remplir un certain nombres de critères qu’il passera au sein d’une structure reconnue par l’autorité de plongée, de plus il est obligé de passé un examen basé sur la loi de la plongée.
    Ayant fini il a le droit d’exercer son métier et certifié des plongeurs de son organisation tout en respectant l’accord signée par cette dernière et garantie dans son application par son représentant local (ce que j’ai été plus de 4 ans).
    Ca oblige le gouvernement dans le cas de la Fédé. de reprendre la responsabilité sur le marché et ainsi de délivrer des permis de travail uniquement à ceux qui remplissent les conditions assujetties à la profession.
    Cordialement.
    Serge Fitoussi
    CD#911269
    076!378445

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