Sauver la planète… vous y pensez ?

Continent de plastique, déchets nucléaires, disparition des abeilles, réchauffement climatique, … des mots qui font peur et nous ramènent inlassablement vers le constat d’un monde qui se meurt.

Entre les discours alarmants des pessimistes et ceux qui se veulent plus utopistes des optimistes, un défi de taille semble nous attendre dans les années à venir.

Sauver la planète… ne serait-il pas temps d’y penser ?

En 2015, lors de la COP21 à Paris, des objectifs avaient été fixés notamment concernant la réduction de l’augmentation de la température de la planète à 1,5° C.

En septembre 2018, lors d’une participation à Climax, l’astrophysicien français Aurélien Barrau ose parler de « fin du monde » devant l’urgence de la situation planétaire dans un discours édifiant et accessible à toutes et tous.

Aurélien Barrau nous parle avec des mots simples, des mots vrais, et propose d’inventer « un avenir radicalement autre » en passant par des mesures fortes et, peut-être, impopulaires. Selon lui, nous n’avons plus le temps, ce qu’il explique dans cette vidéo de 12 minutes

 

En octobre, c’est au tour du GIEC d’interpeller avec son rapport de 400 pages réalisé au départ de 6000 études scientifiques sur l’urgence de limiter le réchauffement climatique à + 1,5°C. Limitation qui impose de nouvelles mesures plus fortes pour atteindre l’horizon 2050 sans dépasser ce seuil, le GIEC pointant que les objectifs de la COP21 ne permettront pas d’atteindre cet objectif.

Aujourd’hui, nous devons prendre conscience que chaque dixième de degré d’augmentation de la température de la planète aura, à termes, des conséquences sur les populations et les écosystèmes : inondations, ouragans violents, canicules meurtrières,

Une carte des catastrophes naturelles du monde
© AFP

… sans compter que la montée des eaux et les vagues de chaleurs provoquées par ces dérèglements climatiques passeront inévitablement par des déplacements en masse de populations et créeront un nombre conséquent de réfugiés climatiques.

Mais alors, est-il encore vraiment temps de sauver la planète et ses océans ?

Il serait simple de céder au découragement ou à la fatalité en niant même nos responsabilités.

D’un côté, nous sommes face à nos propres contradictions : oui nous voulons sauver la planète mais sommes-nous prêts à renoncer à une certaine idée de confort ? A nous engager dans un autre combat alors que les fins de mois sont difficiles? A adopter une autre manière de vivre ? A renoncer à nos voyages en avion pour découvrir les fonds marins du bout du monde ?

Il ya quelques temps, j’ai vu cette publicité  :

Je ne sais pas pour vous, mais en la regardant, je n’étais pas fière.

Je me suis tout à coup revue petite fille dans les années ’80, découvrant les joies des bouteilles en plastique bien plus sympas que les gourdes à transporter à l’école, utilisant des jouets colorés sans me douter un seul instant qu’un jour je serai en partie responsable de cela.

Avec toute la bonne volonté du monde (et l’innocence de mes 10 ans), si quelqu’un m’avait dit à cette époque que l’humanité serait un jour en danger pour cette cause, je ne l’aurai surement pas cru.

Il m’apparait aujourd’hui que ma génération et celle de mes parents n’ont rien pu/voulu voir venir… et j’en suis tellement sincèrement triste.

Alors, n’est-ce pas à nous d’agir maintenant ?

Oui, il est encore temps de sauver la planète et les océans

Et pour cela nous devons AGIR !

Nous entendons souvent parler de l’effet « colibri » en référence à cette fable ou ce petit oiseau décide de faire « sa part du travail »

Dans notre quotidien, il existe de très nombreuses actions à faire pour diminuer notre impact : stopper l’utilisation massive de plastique, réduire sa consommation d’énergie (diminuer la température dans sa maison, réfléchir avant de faire un trajet en voiture, …), économiser l’eau potable, recycler, réutiliser, privilégier la nourriture locale (non, les raisins en avril et les fraises en hiver ne sont pas des consommations locales… lisons les étiquettes de provenance avant d’acheter), … toutes ces pistes ne nous rendront pas la vie plus ou moins facile mais elles feront à coup sur du bien à la planète et aux océans.

A lire aussi : Pollution des océans : 4 actions simples pour participer à la lutte

De même, au travers d’une mobilisation forte, nous pouvons peut-être encore ne pas aller vers l’impensable en bousculant (fortement) nos décideurs politiques afin que soient prises de vraies mesures

Dimanche 2 décembre 2018, nous étions des dizaines de milliers de personnes à envahir les rues de Bruxelles pour dire OUI à une protection de la planète, OUI aux abeilles dans les campagnes, OUI à des océans propres et vivants, … OUI à des personnalités politiques qui prendraient enfin des solutions fortes pour la défense de la cause écologique et donc de notre défense à nous êtres humains.

Plus de 65.000 personnes de tous âges et de tous horizons marchaient ensemble avec comme objectif de réveiller les consciences de leurs décideurs politique à la veille de la COP24

Malheureusement pour nous les belges, le lendemain de la manifestation notre gouvernement manifestement peu (pas?) sensible à nos demandes, n’a pas été à la hauteur de nos revendications ni à la COP24 ni au conseil de l’Europe

Pourtant, le mouvement n’est pas prêt de s’arrêter là !

En France, c’est la communauté des youtubeurs et youtubeuses qui appuient la mobilisation pour le climat et la biodiversité au travers d’une vidéo visionnée déjà plus de 4,5 millions de fois sur Facebook et Youtube

Au travers de leur site Ilestencoretemps.fr, ils encouragent chacun et chacune de nous à joindre le mouvement.
La date ayant été fixée au 8 décembre 2018, le mouvement a malheureusement été étouffé par d’autres revendications sociales sans que l’on puisse en vouloir aux différents acteurs qui revendiquaient globalement de pouvoir vivre décemment. Preuve s’il en fallait que c’est de manière globale qu’il faut très certainement s’occuper des priorités.

Pourtant, il n’est plus temps de tergiverser !

Aussi, même si nos contradictions sont réelles, même si nous ne sommes pas écologiquement parfait·e·s, il est urgent de pousser ensemble nos dirigeant·e·s à prendre leurs responsabilités écologiques ET sociales parce que dans ce domaine, il serait illusoire et intellectuellement malhonnête de séparer ces deux combats.

Maslow nous avait pourtant bien expliqué la pyramide des besoins : si les besoins de bases ne sont pas satisfaits, l’être humain ne va pas aller plus loin … à bon entendeur !

Sauver la planète… vraiment, vous y pensez ?

Et surtout… n’oubliez pas d’être (tout de même) heureux / heureuses 🤗

Hélène

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#claimtheclimate

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  1. Mathématiquement parlant, Aurélien Barreau à tout à fait raison. Dans un monde fini on ne peut pas avoir une croissance qui va faire tendre nos besoins en matière et énergie vers l’infini. Avec une toute petite croissance de 2% en 35 ans on double nos besoins ! Ce qui signifie que c’est tout notre modèle économique qui est à revoir ! Hors 50% de la croissance ne profite qu’à 1% de la population. Le 1% dont fait partie nos politiciens… donc on ne mettra jamais que des emplâtres sur une jambe de bois pour faire perdurer le système (à leur profit) le plus longtemps possible. Mais cela va craquer et très vite… probablement avant la fin du siècle (estimation NASA)

    1. il y a aussi l’industrie de la viande, de l’élevage au morceau dans l’assiette, qui pollue énormément les nappes phréatiques et appauvrit les réserves d’eau. Il faut 14 000 L d’eau (!) pour produire 1Kg de steak, contre 600 pour 1 kg de patates ou de blé. A réfléchir …

      1. Anne,
        Oui, la consommation (excessive) de viande est une pollution dont nous n’avons pas toujours conscience. Merci de remettre cela en évidence

    2. Merci Jean-Claude pour ce retour
      Peut-être que le moment est (enfin) venu de repenser nos modèles économico-politico-écologiques
      Des changements sur un axe sans prendre en compte les autres aspects de notre vie en société ne seront surement pas nécessaires, si pas vains…

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