Plongée sous-glace

Ceci est un ARTICLE à partager d’urgence en masse à tous vos amis plongeurs aussi frileux que moi… OUI, nous pouvons le faire 😂

Avec l’hiver et les plans d’eau gelés, pourquoi ne pas tenter l’aventure d’une plongée sous glace ?

C’est une expérience évidemment merveilleuse à pratiquer une fois dans sa vie de plongeur et à mettre d’urgence sur votre to do list.

Mais qu’aller vous voir en plongée sous glace ?

L’intérêt majeur de la plongée sous glace est… la glace justement. Les jeux de lumière magnifiques que vous pourrez apercevoir et celui des bulles d’air qui creusent des sillons dans la glace sont sans conteste ce qui vous émerveillera le plus (ce fut le cas pour moi)

Attention, une plongée sous glace ne s’improvise pas ! Inutile de se lancer sans expérience en creusant soi même un trou dans un plan d’eau gelé. Non, non et non ! Pratiquez votre première plongée sous glace avec des professionnels aguerris.

Lorsque j’ai expérimenté la plongée sous glace

Début mars, il y a quelques années. J’organise un weekend surprise pour Didier (mon binôme dans la vie et en plongée) et l’emmène plonger sous-glace à Tignes le temps d’un weekend (de ma Belgique profonde, ça fait loin la route mais je me dis que cela va être super). Pour l’occasion, c’est l’école de Plongée sous glace de Tignes en France qui nous accueillera.

Arrivés le vendredi soir, nous découvrons le point de rendez-vous le lendemain après-midi : un minuscule chalet au bord d’une étendue plate et enneigée. Mais oui, c’est bien le lac de Tignes, méconnaissable.

Tout autour de nous, les skieurs évoluent par centaines et les télésièges ne désemplissent pas. Nous prenons connaissances des particularités et règles à respecter pour la plongée sous glace et commençons à nous équiper.

Bien sur, l’eau fraiche et les combinaisons étanches qui nous sont louées sont de l’ordre de l’habituel (nous sommes des plongeurs belges 😉 ).

Ici pas d’effort inutile et l’équipe nous aide à enfiler notre combinaison… j’avoue que cela me fait sourire car je sais d’expérience que je suis très peu sensible à l’altitude mais ils insistent sur le fait que nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude et qu’il faut éviter d’être essouffler avant la plongée. J’obtempère même si, comme prévu, je ne sens pas l’effet de l’altitude. De son côté, Didier me dira plus tard qu’il sentait l’effet de l’altitude et était content de ne pas devoir faire d’effort, d’où l’utilité d’écouter les moniteurs du lieu 😉

Une fois équipés, nous nous rendons au milieu du lac. La neige se met à tomber, la montagne disparait lentement à notre regard et s’efface sous ce rideau blanc.

Le matériel est acheminé via un scooter des neiges. Nous nous posons au bord d’un des trous creusés dans la glace et constatons qu’ici aussi aucun effort n’est toléré avant la plongée sous-glace. L’équipe nous met nos palmes et attache notre masque facial (c’était vraiment étrange ce masque complet).

Après quelques rappels succincts, nous nous mettons à l’eau avec notre moniteur pour une plongée sous glace rien qu’à trois. Dès l’immersion, nous passons très vite sous cette épaisse couche de glace et, je vous l’avoue bien volontiers, je me sens quelque peu angoissée. De plus, j’ai l’impression de ne pas savoir bien respirer avec ce masque facial et je me dit que, tant pis, je vais ressortir et laisser les deux autres profiter de leur plongée sous glace. Je me tourne lors vers mon binôme et devant son air ravi, je décide de continuer la plongée et me concentre sur ce drôle de détendeur.

Je comprends alors assez vite que le masque facial ne permet pas d’inspirer facilement si la tête est mise en extension vers le haut. Or, c’est vers le haut que le spectacle se passe.

J’adapte ma respiration en conséquence…

…et profite de la plongée sous glace : jeux de lumière dans la glace (malgré la neige qui tombe en masse au dessus du lac), bulles d’air qui se faufilent de toute part, binôme qui se met à marcher à l’envers sur la glace,… nous évoluons avec plaisir dans ce milieu très inhabituel.

Lorsque nous refaisons surface quelques 40 minutes plus tard, la neige tombe de plus belle et rend ce moment particulièrement magique, irréel et hors du temps,… en un mot EXTRAORDINAIRE

L’expérience est intéressante et je récidiverais avec grand plaisir. Si au départ, j’aimais moins l’idée de ne pas pouvoir ressortir tout de suite en cas de problème, au débriefing, le moniteur me pose la question de savoir si je plonge parfois à – 40 m. Bien sur cela m’arrive plus que parfois et là je prend conscience qu’une remontée de  – 40 m est évidemment beaucoup plus longue (puisqu’elle doit respecter une certaine vitesse notamment, voir des paliers,…) qu’un palmage rapide vers l’un des trous dans la glace en cas de soucis. Or, il se fait que la remontée de  – 40 mètres pour moi est un acte habituel en plongée… contrairement au fait de plonger sous glace. D’où mon appréhension.

Alors finalement, vu sous l’angle du moniteur, la plongée sous glace me parait effectivement bien secure

En attendant, il me semble utile et agréable de finir la journée par un petit grog bien fait en terrasse avant de repartir déjà vers mon plat pays

Quels vont être les points d’attention à prendre en compte pour la plongée ?

  • Bien se couvrir (le froid est l’ennemi des plongeur)
  • Ne pas faire d’efforts (si lac d’altitude) pour éviter l’essoufflement
  • Choisir une structure qui respecte les règles de sécurité : plusieurs trous pour sortir, plongeurs attachés à un fil d’Ariane, matériel adapté, moniteurs expérimentés, …
  • Posez toutes vos questions lors du briefing (ce n’est pas grave de passer pour un novice)
  • Gardez en tête que l’intérêt de la plongée se trouve dans les quelques premiers mètres => inutile de descendre profond et donc pas de soucis pour sortir vite (pas de paliers, …)
  • Restez attachés au fil d’Ariane dans toutes circonstances car le vrai danger de la plongée sous glace est de ne pas retrouver son chemin !
  • Prévoir des vêtements chauds pour l’après plongée

Et prendre du plaisir et des images plein les yeux.

Pourquoi ne pas finir autour d’une bonne fondue savoyarde pour un bon moment de convivialité et de partage de l’expérience ?

Vous avez déjà tenté l’expérience ou songé à vous y mettre ? Racontez moi cela dans un commentaire ci-dessous (oui, oui, tout en dessous de ce post ⬇️⬇️⬇️ ), votre avis ne se perdra pas sur les réseaux sociaux et cela me fera bien plaisir d’échanger en direct avec vous👌🏻

Si vous êtes intéressé par la plongée sous glace, CET ARTICLE va vous plaire

Et surtout,… n’oubliez pas d’être heureux 😃

Hélène

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  1. Bon,ça y est, plongée réalisée… Mais j’avoue rester un peu sur ma faim. Je savais bien que je n’aurais pas les sensations d’une plongée dans l’Arctique avec ses eaux cristallines, mais je phantasmais sur un peu plus de sensations… Moi j’ai plongé dans les Pyrénées, au lac de balcère (station des Angles) avec le club de plongée du “cap cerbère”: rien à redire du site et du club, très bien. Agréablement surpris par l’abscence de sensation de froid, notamment à la tête ( car j’avais mon masque tradi adapté à ma vu). Le soucis est plutôt venu de la météo très changeante en montagne, beaucoup de neige et donc une luminosité faible, voir l’obscurité… Les sensations étaient au rendez-vous, mais le spectacle amoindri… je me prévoit donc assurément un renouvellement de l’expérience, mais ce coup ci avec du soleil…

    1. Bonjour Frédéric,

      Félicitations pour cette expérience de plongée sous-glace.
      Effectivement, si la lumière n’était pas au rendez-vous, les sensations devaient être amoindries. Ce fut mon cas lorsque j’ai expérimenté la plongée sous-glace mais j’en garde néanmoins beaucoup d’émerveillement. Il y avait peu de neige sur la glace,… les flocons tombaient lentement. La lumière était présente mais pas comme sur les photos d’Arctique, je confirme.
      Tout comme toi, j’aimerais récidiver l’expérience lors d’une journée ensoleillée 🙂

  2. Je constate avec bonheur que Hélène plonge a plus de 40m et fait des paliers : elle ne respecte donc pas les standards PADI et est donc parfaitement en accord avec les standards CMAS et FFESSM. Good to know !

    1. Bonjour Robin,

      J’ignore ce qui semble te réjouir. Sache que je plonge TOUJOURS en respectant les prérogatives des organismes de certification avec lesquels j’ai effectué mes formations. Au passage, je ne suis soumise ni aux standards FFESSM ni à ceux de chez PADI. Je n’ai donc aucune obligation de suivre des standards d’autres organismes que ceux auxquels j’ai adhéré durant mes différentes formations de plongée. Note que mes certifications me permettent, entre autre, de plonger jusqu’à une profondeur max de 90 m (TRIMIX). Note enfin que je n’ai aucune velléité par rapport à un organisme de plongée où un autre, chacun ayant des aspects qui me plaisent et d’autres qui me plaisent moins. Les différences font les richesses.
      Est-ce bon à savoir pour toi ?

    1. Tu as bien raison Emin… il faut le faire au moins une fois dans sa vie de plongeur/plongeuse
      Plonger sous glace c’est aller à la rencontre de sensations nouvelles. Ici, tout se passe au dessus de nous, assez inhabituel pour de la plongée
      Je compte sur toi pour venir faire un retour d’expérience ici sur le blog lorsque tu auras pu faire ta plongée sous glace ?
      Merci pour ton compliment sur le blog, ça me fait très plaisir 🙂

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