Une réforme de la plongée loisir en France est-elle en marche ?

Le débat sur l’ouverture de l’exercice du métier de moniteur de plongée loisir en France aux moniteurs brevetés par des organismes de plongée américaines (PADI, NAUI, SSI,…) fait rage depuis plusieurs mois en Polynésie. Les défenseurs du brevet d’Etat voyant dans cette possibilité une brèche pouvant donner des idées aux autres territoires français d’Outremer ou plus proches.

Pour un regard extérieur, rattaché à aucune fédération et/ou organisme de plongée française ni américaine, ce débat semble issu d’une seule exception culturelle et/ou historique, sans plus vraiment de fondement actuel si ce n’est le code du sport faisant office de loi, et pose dès lors question en ce qui concerne sa pertinence en 2017.

Les arguments de sécurité, de qualité de formation, … parfois évoqués ne pouvant nullement expliquer pourquoi ils ne seraient valables que pour le seul monde professionnel et ne toucheraient en rien le monde associatif de la plongée qui représente de très nombreux licenciés.

Aujourd’hui pourtant, un changement semble se dessiner, une petite ouverture dans le monde de la plongée en France qui vient de s’opérer là-bas, dans ces îles du bout du monde.

En effet, le 9 novembre dernier, à une large majorité, l’Assemblée de la Polynésie a adopté une loi modifiant les conditions d’exercice du métier de moniteur de plongée loisir.

Loi visant à faciliter l’accès à la profession des Polynésiens (et la création d’emploi pour les locaux !) qui jusqu’ici devait se rendre en métropole pour y effectuer une formation de plongée longue et coûteuse.

Si le ministère des sports et la Direction de la Jeunesse et des Sports avaient déjà validé en octobre les mentions de guide d’activité lagonaire et de guide de plongée subaquatique, cette loi semble être une réelle avancée dans le monde des professionnels de la plongée sous-marine même si ces mêmes professionnels attendent encore la publication des arrêtés.

Quoiqu’il en soit, le processus de changement dans le monde de la plongée en Polynésie est acté et en marche.

Reste à attendre les applications pratiques de cette nouvelle loi qui auront très probablement une incidence sur les milliers de plongées effectuées en Polynésie en grande majorité par des touristes brevetés auprès de filières de plongée internationales.

Un des objectifs avoué de la Polynésie étant de rebooster un tourisme en diminution ces dernières années en collant au plus près à la réalité des attentes des touristes (américains, du Pacifique, asiatiques et européens) qui ne sont pas intéressés par des certifications de plongée françaises.

Alors que ce changement apportera probablement une vraie solution aux polynésiens voulant travailler dans le monde de la plongée, il représente également l’espoir d’une évolution du code du sport pour des milliers de français ou venus d’ailleurs formés à l’enseignement de la plongée, tout autour du monde et voulant travailler sur le territoire français.

Bien que ceux qui ont investi du temps (et de l’argent) dans leur formation voudront peut-être s’y opposer, … la question d’une ouverture du marché aux organisations de plongée étrangères à la France risque bien légitimement de se poser pour le reste de l’ensemble des territoires français.

La réforme du monde de la plongée pourrait-elle naitre de l’ouverture, d’une brèche, venue des îles du lointain Pacifique ?

Affaire à suivre…

Vous avez un avis sur l’évolution de la plongée sous-marine en France et envie de le partager ?

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Bonnes bulles et n’oubliez pas d’être heureux 🙂

Hélène

Vous voulez plus de renseignements sur la situation des moniteurs et instructeurs de plongée en Polynésie ? L’article Polynésie : recul critique sur la situation qui bouleverse le milieu français de la plongée sous-marine… et le reste du monde continue de plonger  va vous plaire 😉

  1. La base du sujet est l’autorisation d’enseigner la plongée contre rémunération en polynésie, à des titulaire de brevet autre que d’état, au prétexte qu’il n’y à pas de formation organisé sur place.
    Alors voici la réponse du ministère compétent en P.F (Direction de la jeunesse et des sport)
    “bonjour, de manière succincte, il n’y à pas de formation programmé en 2018, elle devrait être mise en place en 2019.
    Les polynésiens ne sont pas obligés de partir en métropole pour obtenir un diplôme professionnel. Il est possible de passer des diplômes professionnelle de l’état et de la polynésie française sur place, lorsqu’il sont programmés.”
    Donc le débat par d’une fausse information.
    Guy

    1. Bonjour Guy,
      Merci pour cette précision. En effet, c’est une bonne nouvelle d’apprendre qu’en 2019 les polynésiens pourront passer, en Polynésie, un diplôme professionnalisant pour travailler chez eux. Reste à savoir si ce sera un diplôme de style guide de plongée comme cela a déjà été programmé par le passé ou un vrai diplôme équivalent au brevet d’Etat leur permettant, par exemple, d’ouvrir leur centre de plongée s’ils le souhaitent.
      Bonnes plongées

  2. Donc si je comprend bien les polynésiens avaient un problème de formation du fait de l’éloignement à la métropole et du coût!!!! Il n’aurait été plus facile et d’un moindre coût que de faire venir un ou deux instructeur la bas???? Un jeune qui détient DEJEPS, il a un diplôme référencé à BAC +2 ce qui peut le permettre de postuler dans un autre cadre, mais demandant ce niveau d’étude (fonction publique…). Contrairement aux autres cursus qui ne vous délivre qu’une certification valable que dans leurs écoles. Lors de sa formation on lui apprendra à faire un cours à partir d’un tableaux blanc contrairement aux autres ou on vous apprend uniquement à utiliser un support (standard…). Oui la formation est plus longue donc soit les étudiants glandent ou alors peut être que la formation est plus riche???? Ce n’est pas parce qu’une méthode est plus répandue qu’une autre elle est meilleure ou elle doit établir une norme. Mais la seule chose que cela démontre c’est qu’elle est mieux vendue (big up aux lobbyistes de Polynésie) Bla bla bla….. Juste j’espère que les responsables de centre sauront prendre leurs responsabilité envers ces jeunes instructeurs si les décharges de responsabilité des clients ne fonctionne pas (c’est ça la France)

    1. Bonjour Djoued,
      Pour ma part, je pense que chaque formation a des bons et des moins bons côtés. Je ne défends ni n’attaque aucune filière de formation en général.
      Ici, le débat n’est pas sur la qualité des formations mais sur la possibilité pour tous et, avant tout en priorité pour les Polynésiens, de travailler en Polynésie.
      Pour ma part, je ne me sens ni plus ni moins en sécurité en plongeant en France que dans le reste du monde où je plonge la plupart du temps. Il y a de très bons centres de plongée partout autour du globe… et des mauvais aussi. Je fais confiance aux responsables des centres qui auront tout intérêt à choisir et/ou former au mieux leurs encadrants.
      Merci beaucoup d’avoir partager ton avis.

  3. Je suis de Guadeloupe, mon île de 1700km2 forme aux BE, idem dans les aures DOM. Je ne connais pas les particularités de la Polynésie mais pourquoi ce territoire ne se doterait-il pas de structures de formation similaires ?
    Envoyer quelqu’un se former en France est positif pour élargir sa culture plongée mais dans des eaux qui ne seront pas celles de sa vie professionnelle est absurde, sans parler du coût.
    La libéralisation à tout crin risque également de ne pas servir aux Polynésiens, il faut donc attendre les arrêtés de cette nouvelle loi territoriale.

    En ce qui concerne le débat fédérations, je suis favorable à ce que les moniteurs des fédérations amies et reconnues puissent travailler en France et dans les Dom-Tom après obtention d’un bagage théorique, pédagogique et réglementaire, tronc commun ou autre, tout en conservant leur spécifique plongée afin d’enseigner et délivrer à titre salarié les techniques et diplômes de leurs fédérations d’origine, alliant ouverture, sécurité et plaisir.

    1. “… ouverture, sécurité et plaisir”, ne seraient-ce pas les lignes conductrices à suivre ?
      Merci Jef pour ce partage d’une “voie du milieu”
      Nous avons très certainement toutes et tous à apprendre des autres.
      Bonnes bulles en Guadeloupe (quel bonheur!) ou ailleurs

  4. Qui peut dire que la formation d’insctructeur PADI ou SSI est de moins bonne qualité que le DE ?
    Si tel est le cas pourquoi sont ils présent et exercent dans le monde entier, je ne suis par sur que les accidents soient dus aux instructeurs mais surtout au facteurs humains du plongeur. Chez ces mauvaises agences de certification (comme certain le disent) la profondeur de plongée à l’air est de 40 mètres maximum alors qu’avec l’excellente formation Française elle est de 60 mètres, il faut tout de même préciser que le plongeur N3 avec la prérogative de 60 mètres n’est généralement jamais descendu au delà des 40 mètres en formation ?

    Et pourquoi tant d’accidents en France pour le seul week end du 22 octobre je crois 4 morts ????

    Il faut faire la différence entre une agence de certification et la qualité de formation, un plongeur mal formé qu’il soit issue de la FFESSM, FSGT, PADI, SSI, ….. sera un mauvais plongeur, si la formation est de bonne qualité il sera un meilleur plongeur et deviendra certainement un bon plongeur avec de l’expérience.

    C’est juste mon avis

    1. Bonjour Richard,
      Dans le même sens, je pense que ce n’est effectivement pas la filière de formation qui fait le “bon” ou “mauvais” plongeur mais la qualité de l’enseignement. Le bon sens, l’expérience, l’intelligence et la sensibilité du formateur seront très certainement des facteurs déterminants dans la qualité de la formation.
      Après, il y aura aussi ce que les gens en feront … 😉
      Merci pour ton partage

  5. Bonjour à toutes et tous.
    Je ne sais par qui Hélène est payé pour réaliser ses textes bien écrits, on pourrait croire à de l’info journalistique. Pour moi c’est de la fausse info du faux débat et lorsque vous lisez tous, vous vous apercevez que le débat dérape et n’est plus dans le contexte. Vous n’allez pas me faire croire qu’un polynésien est obligé de venir en métropole pour passer son diplôme de moniteur DEJEPS. Le problème n’est pas le diplôme donne -t-il le droit de travailler contre rémunération ou non? le problème est qu’elle que soit mon diplôme, puis-je travailler contre rémunération partout dans le monde? Et si maintenant se sont des organismes commercial à but lucratif qui dicte le cahier des charges des différentes compétences pour acquérir des brevet et diplôme, qui plus est, ces organisme commercial ont des cursus de formation et des compétences établi sur la base de leur configuration de fond, qui n’est pas du tout la même dans les différents endroit du monde, cela fausse complètement la réalité des compétence d’encadrement en milieu naturel. La méditérranée n’est pas les bahamas, ni la mer rouge, ni la polynésie. Dans vos formation naui ssi et autres vous n’avez pas ce que l’ont appel le tronc commun identique à tous les sport, qui fait le diplôme d’EDUCATEUR sportif caractéristique de la France, et, c’est ce tronc commun qui fait la différence, voyez vous des prof de fitness américains travaillé en Polynésie? alors pas de leurre on voie bien que le seule objectif est de libéraliser l’activité pour en faire une activité purement commercial, et vendre de la plongée comme en vendrai une barquette de frite. Le jour ou je pourrais faire une formation CMAS ou FFESSM chez l’oncle Sam alors je reverrai ma copie.

    1. Bonjour Guy,
      Merci pour tes compliments sur mes écrits mais inutile de te poser la question du financement, je ne suis payée par personne. J’écris librement sur les sujets qui m’intéresse et/ou m’interpelle. La situation de la France en ce qui concerne l’exercice d’un métier dans le monde du sport (pas que pour la plongée) est très particulière et j’ai eu envie de m’y intéresser et de proposer des réflexions.
      Sans entrer dans le débat de savoir qui est mieux ou moins bien (car je pense qu’il y a de bons et de mauvais moniteurs dans toutes les filières de formation), je voudrais juste préciser que l’argument des filières « commerciales » qui ne seraient là que pour « faire du fric » est surprenant quand on sait que la spécificité du brevet d’Etat est d’obtenir le droit de gagner de l’argent… les autres filières de formation permettent, en France, de réaliser bénévolement le même travail sans compter ses heures…
      Désolée, mais dans la logique de ce fonctionnement, il y a quelque chose qui m’échappe.
      PS: rien ne t’interdit de réaliser une formation FFESSM aux USA si un moniteur sur place est en statut actif dans cette filière ou, en ce qui concerne CMAS, au travers de USOA par exemple.

  6. Dura lex, sed lex !
    On sait gérer les paliers en PADI ou en SSI ?
    Soyons sérieux…
    Il y a déjà le diplôme de guide de plongée polynésien pour qune les locaux puissent être plus nombreux dans cette filière : ou est le souci ?

    1. Oui Robin, dura lex, sed lex.
      Mais le monde évolue et les lois peuvent aussi s’adapter, se modifier, se transformer.
      Perso je trouverais sympa que les polynésiens puissent exercer librement le métier de moniteur chez eux sans devoir aller à l’autre bout du monde faire une formation longue et couteuse… et sans n’avoir comme perspective que le seul diplôme de guide polynésien 😉

  7. Bonjour plongeuses et plongeurs du monde,
    Un petit pas dans la bonne direction qui permettra certainement de développer le tourisme autour de la plongée.
    Oui, nos barrières ne devraient pas être territoriales mais rester physiques et physiologiques.
    Ce système protectionniste français que les intéressés tentent de camoufler sous l’autel de la sécurité.
    Comment peut-on croire, sérieusement, que les reste du monde est dangereux ou qu’un Moniteur sans DE et BE est mauvais, et deviendrait tout à coup bon après l’obtention du sésame.
    Quand aux accidents, qu’ils disent plus importants dans les organismes RSTC, aucun ne cite de statistiques sérieuses à ce sujet. Il suffit pourtant de lire les rapports d’organismes d’assurance comme DAN ou d’autres.
    En vous souhaitant plein de bonnes choses pour cette fin d’année.

    1. Bonjour Bruno,
      Tout comme toi, je pense effectivement que le reste du monde n’est pas plus dangereux et qu’il existe de très très bon moniteurs (français ou pas) dans toutes les filières de formation.
      Je te souhaite aussi de très belles découvertes 😉

  8. Bonjour à tous . Je suis heureux de voir un début de changement dans le monde de la plongée française. La France est le seul pays au monde qui forme des moniteurs de plongée avec trois diplômes différents MF1 BEES et maintenant DE a j’oublie BP jeps .je suis MF1 CAH 2B et instructeur SSI et je peux travailler dans le monde entier sauf dans mon pays .où bien il faut que je paie Creps. Une honte ! Je sais que beaucoup de moniteur ce retrouverons dans mon commentaire. Je vais répondre par avance au DE et BEES qui pensent être meilleurs de par leur diplômes avec une expérience de 20 ans dans les clubs pro ou j’ai pu travailler gratuitement ! Les BEES sont loin d’être les meilleurs moniteurs et seul l’expérience et la volonté d’apprendre fait de vous un bon enseignant quel que soit le diplôme . Bonne plongées à tous . Christophe

    1. “…seul l’expérience et la volonté d’apprendre fait de vous un bon enseignant quel que soit le diplôme”
      Je pense que nous sommes nombreux et nombreuses à avoir ce point de vue dans le monde de la plongée.
      Merci pour ton partage Christophe
      Bonnes bulles

  9. Bonjour à tous. Je suis heureux de lire que les choses de la plongée et la façon de penser la plongée en France (au-moins en outre-Mer) évoluent. D’aucuns protectionnistes tenteront certes de faire croire que les seuls Brevets d’Etat sont des professionnels. Beaucoup d’entre eux sont des mecs absolument géniaux et le sont devenus par la passion qui les anime, le goût de ce métier de moniteur si dur et difficile. Si risqué aussi. Je ne crois pas qu’ils aient été si compétents immédiatement à la réception de leur titre. Pourquoi ne pourrait-on pas aussi faire confiance à des moniteurs ou Divemasters issus de filières autres que celle de l’Etat français? Dans tous les domaines, je connais des bons et des moins bons. Parfois aussi des mauvais. Après plus de 40 ans d’expérience dans l’enseignement et un peu plus de 20 ans dans l’enseignement de la plongée du débutant au Course Director, je puis assurer que la qualité du professionnel est entre ses mains dès qu’il a reçu son titre. Ce titre qui reste partout et surtout comme “une autorisation de continuer à se perfectionner”. Celui qui en est conscient, qui oeuvre avec humilité à sa formation continue sera reconnu par ses pairs et apprécié par ses clients. Il sera heureux et sa joie de travaille fera boule de neige pour le bonheur de tous. Refuser ce droit élémentaire d’apprentissage et donc de travailler sereinement à un homme ou à une femme est à mon sens contraire à l’étique humaine et au développement social et économique de toute communauté. Je félicite et remercie du fond du coeur toutes celles et ceux qui bougent pour que cela change enfin. Aujourd’hui est plein d’espoir. demain est un autre jour “plein de meilleur”. Bonnes bulles à tous.

    1. Bonjour Richard,
      Tes mots sont pleins de bon sens.
      Effectivement, recevoir son titre de moniteur est une chose, une sorte de “laisser passer” qui sera ensuite fonction de ce que la personne en fera.
      Tu pointes la formation continue. A mes yeux, avec la capacité de se remettre en question et de réfléchir avec d’autres sur des nouveaux points de vue, la formation tout au long de la carrière est essentielle.
      Je te remercie d’avoir mis ces points en avant et d’avoir partagé avec toutes et tous ton point de vue de professionnel.

  10. Bonjour, effectivement la question se pose. Cependant, je pense qu’il y aune petite erreur dans la communication. Il ne faut pas dire qu’ils passent une certification française mais CMAS et là le monde s’ouvre….

  11. C’est toujours la même histoire…
    Oui je suis instructeur Ssi depuis des années et je bosse en Asie depuis ce temps.
    Je suis aussi MF1 et j’enseigne sous Cmas les niveaux français . Et non je ne mets pas mes étudiants en danger en les formant et je suis dans une structure qui forme bien les gens autant en loisir qu’en fédé.
    Il y’a de très bon moniteurs SSi ou Padi comme chez la Fédé et aussi de très mauvais chez les un ou les autres!!!
    Donc arrêtons ses discussions on dirait des combats de coqs!!
    Si un club a de mauvais instructeurs ou une mauvaise structure tant pis pour eux!!
    Maintenant avec internet ou même trip advisor les commentaires fussent facilement sur les clubs ou autres.Donc pourquoi se faire du soucis si on est bien ds ses pompes…On aime notre métier , l’ocean , l’enseignement de notre passion alors s’il vous plait discutez echangez intelligemment et ouvrer un peu plus votre esprit!
    Merci et bonnes bulles

    1. Bonjour Lionel,
      Merci pour ton beau témoignage.
      Ce sont surement des instructeurs passionnés comme toi qui nous font aimer les fonds marins tout autour du monde.
      Je crois aussi qu’avec les outils modernes de communication, les structures de plongée ayant de mauvais instructeurs et/ou des instructeurs pas suffisamment formés seront vite pointées par les internautes et évitées au profit d’autres mettant en avant une qualité de service y compris des moniteurs connaissant bien leur métier et les lieux d’exploration de plongée où ils emmèneront leurs clients.
      L’Asie est dans ma bucket list (j’espère pour les deux ans à venir) et je me réjouis de découvrir ses fonds marins 🙂
      Bonnes bulles à toi

  12. D’accord avec Valerie,

    C’est exactement ce qui se passe avec cette histoire.
    Sans parler de qualité des moniteurs RSTC ( pas de polémiques), c’est avant tout une grille de salaire que l’on va détruire!
    Si c’était correctement payé de jeunes ou moins jeunes diplomés viendrais prendre les postes.
    Mais je trouve géniale qu’en polynesie les patrons s’occupent de la politique sociale des emplois locaux.
    J’espère juste que les moniteurs Tahitiens ne vont pas se transformer en moniteurs Indonésiens, Brésiliens ou Thaïlandais payés en noix de coco.

    P.S : C’est pas cool de se poser sur le corail (video 0.18s)

    1. Bonjour Brad,
      Effectivement, c’est bien d’avoir eu l’intelligence de s’occuper des emplois locaux, surtout pour un ensemble d’îles tellement isolé au bout du monde 😉
      Pour le reste, comme je l’ai dit plus haut à Valérie, je crois qu’il faut surtout faire confiance aux bons moniteurs de toutes filières de formation qui partagent leur passion dans toutes les mers du monde y compris en France. Ce sont eux qui sauront nous sensibiliser aux lieux que nous visitons et qui nous émerveillent.
      Merci pour ton partage et bonnes bulles là-bas où ailleurs 🙂

  13. Que dire devant autant de mauvaise foi ?? Vivant et exerçant en tant que moniteur en Polynésie je pense qu’il est effectivement judicieux de favoriser l’emploi des polynésien avec des diplômes locaux. Par contre ouvrir sans condition la profession à des moniteurs de type PADI (100 plongée mini et aucun réel exercice d’assistance durant la formation…) c’est détruire le tourisme plongée, pas le favoriser !! Devant la baisse de qualité des encadrants et le nombre d’accidents qui va augmenter (plongée dans le courant dans les passes…) notre clientèle, très exigeante au vu du coût du voyage, va se tourner vers des destinations moins onéreuses… Mais par contre cette ouverture va profiter (à court terme) aux “usines à plongeurs” qui vont trouver une main d’oeuvre pas chère et corvéable à merci. D’ailleurs les nombreux “instructeurs” PADI qui vont arriver sur le territoire vont très vite nuire aux emplois locaux…

    1. Bonjour Valérie,
      Nous sommes d’accord, il était temps que les polynésiens puissent exercer le métier de moniteur de plongée chez eux sans devoir partir au bout du monde pour effectuer une formation longue et coûteuse 😉
      Par contre, bien que certaines filières de formation permettent de commencer une formation de moniteur dès 60 plongées (si, si, cela existe), ne peut-on pas compter sur l’intelligence et le bon sens des responsables de centres de plongée pour engager et/ou former correctement leur personnel ? Il est clair que si le service est mauvais, les clients auront tôt fait d’aller dans la structure voisine et cela se saura très vite avec les moyens modernes de communication.
      Partout autour du monde j’ai vu des structures de plongée bonnes ou mauvaises avec ou sans moniteurs « brevet d’Etat français ». J’ai vu des moniteurs brevet d’Etat faire des erreurs impardonnables que je n’oserais pas raconter… tout comme je l’ai vu aussi chez des moniteurs d’autres filières.
      Mais dans la grande majorité des cas, j’ai surtout vu de bons moniteurs, peu importe les filières de formation, prenant soin de leurs clients, étant attentifs, peu avares en explications, … de très nombreuses chouettes personnes partageant, l’espace d’un instant de nos vacances, leur expérience et leur bonne humeur avec nous.
      L’argument des accidents qui vont augmenter est invérifiable puisqu’il n’existe pas (à ma connaissance) de statistiques à l’échelle mondiale pouvant venir l’expliciter. Y a-t-il plus d’accident en Asie ? En Egypte ?… qu’en France ?
      Et puis, si la sécurité était tellement engagée lors de plongées avec des moniteurs ne disposant pas de brevet d’Etat, il faudrait alors interdire à tous les MF2 de la FFESSM (par exemple) qui n’ont pas ce brevet d’enseigner bénévolement et de certifier des plongeurs et plongeuses par milliers chaque année.
      Bien que je comprenne tes craintes, je crois qu’il faut faire confiance aux personnes qui transmettent avec passion leur amour de la plongée, peu importe la filière de formation qu’ils ont empruntée. Et puis, les arrêtés ne sont pas encore sortis… il y aura peut-être des “conditions” avant de pouvoir exercer 😉
      Bonnes bulles

      1. L argument du moniteur fédéral vs le brevet d état ne tient pas et me paraît un peu de mauvaise foi. En effet les exigences techniques au cours de leurs formations et certifications respectives sont les mêmes et leurs prérogatives techniques également . La difference est le côté entreprenarial (gestion de projet, etc…). Pour preuve, à l’époque, pour la passerelle MF1/BEES1, il n y avait pas d épreuve technique ni pédale, les notes du MF1 etaient prises en compte

      2. Bonjour Polo,
        Si les formations sont identiques en ce qui concerne les aspects propres à la plongée, un cours de gestion ou la possibilité de faire appel à un comptable ne suffirait-il pas pour avoir un accès à la profession ?
        Ce serait plus simple et moins couteux 😉
        Merci pour tes précisions

  14. Étant québécois, je trouve bien entendu l’idée très intéressante puisqu’elle présente une possibilité de peut-être travailler sur c’est merveilleux cailloux.

    Cependant je me doit de mentionner que dans les trois occurrences ou j’ai fais affaire avec des plongeur Français durant mes premières plongée, j’ai eu une expérience incroyable. Ils ont pris le temps (très petit groupe) pour m’aider à perfectionner ma technique.

    J’ai le sentiment qu’au Québec, nous cousin plongeur professionnels sont très respecté. Nous n’ envions pas la durée et le coup de la là formation cependant, mais nous ne pouvons niez ces résultats.

    Je crois qu’il ne serais pas bête de “commercialiser” une formation Française comme une “plus value” pour les plongeurs qui désirent perfectionner leur technique, et laisser l’opportunité en même temps au locaux de joindre de façons plus facile le milieu de la plongé.

    1. Bonjour Sacha,
      En France, comme partout ailleurs, il existe des structures de plongée avec des gens formidables qui y travaillent.
      Cependant, dans le cas de la Polynésie, il était difficile (voir impossible) pour les polynésiens d’accéder à un travail dans le milieu de la plongée : trop loin, trop long, trop couteux
      Espérons que les îliens pourront prendre à présent une place dans le marché du travail en plongée sous-marine au sein de leurs lagons 🙂

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